QCM : Prévention des risques psychosociaux (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation le terme « risques psychosociaux » désigne-t-il correctement ce qui se passe au travail ?

Dans des situations de travail marquées par du stress, des violences externes ou des violences internes
Dans des situations de travail où les conflits sont présents, mais pas le harcèlement
Dans des situations de travail marquées uniquement par une charge physique élevée
Dans des situations de travail où les agressions externes sont présentes, mais pas le stress

Dans des situations de travail marquées par du stress, des violences externes ou des violences internes

Explication

Les RPS recouvrent des situations de travail comprenant le stress, des violences externes comme les menaces et des violences internes comme le harcèlement ou les conflits exacerbés. Réduire les RPS au stress omet les violences, exclure le harcèlement confond les catégories de violence, et écarter les conflits exacerbés restreint à tort la définition.

2. Une salariée estime que les exigences de son poste dépassent les moyens et le soutien dont elle pense disposer. Comment caractériser cette situation au regard de la définition du stress ?

Une hausse des contraintes, indépendamment des ressources perçues
Un déséquilibre perçu entre les contraintes et les ressources pour y faire face
Un équilibre perçu entre les contraintes et les ressources pour y faire face
Une baisse objective des ressources, même si les contraintes sont jugées faibles

Un déséquilibre perçu entre les contraintes et les ressources pour y faire face

Explication

Le stress correspond à un déséquilibre entre les contraintes perçues et les ressources que la personne estime avoir pour y faire face. Un équilibre ne constitue pas ce déséquilibre, l’évaluation repose sur la perception et non sur une baisse nécessairement objective, et les contraintes ne s’interprètent pas sans tenir compte des ressources.

3. Dans un atelier, une machine non protégée peut blesser un salarié; celui-ci s’en approche et se coupe la main. Quelle association distingue correctement danger, risque et dommage ?

Coupure : danger; machine non protégée : risque; rencontre avec le salarié : dommage
Machine non protégée : danger; rencontre avec le salarié : risque; coupure : dommage
Machine non protégée : dommage; rencontre avec le salarié : danger; coupure : risque
Rencontre avec le salarié : danger; coupure : risque; machine non protégée : dommage

Machine non protégée : danger; rencontre avec le salarié : risque; coupure : dommage

Explication

Le danger est la propriété de la situation susceptible de causer un dommage, le risque est la possibilité de rencontre entre une personne et ce danger, et le dommage est l’atteinte à la santé. Assimiler le danger à l’exposition, le risque à la blessure ou le dommage à la source confond ces trois notions.

4. Une entreprise révise son plan de prévention et doit déterminer ce que lui impose l’article L4121-1. Quelle obligation doit-elle retenir ?

Prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs
Prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique des travailleurs
Évaluer les risques et transcrire les résultats dans le document unique
Confier aux représentants du personnel la responsabilité de protéger la santé des travailleurs

Prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs

Explication

L’article L4121-1 impose à l’employeur d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs par les mesures nécessaires. La santé mentale fait partie de cette protection; l’évaluation et sa transcription relèvent des articles L4121-3 et L4121-3-1, et la responsabilité n’est pas transférée aux représentants.

5. Après avoir évalué les risques professionnels, une employeuse doit formaliser les résultats de cette évaluation. Quelle démarche correspond aux articles L4121-3 et L4121-3-1 ?

Transmettre les résultats au seul service de santé au travail
Transcrire les résultats dans le document unique
Présenter les résultats à l’inspection du travail sans les inscrire dans un document
Consigner les mesures de prévention dans le règlement intérieur

Transcrire les résultats dans le document unique

Explication

Les articles L4121-3 et L4121-3-1 imposent d’évaluer les risques et d’en transcrire les résultats dans le document unique. Une transmission à un service ne remplace pas cette transcription, et les mesures de prévention ou un exposé à l’inspection ne constituent pas la formalité visée.

6. Une entreprise a effectué son évaluation des risques il y a huit mois; elle réorganise maintenant un atelier, ce qui pourrait influer sur la sécurité. Quand doit-elle réévaluer les risques ?

