QCM : Hypermédias et cognition (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise l’attention exogène par rapport à l’attention endogène ?

Elle est déclenchée automatiquement par les changements ou les propriétés saillantes d’un stimulus.
Elle consiste à orienter les récepteurs sensoriels vers un signal de l’environnement.
Elle dépend des buts du sujet et de ses représentations dans le contexte.
Elle prépare une action en fonction du lieu probable où un stimulus surviendra.

Elle est déclenchée automatiquement par les changements ou les propriétés saillantes d’un stimulus.

Explication

L’attention exogène est captée automatiquement par les changements ou les caractéristiques saillantes d’un stimulus. L’attention guidée par les buts et le contexte correspond plutôt à l’attention endogène.

2. Dans quelle situation la cécité au changement peut-elle se produire ?

Lorsqu’une personne oriente ses récepteurs sensoriels vers un signal sonore inattendu.
Lorsqu’un changement de scène est annoncé et que la personne s’y prépare volontairement.
Lorsqu’une scène change pendant une saccade, un clignement ou l’insertion d’un bref écran blanc.
Lorsqu’un stimulus saillant attire automatiquement l’attention avant l’apparition d’une scène.

Lorsqu’une scène change pendant une saccade, un clignement ou l’insertion d’un bref écran blanc.

Explication

La cécité au changement peut apparaître pendant une saccade ou un clignement, après l’insertion d’un écran blanc, et même lors d’un changement progressif. Une annonce préalable concerne la préparation volontaire, et non les conditions caractéristiques de cette cécité.

3. Dans l’expérience de Bruner et Minturn, comment le contexte modifie-t-il l’interprétation d’un caractère ambigu ?

Il est perçu comme un B parmi des lettres et comme un 13 parmi des chiffres.
Il est perçu comme un chiffre dans une suite de lettres et comme une lettre dans une suite de chiffres.
Il est identifié de la même manière dans les deux contextes, mais rappelé différemment.
Il est perçu comme un signal auditif dans un contexte de lettres et visuel dans un contexte de chiffres.

Il est perçu comme un B parmi des lettres et comme un 13 parmi des chiffres.

Explication

Le caractère ambigu est interprété comme un B dans un contexte de lettres et comme un 13 dans un contexte de chiffres. L’expérience montre donc une interprétation influencée par le contexte, plutôt qu’une identification identique dans les deux cas.

4. Une personne sait avant une présentation qu’elle devra mémoriser les caractères en italique. Quel effet illustre la préparation attentionnelle à cette dimension ?

Le rappel des caractères en italique augmente parce que les récepteurs sensoriels s’orientent vers leur emplacement.
Le rappel des caractères en italique reste identique, car l’annonce modifie les buts mais pas le traitement.
Le rappel est meilleur pour les caractères en italique parce que les changements de scène deviennent plus visibles.
Le rappel des caractères en italique est meilleur que celui des caractères dont le type n’a pas été annoncé.

Le rappel des caractères en italique est meilleur que celui des caractères dont le type n’a pas été annoncé.

Explication

Préparer l’attention à une dimension pertinente améliore le traitement de cette dimension, comme le montre le meilleur rappel du type de caractères annoncé. L’orientation des récepteurs vers un signal décrit le réflexe d’orientation, pas cet effet de préparation.

5. Quel est le rôle de la préparation attentionnelle avant l’arrivée probable d’un stimulus ?

Elle répartit l’attention entre plusieurs sources afin d’augmenter le rappel total.
Elle transforme toute réponse apprise en réponse automatisée avant l’apparition du stimulus.
Elle focalise l’attention sur son lieu probable et prépare l’action afin d’accélérer et de préciser le traitement.
Elle oriente les récepteurs sensoriels vers un stimulus déjà présent dans l’environnement.

Elle focalise l’attention sur son lieu probable et prépare l’action afin d’accélérer et de préciser le traitement.

Explication

La préparation attentionnelle consiste à se préparer à la survenue d’un stimulus en focalisant l’attention sur son lieu probable et en préparant l’action. L’orientation des récepteurs vers un signal déjà présent correspond au réflexe d’orientation.

6. Dans l’expérience de Bertelson, quel délai préparatoire convient à un signal auditif ?

Au-delà de 600 millisecondes.
Entre 120 et 200 millisecondes.
Entre 200 et 600 millisecondes.
Entre 70 et 120 millisecondes.

Entre 70 et 120 millisecondes.

Explication

Le délai optimal rapporté pour un signal auditif se situe entre 70 et 120 millisecondes. La plage d’environ 120 à 200 millisecondes concerne le signal visuel.

7. Quand une tâche propose davantage d’alternatives de réponse apprises, comment évolue le temps de réponse ?

Il augmente seulement lorsque les alternatives sont présentées dans une autre modalité sensorielle.
Il diminue linéairement avec le nombre d’alternatives.
Il augmente linéairement avec le nombre d’alternatives.
Il reste indépendant du nombre d’alternatives, comme pour les réponses automatisées.

Il augmente linéairement avec le nombre d’alternatives.

Explication

Pour des réponses apprises, le temps de réponse augmente linéairement avec le nombre d’alternatives. L’absence de cette relation concerne les réponses automatisées, et non les réponses apprises.

8. Quelle différence distingue une préparation attentionnelle d’une préparation automatique face à un signal non congruent ?

La préparation attentionnelle peut entraîner une inhibition, tandis que la préparation automatique produit une facilitation sans inhibition.
Les deux préparations entraînent une inhibition pour un signal congruent et une facilitation pour un signal non congruent.
Les deux préparations produisent une facilitation pour un signal congruent et une inhibition pour un signal non congruent.
La préparation automatique peut entraîner une inhibition, tandis que la préparation attentionnelle produit une facilitation sans inhibition.

La préparation attentionnelle peut entraîner une inhibition, tandis que la préparation automatique produit une facilitation sans inhibition.

Explication

La préparation attentionnelle peut faciliter le traitement d’un signal congruent et inhiber celui d’un signal non congruent. La préparation automatique produit une facilitation sans inhibition, et non une inhibition face au signal non congruent.

9. Que désigne l’écoute dichotique ?

La présentation successive d’un même message dans les deux oreilles pour comparer les temps de réponse.
La présentation de deux messages différents à une seule oreille pendant que l’autre reste silencieuse.
La présentation simultanée de messages différents, par exemple deux listes de chiffres, dans les deux oreilles.
La présentation simultanée d’un seul message réparti entre les deux oreilles selon son rythme.

La présentation simultanée de messages différents, par exemple deux listes de chiffres, dans les deux oreilles.

Explication

L’écoute dichotique consiste à présenter simultanément des messages différents dans les deux oreilles, notamment deux listes de chiffres. La présentation successive d’un même message ne correspond pas à cette configuration.

