QCM : Paradigmes et acteurs des relations internationales (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel ordre se succèdent les trois moments de la recherche en relations internationales ?

Représentation, description, interprétation
Description, représentation, interprétation
Description, interprétation, représentation
Interprétation, représentation, description

Description, représentation, interprétation

Explication

La recherche suit successivement la description, la représentation et l’interprétation. L’inversion des deux premières étapes, l’interprétation placée trop tôt et la description placée en dernier correspondent à des ordres différents.

2. Une étude sur une crise internationale examine les décisions d’États, mais aussi les actions d’organisations humanitaires et de groupes sociaux. Comment cette démarche se situe-t-elle par rapport à l’approche traditionnelle centrée sur l’État ?

Elle limite l’analyse aux relations entre États, conformément à la tradition westphalienne
Elle considère que la place centrale de l’État exclut toute analyse d’autres acteurs
Elle écarte l’État au profit des organisations humanitaires et des groupes sociaux
Elle intègre des acteurs étatiques et non étatiques tout en reconnaissant la centralité traditionnelle de l’État

Elle intègre des acteurs étatiques et non étatiques tout en reconnaissant la centralité traditionnelle de l’État

Explication

Les relations internationales impliquent des acteurs étatiques et non étatiques, même si l’État reste central dans l’analyse traditionnelle. Les réduire aux États confond centralité et exclusivité ; écarter l’État ou déclarer sa centralité incompatible avec l’étude d’autres acteurs déforme cette distinction.

3. Une chercheuse commence l’étude d’une mobilisation transfrontalière en précisant les pays concernés, la période étudiée, le niveau d’observation et les acteurs impliqués. Quelle étape de recherche réalise-t-elle ?

La description de la réalité étudiée
La représentation du phénomène étudié
La déconstruction en objets observables
L’interprétation des causes du phénomène

La description de la réalité étudiée

Explication

La description, première étape de la recherche, rend compte de la réalité en précisant l’espace, le temps, l’échelle et les acteurs concernés. La représentation et l’interprétation sont des moments distincts, tandis que la déconstruction désigne le découpage du thème en objets observables.

4. Un étudiant veut étudier « la coopération internationale » et la transforme en éléments précis qu’il peut observer directement. Quelle démarche applique-t-il ?

Déduire les causes du thème avant d’identifier des éléments observables
Examiner le même phénomène à plusieurs niveaux d’observation
Conserver le thème général comme unité unique d’observation
Décomposer le thème en objets empiriquement identifiables, puis les observer

Décomposer le thème en objets empiriquement identifiables, puis les observer

Explication

Déconstruire un thème consiste à le diviser en objets empiriquement identifiables, puis à les observer. Le changement d’échelle porte sur les niveaux d’observation d’un même phénomène ; interpréter les causes ou conserver le thème intact ne réalise pas ce découpage.

5. Qu’est-ce qui constitue l’ordre international ?

L’ensemble des normes encadrant les comportements des États
L’ensemble des institutions et des normes organisant les relations entre États
L’ensemble des institutions réunissant les représentants des États
L’ensemble des rapports de puissance déterminant les relations entre États

L’ensemble des institutions et des normes organisant les relations entre États

Explication

L’ordre international désigne l’ensemble des institutions et des normes qui organisent les relations internationales entre les États. Le rapport de puissance seul, les normes seules ou les institutions seules ne reprennent pas cette définition complète.

6. Un accord international fixe des règles de conduite pour les États signataires et contribue à façonner la manière dont ils se définissent. Comment caractériser cet accord ?

Un ordre international réunissant toutes les institutions et règles entre États
Un rapport de puissance répartissant les ressources entre les États
Un dispositif de sécurité protégeant les États contre les menaces
Une norme internationale encadrant les comportements et pouvant contribuer à l’identité des États

Une norme internationale encadrant les comportements et pouvant contribuer à l’identité des États

Explication

Une norme internationale encadre les comportements des États et peut contribuer à construire leur identité. L’ordre international désigne un ensemble plus large d’institutions et de normes ; le rapport de puissance et la sécurité renvoient à d’autres notions.

7. Quels États disposent chacun d’un droit de veto en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ?

Les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, l’Inde et la Russie
Les États-Unis, la Chine, l’Allemagne, la France et la Russie
Les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, la France et la Russie
Les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, la France et la Russie

Les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, la France et la Russie

Explication

Les cinq membres permanents sont les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, la France et la Russie, et chacun dispose d’un droit de veto. L’Allemagne, le Japon et l’Inde ne remplacent aucun de ces cinq États dans cette liste.

