QCM : Origine et diversification des génomes (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la stabilité clonale des cellules d’un individu :

La cellule-œuf est à l’origine des lignées cellulaires de l’individu.
Les cellules d’un individu dérivent de fécondations successives à partir d’une cellule-œuf.
Les cellules d’un individu proviennent de mitoses successives à partir d’une cellule-œuf.
Les cellules forment en théorie un clone génétiquement identique.
Les cellules d’un individu présentent environ une erreur pour 10⁶ nucléotides copiés.

La cellule-œuf est à l’origine des lignées cellulaires de l’individu. · Les cellules d’un individu proviennent de mitoses successives à partir d’une cellule-œuf. · Les cellules forment en théorie un clone génétiquement identique.

Explication

La cellule-œuf est à l’origine des lignées cellulaires de l’individu. Les cellules proviennent de mitoses successives et forment en théorie un clone génétiquement identique. Elles ne dérivent pas de fécondations successives, et la méiose ne construit pas les lignées cellulaires de l’individu. Le taux d’erreur estimé lors de la copie de l’ADN est d’environ une erreur pour 10⁹ nucléotides copiés, et non pour 10⁶.

2. Un sous-clone correspond à une lignée cellulaire :

Qui conserve l’événement génétique apparu dans la cellule ancestrale.
Dont la cellule ancestrale a subi environ une erreur pour 10⁶ nucléotides copiés.
Qui peut résulter d’une mutation survenue dans une cellule ancestrale.
Dont les cellules descendent d’une cellule ayant subi un accident génétique.
Qui descend d’une cellule ayant subi un crossing-over.

Qui conserve l’événement génétique apparu dans la cellule ancestrale. · Qui peut résulter d’une mutation survenue dans une cellule ancestrale. · Dont les cellules descendent d’une cellule ayant subi un accident génétique.

Explication

Un sous-clone descend d’une cellule ayant subi une mutation ou un autre accident génétique, et conserve cet événement. Le taux d’erreur estimé lors de la copie de l’ADN est d’environ une erreur pour 10⁹ nucléotides copiés, et non pour 10⁶. Un crossing-over est un échange de portions entre chromatides de chromosomes homologues en prophase I de méiose ; il ne définit pas un sous-clone.

3. Lors de la méiose, une cellule diploïde donne naissance à :

Des cellules haploïdes, alors que la fécondation rétablit la diploïdie.
Quatre cellules haploïdes issues d’une cellule diploïde initiale.
Quatre cellules haploïdes contenant chacune un chromosome de chaque paire initiale.
Des cellules contenant chacune un chromosome de chaque paire initiale.
Deux cellules diploïdes contenant chacune les chromosomes homologues.

Des cellules haploïdes, alors que la fécondation rétablit la diploïdie. · Quatre cellules haploïdes issues d’une cellule diploïde initiale. · Quatre cellules haploïdes contenant chacune un chromosome de chaque paire initiale. · Des cellules contenant chacune un chromosome de chaque paire initiale.

Explication

La méiose transforme une cellule diploïde en quatre cellules haploïdes, chacune recevant un chromosome de chaque paire initiale. Elle ne produit pas deux cellules diploïdes : c’est la fécondation qui réunit deux gamètes haploïdes et rétablit la diploïdie.

4. Parmi les propositions suivantes concernant la fécondation, lesquelles sont exactes ?

Elle produit un zygote haploïde à partir des gamètes.
Elle réunit les génomes de deux gamètes haploïdes.
Elle conduit à la formation d’un zygote diploïde.
Elle sépare les génomes parentaux en quatre cellules haploïdes.
Elle réunit les génomes de deux cellules diploïdes.

Elle réunit les génomes de deux gamètes haploïdes. · Elle conduit à la formation d’un zygote diploïde.

Explication

La fécondation réunit deux génomes haploïdes et forme un zygote diploïde. Des cellules diploïdes ne sont pas les gamètes impliqués, et la production de quatre cellules haploïdes relève de la méiose.

5. L’alternance de la méiose et de la fécondation permet :

D’associer la production de gamètes haploïdes à la formation d’un zygote.
De rétablir la diploïdie lorsque deux gamètes fusionnent.
D’assurer un brassage génétique au fil des générations.
De réduire le nombre chromosomique lors de la méiose.
De maintenir le nombre de chromosomes caractéristique de l’espèce.

D’associer la production de gamètes haploïdes à la formation d’un zygote. · De rétablir la diploïdie lorsque deux gamètes fusionnent. · D’assurer un brassage génétique au fil des générations. · De réduire le nombre chromosomique lors de la méiose. · De maintenir le nombre de chromosomes caractéristique de l’espèce.

