QCM : Opinion publique et démocratie — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’évolution de l’opinion publique avant les sondages :

La sphère publique rassemble des personnes privées discutant de sujets d’intérêt public.
L’opinion publique désigne d’abord des valeurs morales, sociales et esthétiques dominantes.
L’opinion publique prérévolutionnaire est principalement portée par la majorité populaire.
La Révolution française place l’individu au cœur du jeu politique.
La notion devient politique à la fin du XVIIIe siècle, avec des exigences de rationalité.

La sphère publique rassemble des personnes privées discutant de sujets d’intérêt public. · L’opinion publique désigne d’abord des valeurs morales, sociales et esthétiques dominantes. · La Révolution française place l’individu au cœur du jeu politique. · La notion devient politique à la fin du XVIIIe siècle, avec des exigences de rationalité.

Explication

L’opinion publique désigne d’abord des valeurs dominantes, puis devient politique à la fin du XVIIIe siècle. La Révolution lui donne une portée politique en plaçant l’individu au centre, tandis que la sphère publique réunit des personnes privées pour discuter de sujets d’intérêt collectif.

2. Parmi les transformations liées à la Révolution française, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Révolution française abolit les corps intermédiaires dans le jeu politique.
La Révolution française place l’individu au cœur de la vie politique.
La Révolution française confie la diffusion de l’opinion aux instituts de sondage.
La Révolution française donne une portée politique nouvelle à l’opinion publique.
L’opinion publique prérévolutionnaire reste surtout portée par des élites éclairées.

La Révolution française abolit les corps intermédiaires dans le jeu politique. · La Révolution française place l’individu au cœur de la vie politique. · La Révolution française donne une portée politique nouvelle à l’opinion publique. · L’opinion publique prérévolutionnaire reste surtout portée par des élites éclairées.

Explication

La Révolution française politise l’opinion publique en abolissant les corps intermédiaires et en plaçant l’individu au centre du jeu politique. Avant elle, l’opinion publique est surtout portée par des élites éclairées, et la souveraineté populaire ne repose pas encore sur un suffrage généralisé.

3. À propos de la sphère publique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La sphère publique réunit des personnes privées autour de discussions d’intérêt public.
La discussion dans la sphère publique vise à soumettre l’État à un débat rationnel.
La sphère publique correspond à un ensemble de personnes privées engagées dans le débat.
La définition de la sphère publique est associée à Habermas dans un ouvrage de 1962.
La sphère publique désigne principalement les institutions chargées de mesurer les opinions.

La sphère publique réunit des personnes privées autour de discussions d’intérêt public. · La discussion dans la sphère publique vise à soumettre l’État à un débat rationnel. · La sphère publique correspond à un ensemble de personnes privées engagées dans le débat. · La définition de la sphère publique est associée à Habermas dans un ouvrage de 1962.

Explication

La sphère publique est définie comme un espace de personnes privées débattant de sujets d’intérêt public et soumettant l’État à une discussion rationnelle. Cette conception est associée à Habermas et à son ouvrage publié en 1962.

4. Avant la généralisation du suffrage, quelles caractéristiques décrivent la production de l’opinion publique ?

La diffusion repose principalement sur une participation électorale populaire.
Elle est produite par une poignée d’individus éclairés.
Elle est également relayée par des milieux parlementaires.
Le peuple ne constitue pas un support de cause dans cette production.
Elle est notamment portée par des gens de lettres comme Voltaire.

Elle est produite par une poignée d’individus éclairés. · Elle est également relayée par des milieux parlementaires. · Le peuple ne constitue pas un support de cause dans cette production. · Elle est notamment portée par des gens de lettres comme Voltaire.

Explication

Avant la généralisation du suffrage, l’opinion publique est produite par une minorité d’individus éclairés, notamment des gens de lettres et des milieux parlementaires. Le peuple ne constitue alors ni un support de cause ni un relais de diffusion selon l’unité étudiée.