8. Un gouvernement chinois refuse qu’un autre État intervienne dans ses affaires intérieures et crée une banque de développement avec des partenaires émergents. Quelle orientation ces choix illustrent-ils ?

La défense de la non-ingérence et le développement d’institutions financières propres
Le rejet de l’Internet classique par la création de réseaux spécifiques
La défense de l’intervention extérieure et le développement d’institutions financières propres
La confrontation militaire et territoriale comme principal moyen de contestation

La défense de la non-ingérence et le développement d’institutions financières propres

Explication

La Chine défend la non-ingérence et développe ses propres institutions financières pour contester certains aspects de l’ordre existant. L’intervention extérieure inverse le principe défendu, la confrontation militaire et territoriale caractérise davantage la Russie, et les réseaux spécifiques relèvent de la politique numérique chinoise.

9. Un dirigeant raconte l’histoire de son pays pour justifier une vision particulière de l’ordre mondial. Comment appelle-t-on ce type de récit politique ?

Une stratégie de dissuasion
Un narratif stratégique
Une institution financière
Une norme internationale

Un narratif stratégique

Explication

Un narratif stratégique est un récit politique qui défend une vision du monde et cherche à la légitimer. Une norme relève des règles, une institution financière organise des activités économiques, et la dissuasion est une stratégie de force.

10. Dans un discours, un État justifie des revendications territoriales par sa puissance militaire et par un récit historique opposé à l’ordre dominé par les États-Unis. Quelle combinaison de dimensions ce discours associe-t-il ?

Une dimension réaliste de force et de territoire, et une dimension identitaire de récit alternatif
Une dimension économique d’institutions et une dimension juridique de coopération
Une dimension identitaire de force et de territoire, et une dimension réaliste de récit alternatif
Une dimension militaire de confrontation, sans dimension historique ou politique

Une dimension réaliste de force et de territoire, et une dimension identitaire de récit alternatif

Explication

La contestation russe associe le réalisme, fondé sur la force et le territoire, à une dimension identitaire reposant sur un récit historique et politique alternatif. Les institutions économiques et la coopération juridique ne décrivent pas cette combinaison, tandis que les deux dimensions proposées dans la troisième réponse sont inversées.

11. Deux puissances contestent l’ordre international : la première privilégie les opérations militaires et les revendications territoriales, tandis que la seconde agit notamment par ses institutions, son économie et les normes. Quelle caractérisation convient le mieux ?

La première correspond davantage à la Russie, la seconde à la Chine
La première correspond davantage à la Chine, la seconde à la Russie
Les deux correspondent davantage à la stratégie russe
Les deux correspondent davantage à la stratégie chinoise

La première correspond davantage à la Russie, la seconde à la Chine

Explication

La Russie privilégie davantage la confrontation militaire et territoriale, alors que la contestation chinoise passe aussi par les institutions, l’économie et les normes. La deuxième réponse inverse ces approches, et les deux dernières attribuent à un même pays les deux stratégies.

12. Quel penseur distingue les relations internationales par la possibilité de recourir à la force et critique le caractère imprécis des notions de « puissance » et d’« intérêt national » chez Morgenthau ?

Hans Morgenthau
Raymond Aron
Joe Biden
Woodrow Wilson

Raymond Aron

Explication

Raymond Aron souligne que la possibilité de recourir à la force distingue les relations internationales et critique l’imprécision de certaines notions chez des réalistes américains comme Hans Morgenthau. Morgenthau est ici la cible de la critique, tandis que Wilson et Biden sont associés à d’autres éléments du cours.

13. Un gouvernement affirme que l’intérêt national de son pays restera identique malgré un changement de dirigeants, de situation et de contexte historique. Quelle analyse correspond à la notion d’intérêt national présentée ici ?

Il reste stable dès lors que l’État conserve ses institutions
Il varie selon l’État, la situation, les dirigeants et le contexte historique
Il varie selon les dirigeants, mais pas selon l’État ni la situation
Il dépend des relations internationales, mais pas du contexte historique

Il varie selon l’État, la situation, les dirigeants et le contexte historique

Explication

L’intérêt national varie selon l’État concerné, la situation, les dirigeants et le contexte historique. La continuité de l’État ne rend donc pas ses intérêts immuables, et ceux-ci ne se réduisent ni aux seuls dirigeants ni à un contexte excluant l’histoire.