10. Avec six chiffres répartis entre les deux oreilles, quelle comparaison décrit les résultats de rappel ?

Le rappel total atteint 65 % de réponses correctes, contre 20 % pour le rappel séparé par oreille.
Le rappel total atteint 20 % de réponses correctes, contre près de 95 % pour le rappel séparé par oreille.
Le rappel total atteint 20 % de réponses correctes, contre 65 % pour le rappel séparé par oreille.
Le rappel total approche 95 % de réponses correctes, contre 65 % pour le rappel séparé par oreille.

Le rappel total atteint 20 % de réponses correctes, contre 65 % pour le rappel séparé par oreille.

Explication

Avec six chiffres répartis entre les deux oreilles, le rappel total atteint 20 %, tandis que le rappel séparé par oreille atteint 65 %. Le taux proche de 95 % concerne une autre condition de présentation des chiffres.

11. Dans le modèle de Broadbent, pourquoi le rappel total de chiffres dichotiques est-il plus exigeant que le rappel par oreille ?

Il nécessite trois déplacements de l’attention au sein d’une même oreille, contre un déplacement entre les oreilles.
Il nécessite un déplacement de l’attention entre les oreilles, contre trois déplacements pour le rappel par oreille.
Il nécessite deux déplacements de l’attention entre les oreilles, comme le rappel par oreille.
Il nécessite trois déplacements de l’attention entre les oreilles, contre un déplacement pour le rappel par oreille.

Il nécessite trois déplacements de l’attention entre les oreilles, contre un déplacement pour le rappel par oreille.

Explication

Selon Broadbent, rappeler les chiffres en ordre total demande trois déplacements attentionnels entre les oreilles, alors que le rappel par oreille en demande un. Le rappel par oreille ne demande donc pas davantage de déplacements que le rappel total.

12. Dans l’expérience de Treisman et Geffen, où la détection des noms d’animaux est-elle la meilleure ?

Dans l’oreille négligée, tandis qu’elle est faible dans l’oreille attentive.
Dans l’oreille attentive, tandis qu’elle est faible dans l’oreille négligée.
Elle est faible dans les deux oreilles lorsque les messages sont présentés simultanément.
Elle est comparable dans les deux oreilles, malgré la différence d’attention.

Dans l’oreille attentive, tandis qu’elle est faible dans l’oreille négligée.

Explication

La détection des noms d’animaux est très bonne dans l’oreille attentive et faible dans l’oreille négligée. Les résultats ne montrent donc pas une détection comparable dans les deux oreilles.

13. Lorsqu’une personne partage son attention entre deux tâches non automatisées, quelle fonction est mobilisée pour chacune d’elles ?

La mémoire procédurale
La mémoire épisodique
La mémoire sensorielle
La mémoire de travail

La mémoire de travail

Explication

Chaque tâche non automatisée sollicite la mémoire de travail, ce qui contribue aux demandes concurrentes sur l’attention. La mémoire procédurale concerne plutôt les savoir-faire automatisés.

14. Dans l’expérience de Posner et Boie, comment variait le temps de réponse au son selon le moment où il apparaissait par rapport aux deux lettres ?

Il était le plus court avec la première lettre, intermédiaire entre les lettres et le plus long avec la seconde.
Il était intermédiaire avec la première lettre, le plus court entre les lettres et le plus long avec la seconde.
Il était le plus long avec la première lettre, intermédiaire entre les lettres et le plus court avec la seconde.
Il était le plus court entre les lettres, le plus long avec la première et intermédiaire avec la seconde.

Il était le plus court avec la première lettre, intermédiaire entre les lettres et le plus long avec la seconde.

Explication

Les réponses au son ralentissaient à mesure que son apparition se déplaçait de la première lettre vers la seconde, ce qui indique que le traitement auditif était différé au profit de la tâche visuelle. L’ordre inverse ne correspond pas au profil observé.

15. Pourquoi une conversation téléphonique au volant peut-elle perturber la conduite même avec un kit mains libres ?

Le kit mains libres réduit la perception visuelle, rendant la conduite moins précise.
L’écoute et la réponse mobilisent des ressources cognitives, rendant difficile la conduite simultanée.
La conversation remplace la mémoire de travail nécessaire à la navigation routière.
Le téléphone ralentit les réflexes moteurs, même lorsque la conversation est simple.

L’écoute et la réponse mobilisent des ressources cognitives, rendant difficile la conduite simultanée.

Explication

Le kit mains libres évite de tenir le téléphone, mais l’activité complexe d’écoute et de réponse exige encore des ressources cognitives importantes. La difficulté ne s’explique donc pas par une réduction directe de la perception visuelle.

16. Dans l’étude de Charron et Koechlin, quel effet a eu l’ajout d’une troisième tâche à deux tâches simultanées ?

Les erreurs ont triplé et les participants oubliaient souvent une tâche.
Les erreurs ont diminué et les participants terminaient plus souvent les trois tâches.
Les erreurs ont doublé et les participants confondaient surtout deux tâches entre elles.
Les erreurs sont restées stables, mais les réponses aux tâches sont devenues plus lentes.

Les erreurs ont triplé et les participants oubliaient souvent une tâche.

Explication

Avec trois tâches, les participants commettaient trois fois plus d’erreurs qu’avec deux et oubliaient fréquemment l’une des tâches. Une simple augmentation du temps de réponse ne décrit pas le résultat rapporté.

17. Que décrit le modèle du canal unique en matière de traitement de l’information ?

Les informations sont identifiées en parallèle avant que l’attention ne choisisse celles à conserver.
Les informations sont traitées selon leur importance affective, indépendamment de leur ordre d’arrivée.
Les informations sont distribuées simultanément entre plusieurs activités selon les ressources disponibles.
Les informations passent séquentiellement par la mémoire de travail, une par une et dans l’ordre d’arrivée.

Les informations passent séquentiellement par la mémoire de travail, une par une et dans l’ordre d’arrivée.

Explication

Le canal unique suppose un traitement séquentiel par la mémoire de travail, suivant l’ordre d’arrivée des informations. La répartition simultanée entre activités correspond plutôt aux modèles de ressources.

18. Dans le modèle de Broadbent, que fait le filtre sélectif après le stockage initial des informations provenant des deux oreilles ?

Il identifie tous les messages avant de retenir ceux qui correspondent aux buts de l’auditeur.
Il répartit les informations entre plusieurs canaux selon leur niveau de difficulté.
Il abaisse le seuil d’activation des mots familiers dans les deux sources auditives.
Il laisse passer vers le canal limité les informations de la source favorisée par l’attention.

Il laisse passer vers le canal limité les informations de la source favorisée par l’attention.

Explication

Les informations des deux oreilles sont d’abord stockées dans une mémoire tampon, puis le filtre dirige vers le canal à capacité limitée la source favorisée par l’attention. L’identification de tous les messages avant sélection caractérise plutôt une sélection tardive.

