QCM : Combinaisons et fonctions usuelles (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un test logique, A est vraie et B est fausse. Quelle valeur prend l’implication A⇒BA \Rightarrow B ?

Vraie
Équivalente à B⇒AB \Rightarrow A
Indéterminée
Fausse

Fausse

Explication

Une implication impose que B soit vraie lorsqu'A est vraie : avec A vraie et B fausse, elle est fausse. La disjonction inclusive confond deux connecteurs, l’absence de contrainte néglige le cas décisif, et l’implication réciproque inverse l’ordre des assertions.

2. Pour établir que deux assertions A et B sont équivalentes, quelles implications faut-il montrer ?

A⇒BA \Rightarrow B et non A⇒B\text{non }A \Rightarrow B
A⇒BA \Rightarrow B et non B⇒non A\text{non }B \Rightarrow \text{non }A
A⇒BA \Rightarrow B et B⇒AB \Rightarrow A
A⇒BA \Rightarrow B ou B⇒AB \Rightarrow A

$$A \Rightarrow B$$ et $$B \Rightarrow A$$

Explication

L’équivalence exige que chacune des deux assertions implique l’autre. L’implication directe seule est insuffisante, la contraposée ne fournit pas la réciproque, et le « ou » ne demande pas que les deux implications soient vraies.

3. Pour démontrer par contraposée que P⇒QP \Rightarrow Q, quelle proposition faut-il établir ?

non P⇒non Q\text{non }P \Rightarrow \text{non }Q
P⇒non QP \Rightarrow \text{non }Q
non Q⇒non P\text{non }Q \Rightarrow \text{non }P
Q⇒PQ \Rightarrow P

$$\text{non }Q \Rightarrow \text{non }P$$

Explication

La contraposée de P⇒QP \Rightarrow Q est non Q⇒non P\text{non }Q \Rightarrow \text{non }P et lui est équivalente. Q⇒PQ \Rightarrow P est la réciproque, tandis que les deux autres propositions ne sont pas la contraposée.

4. Une élève veut prouver par récurrence une propriété définie pour les entiers à partir de 1. Quelle démarche doit-elle suivre ?

Vérifier quelques rangs initiaux, puis conclure pour tous les entiers
Établir le passage du rang n au rang n+1 sans vérifier le rang 1
Vérifier le rang 1, puis établir que le rang n+1 entraîne le rang n
Vérifier le rang 1, puis établir que le rang n entraîne le rang n+1

Vérifier le rang 1, puis établir que le rang n entraîne le rang n+1

Explication

Une récurrence requiert un cas initial et la preuve du passage de la propriété au rang n à celle au rang n+1. Le passage inverse ne démontre pas la progression souhaitée, et quelques vérifications ne remplacent pas l’étape de récurrence.

5. Dans une preuve, on établit que chaque élément de l’ensemble M appartient aussi à l’ensemble N. Quelle relation a-t-on démontrée ?

N⊂MN \subset M
M∩N=∅M \cap N=\varnothing
M=NM=N
M⊂NM \subset N

$$M \subset N$$

Explication

L’inclusion M⊂NM \subset N signifie que tout élément de M appartient à N. L’inclusion inverse affirme l’autre direction, l’égalité demande les deux inclusions, et l’intersection vide décrit l’absence d’éléments communs.

6. Pour prouver que deux ensembles X et Y sont égaux, quelle méthode faut-il appliquer ?

Établir seulement X⊂YX \subset Y
Montrer que X∩YX \cap Y n’est pas vide
Établir X⊂YX \subset Y et Y⊂XY \subset X
Établir que X∪Y=XX \cup Y=X

Établir $$X \subset Y$$ et $$Y \subset X$$

Explication

L’égalité des ensembles se prouve par double inclusion, car chaque ensemble doit contenir tous les éléments de l’autre. Une seule inclusion ne suffit pas, un élément commun ne démontre pas l’égalité, et l’égalité de la réunion à X ne fournit pas la double inclusion.

7. Un élément z n’appartient ni à A ni à B. Quelle affirmation traduit correctement cette situation à l’aide du complémentaire d’une réunion ?

z∈(A∩B)c=Ac∩Bcz \in (A \cap B)^c=A^c \cap B^c
z∈(A∪B)c=Ac∪Bcz \in (A \cup B)^c=A^c \cup B^c
z∈(A∪B)c=Ac∩Bcz \in (A \cup B)^c=A^c \cap B^c
z∈(A∩B)c=A∪Bz \in (A \cap B)^c=A \cup B

$$z \in (A \cup B)^c=A^c \cap B^c$$

Explication

Le complémentaire d’une réunion est l’intersection des complémentaires : être hors de A et hors de B signifie appartenir à Ac∩BcA^c \cap B^c. La réunion des complémentaires exige d’être hors d’au moins un ensemble, tandis que les autres réponses associent incorrectement complémentaire, réunion et intersection.

8. Pour calculer le nombre de permutations de six objets distincts, quelle valeur faut-il attribuer à 6!6! ?

720
360
21
120

720

Explication

La factorielle est le produit des entiers de 6 à 1 : 6!=6×5×4×3×2×1=7206!=6\times5\times4\times3\times2\times1=720. La valeur 120 omet le facteur 6, 360 omet un facteur du produit et 21 correspond à une somme plutôt qu’à un produit.

9. Une équipe de trois personnes est choisie parmi huit volontaires, sans attribuer de rôles distincts. Quel objet mathématique décrit ce choix ?

Une partie à huit éléments choisie parmi trois volontaires
Une partie à trois éléments de l’ensemble des volontaires
Une partie contenant les huit volontaires
Une suite ordonnée de trois volontaires distincts

Une partie à trois éléments de l’ensemble des volontaires

Explication

Une combinaison de trois éléments est une partie contenant trois éléments, sans ordre entre eux. Une suite ordonnée introduit des rôles, tandis qu’une partie à huit éléments ou un choix parmi trois inverse les effectifs.