14. Une action respecte les règles juridiques en vigueur, mais une partie des acteurs la juge injuste et inacceptable. Quelle distinction permet de décrire cette situation ?

Elle est légitime, mais sa légalité est contestée
Elle est légale et légitime au même titre
Elle est légale, mais sa légitimité est contestée
Elle est illégale et illégitime au même titre

Elle est légale, mais sa légitimité est contestée

Explication

La légalité désigne la conformité au droit et aux règles existantes, tandis que la légitimité renvoie au caractère jugé juste ou acceptable. Ici, la conformité juridique est établie, mais l’appréciation de justice est contestée; les autres réponses confondent ou inversent ces critères.

15. Après une décision d’un État de réduire ses exportations de gaz, plusieurs pays partenaires connaissent des difficultés d’approvisionnement. Quel concept décrit le mieux ce lien de conséquences entre leurs décisions ?

La souveraineté nationale des États
La domination économique entre États
L’interdépendance entre États
La coopération institutionnelle entre États

L’interdépendance entre États

Explication

L’interdépendance désigne des liens par lesquels les décisions d’un État peuvent avoir des conséquences sur les autres, notamment dans le domaine énergétique. La domination économique évoque des rapports hiérarchiques, la coopération institutionnelle ne décrit pas en soi ces effets, et la souveraineté concerne l’autonomie de l’État.

16. Pourquoi une alliance peut-elle à la fois encourager la coopération entre États et limiter leur liberté d’action ?

Les États coopèrent, mais restent liés par leurs partenaires et engagements passés
Les États coopèrent dès que leurs intérêts nationaux cessent d’exister
Les États coopèrent parce qu’une autorité supérieure décide à leur place
Les États sont contraints seulement lorsque des sanctions sont adoptées

Les États coopèrent, mais restent liés par leurs partenaires et engagements passés

Explication

L’interdépendance peut favoriser la coopération tout en contraignant les États, car ceux-ci dépendent de leurs partenaires, de leurs alliances et de leurs engagements passés. Une autorité supérieure, les seules sanctions ou la disparition des intérêts nationaux ne définissent pas ce mécanisme.

17. Pour étudier une crise maritime, une équipe examine le système international, les États concernés, puis les entreprises et populations touchées. Quelle démarche applique-t-elle ?

Une lecture étatique, limitée aux gouvernements directement concernés
Une lecture micro, centrée sur les entreprises et les populations
Une lecture macro, centrée sur le système international dans son ensemble
Une lecture multiscalaire, des échelles macro, étatique et micro

Une lecture multiscalaire, des échelles macro, étatique et micro

Explication

La lecture multiscalaire articule l’échelle macro du système international, l’échelle étatique des États impliqués et l’échelle micro des acteurs situés en dessous ou au-delà des États. L’échelle étatique seule, le niveau macro seul et le niveau micro seul ne couvrent pas ces trois niveaux.

18. Une analyse explique les inégalités entre pays du Nord et du Sud par des rapports de domination économiques et sociaux, ainsi que par les effets du capitalisme et de la mondialisation. Quelle approche mobilise-t-elle ?

L’approche impérialiste
L’approche réaliste
L’approche de l’interdépendance
L’explication économique isolée

L’approche impérialiste

Explication

L’approche impérialiste analyse les relations internationales à travers les rapports de domination, notamment économiques et sociaux, et éclaire les inégalités Nord-Sud ainsi que les effets du capitalisme et de la mondialisation. Le réalisme privilégie puissance et conflits, tandis que l’interdépendance met en avant échanges et coopération; une explication économique isolée est réductrice.

19. Une analyste veut expliquer la politique étrangère d’un pays. Après avoir étudié sa situation économique, quel choix rendrait son explication moins réductrice ?

Étudier principalement ses échanges et sa coopération avec les autres États
Examiner aussi son histoire, son idéologie, son régime, sa culture, ses dirigeants et ses intérêts stratégiques
Approfondir sa situation économique sans intégrer d’autres dimensions
Ajouter ses intérêts stratégiques, sans examiner son histoire ni son régime

Examiner aussi son histoire, son idéologie, son régime, sa culture, ses dirigeants et ses intérêts stratégiques

Explication

Une situation économique ne suffit pas à expliquer un pays : il faut également considérer son histoire, son idéologie, son régime politique, sa culture, ses dirigeants et ses intérêts stratégiques. Une explication seulement économique reste réductrice, les échanges ne remplacent pas ces facteurs, et les intérêts stratégiques ne constituent qu’une partie de l’analyse.