19. Selon le modèle d’atténuation de Treisman, pourquoi une information provenant d’une source négligée peut-elle parfois être détectée ?

Le filtre bloque la source négligée avant que ses informations soient stockées en mémoire.
La mémoire tampon conserve les messages négligés sans limite de capacité.
Toutes les informations sont reconnues avant que l’attention en sélectionne une seule.
L’orientation attentionnelle abaisse le seuil d’activation des informations ciblées après le filtre.

L’orientation attentionnelle abaisse le seuil d’activation des informations ciblées après le filtre.

Explication

Chez Treisman, les informations passent le filtre et leur sélection dépend de leur seuil d’activation, abaissé pour les éléments ciblés par l’attention. Le modèle ne suppose pas que le filtre bloque entièrement la source négligée.

20. Comment le modèle de Deutsch et Deutsch décrit-il la sélection attentionnelle ?

Les stimuli sont filtrés avant leur reconnaissance, puis les informations retenues sont stockées durablement.
Les stimuli sont reconnus avant la sélection, puis ceux qui sont sans intérêt sont rapidement oubliés.
Les stimuli sont atténués selon leur seuil, puis les plus familiers sont reconnus en premier.
Les stimuli sont distribués entre plusieurs canaux, puis les réponses sont choisies selon leur priorité.

Les stimuli sont reconnus avant la sélection, puis ceux qui sont sans intérêt sont rapidement oubliés.

Explication

Dans ce modèle, les stimuli sont reconnus avant la sélection attentionnelle et ceux qui n’ont pas d’intérêt sont ensuite rapidement oubliés. Une sélection préalable à la reconnaissance correspond plutôt au modèle de Broadbent.

21. Que désigne la charge mentale d’une tâche ?

La quantité d’informations et le nombre de traitements nécessaires, qui indiquent sa complexité.
La capacité attentionnelle disponible pour traiter les informations demandées par la tâche.
Le temps nécessaire pour apprendre les procédures associées à une tâche.
La proportion d’erreurs produites lorsque plusieurs tâches sont réalisées en même temps.

La quantité d’informations et le nombre de traitements nécessaires, qui indiquent sa complexité.

Explication

La charge mentale correspond aux informations et aux traitements requis par la tâche, et sert à caractériser sa complexité. La capacité disponible pour effectuer ces traitements désigne plutôt les ressources attentionnelles.

22. Comment peut-on estimer la charge mentale d’une tâche à l’aide d’un paradigme de double tâche ?

Comparer deux tâches effectuées séparément et calculer leur différence de temps d’exécution.
Faire varier l’exigence de la tâche secondaire et mesurer son effet sur la performance de la tâche principale.
Faire varier la durée de la tâche principale et mesurer le nombre d’informations mémorisées ensuite.
Ajouter des consignes à la tâche principale et mesurer la vitesse d’apprentissage des participants.

Faire varier l’exigence de la tâche secondaire et mesurer son effet sur la performance de la tâche principale.

Explication

Le paradigme consiste à modifier l’exigence de la tâche secondaire puis à observer les changements de performance sur la tâche principale. Comparer des tâches effectuées séparément ne permet pas d’observer cet effet concurrent.

23. Dans le modèle de Kahneman, quels facteurs influencent la répartition des ressources attentionnelles entre les activités ?

Des dispositions stables, les buts volontaires et l’évaluation de la demande en ressources.
La seule intensité du stimulus, indépendamment des objectifs et de la situation.
La durée des tâches et leur ordre de présentation, selon une règle fixe de priorité.
La quantité d’informations stockées en mémoire, indépendamment du niveau d’activation.

Des dispositions stables, les buts volontaires et l’évaluation de la demande en ressources.

Explication

La répartition dépend de règles influencées par des dispositions stables, les buts volontaires et l’évaluation des demandes en ressources. Le niveau d’activation, lui, est lié à la quantité de ressources disponibles plutôt qu’aux règles de leur allocation.

24. Pourquoi Tricot et Chanquoy considèrent-ils que la charge mentale dépend à la fois de la tâche et du sujet ?

La charge dépend du niveau d’activation, tandis que les connaissances déterminent les ressources disponibles.
Le nombre d’unités de traitement manipulées varie avec les connaissances et le codage des items par le sujet.
Le nombre d’unités manipulées reste constant, mais l’expérience modifie la vitesse de réponse.
La charge est fixée par le nombre d’étapes de la tâche, quel que soit le sujet qui l’effectue.

Le nombre d’unités de traitement manipulées varie avec les connaissances et le codage des items par le sujet.

Explication

La charge dépend du nombre d’unités de traitement manipulées, lequel varie selon les connaissances du sujet et la façon dont il code les items. Le nombre d’étapes de la tâche, à lui seul, ne rend donc pas compte de cette variation individuelle.

25. À qui la loi du 25 juillet 1985 réserve-t-elle l’usage professionnel du titre de psychologue ?

Aux titulaires de diplômes reconnus sanctionnant une formation universitaire fondamentale et appliquée en psychologie, ou d’un diplôme étranger reconnu équivalent
Aux titulaires d’une licence de psychologie, dès lors qu’ils ont effectué un stage professionnel
Aux titulaires de tout diplôme universitaire de niveau bac+5, quelle que soit la discipline étudiée
Aux personnes ayant exercé plusieurs années dans un service psychologique, même sans diplôme reconnu

Aux titulaires de diplômes reconnus sanctionnant une formation universitaire fondamentale et appliquée en psychologie, ou d’un diplôme étranger reconnu équivalent

Explication

La loi réserve cet usage aux diplômés répondant aux critères de formation universitaire en psychologie ou aux titulaires d’un diplôme étranger reconnu équivalent. Un diplôme de niveau bac+5 dans une autre discipline ne satisfait pas, à lui seul, à cette exigence.

26. Quel parcours permet de prétendre au titre de psychologue en suivant la voie du master en psychologie ?

Un master mention Psychologie et une licence de psychologie, sans exigence de stage professionnel
Une licence de psychologie, associée à un master dans une autre discipline et à un stage professionnel de 500 heures
Un master mention Psychologie, associé à une licence dans une autre discipline et à un stage de 500 heures
Un master mention Psychologie, associé à une licence de psychologie et à un stage professionnel de 500 heures

Un master mention Psychologie, associé à une licence de psychologie et à un stage professionnel de 500 heures

Explication

La voie indiquée associe un master mention Psychologie de niveau bac+5, une licence de psychologie et un stage professionnel de 500 heures. Un master en psychologie ne remplace pas la licence de psychologie ni l’exigence de stage.

27. Dans le cadre de la formation d’un futur psychologue praticien, quelles conditions encadrent son stage professionnel ?

