QCM : Observation professionnelle en travail social — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’observation de la simple vision ?

Elle repose sur des informations transmises par une autre personne
Elle correspond à une perception visuelle produite sans intention particulière
Elle dirige volontairement l’attention vers un sujet pour mieux le connaître
Elle consiste à mémoriser les éléments perçus sans les examiner

Elle dirige volontairement l’attention vers un sujet pour mieux le connaître

Explication

L’observation est une démarche consciente et volontaire qui vise à recueillir des éléments sur un sujet. La vision simple correspond plutôt à une perception passive, sans démarche intentionnelle d’examen.

2. Quelle formulation distingue correctement voir, regarder et observer ?

Voir dirige l’attention, regarder examine avec un but précis et observer reste passif
Voir est passif, regarder dirige l’attention et observer examine avec un but précis
Voir et regarder sont passifs, tandis qu’observer correspond à une perception spontanée
Voir examine un objet, regarder est passif et observer dirige l’attention vers une scène

Voir est passif, regarder dirige l’attention et observer examine avec un but précis

Explication

Voir désigne une perception passive, regarder implique une attention volontaire et observer ajoute un examen intentionnel orienté vers un objectif précis. Confondre regarder et observer revient à négliger le but précis de l’observation.

3. Dans le travail social, à quoi l’observation sert-elle principalement auprès d’une personne accompagnée ?

À repérer ses besoins, ses attentes, ses capacités et ses incapacités
À contrôler ses comportements afin de vérifier son respect des consignes
À établir un diagnostic médical en remplaçant les professionnels de santé
À mesurer ses performances scolaires selon des critères standardisés

À repérer ses besoins, ses attentes, ses capacités et ses incapacités

Explication

L’observation professionnelle aide le travailleur social à repérer les besoins, les attentes, les capacités et les incapacités de la personne. Elle ne se substitue pas à un diagnostic médical et ne se réduit pas à une fonction de contrôle.

4. Quels moyens sensoriels peuvent contribuer au recueil d’informations lors d’une observation ?

Le raisonnement, le goût, le langage, l’odorat et l’attention
L’attention, l’ouïe, les connaissances, le toucher et la mémoire
La vision, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût
La vision, la mémoire, le langage, le raisonnement et la motricité

La vision, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût

Explication

L’observation peut recueillir des informations par les cinq sens : vision, ouïe, toucher, odorat et goût. Les autres propositions mélangent des capacités cognitives avec des modalités sensorielles.

5. Quelle capacité cognitive sélectionne et analyse les informations recueillies pendant l’observation ?

Le raisonnement
L’attention
La motricité
La mémoire

Le raisonnement

Explication

Le raisonnement sert à sélectionner et à analyser les informations recueillies. L’attention contribue plutôt au recueil et au maintien de la concentration, ce qui explique la confusion fréquente entre ces deux fonctions.

6. Une travailleuse sociale décrit ce qu’elle a elle-même constaté pendant un entretien, sans utiliser de rapport extérieur. De quel type d’observation s’agit-il ?

Une observation participante
Une observation directe
Une observation non structurée
Une observation indirecte

Une observation directe

Explication

Il s’agit d’une observation directe, car les informations proviennent de ce que la professionnelle a réellement vu. Une observation indirecte s’appuierait sur des informations rapportées ou sur un document comme un dossier.

7. Quelle situation correspond à une observation participante ?

L’observateur analyse un dossier rédigé par un autre professionnel
L’observateur reste extérieur au contexte et n’est pas visible des personnes présentes
L’observateur applique une grille sans interagir avec les personnes observées
L’observateur prend part au contexte étudié et peut poser des questions

L’observateur prend part au contexte étudié et peut poser des questions

Explication

Dans l’observation participante, l’observateur fait partie du contexte étudié et peut interagir, notamment en posant des questions. Le fait de rester extérieur et invisible caractérise plutôt l’observation non participante.

8. Quelle modalité d’observation utilise une grille construite avant le recueil des informations ?

L’observation structurée
L’observation indirecte
L’observation non structurée
L’observation participante

L’observation structurée

Explication

L’observation structurée suit un plan défini à l’avance et peut utiliser une grille ou d’autres outils préparés. L’observation non structurée se déroule sans plan préalable, tandis que les deux autres termes renvoient à d’autres distinctions.

9. Quelle différence caractérise l’attention de vigilance par rapport à l’attention focalisée ?

Elle sélectionne une information en fonction d’une consigne précise.
Elle balaie largement la situation pour repérer des éléments inhabituels.
Elle analyse en profondeur un élément choisi dans la situation.
Elle maintient son intérêt sur un objet déterminé de l’environnement.

Elle balaie largement la situation pour repérer des éléments inhabituels.

Explication

L’attention de vigilance couvre largement une zone afin de détecter ce qui sort de l’ordinaire, tandis que l’attention focalisée ressemble à un zoom dirigé vers un élément précis. Les autres propositions décrivent une concentration ciblée, caractéristique de l’attention focalisée.