Explication

La méiose réduit le nombre chromosomique, puis la fécondation réunit deux gamètes haploïdes et rétablit la diploïdie. Cette alternance maintient le nombre de chromosomes propre à l’espèce et participe au brassage génétique.

6. Un individu possède deux allèles différents pour un gène. Il est :

Homozygote pour ce gène, car ses deux allèles sont identiques.
Homozygote pour ce gène, car ses deux allèles sont complémentaires.
Porteur d’un génotype hétérozygote pour ce gène.
Hétérozygote pour ce gène, car ses deux allèles sont identiques.
Hétérozygote pour ce gène, car ses deux allèles diffèrent.

Porteur d’un génotype hétérozygote pour ce gène. · Hétérozygote pour ce gène, car ses deux allèles diffèrent.

Explication

Un individu ayant deux allèles différents pour un gène est hétérozygote, et non homozygote. L’homozygotie correspond à deux allèles identiques, tandis que l’hétérozygotie correspond à deux allèles différents ; la complémentarité des allèles ne définit aucun de ces génotypes.

7. Le brassage interchromosomique résulte principalement :

De la séparation indépendante des chromosomes homologues en première division méiotique.
De la répartition au hasard d’un chromosome de chaque paire dans les gamètes.
De l’échange de portions entre chromatides homologues au niveau de chiasmas.
De combinaisons produites par l’assortiment indépendant des chromosomes.
De la séparation des chromatides sœurs lors de la première division méiotique.

De la séparation indépendante des chromosomes homologues en première division méiotique. · De la répartition au hasard d’un chromosome de chaque paire dans les gamètes. · De combinaisons produites par l’assortiment indépendant des chromosomes.

Explication

Le brassage interchromosomique vient de la séparation indépendante des chromosomes homologues lors de la première division de méiose, chaque gamète recevant au hasard un chromosome de chaque paire. L’échange de portions entre chromatides au niveau des chiasmas correspond au crossing-over, et les chromatides sœurs se séparent lors de la deuxième division.

8. À propos du crossing-over :

Il implique un échange de portions entre chromatides homologues.
Il répartit indépendamment les chromosomes homologues entiers dans les gamètes.
Il se produit en prophase I de la méiose.
Les échanges ont lieu au niveau de chiasmas.
Il correspond à la séparation des chromosomes homologues en première division.

Il implique un échange de portions entre chromatides homologues. · Il se produit en prophase I de la méiose. · Les échanges ont lieu au niveau de chiasmas.

Explication

Le crossing-over a lieu en prophase I : des chromatides de chromosomes homologues échangent des portions au niveau des chiasmas. La répartition indépendante des chromosomes entiers constitue le brassage interchromosomique, et non le crossing-over.

9. Concernant les combinaisons d’allèles produites par des gènes indépendants ou liés :

Des gènes indépendants situés sur des chromosomes différents produisent quatre combinaisons équiprobables.
Des gènes indépendants situés sur le même chromosome produisent des combinaisons parentales majoritaires.
Une recombinaison limitée peut rendre les combinaisons parentales majoritaires pour des gènes liés.
Des gènes liés peuvent produire davantage de combinaisons parentales que recombinées.
Des gènes liés sur la même paire produisent quatre combinaisons équiprobables lorsque la recombinaison est limitée.

Des gènes indépendants situés sur des chromosomes différents produisent quatre combinaisons équiprobables. · Une recombinaison limitée peut rendre les combinaisons parentales majoritaires pour des gènes liés. · Des gènes liés peuvent produire davantage de combinaisons parentales que recombinées.

Explication

Des gènes indépendants portés par des chromosomes différents donnent quatre combinaisons d’allèles équiprobables. Pour des gènes liés sur la même paire, une recombinaison limitée favorise les combinaisons parentales par rapport aux recombinées; ils ne produisent donc pas quatre combinaisons équiprobables dans cette situation.

10. Concernant les étapes d’un croisement génétique classique :

Le croisement-test associe généralement un individu F1 à un individu homozygote dominant.
La génération F1 obtenue est hétérozygote pour les allèles étudiés.
La génération F1 issue de ces lignées est constituée d’individus homozygotes.
Un individu F1 peut être croisé avec un individu homozygote récessif.
Le croisement initial associe généralement deux lignées parentales pures homozygotes.

La génération F1 obtenue est hétérozygote pour les allèles étudiés. · Un individu F1 peut être croisé avec un individu homozygote récessif. · Le croisement initial associe généralement deux lignées parentales pures homozygotes.