Il dure au moins 500 heures et relève d’un psychologue référent titré depuis trois ans au moins, sans responsabilité conjointe de l’université
Il dure au moins 500 heures et relève d’un psychologue référent titré depuis un an au moins, avec l’accord d’un enseignant-chercheur
Il dure au moins 500 heures et relève conjointement d’un psychologue référent titré depuis trois ans au moins et d’un enseignant-chercheur du master
Il dure au moins 400 heures et relève conjointement d’un psychologue référent titré depuis trois ans au moins et d’un enseignant-chercheur du master

Il dure au moins 500 heures et relève conjointement d’un psychologue référent titré depuis trois ans au moins et d’un enseignant-chercheur du master

Explication

Le stage doit atteindre au minimum 500 heures et être placé sous la responsabilité conjointe du psychologue praticien-référent et d’un enseignant-chercheur du master. Une durée suffisante ne dispense pas de cette supervision conjointe.

28. Quelle démarche administrative incombe à un psychologue qui fait usage professionnel de son titre ?

Faire enregistrer son diplôme auprès de l’université pour son inscription au RPPS et signaler ses changements à l’employeur
Demander à l’ARS une autorisation d’exercice avant chaque prise de poste et renouveler son diplôme au RPPS
S’inscrire au RPPS auprès de l’ordre professionnel compétent et signaler ses changements à la préfecture
Faire enregistrer son diplôme auprès de l’ARS pour son inscription au RPPS et signaler à l’ARS tout changement de situation

Faire enregistrer son diplôme auprès de l’ARS pour son inscription au RPPS et signaler à l’ARS tout changement de situation

Explication

Le psychologue doit faire enregistrer son diplôme auprès de l’ARS pour être inscrit au répertoire RPPS et lui signaler tout changement de situation. La démarche ne consiste pas à obtenir une nouvelle autorisation de l’ARS à chaque prise de poste.

29. Quel est l’objectif central de la mission du psychologue cognitif auprès des personnes ?

Améliorer les apprentissages en transmettant des connaissances scolaires sans évaluer les processus cognitifs
Étudier, évaluer et améliorer les processus cognitifs afin de les aider à comprendre leur pensée et à résoudre des difficultés liées à la cognition
Évaluer les troubles neurologiques afin de prescrire un traitement médical et d’en suivre les effets
Étudier les relations sociales afin d’aider les personnes à résoudre principalement leurs conflits interpersonnels

Étudier, évaluer et améliorer les processus cognitifs afin de les aider à comprendre leur pensée et à résoudre des difficultés liées à la cognition

Explication

La mission centrale consiste à étudier, évaluer et améliorer les processus cognitifs, en aidant les personnes à comprendre leur pensée et à résoudre les difficultés associées. La prescription d’un traitement médical relève d’un autre rôle professionnel.

30. Une psychologue examine des difficultés touchant la mémoire, l’attention et le langage : quel objet d’étude correspond à son champ professionnel ?

Les mécanismes biologiques du cerveau sans examiner les représentations ni les fonctions cognitives
Les processus et les représentations qui sous-tendent le fonctionnement cognitif, qu’il soit normal ou déficitaire
Les comportements observables en milieu social, sans analyser les processus mentaux qui les soutiennent
Les seules capacités cognitives préservées, à l’exclusion des fonctions déficitaires

Les processus et les représentations qui sous-tendent le fonctionnement cognitif, qu’il soit normal ou déficitaire

Explication

Le psychologue de la cognition étudie les processus et les représentations qui sous-tendent le fonctionnement cognitif normal ou déficitaire, notamment le langage, la mémoire et l’attention. Se limiter aux capacités préservées écarterait à tort l’étude des déficits.

31. Dans une prise en charge, quelle démarche peut suivre un psychologue cognitif après avoir contribué à un diagnostic en équipe pluridisciplinaire ?

Participer à une rééducation ou à une remédiation cognitive et, s’il est formé à la psychothérapie, proposer une prise en charge en TCC
Proposer une prise en charge en TCC sans formation en psychothérapie, puis transmettre le diagnostic à l’équipe
Réaliser des tests sans participer à la prise en charge, même lorsqu’une remédiation cognitive est indiquée
Établir seul le diagnostic médical, puis prescrire un traitement pharmacologique adapté au trouble cognitif

Participer à une rééducation ou à une remédiation cognitive et, s’il est formé à la psychothérapie, proposer une prise en charge en TCC

Explication

Après des tests contribuant à un diagnostic établi en équipe, le psychologue peut participer à la rééducation ou à la remédiation cognitive et proposer des TCC s’il est formé à la psychothérapie. Les tests ne lui attribuent pas pour autant la prescription de traitements pharmacologiques.

32. Quelle combinaison de connaissances est attendue d’un psychologue de la cognition ?

Les modèles des grandes fonctions cognitives, la pharmacologie clinique, la prescription médicale et la gestion administrative des soins
Les modèles des grandes fonctions cognitives, leurs bases cérébrales, les méthodes expérimentales et de mesure, ainsi que l’évaluation des interfaces et les tests cognitifs
Les bases cérébrales des déficits, les méthodes de mesure comportementales et l’évaluation des interfaces, sans modèles théoriques des fonctions cognitives
Les méthodes expérimentales et les tests de bilan, ainsi que la conception d’interfaces, sans outils d’exploration cognitive

Les modèles des grandes fonctions cognitives, leurs bases cérébrales, les méthodes expérimentales et de mesure, ainsi que l’évaluation des interfaces et les tests cognitifs

Explication

Les connaissances attendues couvrent les modèles cognitifs, les bases cérébrales, la méthode expérimentale, les mesures comportementales et neurocognitives, les interfaces et les outils d’exploration et de bilan. La prescription médicale ne fait pas partie de cet ensemble de compétences décrit.

33. Quel profil correspond aux compétences opérationnelles minimales attendues d’un psychologue de la cognition ?

Savoir écouter, analyser, accompagner et rédiger, maîtriser les sources et la démarche scientifique, avec un anglais courant sans seuil précisé
Savoir écouter, analyser, accompagner et rédiger, évaluer les sources et conduire une démarche scientifique, sans compétence linguistique en anglais
Savoir écouter, analyser, accompagner et rédiger, évaluer les sources et conduire une démarche scientifique, avec un anglais de niveau B1 minimum
Savoir écouter, analyser, accompagner et rédiger, évaluer les sources et conduire une démarche scientifique, avec un anglais de niveau B2 minimum

Savoir écouter, analyser, accompagner et rédiger, évaluer les sources et conduire une démarche scientifique, avec un anglais de niveau B2 minimum

Explication

Les compétences minimales comprennent notamment l’écoute, l’analyse, l’accompagnement, la rédaction, l’évaluation des sources et la démarche scientifique, ainsi qu’un anglais de niveau B2 minimum. Un niveau B1 ne répond pas au seuil linguistique indiqué.