10. Pour choisir quatre personnes parmi neuf candidates, quelle expression donne le nombre de choix possibles ?

9!4!4!\frac{9!}{4!4!}
4!9!5!\frac{4!}{9!5!}
9!5!\frac{9!}{5!}
9!4!5!\frac{9!}{4!5!}

$$\frac{9!}{4!5!}$$

Explication

Le nombre de combinaisons de quatre éléments parmi neuf est (94)=9!4!(9−4)!=9!4!5!\binom{9}{4}=\frac{9!}{4!(9-4)!}=\frac{9!}{4!5!}. L’expression 9!5!\frac{9!}{5!} omet le facteur 4!4!, et les autres expressions placent incorrectement les facteurs de la formule.

11. Un comité de onze membres doit désigner un groupe de neuf personnes. Quelle égalité permet de ramener le dénombrement à un choix plus petit ?

(119)=(92)\binom{11}{9}=\binom{9}{2}
(119)=(211)\binom{11}{9}=\binom{2}{11}
(119)=(119)\binom{11}{9}=\binom{11}{9}
(119)=(112)\binom{11}{9}=\binom{11}{2}

$$\binom{11}{9}=\binom{11}{2}$$

Explication

La symétrie des coefficients donne (np)=(nn−p)\binom{n}{p}=\binom{n}{n-p}; ici, 11−9=211-9=2, donc (119)=(112)\binom{11}{9}=\binom{11}{2}. Le complément remplace l’indice inférieur, mais l’indice supérieur reste le total de onze membres.

12. En développant (x+2)4 (x+2)^4 , quel est le coefficient de x2x^2 ?

16
12
6
24

24

Explication

Le terme en x2x^2 correspond à k=2k=2 dans le binôme : (42)x4−222=6×4x2\binom{4}{2}x^{4-2}2^2=6\times4x^2, donc son coefficient est 24. La valeur 6 oublie le facteur 222^2, tandis que 16 et 12 résultent d’une mauvaise combinaison des facteurs.

13. Une inégalité donne x−7<3x-7<3. Quelle borne obtient-on en ajoutant 7 aux deux membres ?

x<−4x<-4
x<10x<10
x−7<10x-7<10
x>10x>10

$$x<10$$

Explication

Ajouter un même réel aux deux membres conserve le sens de l’inégalité : x−7+7<3+7x-7+7<3+7, donc x<10x<10. Le sens ne s’inverse pas lors d’une addition, et modifier un seul membre ne préserve pas l’équivalence.

14. À partir de −3x≤12-3x\leq 12, quelle inégalité obtient-on en divisant les deux membres par −3-3 ?

x≥−4x\geq -4
x≤4x\leq 4
x≤−4x\leq -4
x≥4x\geq 4

$$x\geq -4$$

Explication

Diviser par le nombre négatif −3-3 inverse le sens : x≥12−3=−4x\geq \frac{12}{-3}=-4. Garder le signe initial oublie cette règle; les bornes 4 proviennent d’une erreur de signe dans la division.

15. Pour simplifier (a+5)+(−5) (a+5)+(-5) dans les réels, quelle propriété permet de conclure que l’expression vaut aa ?

L’existence d’un opposé pour chaque réel
L’existence d’un inverse pour tout réel non nul
L’associativité de l’addition à elle seule
L’existence de 1 comme élément neutre de la multiplication

L’existence d’un opposé pour chaque réel

Explication

Dans l’addition des réels, chaque nombre a un opposé : 5+(−5)=05+(-5)=0, puis 0 est l’élément neutre, d’où a+0=aa+0=a. L’élément neutre et l’inverse multiplicatifs concernent le produit, et l’associativité seule ne permet pas l’annulation.

16. Pour un réel x=−7x=-7, quelle est sa valeur absolue ?

4949
77
00
−7-7

$$7$$

Explication

La valeur absolue d’un réel négatif est son opposé, donc ∣−7∣=7|-7|=7. −7-7 conserve le signe, 4949 correspond au carré et 00 n’est pas la distance à zéro.

17. Quels réels xx satisfont ∣x∣>3|x|>3 ?

−3<x<3-3<x<3
x≤−3x\le -3 ou x≥3x\ge 3
−3≤x≤3-3\le x\le 3
x<−3x<-3 ou x>3x>3

$$x<-3$$ ou $$x>3$$

Explication

Pour a≥0a\ge0, ∣x∣>a|x|>a équivaut à x<−ax<-a ou x>ax>a : avec a=3a=3, les deux bornes sont exclues. L’intervalle fermé traduit ∣x∣≤3|x|\le3, la seule branche positive omet les valeurs négatives éloignées, et les inégalités larges incluent les bornes.

18. Un ensemble réel AA vérifie −4≤x≤6-4\le x\le 6 pour chaque x∈Ax\in A. Quel énoncé identifie correctement un minorant et un majorant de AA ?

−4-4 est un minorant et 66 un majorant
−4-4 et 66 sont nécessairement des éléments de AA
−4-4 est le plus grand minorant et 66 le plus petit majorant
66 est un minorant et −4-4 un majorant

$$-4$$ est un minorant et $$6$$ un majorant

Explication

Un minorant est inférieur ou égal à chaque élément de l’ensemble, et un majorant lui est supérieur ou égal ; les inégalités données établissent donc ces rôles pour −4-4 et 66. L’inversion échange leurs rôles, l’appartenance n’est pas garantie, et l’optimalité des bornes n’est pas établie.