Explication

Les lignées parentales pures sont homozygotes et leur descendance F1 est hétérozygote, non homozygote. Un individu F1 peut être croisé avec un individu homozygote récessif lors d’un croisement-test ; ce croisement n’associe pas un individu homozygote dominant.

11. Lors d’un croisement-test, quel rôle joue le parent homozygote récessif ?

Il transmet des gamètes portant les allèles récessifs aux descendants.
La diversité des descendants révèle la diversité des gamètes produits par F1.
Le parent testeur transmet des allèles récessifs à sa descendance.
Il produit des gamètes portant les allèles dominants de chaque gène étudié.
Chaque phénotype descendant reflète la combinaison avec un gamète récessif.

Il transmet des gamètes portant les allèles récessifs aux descendants. · La diversité des descendants révèle la diversité des gamètes produits par F1. · Le parent testeur transmet des allèles récessifs à sa descendance. · Chaque phénotype descendant reflète la combinaison avec un gamète récessif.

Explication

L’homozygote récessif ne produit que des gamètes portant les allèles récessifs; les descendants révèlent ainsi la diversité des gamètes F1. Il ne transmet pas les allèles dominants des gènes étudiés.

12. Un enfant présente un caractère absent chez ses deux parents. Quelle interprétation de l’arbre généalogique est suggérée ?

Un caractère observé à chaque génération indique plutôt un allèle récessif.
Cette apparition chez l’enfant suggère la transmission d’un allèle récessif.
L’apparition chez l’enfant suggère plutôt un allèle dominant.
Un caractère présent à chaque génération suggère plutôt un allèle récessif.
L’absence du caractère chez les parents peut s’accorder avec un allèle récessif.

Cette apparition chez l’enfant suggère la transmission d’un allèle récessif. · L’absence du caractère chez les parents peut s’accorder avec un allèle récessif.

Explication

Un caractère présent chez l’enfant mais absent chez ses parents suggère un allèle récessif. À l’inverse, un caractère observé à chaque génération suggère un allèle dominant.

13. Un caractère récessif est beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Quelle transmission est suggérée ?

La différence de fréquence s’explique par le nombre d’allèles requis selon le sexe.
Chez une femme, deux allèles mutés sont nécessaires pour exprimer ce caractère récessif.
Un caractère récessif plus fréquent chez les hommes suggère un gène situé sur le chromosome Y.
Cette fréquence accrue chez les hommes suggère un gène situé sur le chromosome X.
Un homme peut être atteint avec un seul allèle muté porté par son chromosome X.

La différence de fréquence s’explique par le nombre d’allèles requis selon le sexe. · Chez une femme, deux allèles mutés sont nécessaires pour exprimer ce caractère récessif. · Cette fréquence accrue chez les hommes suggère un gène situé sur le chromosome X. · Un homme peut être atteint avec un seul allèle muté porté par son chromosome X.

Explication

Cette distribution suggère un gène lié au chromosome X : un seul allèle muté suffit chez l’homme, tandis que deux sont nécessaires chez la femme. Une localisation sur le chromosome Y n’est pas l’explication décrite.

14. Une non-disjonction survient pendant la méiose : quelles conséquences chromosomiques peut-elle entraîner ?

La fécondation d’un gamète anormal peut produire une cellule-œuf disomique.
Un gamète déficitaire conduit après fécondation à une cellule-œuf trisomique.
Une cellule-œuf monosomique possède trois exemplaires du chromosome concerné.
Elle se produit lors d’une mitose et crée des gamètes disomiques ou nullisomiques.
Elle peut produire des gamètes ayant un chromosome en plus ou en moins.

Elle peut produire des gamètes ayant un chromosome en plus ou en moins.

Explication

Une non-disjonction en anaphase I ou II peut produire des gamètes avec un chromosome supplémentaire ou manquant; après fécondation, elle peut mener à une trisomie ou une monosomie. La trisomie comporte trois exemplaires du chromosome, tandis que la monosomie n’en comporte qu’un.

15. Chez les végétaux, quelles conséquences une non-disjonction méiotique peut-elle avoir ?

Elle provoque une aneuploïdie qui maintient le niveau de ploïdie végétale.
Une modification de ploïdie peut contribuer à l’apparition d’une nouvelle espèce.
La polyploïdie végétale résulte d’une fusion de chromosomes non homologues.
Elle peut conduire à une polyploïdie et à un changement de ploïdie.
Une non-disjonction méiotique produit une inversion chromosomique chez les végétaux.