34. Dans quels environnements un psychologue de la cognition peut-il exercer ?

Dans les établissements médico-sociaux, les centres de santé et les entreprises, à l’exclusion des structures de recherche
Dans la recherche publique ou privée, les centres de santé, les entreprises et le conseil, mais pas dans les établissements médico-sociaux
Dans la recherche publique ou privée, le médico-social, les centres de santé, les entreprises, le conseil et des équipes de recherche-développement
Dans la recherche publique, les centres de santé, le conseil et la recherche-développement, mais pas dans les structures privées

Dans la recherche publique ou privée, le médico-social, les centres de santé, les entreprises, le conseil et des équipes de recherche-développement

Explication

Les secteurs possibles comprennent les structures publiques ou privées de recherche, les établissements médico-sociaux, les centres de santé, les entreprises, les cabinets de conseil et les équipes de recherche-développement. Restreindre l’exercice aux structures publiques écarterait à tort plusieurs secteurs privés mentionnés.

35. Quel poste peut exercer un psychologue de la cognition titulaire d’un M2 ou d’un doctorat ?

Technicien chargé de réaliser des examens cliniques
Psychothérapeute sans formation complémentaire
Ingénieur de recherche ou d’études
Enseignant du secondaire sans autre qualification

Ingénieur de recherche ou d’études

Explication

Avec un M2 ou un doctorat, il peut notamment occuper un poste d’ingénieur de recherche ou d’études. Une activité de psychothérapie peut demander une spécialisation supplémentaire et ne figure pas, en elle-même, parmi les débouchés énumérés pour ces diplômes.

36. Quel effet une spécialisation supplémentaire ou un doctorat de recherche peut-il avoir sur la carrière d’un psychologue ?

Élargir ses possibilités de carrière dans les secteurs public et privé
Remplacer toute expérience professionnelle dans les organisations
Le cantonner aux fonctions de soin en milieu hospitalier
Le diriger vers une carrière exclusivement universitaire

Élargir ses possibilités de carrière dans les secteurs public et privé

Explication

Une spécialisation supplémentaire ou un doctorat de recherche peut ouvrir des possibilités de carrière plus larges dans les domaines public et privé. Une orientation universitaire peut être une voie possible, mais elle ne résume pas l’éventail des débouchés.

37. Une équipe étudie comment un phénomène cognitif fonctionne, sans chercher à produire directement un outil : quel type de recherche mène-t-elle ?

Une recherche appliquée, orientée vers un usage concret des connaissances
Une recherche fondamentale, orientée vers la compréhension du phénomène
Une étude de marché, orientée vers les préférences des consommateurs
Une évaluation clinique, orientée vers le diagnostic individuel

Une recherche fondamentale, orientée vers la compréhension du phénomène

Explication

La recherche fondamentale vise d’abord à comprendre un phénomène, même si des applications futures peuvent être envisagées. La recherche appliquée se distingue par son objectif d’usage concret des connaissances.

38. Dans la perspective réfutationniste de Popper, quel rôle les observations peuvent-elles jouer à l’égard d’une hypothèse ?

Elles peuvent la confirmer définitivement après une série assez longue
Elles peuvent la remplacer par une explication sans mise à l’épreuve
Elles peuvent la réfuter, sans pouvoir la prouver définitivement
Elles peuvent établir sa validité dès qu’elles concordent entre elles

Elles peuvent la réfuter, sans pouvoir la prouver définitivement

Explication

Pour Popper, des données peuvent contredire et donc réfuter une hypothèse, mais aucune série d’observations ne la prouve de manière définitive. Des observations concordantes peuvent soutenir une hypothèse sans établir sa vérité finale.

39. Qu’est-ce qui distingue le mieux un consensus scientifique d’une anecdote personnelle ?

Une explication plausible appuyée par l’expérience d’un spécialiste
Une observation isolée qui concorde avec une attente théorique
Un témoignage détaillé provenant d’une personne directement concernée
Un ensemble de résultats expérimentaux évalués par les pairs et répliqués

Un ensemble de résultats expérimentaux évalués par les pairs et répliqués

Explication

Le poids de la preuve repose sur des expérimentations évaluées par les pairs, répliquées et idéalement synthétisées par des méta-analyses. Un témoignage personnel peut être informatif, mais ne fournit pas à lui seul le même niveau de preuve.

40. Comment faut-il caractériser les connaissances scientifiques à la lumière de nouveaux résultats ?

Comme des opinions qui ne changent qu’en cas de désaccord
Comme des faits établis indépendamment de nouvelles observations
Comme des conclusions définitives dès qu’elles sont publiées
Comme des conclusions provisoires susceptibles d’être révisées

Comme des conclusions provisoires susceptibles d’être révisées

Explication

Les connaissances scientifiques sont provisoires et peuvent être révisées lorsque de nouveaux résultats apparaissent. La publication d’une conclusion ne la rend pas définitive ni indépendante des données ultérieures.

41. Pour aider des élèves à rappeler des connaissances reliées entre elles, quelle présentation est la plus favorable ?

Une série de définitions isolées sans indication de leurs liens
Une liste en ordre aléatoire qui sépare les concepts apparentés
Un regroupement par longueur des mots plutôt que par relations conceptuelles
Une organisation hiérarchique qui rend explicites les relations entre les éléments

Une organisation hiérarchique qui rend explicites les relations entre les éléments

Explication

Les connaissances en mémoire à long terme sont organisées en réseaux et en schémas, et leur rappel est favorisé lorsque les relations sont explicitées, par exemple dans une structure hiérarchique. Une liste désordonnée ne rend pas ces liens visibles.

42. Un étudiant connaît les faits d’un domaine et sait exécuter une procédure particulière : comment distinguer ces deux formes de connaissance ?

Les faits relèvent de la connaissance déclarative et la procédure de la connaissance procédurale
Les deux relèvent de la connaissance procédurale puisqu’ils servent à apprendre
Les faits relèvent de la connaissance procédurale et la procédure de la connaissance déclarative
Les deux relèvent de la connaissance déclarative puisqu’ils peuvent être expliqués

Les faits relèvent de la connaissance déclarative et la procédure de la connaissance procédurale

Explication

La connaissance déclarative correspond aux savoirs encyclopédiques, tandis que la connaissance procédurale concerne l’exécution de tâches. Le fait qu’une procédure puisse être décrite verbalement ne transforme pas sa nature en connaissance déclarative.

43. Une personne vérifie ce qu’elle maîtrise, puis choisit une stratégie pour mieux apprendre ce qui lui manque : quelle capacité mobilise-t-elle ?

La connaissance procédurale, qui concerne l’exécution d’une tâche apprise
L’inhibition, qui empêche une réponse dominante de se produire
La flexibilité cognitive, qui permet de passer d’une règle à une autre
La métacognition, qui porte sur sa pensée et ses moyens de l’améliorer

La métacognition, qui porte sur sa pensée et ses moyens de l’améliorer

Explication

La métacognition consiste notamment à évaluer ses propres connaissances et à appliquer des stratégies pour les améliorer. L’inhibition ou la flexibilité sont des processus de contrôle, mais ne désignent pas cette réflexion sur sa propre pensée.

