Fiche de révision : Hypermédias et cognition

Plan du Cours

  1. Orientation attentionnelle et cécité au changement
  2. Préparation attentionnelle et réponse
  3. Partage attentionnel entre sources
  4. Partage de l’attention entre tâches
  5. Modèles du canal unique
  6. Charge mentale et ressources attentionnelles
  7. Réglementation du titre de psychologue
  8. Missions et applications professionnelles
  9. Compétences et secteurs d’activité
  10. Débouchés et ressources professionnelles
  11. Recherche fondamentale en cognition
  12. Psychologie cognitive et apprentissages
  13. Psychologie cognitive et neuropsychologie
  14. Applications cliniques et bilan cognitif
  15. Psychologie cognitive et conception numérique
  16. Théorie de la charge cognitive
  17. Images et apprentissage multimédia
  18. Ergonomie cognitive et technologies numériques

1. Orientation attentionnelle et cécité au changement

Notions clés & Définitions

  • Attention : Capacité à se focaliser sur certaines informations de l’environnement et à en négliger d’autres.
  • Réflexe d’orientation : Orientation des récepteurs sensoriels en direction d’un signal de l’environnement.

★ À maîtriser

📌 L’attention exogène est déclenchée automatiquement par les changements ou les propriétés saillantes d’un stimulus, tandis que l’attention endogène dépend volontairement des buts, des représentations du sujet et du contexte.

  • La cécité au changement peut survenir pendant une saccade oculaire ou un clignement de paupières, lorsqu’un bref écran blanc est inséré entre deux versions d’une scène, et même lorsque le changement est progressif.

  • Dans l’expérience de Bruner et Minturn (1955), un caractère ambigu est interprété comme un B dans un contexte de lettres et comme un 13 dans un contexte de chiffres.

  • La préparation attentionnelle à une dimension pertinente améliore le traitement de cette dimension, comme l’illustre l’expérience de Fraisse (1961), où le rappel est meilleur pour le type de caractères annoncé avant la présentation.

📌 La sélection attentionnelle peut être conçue soit comme un filtre qui laisse passer les seules informations pertinentes vers la conscience, soit comme une sélection en mémoire de travail parmi les informations déjà traitées par les systèmes perceptifs.

  • Dans l’expérience de Broadbent (1954), la sélection est plus efficace pour une caractéristique physique que pour une caractéristique sémantique, et l’avantage de la présentation auditive sur la présentation visuelle apparaît pour les caractéristiques physiques, pas pour les sémantiques.

Compléments

  • Un stimulus apparaissant brusquement est détecté plus rapidement qu’un stimulus sans apparition soudaine, selon Jonides et Irwin (1981). - Jonides & Irwin

  • En situation écologique, l’attention exogène est généralement attirée d’abord par la localisation d’un objet, puis l’attention endogène peut être mobilisée pour traiter la stimulation en profondeur selon l’intérêt, la motivation et le contexte. - Lieury & Léger, 2020

  • Dans l’expérience de Fraisse (1961), les caractères à rappeler en dernier sont moins bien rapportés que ceux à rappeler en premier, ce qui révèle l’effet des limites de la mémoire de travail.

Astuce mémo

Exogène : le stimulus attire ; endogène : le but guide.

2. Préparation attentionnelle et réponse

Notions clés & Définitions

  • Préparation attentionnelle : Attitude de préparation à la survenue d’un stimulus, qui permet de le traiter plus rapidement et plus précisément en focalisant l’attention sur son lieu probable et en préparant l’action.

★ À maîtriser

  • Dans l’expérience de Bertelson (1967), le délai optimal du signal préparatoire est de 70 à 120 millisecondes pour un signal auditif et d’environ 120 à 200 millisecondes pour un signal visuel.

  • Le temps de réponse augmente linéairement avec le nombre d’alternatives pour les réponses apprises, mais pas pour les réponses automatisées. - Hick, 1952

📌 Une préparation attentionnelle peut produire une facilitation pour un signal congruent et une inhibition pour un signal non congruent, tandis qu’une préparation automatique produit une facilitation sans inhibition. - Richard, 1980

Compléments

  • Dans l’expérience de Gottsdanker (1979), les sujets ne maintiennent pas leur préparation entre deux signaux lorsque l’intervalle dépasse 600 millisecondes, même s’ils peuvent se démobiliser puis se préparer à nouveau à l’approche du second signal.

  • Dans l’expérience de Posner et Snyder (1975), l’effet de facilitation se mesure par la différence entre les temps de réponse en situation congruente et neutre, et l’effet d’inhibition par la différence entre les situations non congruente et neutre.

Astuce mémo

Indice congruent → facilitation ; indice non congruent → inhibition.