19. Un ensemble AA contient 55 et tous ses éléments sont inférieurs ou égaux à 55. Quelle est la conclusion correcte ?

55 est le minimum de AA
55 est le supremum sans être un maximum
55 est le maximum de AA
55 est un majorant qui n’appartient pas à AA

$$5$$ est le maximum de $$A$$

Explication

Le maximum est un majorant qui appartient à l’ensemble ; les deux propriétés sont réunies pour 55. Un minimum concerne les éléments les plus petits, tandis que l’exclusion de AA contredit son appartenance et qu’un supremum non maximal ne convient pas ici.

20. Quel est ⌊−2,4⌋\lfloor-2{,}4\rfloor, l’unique entier nn tel que n≤−2,4<n+1n\le-2{,}4<n+1 ?

33
−2-2
−4-4
−3-3

$$-3$$

Explication

L’entier −3-3 vérifie −3≤−2,4<−2-3\le-2{,}4<-2, donc il est la partie entière. −2-2 résulte d’un arrondi vers le haut, 33 oublie le signe et −4-4 ne satisfait pas l’inégalité de définition.

21. Pour A=]0,1[A=]0,1[, quelle distinction entre maximum et supremum est correcte ?

Le maximum est 11 et le supremum est 11
Le maximum est 00 et le supremum est 11
Le supremum est 11, mais AA n’a pas de maximum
Le supremum est 00, mais AA n’a pas de minimum

Le supremum est $$1$$, mais $$A$$ n’a pas de maximum

Explication

Pour l’intervalle ouvert ]0,1[]0,1[, 11 est le plus petit majorant mais n’appartient pas à l’ensemble ; le supremum existe donc sans maximum. Dire que 11 est le maximum suppose son appartenance, tandis que 00 décrit la borne inférieure et n’appartient pas non plus à l’intervalle.

22. Sur quel ensemble la fonction logarithme népérien est-elle définie par l’intégrale ln⁡(x)=∫1x1t dt\ln(x)=\int_1^x\frac{1}{t}\,dt ?

R∗\mathbb{R}^*
R\mathbb{R}
[0,+∞[[0,+\infty[
]0,+∞[]0,+\infty[

$$]0,+\infty[$$

Explication

L’intégrale définit le logarithme pour x>0x>0, donc son domaine est ]0,+∞[]0,+\infty[. R\mathbb{R} est le domaine de l’exponentielle, tandis que R∗\mathbb{R}^* comprend aussi les nombres négatifs.

23. Une fonction ff est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et vérifie f′(x)=1/xf'(x)=1/x ainsi que f(1)=0f(1)=0. Quelle conclusion s’applique à sa valeur en 11 et à son sens de variation ?

f(1)=1f(1)=1 et ff est strictement croissante
f(1)=0f(1)=0 et ff est strictement croissante
f(1)=0f(1)=0 et f′(1)=0f'(1)=0
f(1)=0f(1)=0 et ff est strictement décroissante

$$f(1)=0$$ et $$f$$ est strictement croissante

Explication

La condition impose f(1)=0f(1)=0, et f′(x)=1/x>0f'(x)=1/x>0 sur tout le domaine rend ff strictement croissante. Une dérivée positive ne correspond pas à une décroissance, et ici f′(1)=1f'(1)=1.

24. Pour calculer ln⁡(12/5)\ln(12/5) à partir de logarithmes de nombres positifs, quelle expression convient ?

ln⁡(12)+ln⁡(5)\ln(12)+\ln(5)
ln⁡(5)−ln⁡(12)\ln(5)-\ln(12)
ln⁡(12)−ln⁡(5)\ln(12)-\ln(5)
ln⁡(12×5)\ln(12\times5)

$$\ln(12)-\ln(5)$$

Explication

Le logarithme d’un quotient de nombres positifs vérifie ln⁡(a/b)=ln⁡(a)−ln⁡(b)\ln(a/b)=\ln(a)-\ln(b). L’addition correspond au produit, tandis que la différence inversée change le signe.

25. Sur un intervalle où u(x)=3x−2u(x)=3x-2 est strictement positive, quelle est la dérivée de ln⁡(u(x))\ln(u(x)) ?

3x−23\frac{3x-2}{3}
3(3x−2)3(3x-2)
33x−2\frac{3}{3x-2}
13x−2\frac{1}{3x-2}

$$\frac{3}{3x-2}$$

Explication

La règle de dérivation donne (ln⁡u)′=u′/u(\ln u)'=u'/u ; ici u′=3u'=3, donc la dérivée est 3/(3x−2)3/(3x-2). 1/(3x−2)1/(3x-2) oublie le facteur dérivé, et 3(3x−2)3(3x-2) omet la division par uu.

26. Quelle fonction associe à chaque réel un nombre strictement positif et est la réciproque du logarithme népérien ?

Le logarithme népérien, de ]0,+∞[]0,+\infty[ vers R\mathbb{R}
La fonction exponentielle, de R\mathbb{R} vers ]0,+∞[]0,+\infty[
La fonction exponentielle, de ]0,+∞[]0,+\infty[ vers R\mathbb{R}
La fonction puissance, de R\mathbb{R} vers ]0,+∞[]0,+\infty[

La fonction exponentielle, de $$\mathbb{R}$$ vers $$]0,+\infty[$$

Explication

L’exponentielle est la réciproque du logarithme et prend tout réel comme argument pour produire une valeur strictement positive. Le logarithme a le domaine et l’ensemble d’arrivée inverses.

27. Une chercheuse compare les valeurs de exp⁡(x)\exp(x) pour x=−2x=-2 et x=1x=1. Quelle conclusion découle de la variation de l’exponentielle ?