5. Concernant les sondages représentatifs et leurs premiers usages :

Un échantillon représentatif étudie statistiquement une partie de la population.
Les straw polls recueillent artisanalement des intentions de vote.
Les straw polls ne prétendent pas à la représentativité statistique.
Ses résultats peuvent être comparables à ceux d’un recensement complet.
Un échantillon représentatif exige l’interrogation de toute la population concernée.

Un échantillon représentatif étudie statistiquement une partie de la population. · Les straw polls recueillent artisanalement des intentions de vote. · Les straw polls ne prétendent pas à la représentativité statistique. · Ses résultats peuvent être comparables à ceux d’un recensement complet.

Explication

Un échantillon représentatif permet d’étudier statistiquement une partie de la population afin d’obtenir des informations comparables à celles d’un recensement complet. Les straw polls, eux, sont artisanaux et ne prétendent pas à la représentativité.

6. En 1935, quelles propositions décrivent correctement la naissance des instituts de sondage américains ?

Les enquêtes américaines antérieures reposent déjà sur des méthodes pleinement représentatives.
La création de ces instituts contribue à professionnaliser les sondages.
George Gallup crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935.
Archibald Crossley crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935.
Elmo Roper crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935.

La création de ces instituts contribue à professionnaliser les sondages. · George Gallup crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935. · Archibald Crossley crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935. · Elmo Roper crée un institut de sondage aux États-Unis en 1935.

Explication

En 1935, Roper, Gallup et Crossley créent trois instituts de sondage aux États-Unis, ce qui professionnalise la pratique. Les enquêtes antérieures reposaient sur des méthodes artisanales, notamment les straw polls, et non sur des échantillons représentatifs modernes.

7. Lors de l’élection présidentielle américaine de 1935, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Literary Digest ne prédit pas correctement l’issue de l’élection.
Franklin D. Roosevelt est annoncé vainqueur par les instituts représentatifs.
La représentativité permet aux instituts de produire une prévision différente.
Les instituts représentatifs annoncent une victoire du Literary Digest.
Les instituts utilisant un échantillon représentatif prévoient la victoire de Roosevelt.

Le Literary Digest ne prédit pas correctement l’issue de l’élection. · Franklin D. Roosevelt est annoncé vainqueur par les instituts représentatifs. · La représentativité permet aux instituts de produire une prévision différente. · Les instituts utilisant un échantillon représentatif prévoient la victoire de Roosevelt.

Explication

Lors de l’élection présidentielle américaine de 1935, les instituts utilisant un échantillon représentatif prévoient la victoire de Roosevelt. Cette prévision contraste avec celle du Literary Digest, qui se trompe dans son estimation.

8. À propos des sondages pré-électoraux français de 1965 :

Les sondages anticipent le ballotage de Charles de Gaulle.
Les sondages de 1965 concernent une élection présidentielle française.
Les éditorialistes ne prévoient pas le ballotage annoncé par les sondages.
Les commentateurs politiques annoncent le ballotage avant les instituts.
Cet épisode inaugure une pratique régulière sous la Ve République.

Les sondages anticipent le ballotage de Charles de Gaulle. · Les sondages de 1965 concernent une élection présidentielle française. · Les éditorialistes ne prévoient pas le ballotage annoncé par les sondages. · Cet épisode inaugure une pratique régulière sous la Ve République.

Explication

En 1965, les sondages pré-électoraux français anticipent le ballotage de Charles de Gaulle, alors que les éditorialistes et commentateurs politiques ne le prévoient pas. Cet épisode inaugure la pratique régulière des sondages pré-électoraux sous la Ve République.

9. Concernant la structure du marché français des sondages, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le marché français des sondages est composé de nombreux instituts équivalents.
Huit acteurs principaux sont identifiés dans la situation observée en 2010.
Le marché français des sondages présente une structure oligopolistique.
Un marché oligopolistique est dominé par quelques grands acteurs.
Cinq acteurs d’envergure subsistent aujourd’hui parmi ces principaux acteurs.