20. Dans une étude, une équipe compare trois explications : l’une insiste sur la puissance et les conflits, une autre sur les échanges et la coopération, et une troisième sur les dominations économiques et sociales. Quelle attribution est correcte ?

Réalisme : échanges et coopération; interdépendance : puissance et conflits; impérialisme : dominations économiques et sociales
Réalisme : puissance et conflits; interdépendance : dominations économiques et sociales; impérialisme : échanges et coopération
Réalisme : puissance et conflits; interdépendance : échanges et coopération; impérialisme : dominations économiques et sociales
Réalisme : dominations économiques et sociales; interdépendance : échanges et coopération; impérialisme : puissance et conflits

Réalisme : puissance et conflits; interdépendance : échanges et coopération; impérialisme : dominations économiques et sociales

Explication

Le réalisme met l’accent sur la puissance et les conflits, l’interdépendance sur les échanges et la coopération, et l’approche impérialiste sur les dominations économiques et sociales. Attribuer la coopération au réalisme, la domination à l’interdépendance ou la puissance à l’impérialisme inverse ces distinctions.

21. Une chercheuse compare plusieurs approches critiques des relations internationales afin d’identifier leur projet commun et ce qui les différencie. Quelle caractérisation convient ?

Elles consolident les récits dominants en privilégiant une interprétation universaliste.
Elles étudient les marchés, en laissant de côté les autres rapports de domination.
Elles révèlent des rapports de domination, avec des focales différentes.
Elles expliquent les rapports internationaux par les seules institutions étatiques.

Elles révèlent des rapports de domination, avec des focales différentes.

Explication

Les approches critiques cherchent en commun à rendre visibles les rapports de domination laissés dans l’ombre par le réalisme et le libéralisme, mais elles se distinguent par leur focale. Réduire leur projet à l’économie confond une focale avec le projet commun ; les institutions étatiques et les récits dominants ne résument pas leur démarche.

22. Une équipe étudie une société décolonisée et montre que des récits présentés comme universels continuent de privilégier des perspectives européennes. Quelle approche correspond à cette démarche ?

Le postcolonialisme, qui analyse la persistance de l’héritage colonial.
Le féminisme, qui analyse la persistance de l’héritage colonial.
Le postpositivisme, qui analyse la persistance de l’héritage colonial.
Le marxisme, qui analyse la persistance de l’héritage colonial.

Le postcolonialisme, qui analyse la persistance de l’héritage colonial.

Explication

Le postcolonialisme analyse l’héritage colonial et ses effets persistants dans les sociétés décolonisées, notamment en déconstruisant les récits eurocentrés. Le postpositivisme porte plutôt sur la neutralité des savoirs et le pouvoir des discours ; les approches féministes et marxistes ont d’autres focales.

23. Dans un débat, une intervenante critique la prétention des savoirs à être neutres et examine les effets de pouvoir des discours, sans centrer son analyse sur la colonisation. Quelle distinction permet de classer sa démarche ?

Il s’agit du postpositivisme, centré sur la neutralité des savoirs et le pouvoir des discours.
Il s’agit du postpositivisme, centré sur l’héritage colonial et ses effets persistants.
Il s’agit du postcolonialisme, centré sur la neutralité des savoirs et le pouvoir des discours.
Il s’agit du postcolonialisme, centré sur l’héritage colonial et ses effets persistants.

Il s’agit du postpositivisme, centré sur la neutralité des savoirs et le pouvoir des discours.

Explication

Le postpositivisme critique la neutralité des savoirs et les effets de pouvoir des discours, tandis que le postcolonialisme étudie l’héritage colonial et ses effets persistants. Attribuer la première focale au postcolonialisme confond les courants ; les formulations centrées sur le colonialisme décrivent l’autre distinction.

24. Une plateforme numérique influence les comportements et développe ses activités, mais une loi étatique s’impose sur son territoire et l’État en fait respecter l’application. Quelle distinction décrit cette situation ?

La plateforme et l’État détiennent tous deux le pouvoir souverain.
La plateforme et l’État exercent tous deux une puissance sans pouvoir souverain.
La plateforme détient le pouvoir souverain, tandis que l’État exerce une puissance.
La plateforme exerce une puissance, tandis que l’État détient le pouvoir souverain.

La plateforme exerce une puissance, tandis que l’État détient le pouvoir souverain.

Explication

La puissance désigne la capacité d’agir, d’influencer et de se développer ; le pouvoir souverain consiste à imposer et faire respecter des règles sur un territoire par la loi. Assimiler l’influence à la souveraineté confond ces notions, et l’application de la loi relève ici de l’État.