On ne peut pas les comparer sans connaître leur valeur décimale
exp⁡(−2)<exp⁡(1)\exp(-2)<\exp(1), car l’exponentielle est strictement croissante
exp⁡(−2)>exp⁡(1)\exp(-2)>\exp(1), car l’exponentielle est strictement décroissante
exp⁡(−2)=exp⁡(1)\exp(-2)=\exp(1), car les deux valeurs sont positives

$$\exp(-2)<\exp(1)$$, car l’exponentielle est strictement croissante

Explication

Comme exp⁡\exp est strictement croissante et que −2<1-2<1, on a exp⁡(−2)<exp⁡(1)\exp(-2)<\exp(1). La décroissance inverse le sens de comparaison, et la positivité ne rend pas les valeurs égales.

28. Pour définir 727^{\sqrt{2}} à l’aide de l’exponentielle et du logarithme, quelle expression faut-il utiliser ?

exp⁡(7 ln⁡2)\exp(7\,\ln\sqrt{2})
exp⁡(2 ln⁡7)\exp(\sqrt{2}\,\ln 7)
exp⁡(ln⁡7+2)\exp(\ln 7+\sqrt{2})
exp⁡(2) ln⁡7\exp(\sqrt{2})\,\ln 7

$$\exp(\sqrt{2}\,\ln 7)$$

Explication

Pour une base positive, la définition est aα=exp⁡(αln⁡a)a^\alpha=\exp(\alpha\ln a) ; avec a=7a=7 et α=2\alpha=\sqrt{2}, on obtient exp⁡(2 ln⁡7)\exp(\sqrt{2}\,\ln 7). Les autres expressions ne placent pas l’exposant comme facteur de ln⁡a\ln a.

29. On étudie la fonction g(x)=x−2g(x)=x^{-2} pour x>0x>0. Quel comportement correspond à son exposant négatif ?

Elle décroît, tend vers 00 quand xx tend vers 00 et vers +∞+\infty quand xx tend vers +∞+\infty
Elle décroît, tend vers +∞+\infty quand xx tend vers 00 et vers 00 quand xx tend vers +∞+\infty
Elle croît, tend vers 00 quand xx tend vers 00 et vers +∞+\infty quand xx tend vers +∞+\infty
Elle croît, tend vers +∞+\infty quand xx tend vers 00 et vers 00 quand xx tend vers +∞+\infty

Elle décroît, tend vers $$+\infty$$ quand $$x$$ tend vers $$0$$ et vers $$0$$ quand $$x$$ tend vers $$+\infty$$

Explication

Avec un exposant négatif, la fonction puissance est décroissante, diverge vers +∞+\infty près de zéro et tend vers zéro à l’infini. Le comportement croissant et les limites opposées correspondent à un exposant positif.

30. Pour une constante α>0\alpha>0, quelle est la limite de ln⁡xxα\frac{\ln x}{x^\alpha} lorsque x→+∞x\to+\infty ?

00
Une limite qui n’existe pas
11
+∞+\infty

$$0$$

Explication

À l’infini, le logarithme croît moins vite que toute puissance positive, donc le quotient tend vers 00. La réponse +∞+\infty inverse cette comparaison, tandis que 11 et l’absence de limite ne correspondent pas à cette limite.

31. Sur un intervalle, une fonction dérivable uu est strictement positive et vérifie u(x)=3x+1u(x)=3x+1. Quelle est la dérivée de u(x)4u(x)^4 ?

12(3x+1)412(3x+1)^4
12(3x+1)312(3x+1)^3
4(3x+1)44(3x+1)^4
4(3x+1)34(3x+1)^3

$$12(3x+1)^3$$

Explication

La règle de dérivation donne (u4)′=4u3u′ (u^4)'=4u^3u' ; ici u′=3u'=3, d’où 12(3x+1)312(3x+1)^3. 4(3x+1)34(3x+1)^3 omet le facteur u′u', et les réponses avec l’exposant quatre ne diminuent pas l’exposant.

32. Pour a>0a>0, on compare les fonctions f(x)=axf(x)=a^x et g(x)=xag(x)=x^a, définie pour x>0x>0. Quelle paire donne leurs dérivées respectives ?

axa−1ax^{a-1} et axln⁡aa^x\ln a
axa^x et axa−1ax^{a-1}
axln⁡aa^x\ln a et axa−1ax^{a-1}
axln⁡aa^x\ln a et axaax^a

$$a^x\ln a$$ et $$ax^{a-1}$$

Explication

Quand la variable est l’exposant, (ax)′=axln⁡a(a^x)'=a^x\ln a; quand elle est la base, (xa)′=axa−1(x^a)'=ax^{a-1}. L’interversion applique chaque règle à la mauvaise fonction, et les autres formules omettent un facteur ou ne diminuent pas l’exposant.

33. Un réel X≥0X\geq0 est défini comme la racine quatrième de 8181. Quelle condition caractérise précisément cette définition ?

X3=81X^3=81
X4=81X^4=81
4X=814^X=81
X4=−81X^4=-81

$$X^4=81$$

Explication

La racine quatrième de 8181 est l’unique réel non négatif dont la puissance quatrième vaut 8181. X3=81X^3=81 utilise le mauvais indice, tandis que X4=−81X^4=-81 et 4X=814^X=81 ne définissent pas cette racine.

34. Quel est le nom de l’écriture d’un complexe sous la forme z=x+iyz=x+iy, où x,y∈Rx,y\in\mathbb{R} ?

Un argument
La forme trigonométrique
La forme algébrique
Le module

La forme algébrique

Explication

L’écriture z=x+iyz=x+iy est la forme algébrique; les coefficients réels donnent la partie réelle et la partie imaginaire. La forme trigonométrique fait intervenir un module et un angle, tandis que le module et l’argument sont des notions distinctes.

35. Pour le complexe z=3+4iz=3+4i, quelle est la valeur de son module ?

55
77
7\sqrt{7}
2525

$$5$$

Explication

Le module vaut 32+42=25=5\sqrt{3^2+4^2}=\sqrt{25}=5. 77 additionne directement les coordonnées, 7\sqrt7 utilise leur différence au carré et 2525 omet la racine carrée.