44. Quel objectif correspond à l’éducation cognitive auprès de personnes rencontrant des difficultés d’apprentissage ?

Concevoir des interventions et repérer les difficultés pour améliorer le fonctionnement mental et l’adaptation
Remplacer les apprentissages scolaires par un entraînement centré sur la mémoire
Mesurer des capacités sans proposer d’intervention ni chercher à soutenir l’apprentissage
Réserver l’accompagnement aux difficultés de raisonnement observées chez les adultes

Concevoir des interventions et repérer les difficultés pour améliorer le fonctionnement mental et l’adaptation

Explication

L’éducation cognitive cherche à concevoir des programmes d’intervention, à diagnostiquer des difficultés d’apprentissage et de raisonnement, et plus largement à améliorer le fonctionnement mental et l’adaptation cognitive. Elle ne se limite ni à la mesure des capacités ni à une seule population ou fonction.

45. Dans quels domaines la psychologie cognitive peut-elle contribuer aux soins de santé ?

Établir la cause biologique de toute maladie et remplacer les traitements médicaux par une rééducation cognitive.
Prévenir les lésions cérébrales, supprimer les troubles d’apprentissage et garantir la guérison des maladies dégénératives.
Améliorer la mémoire, soutenir la récupération après une lésion cérébrale et accompagner certains troubles cognitifs liés au cancer.
Mesurer les capacités intellectuelles, prescrire des médicaments et assurer le suivi médical des patients atteints de cancer.

Améliorer la mémoire, soutenir la récupération après une lésion cérébrale et accompagner certains troubles cognitifs liés au cancer.

Explication

La psychologie cognitive peut contribuer à la mémoire, à la récupération après une lésion, aux troubles d’apprentissage et aux troubles cognitifs pendant ou après les traitements du cancer. Elle ne se substitue pas aux traitements médicaux et ne garantit pas la guérison.

46. Quelle spécialisation caractérise un neuropsychologue en France ?

C’est un orthophoniste spécialisé dans la rééducation du langage et des apprentissages scolaires.
C’est un chercheur spécialisé en imagerie cérébrale et dans le diagnostic des maladies neurologiques.
C’est un médecin spécialisé en neurologie et en prescription de traitements psychiatriques.
C’est un psychologue spécialisé en psychologie cognitive et en neuropsychologie.

C’est un psychologue spécialisé en psychologie cognitive et en neuropsychologie.

Explication

En France, le neuropsychologue est un psychologue dont la spécialisation porte sur la psychologie cognitive et la neuropsychologie. La spécialisation en neurologie médicale correspond à une autre profession.

47. Comment la psychologie cognitive a-t-elle élargi le champ de la neuropsychologie ?

En la consacrant au diagnostic des troubles du langage, sans inclure les difficultés attentionnelles ni les maladies dégénératives.
En l’étendant à des troubles développementaux comme le TDAH et les troubles Dys, ainsi qu’à des pathologies dégénératives comme Alzheimer.
En la recentrant sur les troubles émotionnels et en séparant leur étude de celle des fonctions cognitives.
En limitant son étude aux lésions acquises chez l’adulte et en écartant les troubles développementaux et dégénératifs.

En l’étendant à des troubles développementaux comme le TDAH et les troubles Dys, ainsi qu’à des pathologies dégénératives comme Alzheimer.

Explication

La psychologie cognitive a contribué à inclure des troubles développementaux, comme le TDAH et les troubles Dys, ainsi que des pathologies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Le champ ne se limite donc pas aux lésions acquises chez l’adulte.

48. Quelle démarche caractérise la neuropsychologie classique ?

Recueillir les troubles du comportement, repérer les lésions associées et rechercher des régularités entre troubles et lésions.
Comparer des fonctions préservées et atteintes afin d’inférer des composantes de traitement distinctes.
Mesurer la mémoire au moyen de tests afin de concevoir des exercices de rééducation personnalisés.
Évaluer les apprentissages en classe et relier les difficultés aux méthodes pédagogiques utilisées.

Recueillir les troubles du comportement, repérer les lésions associées et rechercher des régularités entre troubles et lésions.

Explication

La neuropsychologie classique met en relation les troubles observés et les lésions responsables en recherchant des régularités. La recherche de dissociations entre fonctions caractérise plutôt la neuropsychologie cognitive.

49. Quelles missions peut remplir un psychologue de la cognition auprès d’une personne ?

Effectuer une intervention chirurgicale, évaluer les lésions cérébrales et assurer une rééducation motrice médicale.
Réaliser des bilans, évaluer ses capacités psychologiques, la conseiller et lui apporter un soutien adapté à ses besoins.
Poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments et déterminer seul le traitement neurologique approprié.
Administrer des tests scolaires, décider d’une orientation professionnelle et établir un programme d’enseignement spécialisé.

Réaliser des bilans, évaluer ses capacités psychologiques, la conseiller et lui apporter un soutien adapté à ses besoins.

Explication

Le psychologue de la cognition peut effectuer des bilans, analyser et évaluer des capacités, conseiller et apporter un soutien en fonction des besoins. La prescription médicale et l’intervention chirurgicale relèvent d’autres professions.

50. Lorsqu’une personne demande un diagnostic ou une remédiation, quelle démarche le psychologue de la cognition peut-il suivre ?

Choisir d’abord un traitement, en déduire les difficultés probables, puis confirmer son choix par une observation informelle.
Faire passer une batterie standardisée, établir le diagnostic sans entretien, puis orienter la personne vers un spécialiste médical.
Commencer par une remédiation expérimentale, mesurer la satisfaction, puis recueillir les données comportementales en fin de suivi.
Recueillir des informations en entretien et par les comportements, choisir des outils d’évaluation, puis mobiliser des techniques issues de la recherche expérimentale.

Recueillir des informations en entretien et par les comportements, choisir des outils d’évaluation, puis mobiliser des techniques issues de la recherche expérimentale.

Explication

La démarche comprend le recueil d’informations par entretiens anamnestiques et données comportementales, la sélection et l’application d’outils, puis l’usage de techniques issues de la recherche expérimentale. Commencer par un traitement sans recueillir les informations nécessaires inverse cette démarche.

51. Quelles capacités le bilan cognitif peut-il évaluer ?

Le traitement de l’information, l’humeur, la personnalité, les capacités respiratoires et l’orientation professionnelle.
La mémorisation, le raisonnement, le traitement de l’information, la coordination des mouvements et le repérage spatiotemporel.
La mémoire, le raisonnement verbal, l’acuité sensorielle, la force musculaire et les connaissances scolaires générales.
La personnalité, les préférences sociales, la motivation scolaire, les habitudes alimentaires et les aptitudes professionnelles.

