QCM : Motricité et développement socio-affectif (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un enfant suit une trajectoire différente de celle de la majorité, mais s’adapte à son environnement et participe aux activités. Comment faut-il interpréter cette trajectoire au regard du développement normal ?

Elle n’est compatible avec la normalité que si chaque acquisition survient à une date fixe.
Elle peut appartenir à la distribution des trajectoires normales.
Elle est anormale si elle ne suit pas une séquence universelle d’étapes.
Elle indique un déficit dès qu’elle s’écarte de la trajectoire majoritaire.

Elle peut appartenir à la distribution des trajectoires normales.

Explication

Le développement normal comprend une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation, plutôt qu’un parcours idéal unique. L’« idéal unique » et la « séquence universelle » confondent normalité avec uniformité, tandis que les « dates fixes » ignorent la variabilité des parcours.

2. Lors d’un suivi, un professionnel observe un écart ponctuel dans un domaine, puis des signes répétés touchant plusieurs domaines, avec un retentissement fonctionnel et une perte d’acquisitions. Quels éléments doivent peser le plus dans son appréciation ?

Le niveau observé à la dernière visite, sans tenir compte des acquisitions perdues.
Le signe le plus marqué dans un domaine, indépendamment des autres observations.
L’écart ponctuel, même sans répétition ni conséquence fonctionnelle.
La répétition, les domaines touchés, le retentissement et la régression.

La répétition, les domaines touchés, le retentissement et la régression.

Explication

La répétition des signes, l’atteinte de plusieurs domaines, le retentissement fonctionnel et la régression sont plus informatifs qu’un écart isolé. « L’écart ponctuel » minimise les indices convergents, le « niveau à la dernière visite » omet la régression et le « signe dans un domaine » néglige les autres dimensions.

3. Un enfant est né 8 semaines avant le terme et a 20 mois d’âge chronologique. Quel âge corrigé faut-il retenir, dans la période où cette correction est utilisée ?

20 mois
12 mois
28 mois
18 mois

18 mois

Explication

L’âge corrigé se calcule en retranchant l’avance de naissance sur le terme à l’âge chronologique : 20 mois moins 2 mois donnent 18 mois. « 20 mois » est l’âge chronologique, tandis que 12 et 28 mois résultent d’opérations inadaptées.

4. Une équipe ne dispose que d’une observation ponctuelle du langage d’un enfant. Que peut-elle conclure au sujet de sa trajectoire développementale ?

Elle peut décrire la trajectoire en comparant ce niveau à une norme d’âge.
Elle peut décrire la trajectoire à partir du niveau observé ce jour-là.
Elle doit recueillir des mesures répétées pour décrire la trajectoire.
Elle peut décrire la trajectoire en recueillant une seconde mesure dans une autre fonction.

Elle doit recueillir des mesures répétées pour décrire la trajectoire.

Explication

Une trajectoire décrit l’évolution au fil du temps et nécessite donc des mesures répétées de la fonction concernée. Le « niveau observé » ou une « comparaison à une norme » ne donne qu’un repère ponctuel, et mesurer une autre fonction ne constitue pas une série pour le langage.

5. Comment appelle-t-on le phénomène par lequel des conditions initiales similaires conduisent à des résultats différents ?

La continuité homotypique
La canalisation
L’équifinalité
La multifinalité

La multifinalité

Explication

La multifinalité désigne des issues différentes à partir de conditions de départ proches. L’équifinalité renvoie plutôt à des parcours distincts aboutissant à un résultat comparable.

6. Quel modèle Black et ses collègues proposent-ils pour décrire le développement d’un enfant au temps considéré ?

Une série de réponses aux événements immédiats, sans influence des expériences antérieures ni de l’histoire de l’enfant
Une fonction de la maturation biologique et des compétences acquises, indépendamment des relations et des environnements
Une fonction de la biologie, de la trajectoire antérieure, des processus présents, des relations, des environnements et de l’histoire
Une succession de stades universels déterminée par l’âge, modulée par les expériences scolaires et familiales

Une fonction de la biologie, de la trajectoire antérieure, des processus présents, des relations, des environnements et de l’histoire

Explication

Le modèle intégrateur de Black et ses collègues (2017) articule ces six dimensions pour décrire le développement au temps considéré. Une explication limitée à la maturation et aux acquis néglige notamment les processus présents, les relations et les environnements.

7. À quoi servent les repères développementaux indiqués pour un âge donné lorsqu’on évalue le développement d’un enfant ?