36. Deux complexes non nuls ont pour arguments respectifs π3\frac{\pi}{3} et π4\frac{\pi}{4}. Quel est un argument de leur quotient, modulo 2π2\pi ?

7π12\frac{7\pi}{12}
π7\frac{\pi}{7}
π12\frac{\pi}{12}
−π12-\frac{\pi}{12}

$$\frac{\pi}{12}$$

Explication

L’argument d’un quotient est la différence entre l’argument du numérateur et celui du dénominateur : π3−π4=π12\frac{\pi}{3}-\frac{\pi}{4}=\frac{\pi}{12}. 7π12\frac{7\pi}{12} correspond à une somme, −π12-\frac{\pi}{12} inverse l’ordre et π7\frac{\pi}{7} combine les arguments par division.

37. Pour une fonction définie sur D, quelle condition formalise le fait que sa limite en a est ℓ ?

Pour tout ε>0, il existe α>0 tel que, pour tout x∈D, |x−a|≤α entraîne |f(x)−ℓ|≤ε.
Pour tout α>0, il existe ε>0 tel que, pour tout x∈D, |x−a|≤ε entraîne |f(x)−ℓ|≤α.
Il existe ε>0 tel que, pour tout α>0 et tout x∈D, |x−a|≤α entraîne f(x)=ℓ.
Pour tout ε>0, il existe α>0 tel que, pour x=a, |f(x)−ℓ|≤ε.

Pour tout ε>0, il existe α>0 tel que, pour tout x∈D, |x−a|≤α entraîne |f(x)−ℓ|≤ε.

Explication

La définition exige que chaque précision ε sur les valeurs de f puisse être garantie par un voisinage de rayon α autour de a. Inverser les rôles de ε et α change les quantificateurs, imposer f(x)=ℓ demande une égalité exacte, et ne tester que x=a ne contrôle pas les valeurs au voisinage.

38. Une fonction g n’est pas définie en 2, mais ses limites à gauche et à droite en 2 existent et valent toutes deux 5. Que peut-on conclure sur sa limite en 2 ?

g admet une limite en 2 égale à 5.
g admet une limite en 2 seulement si g(2)=5.
g n’admet pas de limite en 2, car elle n’y est pas définie.
g n’admet pas de limite en 2, car une limite latérale manque.

g admet une limite en 2 égale à 5.

Explication

Lorsque la fonction n’est pas définie au point, l’existence de deux limites latérales égales suffit à établir la limite commune. L’absence de g(2) ne l’interdit pas, aucune limite latérale ne manque, et la condition g(2)=5 concerne le cas où la fonction est définie en 2.

39. Près de c, une fonction tend vers 3 quand x approche par la gauche et vers 7 quand x approche par la droite. Quelle conclusion s’impose pour sa limite en c ?

Elle n’a pas de limite en c.
Elle a une limite en c dès lors que les deux limites latérales existent.
Elle a pour limite 5 en c.
Elle a pour limite 7 en c.

Elle n’a pas de limite en c.

Explication

Une limite bilatérale ne peut exister si les limites à gauche et à droite sont différentes. Leur moyenne n’est pas la limite, la limite à droite ne suffit pas, et l’existence séparée des deux limites latérales ne remplace pas leur égalité.

40. Pour la fonction f(x)=1/x, que se passe-t-il lorsque x tend vers 0 par chacun des deux côtés ?

Des deux côtés, f tend vers +∞.
Des deux côtés, f tend vers −∞.
À droite, f tend vers +∞ ; à gauche, f tend vers −∞.
À droite, f tend vers −∞ ; à gauche, f tend vers +∞.

À droite, f tend vers +∞ ; à gauche, f tend vers −∞.

Explication

Pour des x positifs proches de 0, 1/x est positif et croît sans borne ; pour des x négatifs proches de 0, 1/x est négatif et décroît sans borne. Inverser les signes confond les côtés, tandis qu’une même limite infinie des deux côtés contredit ce comportement.

41. Une fonction h est définie en 4 et sa limite lorsque x tend vers 4 vaut 9. Si h(4)=9, quelle propriété possède-t-elle en 4 ?

Elle est discontinue en 4.
Elle est continue en 4 seulement si sa limite n’existe pas.
On ne peut pas conclure sans connaître h(x) pour tout x.
Elle est continue en 4.

Elle est continue en 4.

Explication

Une fonction est continue en un point de son domaine lorsque sa limite en ce point existe et égale sa valeur au point. La seule existence de la limite ne suffit pas, une limite égale à h(4) ne rend pas la fonction discontinue, et il n’est pas nécessaire de connaître tout son comportement ailleurs.

42. Une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle prend les valeurs 2 et 8 en deux points de cet intervalle. Que peut-on affirmer pour la valeur 5 ?

Elle est atteinte une seule fois dans l’intervalle.
Elle n’est pas atteinte, car elle est entre les deux valeurs.
Elle est atteinte au moins une fois, sans garantie d’unicité.
Elle est atteinte une seule fois uniquement si l’intervalle est fermé.

Elle est atteinte une seule fois dans l’intervalle.

Explication

La continuité garantit que toute valeur intermédiaire, dont 5, est atteinte ; la stricte monotonie garantit que cette valeur ne l’est qu’une fois. La monotonie n’empêche donc pas son atteinte, et l’intervalle n’a pas besoin d’être fermé pour ce résultat.

43. Une fonction est continue sur le segment [−1,3]. Quelle conclusion correspond au théorème de continuité sur un segment ?