10. Dans quel ordre général une observation-projet est-elle engagée ?

Recueillir des données, choisir une question, construire un outil, agir, puis fixer la temporalité.
Définir une action, recueillir des impressions, choisir une temporalité, construire un outil, puis conclure.
Définir une question, construire un outil, recueillir les données, les analyser, puis évaluer l’action.
Construire un outil, observer librement, analyser les résultats, formuler une question, puis agir.

Définir une question, construire un outil, recueillir les données, les analyser, puis évaluer l’action.

Explication

L’observation-projet suit une démarche structurée qui commence par une question, puis prévoit l’outil, les modalités, la temporalité, le recueil, l’analyse et l’évaluation de l’action. Commencer par recueillir des données ou par agir inverse cette logique méthodique.

11. Quelle condition est indispensable pour qu’une démarche d’observation-projet soit engagée ?

Elle doit reposer sur une observation libre menée sans objectif préalable.
Elle doit commencer par une action décidée avant toute analyse de la situation.
Elle doit partir d’une question définie avant le recueil des observations.
Elle doit utiliser un outil standardisé avant de préciser le problème étudié.

Elle doit partir d’une question définie avant le recueil des observations.

Explication

Une observation-projet ne peut pas être menée sans question de départ, car cette question oriente l’outil et le recueil des informations. Une observation libre sans objectif correspond davantage à une observation spontanée qu’à une démarche organisée.

12. Sur quels éléments porte principalement l’observation professionnelle de la personne accompagnée ?

Sur ses résultats scolaires et ses performances dans les activités collectives.
Sur ses comportements verbaux et non verbaux dans la situation d’accompagnement.
Sur ses antécédents administratifs et ses ressources financières personnelles.
Sur ses opinions théoriques et ses connaissances générales de la société.

Sur ses comportements verbaux et non verbaux dans la situation d’accompagnement.

Explication

L’observation professionnelle examine les comportements verbaux et non verbaux de la personne et constitue un outil essentiel de l’accompagnement social. Les autres éléments peuvent parfois être recueillis, mais ils ne définissent pas le champ central de cette observation.

13. Quel enchaînement correspond aux objectifs professionnels de l’observation ?

Choisir une action, recueillir des impressions, éviter l’analyse, puis mesurer la conformité de la personne.
Comparer les personnes accompagnées, établir une hiérarchie, appliquer une règle et vérifier son respect.
Décrire une personne, poser un diagnostic définitif, appliquer une réponse identique et clore l’accompagnement.
Recueillir des informations, analyser la situation, proposer une action, observer ses effets et évaluer l’évolution.

Recueillir des informations, analyser la situation, proposer une action, observer ses effets et évaluer l’évolution.

Explication

L’observation professionnelle sert à mieux connaître la personne, comprendre sa problématique, adapter l’action, observer ses effets et évaluer l’évolution de la situation. Un diagnostic définitif ou une réponse identique ne respecte pas cette logique d’ajustement.

14. Quelle distinction entre comportement verbal et comportement non verbal est correcte ?

Le verbal passe par les mots, tandis que le non-verbal comprend les gestes, mimiques et postures.
Le verbal concerne les gestes et postures, tandis que le non-verbal correspond aux paroles prononcées.
Le verbal désigne les interactions sociales, tandis que le non-verbal décrit les déplacements du corps.
Le verbal exprime les émotions, tandis que le non-verbal transmet des informations par le vocabulaire.

Le verbal passe par les mots, tandis que le non-verbal comprend les gestes, mimiques et postures.

Explication

Le comportement verbal renvoie à l’expression par les mots, alors que le comportement non verbal se manifeste notamment par les gestes, les mimiques et les postures. Les autres propositions inversent ces catégories ou les confondent avec les interactions sociales.

15. Comment définir un stéréotype ?

Une analyse individualisée des comportements observés dans une situation d’accompagnement social.
Un mécanisme mental qui attribue à autrui les sentiments éprouvés par la personne qui observe.
Une opinion portée sur une personne avant de la connaître réellement, souvent nourrie par des idées fausses.
Une représentation simplifiée et préconçue d’une personne ou d’un groupe fondée sur des caractéristiques supposées.

Une représentation simplifiée et préconçue d’une personne ou d’un groupe fondée sur des caractéristiques supposées.

Explication

Le stéréotype est une représentation générale, simplifiée et préconçue, associée à des caractéristiques supposées d’une personne ou d’un groupe. L’opinion formée avant la connaissance réelle correspond au préjugé, tandis que l’attribution de ses propres sentiments à autrui relève de la projection.

16. Quelle situation illustre le mieux un préjugé ?

Juger une personne avant de la connaître réellement en s’appuyant sur une idée préconçue.
Attribuer à une personne ses propres sentiments sans reconnaître qu’ils viennent de soi.
Associer à un groupe des caractéristiques générales supposées physiques ou comportementales.
Décrire avec précision les gestes et les paroles d’une personne dans une situation donnée.

Juger une personne avant de la connaître réellement en s’appuyant sur une idée préconçue.