25. Une entreprise technologique contrôle des données, des algorithmes et des infrastructures numériques, mais doit respecter les lois du pays où elle opère. Quelle conclusion s’impose ?

Elle possède une forte puissance, sans détenir la souveraineté de l’État.
Elle partage le pouvoir souverain, puisqu’elle contrôle des données et des algorithmes.
Elle possède la souveraineté de l’État, grâce à ses infrastructures numériques.
Elle ne possède aucune puissance, puisqu’elle respecte le droit étatique.

Elle possède une forte puissance, sans détenir la souveraineté de l’État.

Explication

Les Big Tech tirent une forte puissance notamment de l’argent, des données, des algorithmes et des infrastructures numériques, mais elles restent soumises au droit des États et ne possèdent pas leur souveraineté. Assimiler cette puissance à la souveraineté confond capacité d’influence et autorité juridique territoriale.

26. Un gouvernement confie certaines missions policières à des entreprises privées, tandis que des citoyens utilisent le bitcoin et que des acteurs non étatiques établissent des normes. Que révèlent ensemble ces évolutions sur l’État ?

L’État disparaît dès que des acteurs privés prennent en charge des fonctions publiques
La contestation concerne la police, mais pas la monnaie ni la production de normes
La souveraineté de l’État est renforcée par la délégation de ses fonctions
La centralité de l’État est contestée par des acteurs et des pratiques extérieurs à lui

La centralité de l’État est contestée par des acteurs et des pratiques extérieurs à lui

Explication

L’externalisation policière, les monnaies alternatives et la production de normes par d’autres acteurs remettent en question la centralité de l’État. La disparition de l’État exagère cette contestation, tandis que la délégation policière seule ne rend pas compte des autres exemples et ne renforce pas le monopole étatique.

27. Dans une comparaison de doctrines politiques, quelle association décrit le mieux la conception de l’État attribuée au fascisme, au communisme et au libéralisme ?

Communisme et libéralisme favorisent un État centralisé, tandis que le fascisme tend à le réduire
Fascisme et communisme favorisent un État centralisé, tandis que le libéralisme tend à le réduire
Fascisme et libéralisme favorisent un État centralisé, tandis que le communisme tend à le réduire
Les trois doctrines privilégient un État centralisé, mais divergent sur ses fonctions

Fascisme et communisme favorisent un État centralisé, tandis que le libéralisme tend à le réduire

Explication

Le fascisme et le communisme sont associés à une forte centralisation étatique, contrairement au libéralisme, qui tend à penser la réduction ou la disparition de l’État. L’inversion des doctrines, l’attribution d’une réduction au communisme et l’uniformisation des trois positions contredisent cette distinction.

28. Quelle définition rend compte du multilatéralisme tout en tenant compte des difficultés à le délimiter ?

Une institution internationale précise qui organise la coopération entre ses membres
Un mode systémique de coopération internationale entre plusieurs acteurs, dont la définition reste discutée
Un accord ponctuel entre deux États, défini par des règles universellement admises
Une procédure juridique uniforme dont le fonctionnement fait l’objet d’un consensus

Un mode systémique de coopération internationale entre plusieurs acteurs, dont la définition reste discutée

Explication

Le multilatéralisme désigne un mode systémique de coopération internationale entre plusieurs acteurs, mais sa définition et son fonctionnement sont discutés. L’accord bilatéral limite le nombre d’acteurs, tandis qu’une institution particulière ou un consensus définitionnel ne correspond pas à cette caractérisation.

29. Des diplomates comparent les débats organisés par l’ONU à une réunion du G20 qui n’engage que ses participants. Comment faut-il distinguer ces deux formats ?

Les deux sont des formats institutionnels rigides qui engagent l’ensemble des États
L’ONU relève d’un format flexible limité à ses participants, tandis que le G20 est une institution rigide
Les deux sont des formats flexibles qui n’engagent que les pays présents
L’ONU relève d’un format institutionnel rigide, tandis que le G20 est un format flexible limité à ses participants

L’ONU relève d’un format institutionnel rigide, tandis que le G20 est un format flexible limité à ses participants

Explication

Les formats institutionnels comme l’ONU reposent sur des institutions établies et sont rigides, tandis que le G20 est flexible et n’engage que ses participants. Considérer les deux formats comme rigides ou flexibles efface la distinction, et la participation au G20 ne crée pas un engagement universel.