Elle atteint un minimum et un maximum, mais ne prend pas forcément les valeurs intermédiaires.
Elle atteint un minimum et un maximum seulement si elle est strictement monotone.
Elle est bornée et prend toutes les valeurs intermédiaires, sans garantie d’atteindre ses bornes.
Elle est bornée, atteint un minimum et un maximum, et prend toutes les valeurs intermédiaires.

Elle est bornée, atteint un minimum et un maximum, et prend toutes les valeurs intermédiaires.

Explication

Sur un segment fermé, la continuité assure la bornitude, l’atteinte d’un minimum et d’un maximum, ainsi que la propriété des valeurs intermédiaires. Ces conclusions n’exigent pas la stricte monotonie, et l’atteinte des bornes fait partie du résultat.

44. Pour une fonction f, on établit qu’en +∞, f(x)=−2x+4+φ(x), où φ(x) tend vers 0. Quelle droite est asymptote à sa courbe en +∞ ?

La droite y=2x+4.
La droite y=φ(x).
La droite y=−2x+4.
La droite y=−2x.

La droite y=−2x+4.

Explication

Une asymptote en +∞ est la droite affine dont l’écart avec f est un terme tendant vers zéro ; ici, cet écart est φ(x), donc la droite est y=−2x+4. φ(x) est l’écart résiduel, omettre 4 change la droite, et changer le signe de la pente contredit l’expression donnée.

45. Pour une fonction définie au voisinage de aa, quelle condition caractérise sa dérivabilité en aa ?

La différence f(a+h)−f(a)f(a+h)-f(a) tend vers une limite finie lorsque hh tend vers 00
Le taux f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} admet une limite finie lorsque hh tend vers 00 avec h≠0h\neq 0
Le taux f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} tend vers l’infini lorsque hh tend vers 00
Le taux f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} est constant pour tout hh voisin de 00

Le taux $$\frac{f(a+h)-f(a)}{h}$$ admet une limite finie lorsque $$h$$ tend vers $$0$$ avec $$h\neq 0$$

Explication

La dérivabilité en aa se définit par l’existence d’une limite finie du taux de variation lorsque l’incrément non nul tend vers zéro. La constance du taux, une limite infinie et la limite de la seule différence ne sont pas les conditions requises.

46. Une fonction est continue en aa mais son graphe présente un point anguleux en ce point. Quelle conclusion est justifiée ?

La fonction peut être continue en aa sans y être dérivable
La fonction est nécessairement discontinue en aa à cause du point anguleux
La fonction est nécessairement dérivable en aa puisqu’elle est continue
La fonction est dérivable en aa dès lors qu’elle possède une tangente à gauche

La fonction peut être continue en $$a$$ sans y être dérivable

Explication

La dérivabilité entraîne la continuité, mais la réciproque n’est pas garantie ; un point anguleux peut ainsi correspondre à une fonction continue non dérivable. La continuité ne suffit donc pas à assurer la dérivabilité, et un point anguleux ne signifie pas une discontinuité.

47. Une fonction dérivable sur un intervalle possède un maximum local en un point situé à l’intérieur de cet intervalle. Que peut-on en déduire sur sa dérivée en ce point ?

Sa dérivée y est strictement positive
Sa dérivée y est nulle
Sa dérivée n’y est pas définie
La valeur de la fonction y est nulle

Sa dérivée y est nulle

Explication

Pour une fonction dérivable, un extremum local en un point intérieur impose que la dérivée en ce point soit nulle. Une dérivée positive n’exprime pas cette condition, et la valeur de la fonction peut être quelconque.

48. Une fonction dérivable sur un intervalle est croissante sur cet intervalle. Quelle condition équivalente doit satisfaire sa dérivée ?

f′(x)≥0f'(x)\geq 0 pour tout xx de l’intervalle
f′(x)=0f'(x)=0 pour tout xx de l’intervalle
f′(x)≤0f'(x)\leq 0 pour tout xx de l’intervalle
f′(x)>0f'(x)>0 pour tout xx de l’intervalle

$$f'(x)\geq 0$$ pour tout $$x$$ de l’intervalle

Explication

Pour une fonction dérivable sur un intervalle, la croissance équivaut à la condition f′(x)≥0f'(x)\geq 0 en tout point. Une dérivée strictement positive est une condition suffisante de croissance stricte, mais elle n’est pas nécessaire à la croissance.

49. Une fonction est continue en aa et dérivable de part et d’autre de aa. Sa dérivée admet en aa la limite finie −2-2. Que peut-on conclure ?

La fonction est dérivable en aa et f′(a)=−2f'(a)=-2
La dérivabilité en aa reste impossible à conclure malgré la continuité
La fonction est dérivable en aa et f′(a)=2f'(a)=2
La fonction est dérivable en aa et f(a)=−2f(a)=-2

La fonction est dérivable en $$a$$ et $$f'(a)=-2$$

Explication

Si la fonction est continue en aa et que sa dérivée sur le voisinage privé admet une limite finie ℓ\ell, alors la fonction est dérivable en aa et f′(a)=ℓf'(a)=\ell. Ici la limite vaut −2-2 ; elle ne donne pas la valeur f(a)f(a) ni son opposé.

50. Sur un intervalle, une fonction dérivable vérifie f′(x)≥0f'(x)\geq 0 et sa dérivée s’annule en un nombre fini de points. Quel est son sens de variation ?

Elle est croissante sans être strictement croissante
Elle est strictement croissante
Elle est constante
Elle est décroissante

Elle est strictement croissante

Explication

Une dérivée non négative qui ne s’annule qu’en un nombre fini de points garantit la croissance stricte. Des annulations en nombre fini n’empêchent donc pas cette conclusion, contrairement à l’idée qu’elles imposeraient la constance ou excluraient la stricte croissance.

51. Deux fonctions dérivables en a=2a=2 vérifient f(2)=g(2)=0f(2)=g(2)=0, f′(2)=6f'(2)=6 et g′(2)=−3g'(2)=-3. Quelle est la limite de f(x)g(x)\frac{f(x)}{g(x)} lorsque xx tend vers 22 avec x≠2x\ne2 ?