Huit acteurs principaux sont identifiés dans la situation observée en 2010. · Le marché français des sondages présente une structure oligopolistique. · Un marché oligopolistique est dominé par quelques grands acteurs. · Cinq acteurs d’envergure subsistent aujourd’hui parmi ces principaux acteurs.

Explication

Le marché français des sondages est oligopolistique, car il est dominé par quelques acteurs importants. Parmi les huit acteurs principaux identifiés en 2010, cinq acteurs d’envergure subsistent aujourd’hui; un marché atomisé correspondrait à une structure différente.

10. Quelles données caractérisent l’industrialisation du marché français de l’opinion ?

Les entreprises de grande consommation représentent 43 % de la demande en 2015.
Les études électorales représentent 0,5 % du chiffre d’affaires en 2018.
Les partis politiques représentent 43 % de la demande totale de sondages en 2015.
Les enquêtes d’opinion générale représentent 9,5 % du chiffre d’affaires en 2018.
Les études marketing et publicitaires représentent 75 % du chiffre d’affaires en 2018.

Les entreprises de grande consommation représentent 43 % de la demande en 2015. · Les études électorales représentent 0,5 % du chiffre d’affaires en 2018. · Les enquêtes d’opinion générale représentent 9,5 % du chiffre d’affaires en 2018. · Les études marketing et publicitaires représentent 75 % du chiffre d’affaires en 2018.

Explication

En 2018, les études marketing et publicitaires représentent 75 % du chiffre d’affaires des huit principaux instituts français. Les enquêtes d’opinion générale représentent 9,5 %, tandis que les études électorales atteignent 0,5 %; la demande des entreprises de grande consommation représente 43 % en 2015.

11. Concernant les limites statistiques des sondages, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

En 2002, les instituts avaient prévu le duel entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.
Des échantillons non représentatifs peuvent expliquer certaines erreurs observées.
La dissimulation de certaines intentions de vote peut fausser les résultats.
Les décisions tardives des électeurs peuvent contribuer aux erreurs de sondage.
La baisse du taux d’acceptation des enquêtes peut réduire leur fiabilité.

Des échantillons non représentatifs peuvent expliquer certaines erreurs observées. · La dissimulation de certaines intentions de vote peut fausser les résultats. · Les décisions tardives des électeurs peuvent contribuer aux erreurs de sondage. · La baisse du taux d’acceptation des enquêtes peut réduire leur fiabilité.

Explication

En 2002, aucun institut n’avait anticipé un second tour Chirac-Le Pen. En revanche, les erreurs peuvent provenir de décisions tardives, de dissimulations, d’échantillons inadéquats ou des redressements.

12. Concernant la critique objectiviste de l’opinion, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’intention de vote possède le même statut qu’un vote effectivement réalisé.
La critique objectiviste considère les opinions subjectives comme plus légitimes que les comportements.
La critique objectiviste privilégie statistiquement les comportements observables.
Une intention de vote peut ne pas se concrétiser lors du scrutin.
Le vote réalisé constitue un comportement directement observable.

La critique objectiviste privilégie statistiquement les comportements observables. · Une intention de vote peut ne pas se concrétiser lors du scrutin. · Le vote réalisé constitue un comportement directement observable.

Explication

La critique objectiviste accorde davantage de légitimité statistique aux comportements observables, comme le vote réalisé. L’intention de vote relève au contraire d’une projection subjective qui peut ne pas se concrétiser.

13. Les caractéristiques de la critique nominaliste comprennent :

La mesure d’une opinion publique homogène déjà constituée.
L’agrégation d’opinions individuelles socialement inégales.
La construction d’objets d’enquête qui ne préexistent pas nécessairement.
La remise en cause de l’existence réelle de certaines entités enquêtées.
L’analyse des opinions individuelles comme dotées d’un poids social identique.

L’agrégation d’opinions individuelles socialement inégales. · La construction d’objets d’enquête qui ne préexistent pas nécessairement. · La remise en cause de l’existence réelle de certaines entités enquêtées.