Une modification de ploïdie peut contribuer à l’apparition d’une nouvelle espèce. · Elle peut conduire à une polyploïdie et à un changement de ploïdie.

Explication

Chez les végétaux, une non-disjonction méiotique peut entraîner une polyploïdie, donc un changement de ploïdie, et conduire à une spéciation. Une fusion de chromosomes ou une inversion sont des remaniements distincts.

16. Comment des différences de caryotype entre populations peuvent-elles participer à la spéciation ?

Des caryotypes différents peuvent constituer une barrière entre populations.
Ces différences peuvent provoquer un isolement reproducteur entre populations.
Une barrière chromosomique entraîne directement une polyploïdie végétale.
L’isolement reproducteur lié aux caryotypes peut précéder une spéciation.
Des caryotypes différents favorisent le mélange reproducteur entre populations.

Des caryotypes différents peuvent constituer une barrière entre populations. · Ces différences peuvent provoquer un isolement reproducteur entre populations. · L’isolement reproducteur lié aux caryotypes peut précéder une spéciation.

Explication

Des caryotypes différents peuvent former une barrière entre populations et provoquer un isolement reproducteur, lequel peut précéder une spéciation. Ils ne favorisent pas le mélange reproducteur et n’impliquent pas nécessairement une polyploïdie végétale.

17. Concernant le crossing-over inégal :

Une portion chromosomique peut être dupliquée sur l’un des chromosomes homologues.
Un alignement exact des chromosomes homologues provoque un crossing-over inégal.
Une portion chromosomique est supprimée sur le chromosome qui reçoit la duplication.
Un appariement décalé des chromosomes homologues peut provoquer un crossing-over inégal.
Une portion chromosomique est dupliquée simultanément sur les deux chromosomes homologues.

Une portion chromosomique peut être dupliquée sur l’un des chromosomes homologues. · Un appariement décalé des chromosomes homologues peut provoquer un crossing-over inégal.

Explication

Le crossing-over inégal résulte d’un appariement décalé et peut dupliquer une portion sur un chromosome. La duplication n’est pas provoquée par un alignement exact ni produite simultanément sur les deux chromosomes ; la portion correspondante peut être supprimée sur l’autre chromosome, plutôt que sur celui qui reçoit la duplication.

18. Une famille multigénique est un ensemble de gènes qui :

Conservent une origine commune et des séquences similaires sans différenciation par mutations.
Sont réunis par une fonction commune, sans origine évolutive partagée ni ressemblances de séquence.
Proviennent d’origines indépendantes et acquièrent des séquences similaires par convergence.
Possèdent une origine commune, mais leurs mutations effacent les ressemblances de séquence.
Partagent une origine commune et présentent des ressemblances de séquence malgré leur différenciation.

Partagent une origine commune et présentent des ressemblances de séquence malgré leur différenciation.

Explication

Les gènes d’une famille multigénique ont une origine commune et des séquences ressemblantes, tout en s’étant différenciés par des mutations. Une fonction commune sans origine partagée ne définit pas cette famille ; les mutations ne suppriment pas nécessairement les ressemblances, et l’absence de différenciation contredit sa définition.

19. Des copies d’un gène sont dupliquées, déplacées dans le génome puis mutées. Quelles évolutions peuvent en résulter ?

Les mutations des copies peuvent conduire à des fonctions différentes.
Les copies transposées deviennent des gènes sans lien de parenté avec le gène initial.
Les copies peuvent devenir des gènes apparentés ayant des séquences différentes.
Les duplications suivies de transpositions peuvent contribuer à la diversification des gènes.
Les copies déplacées acquièrent une séquence codant une opsine.

Les mutations des copies peuvent conduire à des fonctions différentes. · Les copies peuvent devenir des gènes apparentés ayant des séquences différentes. · Les duplications suivies de transpositions peuvent contribuer à la diversification des gènes.

Explication

Après duplication et transposition, les mutations peuvent différencier les séquences des copies et leur faire acquérir des fonctions différentes. Les copies peuvent ainsi devenir des gènes apparentés aux séquences différentes, et ces mécanismes contribuent à la diversification des gènes. Une copie déplacée ne devient pas pour autant un gène codant une opsine, et les copies conservent un lien de parenté avec le gène initial.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Origine et diversification des génomes.

De quelle cellule proviennent les cellules d’un individu ?

De la cellule-œuf, par mitoses successives.

Qu’est-ce qu’un sous-clone ?

Une lignée descendante d’une cellule ayant subi un accident génétique et qui le conserve.

En combien de cellules la méiose transforme-t-elle une cellule diploïde ?

En quatre cellules haploïdes.

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