Explication

Le préjugé est une opinion formée avant de connaître réellement une personne ou un groupe, souvent sous l’influence de stéréotypes. Attribuer ses propres sentiments à autrui décrit la projection, tandis qu’associer des caractéristiques générales à un groupe correspond au stéréotype.

17. Quelle définition décrit le mieux un biais cognitif ?

Une influence collective qui modifie les opinions des membres d’un groupe
Une réaction émotionnelle provoquée par une information particulièrement surprenante
Une méthode d’analyse lente qui compare méthodiquement plusieurs hypothèses
Une déviation de la pensée logique qui favorise des jugements rapides et automatiques

Une déviation de la pensée logique qui favorise des jugements rapides et automatiques

Explication

Un biais cognitif éloigne la pensée d’un raisonnement logique ou rationnel et peut conduire à des jugements rapides et automatiques. L’influence collective correspond plutôt à l’effet de groupe, qui concerne les pensées et les actes des membres d’un groupe.

18. Quelle association décrit correctement le fonctionnement des deux systèmes de pensée selon Daniel Kahneman ?

Le système 1 est rapide et instinctif, tandis que le système 2 est lent et rationnel
Le système 1 agit dans environ 5 % des cas, tandis que le système 2 agit dans environ 95 % des cas
Le système 1 est lent et rationnel, tandis que le système 2 est rapide et émotionnel
Le système 1 est conscient et analytique, tandis que le système 2 est automatique et intuitif

Le système 1 est rapide et instinctif, tandis que le système 2 est lent et rationnel

Explication

Le système 1 fonctionne rapidement, de manière instinctive et émotionnelle, tandis que le système 2 mobilise une réflexion lente et rationnelle. La confusion fréquente consiste à inverser leurs caractéristiques et leur fréquence d’intervention.

19. Quelle démarche aide le mieux à réduire l’influence d’un biais cognitif lors d’une décision ?

Suivre la première intuition afin de préserver la spontanéité de la décision
Retenir les informations qui confirment l’opinion initiale pour éviter une hésitation
Prendre du recul, rechercher des informations contradictoires et examiner les preuves objectivement
Demander l’avis de la majorité du groupe avant d’évaluer les éléments disponibles

Prendre du recul, rechercher des informations contradictoires et examiner les preuves objectivement

Explication

La réduction des biais repose sur leur identification, la recherche d’éléments contradictoires, l’examen objectif des preuves et la prise de recul. Suivre la première intuition peut au contraire renforcer une décision rapide et automatique.

20. Quelle attitude professionnelle limite le mieux l’influence des croyances et des émotions lors d’une observation ?

Recueillir et retranscrire les données avec autant d’objectivité et de neutralité que possible
Interpréter les comportements à partir de son expérience personnelle et de ses valeurs
Accorder davantage de poids aux éléments qui correspondent à ses premières impressions
Sélectionner les informations qui rendent la situation plus cohérente avec son hypothèse

Recueillir et retranscrire les données avec autant d’objectivité et de neutralité que possible

Explication

L’objectivité et la neutralité dans le recueil et la retranscription réduisent l’influence des croyances, des émotions, des valeurs et des biais. Interpréter les comportements à partir de son vécu relève de la subjectivité et peut déformer les données.

21. Quelles conséquences peuvent avoir des interprétations faussées dans l’accompagnement d’une personne ?

Elles peuvent rendre les observations plus neutres et renforcer la compréhension de la situation
Elles peuvent multiplier les informations pertinentes et favoriser une analyse plus efficiente
Elles peuvent créer une fausse réalité, réduire la compréhension et entraîner des actions inadaptées
Elles peuvent améliorer la précision des données et faciliter une réponse parfaitement ajustée

Elles peuvent créer une fausse réalité, réduire la compréhension et entraîner des actions inadaptées

Explication

Une interprétation faussée déforme la réalité perçue, limite la compréhension de la situation et peut conduire à des choix d’actions inadaptés. Une analyse plus précise et une proposition d’accompagnement adaptée dépendent au contraire d’informations fiables.

22. Quel exemple illustre une surinterprétation plutôt qu’une minimisation d’un problème observé ?

Comparer plusieurs informations pertinentes afin de proposer un accompagnement mieux adapté
Attribuer à un comportement une signification excessive en dépassant les éléments réellement recueillis
Ne pas tenir compte de signes importants qui pourraient révéler une difficulté chez la personne
Décrire les faits observés avec précision sans leur attribuer d’intention non vérifiée

Attribuer à un comportement une signification excessive en dépassant les éléments réellement recueillis

Explication

La surinterprétation consiste à exagérer la portée ou la signification de certains comportements au-delà des faits disponibles. La minimisation correspond plutôt au fait d’ignorer ou de sous-estimer des signes importants.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que l'observation ?

Porter consciemment attention à un sujet pour mieux le connaître.

Quelle différence y a-t-il entre voir et regarder ?

Voir est passif, regarder est diriger volontairement son attention.

Qu'est-ce qui distingue observer de regarder ?

Observer, c'est examiner intentionnellement un objet précis avec un but précis.

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