30. Un gouvernement affirme que la souveraineté de son pays repose notamment sur la protection de ses frontières, l’émission de sa monnaie et le contrôle légitime de la force. De quels attributs s’agit-il ?

Des attributs de souveraineté de l’État, dont l’exercice évolue
Des instruments de coopération entre acteurs non étatiques
Des garanties diplomatiques accordées par les États voisins
Des compétences propres aux institutions de l’Union européenne

Des attributs de souveraineté de l’État, dont l’exercice évolue

Explication

L’intangibilité des frontières, le fait de battre monnaie et le monopole légitime de la violence sont des attributs étatiques, même si leur exercice évolue. La coopération internationale, la reconnaissance diplomatique et les compétences européennes désignent d’autres notions.

31. Deux analyses d’un enjeu international s’opposent : l’une traite le monde comme un espace commun pris dans son ensemble, l’autre examine les intérêts, les territoires et les représentations des acteurs. Comment les distinguer ?

La première est multilatérale et la seconde est bilatérale
La première est planétaire et la seconde est globale
La première est étatique et la seconde est régionale
La première est globale et la seconde est planétaire

La première est planétaire et la seconde est globale

Explication

L’approche planétaire considère le monde comme un espace commun dans son ensemble, tandis que l’approche globale prend en compte les intérêts, les territoires et les représentations des acteurs. Inverser ces définitions ou les remplacer par des catégories de coopération ne rend pas la distinction.

32. Des membres d’un groupe coopèrent sans traité constitutif ni budget commun, tout en gardant des positions divergentes sur la guerre en Ukraine. Quelle caractérisation correspond aux BRICS ?

Une organisation intégrée reposant sur un traité et un budget partagé
Un accord bilatéral qui exclut les désaccords entre ses participants
Un cadre souple de coopération sans traité ni budget commun
Une alliance militaire dont les membres adoptent une position commune

Un cadre souple de coopération sans traité ni budget commun

Explication

Les BRICS forment un cadre souple de coopération, sans traité ni budget commun, où les membres peuvent conserver des positions divergentes. Les caractériser comme une organisation intégrée, une alliance militaire unifiée ou un accord bilatéral confond leur nature.

33. Dans un ensemble de coopérations mondiales, les formats se multiplient, les institutions défendent leurs intérêts et des acteurs privés gagnent en influence. Quelle tension en résulte ?

Une convergence complète des acteurs vers une coopération mondiale unifiée
Une disparition des intérêts propres des institutions et des acteurs privés
Une opposition limitée aux États, sans rôle des institutions ni du secteur privé
Une tension entre l’idéal d’unité de la coopération mondiale et des intérêts divergents

Une tension entre l’idéal d’unité de la coopération mondiale et des intérêts divergents

Explication

La multiplication des formats, les intérêts institutionnels et étatiques ainsi que l’influence des acteurs privés opposent l’idéal d’une coopération mondiale unifiée à la réalité d’intérêts divergents. La convergence complète, la disparition des institutions ou une explication limitée aux États écartent des éléments essentiels de cette tension.

34. Lorsqu’un désaccord oppose des États membres de l’Union européenne, quelle dynamique institutionnelle peut contribuer à complexifier la coopération entre eux ?

Le Parlement, la Commission, la BCE et la CJUE arbitrent les désaccords sans développer d’intérêts propres.
Les intérêts propres du Parlement européen se substituent à ceux de la Commission, de la BCE et de la CJUE.
Les intérêts propres du Parlement, de la Commission, de la BCE et de la CJUE se superposent à ceux des États membres.
Les intérêts des États membres remplacent les intérêts propres du Parlement, de la Commission, de la BCE et de la CJUE.

Les intérêts propres du Parlement, de la Commission, de la BCE et de la CJUE se superposent à ceux des États membres.

Explication

Les grandes institutions européennes développent des intérêts qui s’ajoutent à ceux des États membres, ce qui peut rendre la coopération plus complexe. L’idée que les intérêts des États remplacent ceux des institutions inverse cette relation; limiter ces intérêts au Parlement ou nier leur existence dans les institutions confond leurs rôles avec l’absence d’intérêts propres.

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Quels sont les trois moments successifs de la recherche en relations internationales ?

La description, la représentation et l’interprétation.

Quels acteurs les relations internationales impliquent-elles, malgré la centralité traditionnelle de l’État ?

Des acteurs étatiques et non étatiques.

Quelles dimensions la description précise-t-elle pour rendre compte d’une réalité ?

Son espace, son temps, son échelle et les acteurs concernés.

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