Explication

Pour la critique nominaliste, les enquêtes construisent notamment une opinion publique en agrégeant des opinions individuelles socialement inégales. Cette opinion publique n’est donc pas considérée comme un objet social préexistant et homogène.

14. À propos des effets politiques d’une opinion publique présentée comme unanime, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Elle peut légitimer une politique en lui donnant une apparence collective.
Elle garantit que les intérêts sociaux sont réellement convergents.
Elle peut renforcer la portée politique d’une décision particulière.
Elle transforme une volonté minoritaire en volonté présentée comme générale.
Elle établit nécessairement l’existence d’un accord social majoritaire.

Elle peut légitimer une politique en lui donnant une apparence collective.

Explication

La croyance en une opinion publique unanime peut présenter la volonté de quelques-uns comme celle de tous. Elle peut ainsi fournir une légitimation politique, sans constituer pour autant une unanimité sociale réelle.

15. Concernant la distinction proposée par Patrick Champagne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’opinion publique de papier est produite par les instituts de sondage.
L’opinion publique de papier désigne principalement une mobilisation directe dans la rue.
L’opinion publique mobilisée rassemble des groupes autour d’intérêts communs.
Les deux formes d’opinion publique correspondent à une même construction statistique.
L’opinion publique mobilisée implique une organisation collective de groupes de pression.

L’opinion publique de papier est produite par les instituts de sondage. · L’opinion publique mobilisée rassemble des groupes autour d’intérêts communs. · L’opinion publique mobilisée implique une organisation collective de groupes de pression.

Explication

Patrick Champagne distingue l’opinion publique de papier, produite par les instituts, de l’opinion publique mobilisée. Cette dernière repose sur des groupes de pression réunis autour d’intérêts communs.

16. Concernant la définition initiale de l’opinion publique :

Elle constitue dès son apparition une opinion collective cristallisée.
Elle correspond d’abord à un sentiment diffus d’approbation ou de défiance.
Elle résulte immédiatement d’un vote portant sur une question grave.
Elle peut être suscitée naturellement par un événement ou une situation.
Elle repose d’emblée sur une rationalisation personnelle complète.

Elle correspond d’abord à un sentiment diffus d’approbation ou de défiance. · Elle peut être suscitée naturellement par un événement ou une situation.

Explication

L’opinion publique commence par un sentiment diffus d’approbation ou de défiance, et non par une rationalisation personnelle complète. Selon James Bryce, ce sentiment peut ensuite être transformé par les échanges sociaux en opinion collective.

17. À propos de l’origine des opinions sociales et politiques :

Elles sont généralement héritées des échanges avec d’autres personnes.
Elles peuvent être orientées par les arguments transmis par l’entourage.
Elles sont généralement élaborées après une réflexion personnelle approfondie.
Elles résultent fréquemment d’arguments reçus d’autrui.
Elles sont souvent peu réfléchies dans leur formation initiale.

Elles sont généralement héritées des échanges avec d’autres personnes. · Elles peuvent être orientées par les arguments transmis par l’entourage. · Elles résultent fréquemment d’arguments reçus d’autrui. · Elles sont souvent peu réfléchies dans leur formation initiale.

Explication

Les opinions sociales et politiques sont généralement héritées et peu réfléchies, car les individus reçoivent d’autrui des arguments qui orientent leurs convictions. Elles ne sont donc pas nécessairement le résultat d’une réflexion personnelle approfondie.

18. Concernant les relations entre opinion publique, experts et gouvernants :

Les médias indiquent surtout les sujets auxquels il faut penser.
Les experts peuvent contribuer à orienter les opinions de la masse.
La masse contraint les dirigeants à tenir compte des électeurs.
Les gouvernants influencent les orientations collectives de la population.
Les médias déterminent précisément les opinions individuelles de chaque citoyen.

Les médias indiquent surtout les sujets auxquels il faut penser. · Les experts peuvent contribuer à orienter les opinions de la masse. · La masse contraint les dirigeants à tenir compte des électeurs. · Les gouvernants influencent les orientations collectives de la population.