À la prochaine échéance annuelle, sans évaluation liée au changement
À la prochaine échéance biennale, selon un rythme fixe
Après un accident révélant une atteinte à la santé
À l’occasion du changement, même si l’échéance annuelle n’est pas atteinte

À l’occasion du changement, même si l’échéance annuelle n’est pas atteinte

Explication

L’évaluation doit être réalisée au moins une fois par an et à chaque changement susceptible d’influer sur la santé ou la sécurité. Attendre l’échéance annuelle néglige le changement pertinent, tandis qu’un accident ou un rythme biennal ne correspond pas aux déclencheurs indiqués.

7. Combien d’axes de facteurs de risques psychosociaux le rapport Gollac distingue-t-il au travail ?

Six axes
Deux axes
Neuf axes
Cinq axes

Six axes

Explication

Le rapport Gollac de 2011 distingue six axes de facteurs de risques psychosociaux. Neuf renvoie aux principes de prévention, cinq aux étapes de la démarche et deux à une distinction entre niveaux de prévention.

8. Une équipe reçoit une charge accrue, doit accélérer son rythme et se voit imposer des objectifs difficilement réalisables ainsi que des horaires changeants. À quel axe ces facteurs se rattachent-ils ?

À l’intensité et au temps de travail
À l’insécurité de la situation de travail
Aux exigences émotionnelles
À l’autonomie faible

À l’intensité et au temps de travail

Explication

La charge, le rythme, les objectifs irréalistes et les horaires atypiques ou imprévisibles relèvent de l’intensité et du temps de travail. Les exigences émotionnelles concernent notamment les émotions à cacher, tandis que l’autonomie et l’insécurité portent sur d’autres facteurs.

9. Une entreprise prépare son plan de prévention des RPS. Quel ensemble d’objectifs doit guider ses actions ?

Réduire les facteurs de risque, enrichir les ressources et repérer ce qui fonctionne
Réduire les ressources, enrichir les facteurs de risque et repérer les dysfonctionnements
Réduire les facteurs de risque, renforcer les contrôles et supprimer les retours d’expérience
Enrichir les ressources, traiter les conséquences et écarter les pratiques efficaces

Réduire les facteurs de risque, enrichir les ressources et repérer ce qui fonctionne

Explication

Un plan d’actions vise à réduire les facteurs de risque, à enrichir les ressources et à repérer ce qui fonctionne bien. Réduire les ressources inverse l’objectif, tandis qu’écarter les pratiques efficaces contredit le repérage des éléments positifs.

10. Dans une entreprise, un risque ne peut pas être supprimé. Quel principe général de prévention indique alors de l’évaluer ?

Combattre les risques à la source
Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins
Évaluer les risques qui ne peuvent être évités
Privilégier la protection collective

Évaluer les risques qui ne peuvent être évités

Explication

L’article L4121-2 prévoit d’évaluer les risques qui ne peuvent être évités. Combattre à la source, remplacer le danger et privilégier la protection collective sont d’autres principes, mais ne désignent pas cette étape.

11. Après avoir préparé la démarche et analysé le travail réel, une équipe a élaboré son plan d’actions et l’a mis en œuvre. Quelle étape vient ensuite ?

Élaborer le plan d’actions
Préparer la démarche
Suivre et évaluer
Analyser le travail réel

Suivre et évaluer

Explication

La démarche suit l’ordre préparer, analyser le travail réel, élaborer un plan d’actions, le mettre en œuvre, puis suivre et évaluer. Reprendre l’analyse, la préparation ou l’élaboration du plan confond une étape déjà accomplie avec la suivante.

12. Une entreprise réorganise les postes afin de réduire à la source les facteurs d’exposition aux RPS. De quel type de prévention s’agit-il ?

De la prévention primaire
Du suivi des conséquences
De la prévention secondaire
De la formation aux situations exposantes

De la prévention primaire

Explication

La prévention primaire agit sur le travail et son organisation pour combattre le risque à la source. Le renforcement des compétences face aux situations exposantes relève de la prévention secondaire et ne réduit pas les facteurs d’exposition.

13. Une salariée peine à se concentrer et à dormir, se montre irritable et se replie sur elle-même. Ces éléments correspondent à quels signes de souffrance ?