La mémorisation, le raisonnement, le traitement de l’information, la coordination des mouvements et le repérage spatiotemporel.

Explication

Le bilan cognitif porte notamment sur la mémoire, le raisonnement, le traitement de l’information, la coordination motrice et le repérage dans le temps et l’espace. Les préférences sociales et les habitudes alimentaires ne font pas partie des capacités énumérées dans cette définition.

52. Chez une personne âgée présentant des difficultés cognitives, à quoi sert le bilan neuropsychologique ?

À identifier les facteurs sociaux du vieillissement et à établir un diagnostic général de santé mentale.
À aider à distinguer les changements liés au vieillissement normal de ceux associés à une démence pathologique.
À mesurer l’autonomie quotidienne afin de décider si la personne doit suivre une rééducation motrice.
À déterminer si toute difficulté observée relève d’une démence plutôt que du vieillissement cérébral normal.

À aider à distinguer les changements liés au vieillissement normal de ceux associés à une démence pathologique.

Explication

Le bilan neuropsychologique aide à différencier les troubles associés au vieillissement normal du cerveau de ceux qui relèvent d’une démence pathologique. Une difficulté cognitive chez une personne âgée ne suffit donc pas à conclure à une démence.

53. Quelle différence distingue une conception technocentrée d’une conception anthropocentrée ?

La première privilégie la satisfaction subjective, tandis que la seconde cherche à réduire les coûts de développement du système.
La première mesure les capacités cognitives des utilisateurs, tandis que la seconde optimise les performances techniques sans tenir compte de leur contexte.
La première adapte l’interface aux besoins des utilisateurs, tandis que la seconde demande à ceux-ci de modifier leurs objectifs pour suivre le système.
La première optimise le système technique en demandant à l’humain de s’y adapter, tandis que la seconde adapte le système aux capacités et aux contextes des utilisateurs.

La première optimise le système technique en demandant à l’humain de s’y adapter, tandis que la seconde adapte le système aux capacités et aux contextes des utilisateurs.

Explication

La conception technocentrée privilégie l’optimisation du système et fait porter l’adaptation sur l’humain, tandis que la conception anthropocentrée ajuste le système aux utilisateurs et à leur contexte. Inverser le sens de ces deux approches constitue une confusion fréquente.

54. Que signifie placer l’utilisateur au centre de la conception d’un dispositif numérique ?

Réduire le nombre d’options disponibles en s’appuyant sur les habitudes des concepteurs et les contraintes de production.
Prendre les utilisateurs et leurs besoins comme point de départ afin d’adapter le dispositif à leurs capacités cognitives et à leurs usages.
Concevoir une interface identique pour tous afin de standardiser les usages et de faciliter la comparaison entre utilisateurs.
Optimiser les fonctions techniques du dispositif et laisser les utilisateurs apprendre les procédures nécessaires à son utilisation.

Prendre les utilisateurs et leurs besoins comme point de départ afin d’adapter le dispositif à leurs capacités cognitives et à leurs usages.

Explication

La conception centrée utilisateur accorde une place centrale aux utilisateurs et à leurs besoins pour créer des dispositifs adaptés à leurs capacités cognitives et à leurs usages. Une interface standardisée sans prise en compte des différences d’utilisation ne traduit pas ce principe.

55. Une personne atteint le résultat attendu dans un logiciel, mais met beaucoup de temps à y parvenir. Quelle dimension décrit le mieux le résultat obtenu, par opposition au temps nécessaire ?

L’efficience décrit l’atteinte du résultat, tandis que l’efficacité concerne le temps ou l’effort requis pour l’obtenir.
L’efficacité décrit l’atteinte du résultat, tandis que l’efficience concerne le temps ou l’effort requis pour l’obtenir.
La satisfaction décrit le temps nécessaire, tandis que l’efficience correspond à l’évaluation subjective de l’interaction.
La satisfaction décrit l’atteinte du résultat, tandis que l’efficacité concerne le confort ressenti pendant l’interaction.

L’efficacité décrit l’atteinte du résultat, tandis que l’efficience concerne le temps ou l’effort requis pour l’obtenir.

Explication

L’efficacité porte sur l’atteinte du résultat prévu, alors que l’efficience tient compte des ressources ou du temps nécessaires. Confondre ces deux notions reviendrait à attribuer la durée d’exécution à l’efficacité plutôt qu’à l’efficience.

56. Lorsqu’un apprenant comprend un document multimédia, comment élabore-t-il un modèle mental cohérent ?

Il traite des informations sélectionnées en mémoire de travail, construit une représentation propositionnelle du texte, puis l’intègre aux images et à ses connaissances antérieures par des traitements récursifs.
Il associe chaque image à une phrase isolée, conserve ces éléments séparément en mémoire et évite de revenir sur les informations déjà traitées.
Il interprète d’abord les images, mémorise ensuite le texte sans le transformer, puis remplace ses connaissances antérieures par les informations du document.
Il construit une représentation complète du texte avant de sélectionner les informations utiles, puis traite les images sans les relier à ses connaissances.

Il traite des informations sélectionnées en mémoire de travail, construit une représentation propositionnelle du texte, puis l’intègre aux images et à ses connaissances antérieures par des traitements récursifs.

Explication

La compréhension mobilise des informations sélectionnées en mémoire de travail, une représentation propositionnelle du texte, puis l’intégration des images et des connaissances antérieures dans un modèle mental, avec des traitements récursifs. Traiter les images sans les relier au texte et aux connaissances ne permet pas cette intégration.

57. En théorie de la charge cognitive, que désigne la charge cognitive ?

La difficulté intrinsèque d’un contenu, indépendamment de la tâche.
La charge qu’impose l’exécution d’une tâche au système cognitif.
L’effort consacré à présenter une information dans un format donné.
La quantité d’informations stockée durablement après une tâche.

La charge qu’impose l’exécution d’une tâche au système cognitif.

Explication

La charge cognitive correspond à la charge que l’exécution d’une tâche impose au système cognitif. La difficulté d’un contenu peut contribuer à cette charge, mais elle ne définit pas à elle seule le concept.

58. Quelle différence la théorie de la charge cognitive établit-elle entre la mémoire de travail et la mémoire à long terme ?

Les deux mémoires ont une capacité illimitée, mais seule la mémoire à long terme traite l’information.
Les deux mémoires ont une capacité de stockage limitée, mais seule la mémoire de travail traite l’information.
La mémoire de travail a une capacité illimitée, tandis que celle de la mémoire à long terme est considérée comme limitée.
La mémoire de travail a une capacité limitée, tandis que celle de la mémoire à long terme est considérée comme illimitée.

La mémoire de travail a une capacité limitée, tandis que celle de la mémoire à long terme est considérée comme illimitée.