Explication

La relation entre gouvernants, experts et masse est réciproque : les premiers orientent la masse, tandis que celle-ci limite l’éloignement des dirigeants par rapport aux électeurs. Les médias et experts indiquent surtout les sujets à considérer, sans déterminer précisément chaque opinion.

19. Comment les sondages peuvent-ils influencer l’offre politique ?

Ils renseignent les candidats sur les enjeux perçus comme importants.
Ils révèlent certaines adhésions des électeurs aux propositions politiques.
Ils conduisent les candidats à adapter leur programme aux enjeux prioritaires.
Ils permettent d’identifier des rejets exprimés par les électeurs.
Ils déterminent directement le résultat final du scrutin électoral.

Ils renseignent les candidats sur les enjeux perçus comme importants. · Ils révèlent certaines adhésions des électeurs aux propositions politiques. · Ils conduisent les candidats à adapter leur programme aux enjeux prioritaires. · Ils permettent d’identifier des rejets exprimés par les électeurs.

Explication

Les sondages révèlent les adhésions et les rejets des électeurs, ce qui peut conduire les candidats à adapter leur programme. Ils fournissent donc une information susceptible d’orienter l’offre politique, plutôt qu’une simple mesure sans conséquence.

20. Parmi les propositions suivantes concernant les effets électoraux des sondages, laquelle(lesquelles) est(sont) exacte(s) ?

Les enquêtes expérimentales établissent des effets bandwagon très probants.
Les sondages peuvent favoriser un vote stratégique dans un même camp.
L’effet underdog correspond au soutien apporté à un candidat outsider.
L’effet underdog désigne le soutien au candidat présenté comme favori.
L’effet bandwagon désigne le ralliement au candidat le plus populaire.

Les sondages peuvent favoriser un vote stratégique dans un même camp. · L’effet underdog correspond au soutien apporté à un candidat outsider. · L’effet bandwagon désigne le ralliement au candidat le plus populaire.

Explication

L’effet bandwagon correspond au ralliement au candidat le plus populaire, tandis que l’effet underdog renvoie au soutien apporté à l’outsider ou au candidat donné perdant. Les enquêtes expérimentales jugent cependant ces effets peu probants, alors que les sondages peuvent favoriser un vote stratégique dans un même camp.

21. Concernant les caractéristiques du sondage délibératif :

La procédure prévoit une discussion entre les citoyens sélectionnés.
Les participants sont interrogés avant et après la délibération.
Les participants reçoivent des informations fournies par des experts.
La procédure consiste à recueillir immédiatement une réponse sans discussion.
Il réunit un échantillon représentatif de citoyens tirés au sort.

La procédure prévoit une discussion entre les citoyens sélectionnés. · Les participants sont interrogés avant et après la délibération. · Les participants reçoivent des informations fournies par des experts. · Il réunit un échantillon représentatif de citoyens tirés au sort.

Explication

Le sondage délibératif réunit un échantillon représentatif tiré au sort, informé par des experts, puis engagé dans une discussion avant une nouvelle interrogation. Il se distingue ainsi d’un sondage ordinaire limité à la collecte immédiate d’une réponse.

22. Que permettent théoriquement les sondages dans l’analyse des attitudes collectives ?

Ils rendent mesurables des attitudes auparavant peu directement observables.
Ils rendent inutile l’observation des comportements électoraux visibles.
Ils peuvent aider à anticiper les réactions de la majorité silencieuse.
Ils complètent l’analyse fondée sur les comportements visibles des citoyens.
Ils transforment toute attitude mesurée en décision politique immédiate.

Ils rendent mesurables des attitudes auparavant peu directement observables. · Ils peuvent aider à anticiper les réactions de la majorité silencieuse. · Ils complètent l’analyse fondée sur les comportements visibles des citoyens.