À fixer une date à laquelle chaque enfant devrait acquérir une conduite
À signaler des conduites observées chez au moins 75 % des enfants de cet âge
À établir un ordre obligatoire entre les acquisitions de différents domaines
À déterminer le niveau global de développement à partir d’une conduite isolée

À signaler des conduites observées chez au moins 75 % des enfants de cet âge

Explication

Ces repères décrivent des conduites observées chez au moins 75 % des enfants à l’âge indiqué et contribuent à situer le développement. Ils ne fixent pas une date obligatoire : l’évaluation doit aussi considérer plusieurs domaines, moments et contextes.

8. À quel âge les nouveau-nés français et allemands présentent-ils des mélodies de cris plus souvent différentes selon leur langue ?

Entre 2 et 3 mois, au début des échanges en face à face
Dès les premières heures après la naissance, avant 7 heures de vie
Vers 6 à 12 mois, pendant l’émergence du babillage
Entre 7 et 75 heures après la naissance

Entre 7 et 75 heures après la naissance

Explication

Les différences de mélodie des cris ont été observées chez des nouveau-nés français et allemands, avec 7 à 75 heures de vie. La période des premiers échanges en face à face concerne une étape développementale ultérieure et n’est pas celle de cette comparaison.

9. En quoi la théorie de Piaget et l’approche de Vygotsky et Bruner diffèrent-elles dans leur explication de l’apprentissage de l’enfant ?

Piaget explique l’apprentissage par l’équilibre affectif et le tonus, tandis que Vygotsky et Bruner privilégient la maturation biologique indépendante du milieu.
Piaget met l’accent sur l’étayage social et le langage, tandis que Vygotsky et Bruner décrivent des stades universels d’assimilation et d’accommodation.
Piaget et Vygotsky et Bruner attribuent l’apprentissage aux mêmes stades fixes, mais divergent sur le rôle des capacités motrices de l’enfant.
Piaget insiste sur la construction active des connaissances par stades, tandis que Vygotsky et Bruner soulignent le rôle d’autrui, de la culture et de l’étayage.

Piaget insiste sur la construction active des connaissances par stades, tandis que Vygotsky et Bruner soulignent le rôle d’autrui, de la culture et de l’étayage.

Explication

Piaget décrit l’enfant comme un acteur qui construit ses connaissances par assimilation et accommodation au fil de stades, tandis que Vygotsky et Bruner mettent en avant les interactions sociales, la culture et l’étayage. L’étayage et le rôle du langage caractérisent donc plutôt l’approche de Vygotsky et Bruner que celle de Piaget.

10. Quel cadre théorique explique que les coordinations motrices se forment par auto-organisation de plusieurs composantes, puis se stabilisent ou se réorganisent ?

L’approche des systèmes dynamiques, associée à Thelen et Smith
Le modèle des crises psychosociales, associé à Erikson
La théorie de l’attachement, associée à Bowlby et Ainsworth
La théorie des stades cognitifs, associée à Piaget

L’approche des systèmes dynamiques, associée à Thelen et Smith

Explication

Thelen et Smith associent les systèmes dynamiques à l’émergence des coordinations par auto-organisation de composantes multiples. Piaget décrit plutôt la construction des connaissances et les stades cognitifs, ce qui ne rend pas compte de ce mécanisme moteur précis.

11. Comment les pratiques de portage, de couchage et de jeu peuvent-elles modifier les acquisitions motrices d’un enfant ?

Elles changent les possibilités d’action principalement par les proportions corporelles.
Elles influencent l’âge et la forme des acquisitions en façonnant ses expériences motrices.
Elles modifient surtout la force musculaire sans influer sur les acquisitions.
Elles déterminent l’ordre des acquisitions indépendamment des expériences de l’enfant.

Elles influencent l’âge et la forme des acquisitions en façonnant ses expériences motrices.

Explication

Les pratiques culturelles et les attentes du milieu influencent l’âge et la forme des acquisitions motrices, ce qui caractérise un développement moteur enculturé. Les changements de proportions corporelles relèvent plutôt de son caractère incarné et ne décrivent pas cet effet culturel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Motricité et développement socio-affectif.

Que désigne le développement normal plutôt qu’une trajectoire idéale unique ?

Une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation.

Quelle référence est associée à la conception transactionnelle du développement ?

Sameroff, 2009.

Quelle référence soutient la définition de l’âge corrigé ?

HAS, 2020.

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