Des actions de prévention
Des signes collectifs
Des signes individuels
Des critères d’évaluation

Des signes individuels

Explication

Les troubles de la concentration et du sommeil, l’irritabilité et le repli sur soi sont des signes individuels de souffrance. Les absences et les conflits relèvent des signes collectifs ; les actions et critères appartiennent au plan de prévention.

14. Un responsable repère qu’un salarié est en souffrance au travail. Vers quel interlocuteur doit-il l’orienter ?

Le service chargé des indicateurs
Le responsable hiérarchique
Le comité chargé du plan d’action
Le médecin du travail

Le médecin du travail

Explication

Face à un salarié en souffrance, le réflexe indiqué est de l’orienter vers le médecin du travail. Un plan collectif ou un indicateur ne remplace pas cette orientation, et le responsable hiérarchique n’est pas l’interlocuteur spécifié.

15. Une entreprise prépare un plan d’actions après avoir repéré une situation de travail problématique. Quel ensemble d’éléments doit-elle y intégrer ?

Situation, objectifs, responsables hiérarchiques, sanctions, délais et communication externe
Situation, actions et objectifs, diagnostic individuel, délais, suivi médical et coûts
Situation, mesures générales, calendrier, avis du consultant et bilan des absences
Situation, actions et objectifs, pilotes et coûts, délais, évaluation et information des salariés

Situation, actions et objectifs, pilotes et coûts, délais, évaluation et information des salariés

Explication

Un plan d’actions précise le problème de travail, les actions et objectifs, les pilotes et coûts, les délais, les critères d’évaluation et l’information des salariés. Le diagnostic individuel ou les sanctions ne remplacent pas ces composantes.

16. Une direction inscrit « mieux communiquer » dans son plan et prévoit une formation générale des managers sans l’adapter aux situations rencontrées. Quelle analyse convient ?

Le plan est complet, car il combine deux types de mesures
Le plan traite les causes, car il vise les pratiques managériales
Le plan est précis, car il associe communication et formation
Le plan reste vague et la mesure n’est pas adaptée au travail réel

Le plan reste vague et la mesure n’est pas adaptée au travail réel

Explication

Un objectif comme « mieux communiquer » est trop vague, et une formation non ajustée aux situations de travail est une mesure globale inadaptée. Associer deux mesures ne suffit pas à les rendre précises ni pertinentes.

17. Lors d’une démarche de prévention, une équipe veut comprendre une difficulté de travail. Quelle approche doit-elle privilégier ?

Déduire l’organisation réelle des procédures prévues
Identifier le salarié responsable de la difficulté
Évaluer la personnalité des personnes concernées
Analyser le travail réel à partir de son observation

Analyser le travail réel à partir de son observation

Explication

La prévention doit s’appuyer sur l’analyse du travail réel, plutôt que sur des suppositions, la recherche d’un responsable ou l’analyse psychologique des personnes. Les procédures prévues ne suffisent pas à établir comment le travail se déroule effectivement.

18. Une entreprise accompagne individuellement un salarié en difficulté, mais ne modifie pas les conditions de travail à l’origine du risque. Comment distinguer cette démarche de la prévention des RPS ?

La prise en charge remplace l’analyse du travail lorsqu’un salarié est suivi
La prise en charge constitue une prévention dès qu’elle est individualisée
La prise en charge aide le salarié, mais n’agit pas sur les causes du risque
La prise en charge transforme les causes en agissant sur une personne

La prise en charge aide le salarié, mais n’agit pas sur les causes du risque

Explication

La prise en charge individuelle d’un salarié ne se confond pas avec la prévention des RPS, car elle n’agit pas sur les causes du risque. Assimiler le suivi à une transformation des conditions de travail confond les deux démarches.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Prévention des risques psychosociaux.

Selon l’INRS, que désigne l’expression « risques psychosociaux » au travail ?

Des situations de travail comportant du stress, des violences externes ou des violences internes.

Quelle source attribue cette définition des risques psychosociaux au travail ?

L’INRS.

Selon l’INRS, comment se définit le stress ?

Un déséquilibre entre les contraintes perçues et les ressources perçues pour y faire face.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prévention des risques psychosociaux.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM