QCM : Principaux modèles de la communication (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle limite distingue la théorie mathématique de la communication lorsqu’elle traite du canal et de la pensée humaine ?

Elle mesure le bruit transmis, mais pas les signaux du canal
Elle décrit les effets du message, mais pas le fonctionnement du canal
Elle peut définir les exigences de la pensée humaine, mais pas celles du canal
Elle peut définir les exigences du canal, mais pas celles de la pensée humaine

Elle peut définir les exigences du canal, mais pas celles de la pensée humaine

Explication

La théorie mathématique peut définir les exigences d’un canal, mais elle ne permet pas d’énumérer celles de la pensée humaine. L’affirmation inverse attribue à la théorie la capacité de définir la pensée plutôt que le canal.

2. Quelle proposition rassemble les cinq axiomes de la communication formulés par Watzlawick ?

Impossibilité de ne pas communiquer ; contenu et relation ; causalité linéaire ; communication digitale et analogique ; interaction égale et hiérarchique
Impossibilité de ne pas communiquer ; contenu et relation ; ponctuation des faits ; communication digitale et analogique ; interaction symétrique et complémentaire
Possibilité de ne pas communiquer ; contenu et relation ; ponctuation des faits ; communication digitale et analogique ; interaction symétrique et complémentaire
Impossibilité de ne pas communiquer ; contenu et contexte ; ponctuation des faits ; communication verbale et non verbale ; interaction symétrique et complémentaire

Impossibilité de ne pas communiquer ; contenu et relation ; ponctuation des faits ; communication digitale et analogique ; interaction symétrique et complémentaire

Explication

Les cinq axiomes portent sur l’impossibilité de ne pas communiquer, les niveaux de contenu et de relation, la ponctuation de la séquence, les modes digital et analogique, et les interactions symétriques et complémentaires. La distinction entre contenu et contexte ne remplace pas l’axiome consacré à la relation.

3. Quel est l’objet d’étude de la théorie sémio-contextuelle ?

La transmission fidèle d’informations entre un émetteur et un destinataire
La construction des significations pour les acteurs à travers la communication et ses contextes
La formation des relations sociales indépendamment des échanges de communication
L’analyse des signes en dehors des situations vécues par les acteurs

La construction des significations pour les acteurs à travers la communication et ses contextes

Explication

Cette théorie examine comment les acteurs construisent des significations au fil des processus de communication et des contextes où ils se déroulent. L’étude de la transmission fidèle d’informations correspond plutôt à une approche centrée sur le message.

4. Un locuteur exprime son désir de partir, puis demande à son interlocuteur de fermer la porte : quelles fonctions illustrent ces deux actes, dans cet ordre ?

La fonction expressive, puis la fonction conative
La fonction phatique, puis la fonction référentielle
La fonction conative, puis la fonction expressive
La fonction métalinguistique, puis la fonction poétique

La fonction expressive, puis la fonction conative

Explication

L’expression d’un désir est centrée sur l’émetteur et relève de la fonction expressive, tandis que la demande vise le destinataire et relève de la fonction conative. La fonction phatique sert à établir ou maintenir le contact, et non à exprimer un désir.

5. Dans le modèle linéaire de Shannon et Weaver, quel rôle joue le canal ?

Il reçoit le message à la destination après son décodage
Il décode les signaux pour restituer le message transmis
Il transforme le message en signaux avant leur transmission
Il transporte les signaux de l’émetteur vers le récepteur

Il transporte les signaux de l’émetteur vers le récepteur

Explication

Le canal est l’élément qui transporte les signaux entre l’émetteur et le récepteur. L’encodage est le rôle de l’émetteur, tandis que le récepteur décode les signaux.

6. Une équipe veut analyser une campagne médiatique selon le modèle des 5 W. Quelles questions doit-elle poser ?

Qui écoute, que comprend-on, où, à quel moment et avec quelle intention ?
Qui répond, que conteste-t-on, à quel groupe, selon quelle règle et avec quel résultat ?
Qui finance, quel budget, pour quel marché, par quel média et à quel coût ?
Qui parle, que dit-on, à qui, par quel canal et avec quel effet ?

Qui parle, que dit-on, à qui, par quel canal et avec quel effet ?

Explication

Les 5 W examinent l’émetteur, le contenu, le public, le canal et l’effet de la communication. Les questions de budget et de marché ne font pas partie de cette grille.

7. Comment Norbert Wiener définit-il la cybernétique ?

Comme l’étude du comportement animal indépendamment des mécanismes de contrôle
Comme la science de la transmission des messages entre appareils informatiques
Comme la science de la communication et du contrôle chez l’animal et la machine
Comme l’étude des échanges de matière et d’énergie dans les organismes vivants

Comme la science de la communication et du contrôle chez l’animal et la machine

Explication

Wiener définit la cybernétique comme la science de la communication et du contrôle chez l’animal et la machine. La réduire à la transmission entre appareils informatiques écarte à tort le vivant et la dimension du contrôle.

8. Deux interlocuteurs sont étudiés comme un système d’échanges qui structure leurs relations. Quelle conception de la communication est mobilisée ?

La conception fondée sur le modèle du code
La conception constructiviste
La conception systémique
La conception positiviste

La conception systémique

Explication

Les modèles systémiques conçoivent la communication comme une structuration des relations et un système d’échanges ou de transactions. La conception positiviste privilégie plutôt l’impact du message et la transmission d’information.

9. Quelle image rend compte de la conception orchestrale de la communication à Palo Alto ?

Des acteurs qui s’accordent comme dans un orchestre culturel sans chef ni partition
Un canal qui transporte un message intact entre deux points indépendants
Un émetteur qui adresse un message à un destinataire selon une chaîne linéaire
Un chef qui fixe une partition commune que chaque participant exécute séparément

Des acteurs qui s’accordent comme dans un orchestre culturel sans chef ni partition

Explication

La métaphore orchestrale décrit des participants qui s’accordent les uns aux autres dans un processus culturel, sans chef ni partition. La transmission d’un message d’un point à un autre correspond plutôt à une représentation linéaire.

10. Quelle séquence présente les quatre moments de l’argumentation dans la dispositio ?

L’inventio, la dispositio, l’elocutio et l’actio
La collecte, le classement, la diffusion et la mémorisation
L’exorde, la narration, la confirmation et la péroraison
Le message, l’orateur, le public et le contexte

L’exorde, la narration, la confirmation et la péroraison

Explication

La dispositio comprend l’exorde, la narration, la confirmation et la péroraison. L’inventio, la dispositio, l’elocutio et l’actio désignent plutôt des phases de la préparation et de la réalisation rhétoriques.

11. Dans la perspective de Palo Alto, comment faut-il comprendre une interaction où la parole, les gestes et les regards s’influencent mutuellement ?

Comme un transfert ponctuel d’information d’un émetteur vers un destinataire
Comme un échange déclenché uniquement lorsqu’un message explicite est formulé
Comme un processus social permanent et circulaire qui intègre plusieurs comportements
Comme une suite d’énoncés verbaux séparés des gestes et des regards

Comme un processus social permanent et circulaire qui intègre plusieurs comportements

Explication

Le modèle de Palo Alto conçoit la communication comme un processus social continu et circulaire intégrant paroles, gestes, regards et autres comportements. La réduire aux énoncés verbaux laisse de côté les conduites non verbales intégrées au modèle.

12. Un orateur rassemble des informations avant de structurer ses arguments et de choisir leur formulation. Quelle phase rhétorique correspond à la collecte d’informations ?

L’elocutio, consacrée au choix du style et des effets
La memoria, consacrée à l’enregistrement des comportements
La dispositio, consacrée à l’organisation des arguments
L’inventio, consacrée à la collecte d’informations

L’inventio, consacrée à la collecte d’informations

Explication

L’inventio correspond à la collecte d’informations nécessaire à la préparation rhétorique. La dispositio intervient ensuite pour organiser logiquement les arguments.

13. Dans le triangle rhétorique, quel appel consiste à mobiliser les sentiments et les émotions du public ?

Le logos, qui organise un raisonnement logique
L’ethos, qui construit l’image de l’orateur
Le pathos, qui sollicite les émotions de l’auditoire
La dispositio, qui ordonne les arguments du discours

Le pathos, qui sollicite les émotions de l’auditoire

Explication

Le pathos vise à mobiliser les sentiments et les émotions de l’auditoire. L’ethos concerne plutôt l’attitude et l’image que renvoie l’émetteur.

14. Une personne vérifie que son interlocuteur l’entend, puis explique le sens d’un mot : quelles fonctions du langage mobilise-t-elle, dans cet ordre ?

La fonction métalinguistique, puis la fonction phatique
La fonction phatique, puis la fonction métalinguistique
La fonction référentielle, puis la fonction expressive
La fonction conative, puis la fonction poétique

La fonction phatique, puis la fonction métalinguistique

Explication

Vérifier que le contact est établi relève de la fonction phatique, tandis qu’expliquer un mot revient à parler du code lui-même et relève de la fonction métalinguistique. La fonction référentielle transmet une information sur le contexte, mais ne porte pas spécifiquement sur le langage comme code.

15. Combien de fonctions le modèle linguistique de Jakobson distingue-t-il, et lesquelles en font partie ?

Cinq : expressive, conative, phatique, métalinguistique et référentielle
Six : émotive, persuasive, informative, narrative, esthétique et sociale
Six : expressive, conative, phatique, métalinguistique, référentielle et poétique
Sept : expressive, conative, phatique, métalinguistique, référentielle, poétique et gestuelle

Six : expressive, conative, phatique, métalinguistique, référentielle et poétique

Explication

Le modèle de Jakobson distingue six fonctions, dont les fonctions expressive ou émotive et phatique ou relationnelle sont deux formulations équivalentes. Une classification en cinq fonctions omet la fonction poétique.

16. Dans le modèle sémio-contextuel, comment les sept contextes contribuent-ils au sens global d’une action de communication ?

Ils sont présents simultanément et leurs significations contribuent ensemble au sens global
Ils s’excluent mutuellement et un seul contexte détermine le sens global
Ils restent indépendants de l’action et ne modifient pas son interprétation
Ils interviennent à tour de rôle et le dernier détermine le sens global

Ils sont présents simultanément et leurs significations contribuent ensemble au sens global

Explication

Les sept contextes sont présents en même temps, et le sens global résulte des significations prises par l’action dans chacun d’eux. L’idée d’une intervention à tour de rôle contredit cette simultanéité.

17. Lorsqu’une analyse sémio-contextuelle prend en compte les normes partagées par les acteurs, quel contexte mobilise-t-elle ?

Le contexte culturel ou subculturel
Le contexte relationnel social immédiat
Le contexte des positions respectives
Le contexte expressif des identités

Le contexte culturel ou subculturel

Explication

Le contexte culturel ou subculturel renvoie aux normes et aux règles partagées par les acteurs. Le contexte expressif concerne plutôt les identités et les éléments affichés par les acteurs.

18. Une analyse explique la communication par l’impact du contenu d’un message et par la transmission d’informations combinant messages et actions. À quelle famille théorique correspond-elle ?

Aux modèles systémiques
Aux modèles positivistes
Aux modèles sémio-contextuels
Aux modèles constructivistes

Aux modèles positivistes

Explication

Les modèles positivistes mettent l’accent sur l’impact du contenu du message et sur la transmission d’information. Les modèles systémiques s’intéressent plutôt à la structuration des relations entre acteurs.

19. Une interaction transforme les contextes d’une situation et fait ainsi émerger du sens. Quelle approche théorique décrit cette conception de la communication ?

L’approche systémique
L’approche constructiviste
L’approche positiviste
L’approche fondée sur le modèle du code

L’approche constructiviste

Explication

Les modèles constructivistes décrivent la communication comme une action en train de se faire qui intervient sur les contextes et les transforme pour faire surgir du sens. Les modèles systémiques portent plutôt sur la structuration des relations entre acteurs.

20. Dans l’analyse d’un système qui reçoit un signal sur son état après une action, que désigne la rétroaction ?

L’ordre initial envoyé au système avant qu’il agisse
La règle qui fixe les échanges entre l’émetteur et le récepteur
L’information renvoyée sur l’état du système
La transformation de matière produite par le système dans son environnement

L’information renvoyée sur l’état du système

Explication

La rétroaction, ou feedback, est l’information en retour concernant l’état d’un système. L’ordre initial peut déclencher une action, mais il ne constitue pas en lui-même l’information de retour sur l’état obtenu.

21. Quelle description correspond à un système cybernétique ?

Un ensemble d’éléments isolés qui conservent leur état malgré les échanges avec leur environnement
Un ensemble d’éléments en interaction qui échangent matière, énergie ou information et modifient leur état ou leur action
Un dispositif qui transmet de l’information sans que ses éléments réagissent aux changements observés
Un groupe d’éléments reliés par des échanges d’énergie, mais sans circulation de matière ni d’information

Un ensemble d’éléments en interaction qui échangent matière, énergie ou information et modifient leur état ou leur action

Explication

Un système cybernétique rassemble des éléments en interaction, engagés dans des échanges et capables de réagir en changeant d’état ou d’action. Un simple dispositif de transmission sans réaction ne correspond pas à cette définition.

22. Un bulletin annonce la température prévue, tandis qu’un poème travaille les sonorités de ses vers : quelles fonctions dominent, dans cet ordre ?

La fonction poétique, puis la fonction référentielle
La fonction phatique, puis la fonction métalinguistique
La fonction expressive, puis la fonction conative
La fonction référentielle, puis la fonction poétique

La fonction référentielle, puis la fonction poétique

Explication

Le bulletin transmet une information sur le contexte et relève de la fonction référentielle ; le travail esthétique des sonorités met en valeur le message et relève de la fonction poétique. Confondre les deux revient à attribuer la mise en valeur esthétique à la fonction référentielle.

23. Pour mesurer l’influence d’un message sur son audience dans le modèle de Lasswell, quelle question faut-il examiner ?

« Dit quoi ? »
« Avec quel effet ? »
« À qui ? »
« Par quel canal ? »

« Avec quel effet ? »

Explication

La question « avec quel effet ? » correspond à la mesure de l’influence du message sur l’audience. « À qui ? » porte plutôt sur l’analyse du public récepteur ou ciblé.

24. Dans un échange, une phrase transmet une information tandis que le ton indique la manière dont elle est adressée : quels niveaux illustrent ces éléments, dans cet ordre ?

La relation digitale, puis le contenu analogique
Le contenu analogique, puis la relation digitale
Le contenu digital, puis la relation analogique
La relation analogique, puis le contenu digital

Le contenu digital, puis la relation analogique

Explication

Le contenu digital correspond à l’information échangée, tandis que la relation analogique concerne la manière dont le message est émis. Le ton ne constitue donc pas le contenu informationnel digital de la phrase.

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À quelles sept dimensions répond la rhétorique ?

Au message, à l’orateur, au public, au contexte, à l’objectif, à la manière de dire et à la façon de captiver l’auditoire.

Que désigne le logos dans le triangle rhétorique ?

Le raisonnement logique.

Que désigne le pathos dans le triangle rhétorique ?

L’appel aux sentiments et aux émotions.

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