−9-9
−2-2
22
99

$$-2$$

Explication

Lorsque les deux fonctions s’annulent en aa et que g′(a)≠0g'(a)\ne0, la limite du quotient vaut f′(a)g′(a)\frac{f'(a)}{g'(a)}, soit 6−3=−2\frac{6}{-3}=-2. La valeur 22 inverse le quotient, tandis que −9-9 correspond à une différence des dérivées.

52. Près de a=0a=0, deux fonctions continues s’annulent en 00, et g(x)g(x) ainsi que g′(x)g'(x) sont non nuls pour x≠0x\ne0. Si f′(x)g′(x)\frac{f'(x)}{g'(x)} tend vers 44 lorsque xx tend vers 00, vers quelle valeur f(x)g(x)\frac{f(x)}{g(x)} tend-il ?

Vers 44
Elle n’est pas déterminée par ces hypothèses
Vers 00
Vers 11

Vers $$4$$

Explication

Sous les hypothèses données, une limite finie ℓ\ell de f′g′\frac{f'}{g'} entraîne que fg\frac{f}{g} tend vers la même valeur ℓ\ell, ici 44. La valeur 00 confond l’annulation des fonctions en 00 avec la limite de leur quotient.

53. Comment appelle-t-on une fonction qui est nn fois dérivable et dont la dérivée nn-ième est continue ?

Une fonction simplement dérivable d’ordre nn
Une fonction de classe CnC^n
Une fonction de classe Cn−1C^{n-1}
Une fonction de classe Cn+1C^{n+1}

Une fonction de classe $$C^n$$

Explication

Une fonction nn fois dérivable dont la dérivée d’ordre nn est continue est, par définition, de classe CnC^n. La classe Cn+1C^{n+1} demande une régularité d’ordre supérieur, tandis que la seule dérivabilité n’exprime pas la continuité de la dérivée n-ième.

54. Pour deux fonctions ff et gg dérivables quatre fois, quelle expression donne la dérivée quatrième de leur produit ?

∑k=04(4k)f(4−k)g(k)\sum_{k=0}^{4}\binom{4}{k}f^{(4-k)}g^{(k)}
∑k=03(3k)f(3−k)g(k)\sum_{k=0}^{3}\binom{3}{k}f^{(3-k)}g^{(k)}
f(4)g(4)f^{(4)}g^{(4)}
∑k=04f(4−k)g(k)\sum_{k=0}^{4}f^{(4-k)}g^{(k)}

$$\sum_{k=0}^{4}\binom{4}{k}f^{(4-k)}g^{(k)}$$

Explication

La formule de Leibniz donne (fg)(n)=∑k=0n(nk)f(n−k)g(k) (fg)^{(n)}=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}f^{(n-k)}g^{(k)} ; pour n=4n=4, les coefficients sont donc ceux de (4k)\binom{4}{k}. L’expression sans coefficients les omet, et le produit f(4)g(4)f^{(4)}g^{(4)} ne retient qu’un seul terme.

55. Quel élément caractérise un repère cartésien du plan ?

Deux points origine et deux vecteurs non colinéaires
Un point origine et deux vecteurs non colinéaires
Un point origine et deux vecteurs perpendiculaires
Un point origine et deux vecteurs colinéaires

Un point origine et deux vecteurs non colinéaires

Explication

Un repère cartésien du plan est formé d’une origine et de deux vecteurs constituant une base, donc non colinéaires. La perpendicularité n’est pas exigée, contrairement à ce que suggère l’idée d’axes nécessairement orthogonaux.

56. Dans un repère cartésien donné, un point MM et un vecteur u⃗\vec{u} sont exprimés en coordonnées. Combien de couples de réels correspondent à chacun d’eux dans ce repère ?

Un couple pour le point et plusieurs pour le vecteur
Plusieurs couples pour chacun
Un couple commun pour le point et le vecteur
Un unique couple pour chacun

Un unique couple pour chacun

Explication

Dans un repère cartésien, chaque point et chaque vecteur possède son propre couple unique de coordonnées réelles. L’existence de plusieurs couples contredit cette unicité, et un point et un vecteur ne partagent pas nécessairement les mêmes coordonnées.

57. On compare l’angle géométrique entre deux vecteurs et la mesure principale de l’angle orienté correspondant. Quelle distinction est correcte ?

L’angle géométrique dépend du sens et se mesure modulo 2π2\pi, tandis que l’angle orienté appartient à [0,π][0,\pi]
Les deux angles appartiennent à [0,π][0,\pi] et ne dépendent pas du sens
L’angle géométrique appartient à [0,π][0,\pi], tandis que l’angle orienté dépend du sens et se mesure modulo 2π2\pi
L’angle géométrique appartient à [0,π][0,\pi], tandis que l’angle orienté se mesure modulo π\pi

L’angle géométrique appartient à $$[0,\pi]$$, tandis que l’angle orienté dépend du sens et se mesure modulo $$2\pi$$

Explication

L’angle géométrique a une mesure dans [0,π][0,\pi] ; l’angle orienté tient compte du sens de parcours et ses mesures sont considérées modulo 2π2\pi. L’intervalle [0,π][0,\pi] ne décrit donc pas la mesure principale orientée.

58. Deux vecteurs non nuls u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} ont un produit scalaire égal à zéro et un déterminant non nul. Quelle relation géométrique les lie ?

Ils sont colinéaires et non orthogonaux
Leur relation géométrique ne peut pas être déterminée
Ils sont orthogonaux et non colinéaires
Ils sont à la fois orthogonaux et colinéaires

Ils sont orthogonaux et non colinéaires

Explication

Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul, et colinéaires si et seulement si leur déterminant est nul. Ici le produit scalaire s’annule, mais le déterminant non nul exclut la colinéarité.

59. Une droite de l’espace passe par A(2,−1,3)A(2,-1,3) et a pour vecteur directeur (1,2,−2)(1,2,-2). Quelle représentation paramétrique lui correspond, avec t∈Rt\in\mathbb{R} ?

x=2+t, y=−1+2t, z=3−2tx=2+t,\ y=-1+2t,\ z=3-2t
x=1+2t, y=2−t, z=−2+3tx=1+2t,\ y=2-t,\ z=-2+3t
x=2+t, y=−1+2t, z=−2tx=2+t,\ y=-1+2t,\ z=-2t
x=2+t, y=−1−2t, z=3−2tx=2+t,\ y=-1-2t,\ z=3-2t

$$x=2+t,\ y=-1+2t,\ z=3-2t$$

Explication

Une droite passant par un point et dirigée par un vecteur s’écrit en ajoutant à chaque coordonnée du point le paramètre multiplié par la coordonnée correspondante du vecteur directeur. Le signe inversé pour y confond le vecteur directeur avec son opposé sur cette coordonnée, tandis que l’absence du terme 3 décale la droite.

60. Un plan passe par A(1,0,2)A(1,0,2) et est dirigé par les vecteurs non colinéaires u=(1,2,0)u=(1,2,0) et v=(0,−1,3)v=(0,-1,3). Quelle représentation paramétrique décrit ce plan, avec s,t∈Rs,t\in\mathbb{R} ?

x=1+s, y=s−2t, z=2+3tx=1+s,\ y=s-2t,\ z=2+3t
x=1+s, y=2s+t, z=2+3tx=1+s,\ y=2s+t,\ z=2+3t
x=1+s, y=2s−t, z=2+3tx=1+s,\ y=2s-t,\ z=2+3t
x=1+s, y=2s−t, z=3tx=1+s,\ y=2s-t,\ z=3t

$$x=1+s,\ y=2s-t,\ z=2+3t$$

Explication

Les points du plan s’obtiennent en ajoutant à A une combinaison linéaire su+tvsu+tv, ce qui donne les coordonnées indiquées. Intervertir les coefficients de y altère les vecteurs directeurs, et omettre la coordonnée initiale 2 décale le plan.

61. Le plan 3x−2y+5z+7=03x-2y+5z+7=0 est donné par une équation cartésienne. Quel vecteur peut servir de vecteur normal à ce plan ?

(3,−2,5)(3,-2,5)
(3,−2,7)(3,-2,7)
(−2,3,5)(-2,3,5)
(3,2,5)(3,2,5)

$$(3,-2,5)$$

Explication

Dans une équation cartésienne, les coefficients de x, y et z forment un vecteur normal au plan. Le 7 est le terme constant, et échanger ou modifier le signe d’un coefficient ne donne pas, en général, un vecteur normal parallèle à celui-ci.

62. Deux plans de l’espace ont pour vecteurs normaux respectifs (1,2,0)(1,2,0) et (2,0,1)(2,0,1). Quelle est la nature de leur intersection ?

Une droite
Un point isolé
L’ensemble vide
Le plan entier

Une droite

Explication

Lorsque les vecteurs normaux de deux plans ne sont pas proportionnels, leur intersection est une droite. Les plans confondus ont des équations équivalentes, tandis que des plans strictement parallèles ont des normaux proportionnels et une intersection vide.

63. Dans l’espace, deux droites distinctes ont un point commun. Que peut-on conclure de leur position ?

Elles sont coplanaires et sécantes
Elles sont coplanaires et parallèles
Elles sont gauches et sécantes
Elles sont gauches et parallèles

Elles sont coplanaires et sécantes

Explication

Deux droites qui se coupent sont coplanaires; puisqu’elles ont un point commun et sont distinctes, elles sont sécantes. Des droites gauches ne sont pas coplanaires, et des droites parallèles distinctes ne se rencontrent pas.

64. Un point A(1,2,2)A(1,2,2) et un plan 2x−y+2z−3=02x-y+2z-3=0 sont donnés. Quelle est la distance de A au plan ?

53\frac{5}{3}
11
13\frac{1}{3}
19\frac{1}{9}

$$\frac{1}{3}$$

Explication

En remplaçant les coordonnées de A dans le membre de gauche, on obtient 2−2+4−3=12-2+4-3=1; la norme du vecteur normal vaut 22+(−1)2+22=3\sqrt{2^2+(-1)^2+2^2}=3, donc la distance est ∣1∣3=13\frac{|1|}{3}=\frac{1}{3}. Omettre la norme donne 1, tandis que son carré conduirait à 19\frac{1}{9}.

65. Deux droites gauches sont reliées par leur perpendiculaire commune. Quel rôle joue le segment de cette perpendiculaire commune ?

Il réalise la distance minimale entre les droites
Il correspond à une distance nulle
Il donne la distance entre deux points quelconques
Il mesure la distance le long de l’une des droites

Il réalise la distance minimale entre les droites

Explication

Pour deux droites gauches, la perpendiculaire commune qui les relie réalise leur distance minimale. Une distance mesurée le long d’une droite n’est pas la séparation entre les deux droites, et une distance nulle correspondrait à des droites sécantes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Combinaisons et fonctions usuelles.

Que signifie l’implication A⇒BA \Rightarrow B en termes de disjonction ?

non A ou B\text{non }A \text{ ou } B.

Quelles implications sont vraies lorsque A⇔BA \Leftrightarrow B ?

A⇒BA \Rightarrow B et B⇒AB \Rightarrow A.

Quelle est la contraposée de A⇒BA \Rightarrow B ?

non B⇒non A\text{non }B \Rightarrow \text{non }A.

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