Explication

Les sondages rendent mesurables des attitudes auparavant approchées surtout par les comportements visibles. Ils peuvent ainsi contribuer, en théorie, à anticiper les réactions de la majorité silencieuse, sans se limiter aux opinions déjà exprimées publiquement.

23. Concernant les effets des sondages sur l’action des gouvernants :

Ils garantissent aux gouvernants une liberté accrue face aux réactions collectives.
Ils peuvent compliquer la mise en œuvre de réformes ambitieuses.
Ils peuvent accroître la flexibilité des gouvernants dans leurs décisions.
Ils contraignent les gouvernants à tenir compte de la majorité silencieuse.
Ils peuvent rendre les choix politiques davantage sensibles aux attitudes mesurées.

Ils peuvent compliquer la mise en œuvre de réformes ambitieuses. · Ils peuvent accroître la flexibilité des gouvernants dans leurs décisions. · Ils contraignent les gouvernants à tenir compte de la majorité silencieuse.

Explication

Les sondages offrent une plus grande flexibilité aux gouvernants, mais les obligent aussi à tenir compte de la majorité silencieuse. Cette contrainte peut rendre plus difficiles les réformes ambitieuses, sans les rendre impossibles.

24. Concernant la privatisation de l’expression populaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La privatisation élargit les limites de ce qui paraît politiquement réaliste.
Les sondages peuvent limiter la discussion aux sujets jugés prioritaires par leurs commanditaires.
La privatisation concerne l’imposition de priorités par les commanditaires des sondages.
Les individus interrogés déterminent les priorités inscrites dans l’agenda politique.
Les commanditaires des sondages choisissent les questions soumises aux individus.

Les sondages peuvent limiter la discussion aux sujets jugés prioritaires par leurs commanditaires. · La privatisation concerne l’imposition de priorités par les commanditaires des sondages. · Les commanditaires des sondages choisissent les questions soumises aux individus.

Explication

La privatisation de l’expression populaire survient lorsque les commanditaires sélectionnent les questions et imposent ainsi leurs priorités à l’agenda politique. Elle peut restreindre la discussion publique aux thèmes qu’ils jugent prioritaires et réduire l’horizon du politiquement réaliste. En revanche, elle ne correspond pas à une sélection opérée par les individus interrogés ni à une extension automatique du débat.

25. À propos du sondage national Gallup de 1971, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le sondage consacrait 42 questions aux préférences électorales.
Le sondage consacrait 11 questions aux relations raciales.
Le sondage consacrait 11 questions à la popularité présidentielle.
Le sondage consacrait 2 questions aux relations raciales.
Le sondage consacrait 2 questions aux manifestations pacifistes.

Le sondage consacrait 42 questions aux préférences électorales. · Le sondage consacrait 11 questions à la popularité présidentielle. · Le sondage consacrait 2 questions aux relations raciales.

Explication

En 1971, le sondage Gallup accordait 42 questions aux préférences électorales et 11 à la popularité présidentielle. Il consacrait deux questions aux relations raciales et aucune aux manifestations pacifistes, malgré leur importance sociale. Les proportions proposées pour les conflits raciaux et les manifestations pacifistes inversent donc les données fournies.

26. La ventriloquie démocratique renvoie à quelle pratique des gouvernants ?

Mesurer les préférences populaires sans intervenir dans leur formulation.
Utiliser les sondages pour imposer des sujets et des arguments.
Faire parler les masses sur des sujets choisis par les gouvernants.
Présenter comme expression populaire des thèmes définis par les gouvernants.
Laisser les citoyens formuler eux-mêmes les arguments du débat public.

Utiliser les sondages pour imposer des sujets et des arguments. · Faire parler les masses sur des sujets choisis par les gouvernants. · Présenter comme expression populaire des thèmes définis par les gouvernants.

Explication

La ventriloquie démocratique désigne l’usage des sondages par les gouvernants pour faire parler les masses. Les sujets et les arguments sont alors imposés par les gouvernants eux-mêmes. Cette notion ne décrit ni une libre définition des thèmes par les citoyens ni une simple mesure neutre de leurs préférences.