Explication

La théorie distingue la capacité limitée de traitement et de stockage de la mémoire de travail de la capacité illimitée attribuée à la mémoire à long terme. Une confusion fréquente consiste à inverser ces deux caractéristiques.

59. Un cours présente des éléments difficiles à coordonner simultanément et utilise une mise en page confuse : quelles charges ces deux difficultés illustrent-elles respectivement ?

La charge extrinsèque liée à l’interactivité des éléments, puis la charge intrinsèque liée au format de présentation.
La charge intrinsèque liée aux connaissances antérieures, puis la charge utile liée au format de présentation.
La charge utile liée au nombre d’éléments, puis la charge intrinsèque liée à leur mise en page.
La charge intrinsèque liée à l’interactivité des éléments, puis la charge extrinsèque liée au format de présentation.

La charge intrinsèque liée à l’interactivité des éléments, puis la charge extrinsèque liée au format de présentation.

Explication

La charge intrinsèque dépend du nombre d’éléments à traiter simultanément et de leurs relations, tandis que la charge extrinsèque dépend du format de présentation. Attribuer la mise en page à la charge intrinsèque confond le contenu avec la manière de le présenter.

60. Quand la charge cognitive totale dépasse les ressources disponibles en mémoire de travail, quelle priorité de conception pédagogique est recommandée ?

Supprimer d’abord l’effort consacré à construire des schémas de connaissances.
Réduire d’abord la charge extrinsèque afin de faciliter l’apprentissage.
Augmenter d’abord la charge intrinsèque afin de stimuler l’effort cognitif.
Ajouter davantage d’informations afin d’occuper les ressources disponibles.

Réduire d’abord la charge extrinsèque afin de faciliter l’apprentissage.

Explication

Lorsque la charge totale dépasse les ressources de la mémoire de travail, l’apprentissage peut devenir difficile et la priorité est de réduire la charge extrinsèque. Augmenter la charge intrinsèque accentuerait plutôt la demande liée au contenu et à ses relations.

61. Selon la théorie cognitive de l’apprentissage multimédia, comment l’apprenant traite-t-il l’information ?

Par un canal verbal limité et un canal visuel qui ne traite pas les images.
Par un canal unique qui traite le texte et les images avec une capacité illimitée.
Par deux canaux partiellement indépendants, verbal et visuel, dont la capacité est limitée.
Par deux canaux entièrement indépendants, verbal et visuel, dont la capacité est illimitée.

Par deux canaux partiellement indépendants, verbal et visuel, dont la capacité est limitée.

Explication

La théorie décrit deux canaux partiellement indépendants, l’un verbal et l’autre visuel, et souligne que leur capacité est limitée. Les considérer comme entièrement indépendants et illimités contredit ces deux caractéristiques.

62. Quel effet peut avoir la présentation conjointe d’une information verbale et d’une information imagée ?

Elle concentre le traitement sur le canal verbal et produit une seule représentation non reliée.
Elle répartit le traitement entre les deux canaux, mais empêche de relier les représentations.
Elle déplace le traitement vers le canal visuel et rend inutile la représentation verbale.
Elle répartit le traitement entre les deux canaux et permet de construire deux représentations reliées.

Elle répartit le traitement entre les deux canaux et permet de construire deux représentations reliées.

Explication

La combinaison du verbal et de l’image répartit le traitement entre les deux canaux et favorise la construction de représentations reliées. Elle ne vise pas à isoler ces représentations ni à éliminer le traitement verbal.

63. Quelles sont les trois fonctions des images dans la représentation mentale d’un texte ?

Le double codage, la mémoire externe et le support analogique.
La mémoire externe, l’attention partagée et le support verbal.
Le codage verbal, la mémoire de travail et le support temporel.
Le double codage, la charge intrinsèque et le support analogique.

Le double codage, la mémoire externe et le support analogique.

Explication

Les trois fonctions sont le double codage, la mémoire externe et le support analogique. L’attention partagée est un principe de conception multimédia, et non l’une des trois fonctions de l’image dans cette classification.

64. Un enseignant ajoute des images à un texte, mais celles-ci correspondent mal aux informations présentées : quelle conclusion est la plus juste ?

L’ajout d’images ne garantit pas une meilleure compréhension, car leur pertinence et leur présentation comptent.
L’ajout d’images garantit une meilleure compréhension si le texte et les images apparaissent simultanément.
L’ajout d’images réduit la compréhension parce que les représentations verbales et visuelles entrent en concurrence.
L’ajout d’images améliore la compréhension dès lors qu’elles sont visibles, même si elles correspondent peu au contenu.

L’ajout d’images ne garantit pas une meilleure compréhension, car leur pertinence et leur présentation comptent.

Explication

Associer texte et images ne garantit pas une meilleure compréhension : l’efficacité dépend de la pertinence de l’image et de ses choix de modèle et de présentation. La simple présence ou simultanéité d’images ne suffit donc pas à assurer un bénéfice.

65. Un employé reçoit une notification pendant une tâche qui exige une attention soutenue, mais ne la consulte pas : quel effet peut-on attendre ?

Une hausse de performance puisque l’employé ignore le contenu de la notification.
Aucun effet sur la performance tant que l’employé ne répond pas à la notification.
Une baisse de performance liée à la notification, même sans consultation.
Une baisse de performance seulement après que l’employé a lu la notification.

Une baisse de performance liée à la notification, même sans consultation.

Explication

La réception d’une notification peut dégrader la performance d’une tâche exigeant une attention soutenue, même si la notification n’est pas consultée. L’effet ne dépend donc pas uniquement de la lecture ou de la réponse à son contenu.

66. Pour la lecture et la détection d’erreurs chez les adultes jeunes et âgés, quel contraste de polarité est associé à de meilleures performances ?

Les deux polarités produisent des performances équivalentes, quel que soit l’âge.
Le texte sombre sur fond clair est associé à de meilleures performances que le mode sombre.
Le texte sombre sur fond clair favorise la lecture, mais réduit la détection d’erreurs par rapport au mode sombre.
Le texte clair sur fond sombre est associé à de meilleures performances que le mode clair.

Le texte sombre sur fond clair est associé à de meilleures performances que le mode sombre.

Explication

La polarité positive, avec un texte sombre sur fond clair, est associée à de meilleures performances de lecture et de détection d’erreurs que le mode sombre. Le mode sombre peut être préféré ou adapté à une faible luminosité, mais cela ne signifie pas qu’il offre les meilleures performances visuelles dans ce contraste.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Hypermédias et cognition.

Qu’est-ce que l’attention ?

La capacité à se focaliser sur certaines informations et à en négliger d’autres.

Qu’est-ce que le réflexe d’orientation ?

L’orientation des récepteurs sensoriels vers un signal de l’environnement.

Comment l’attention exogène diffère-t-elle de l’attention endogène ?

L’attention exogène est automatique, tandis que l’attention endogène dépend des buts, des représentations et du contexte.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Hypermédias et cognition.

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