27. Concernant la construction de la réforme des retraites, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les sondages écartent les mesures gouvernementales sur les cotisations sociales.
Les sondages relient la baisse des pensions au chômage de masse.
Les sondages présentent les cotisations sociales comme cause principale de la baisse des pensions.
Les sondages relient la baisse des pensions à l’évolution démographique.
Les sondages attribuent la baisse des pensions aux décisions sur les cotisations sociales.

Les sondages écartent les mesures gouvernementales sur les cotisations sociales. · Les sondages relient la baisse des pensions au chômage de masse. · Les sondages relient la baisse des pensions à l’évolution démographique.

Explication

Les sondages attribuent la diminution des pensions à l’évolution démographique et au chômage de masse. Cette présentation écarte les mesures gouvernementales relatives aux cotisations sociales comme explication principale. Le financement n’est donc pas présenté ici comme relevant d’abord des décisions gouvernementales sur les cotisations.

28. Quel effet les sondages consacrés aux retraites confortent-ils auprès des Français ?

Ils associent nécessairement la réforme à une mesure précise.
Ils remplacent l’idée de réforme par celle d’un simple statu quo.
Ils présentent la réforme comme dépourvue de justification démographique.
Ils confortent l’idée qu’une réforme des retraites est nécessaire.
Ils établissent que les Français jugent la réforme inutile.

Ils confortent l’idée qu’une réforme des retraites est nécessaire.

Explication

Les sondages confortent l’idée qu’une réforme des retraites est nécessaire aux yeux des Français. Ils ne suffisent pas à établir que cette réforme est jugée inutile ni qu’ils expliquent cette nécessité par une adhésion à une mesure précise. La multiplication des sondages à partir de 1999 constitue un autre fait, non la conclusion demandée ici.

29. Selon Rémond, quelles propositions décrivent les effets politiques des sondages ?

La publication des sondages peut contribuer à orienter l’opinion.
La publication des sondages reste indépendante de toute interprétation.
Les sondages peuvent participer à la construction des opinions exprimées.
Les sondages se limitent à mesurer des opinions déjà constituées.
Les interprétations partiales des résultats peuvent orienter l’opinion.

La publication des sondages peut contribuer à orienter l’opinion. · Les sondages peuvent participer à la construction des opinions exprimées. · Les interprétations partiales des résultats peuvent orienter l’opinion.

Explication

Selon Rémond, les sondages ne font pas que mesurer l’opinion : leur publication et leurs interprétations partiales contribuent à l’orienter. Cette orientation passe donc par la diffusion des résultats et par le cadrage interprétatif qui les accompagne. Les sondages ne sont pas décrits comme parfaitement neutres ni comme dépourvus d’effet politique.

30. Quel enchaînement peut produire une forme de ventriloquie démocratique ?

La production d’une information dépourvue de cadrage interprétatif.
L’imposition de sujets et d’arguments par les gouvernants.
La publication de sondages commandés par la presse.
La reprise des sondages dans le champ politique.
L’interprétation partiale des résultats de sondage.

La publication de sondages commandés par la presse. · La reprise des sondages dans le champ politique. · L’interprétation partiale des résultats de sondage.

Explication

La ventriloquie démocratique peut résulter de la publication de sondages commandés par la presse, de leur interprétation partiale et de leur reprise politique. Ce processus permet aux gouvernants de faire parler les masses avec des sujets et des arguments qu’ils ont imposés. Une publication sans interprétation ni reprise politique ne correspond pas au processus complet décrit.

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Qu'est-ce que désigne d'abord l'opinion publique selon Rousseau ?

Les valeurs morales, sociales et esthétiques dominantes parmi les peuples.

Quelle portée politique nouvelle donne la Révolution française à l'opinion publique ?

Elle place l'individu au cœur du jeu politique en abolissant les corps intermédiaires.

Qu'est-ce que la sphère publique selon Habermas ?

Un ensemble de personnes privées réunies pour débattre de sujets d'intérêt public.

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