3. Partage attentionnel entre sources

★ À maîtriser

  • L’écoute dichotique consiste à présenter simultanément des messages différents, notamment deux listes de chiffres, dans les deux oreilles. - Broadbent, 1954

  • En écoute dichotique avec six chiffres répartis entre les deux oreilles, le rappel total atteint 20 % de réponses correctes, contre 65 % pour le rappel séparé par oreille.

  • Selon Broadbent, le rappel total en écoute dichotique exige trois déplacements de l’attention entre les oreilles, contre un seul déplacement pour le rappel par oreille.

  • Dans l’expérience de Treisman et Geffen (1967), la détection des noms d’animaux était très bonne dans l’oreille attentive, mais faible dans l’oreille négligée.

Compléments

  • Lorsque les six chiffres sont présentés aux deux oreilles à la fois dans une tâche classique d’empan, les rappels corrects atteignent près de 95 %.

  • Dans l’expérience d’Axelrod et Guzy (1968), les sujets jugent moins rapides des séries de clics de même rythme lorsqu’elles alternent entre les deux oreilles plutôt que d’être présentées du même côté.

  • Dans une expérience complémentaire, les mêmes auteurs ont constaté que la sous-estimation du nombre de clics due au déplacement de l’attention apparaissait à partir de quatre clics par seconde.

  • L’effet cocktail-party montre que, sous certaines conditions, une personne peut réorienter son attention vers une source initialement négligée.

  • L’étude de Lackner et Garrett (1972), ainsi que d’autres travaux, indique que l’information non prioritaire peut être perçue et traitée au moins partiellement, ce qui soutient l’hypothèse d’un traitement précoce de l’information (Dixon, 1981 ; Treisman, 1964).

4. Partage de l’attention entre tâches

★ À maîtriser

  • Dans les tâches non automatisées, le partage de l’attention mobilise la mémoire de travail pour chacune des tâches.

  • Dans l’expérience de Posner et Boie (1971), le temps de réponse au son était le plus court lorsque le son apparaissait avec la première lettre, plus long entre les deux lettres et le plus long avec la seconde lettre, ce qui suggère que le traitement du son était différé au profit de la tâche sur les lettres.

  • Le téléphone en voiture, même avec un kit mains libres, mobilise des ressources cognitives importantes et rend difficile la conduite simultanée avec une activité complexe d’écoute et de réponse (Bruyas & Martin, 2012 ; Lieury & Léger, 2020).

  • Dans l’étude de Charron et Koechlin (2010), l’ajout d’une troisième tâche a entraîné trois fois plus d’erreurs qu’avec deux tâches, et les participants oubliaient souvent l’une des tâches.

Compléments

  • Lors de la préhension simultanée de deux objets différents, les vitesses des deux mains tendent à se synchroniser, bien que les objets diffèrent par leur taille et leur éloignement (Kelso, Southard et Goodman, 1979).

  • Kalsbeek et Sykes (1967) ont montré que les performances à la tâche principale et à la tâche secondaire variaient en sens inverse lorsque le niveau d’exigence de la tâche secondaire était contrôlé.

  • Allport, Antonis et Reynolds (1972) ont observé que des pianistes expérimentés pouvaient jouer à partir d’une partition tout en répétant un texte entendu, et Shaffer (1975) que des dactylos professionnelles pouvaient recopier des caractères tout en écoutant et répétant un texte ; la réussite était liée à l’expérience et à l’automatisation de l’une des tâches.

  • Après vingt semaines d’entraînement à lire des histoires tout en écrivant des mots dictés, les participants de Spelke, Hirst et Neisser (1976) pouvaient réaliser ces deux tâches simultanément et catégoriser les mots dictés.

  • Dans l’étude de Brown, Tickner et Simmonds (1969), les erreurs d’appréciation des espaces entre les piquets sont passées de 43 % en conduite seule à 56 % avec le test de raisonnement, surtout lorsque les espaces étaient étroits.

  • Selon Lieury et Léger (2020), une personne qualifiée de multitâche réalise généralement une tâche automatisée, exécute imparfaitement ses tâches ou les alterne par switching.

Astuce mémo

Automatisation d’une tâche → partage plus facile de l’attention.

5. Modèles du canal unique

Notions clés & Définitions

  • Canal unique de traitement : Conception selon laquelle les informations sont traitées séquentiellement par la mémoire de travail, une par une et dans l’ordre d’arrivée.

★ À maîtriser

  • Dans le modèle de Broadbent (1958), les informations issues des deux oreilles sont stockées dans une mémoire tampon, puis un filtre sélectif laisse passer vers le canal à capacité limitée les informations de la source favorisée par l’attention.
  • Dans le modèle d’atténuation de Treisman (1964), les informations sont sélectionnées selon leur seuil d’activation après le passage du filtre, et l’orientation attentionnelle abaisse ce seuil pour les informations ciblées.
  • Dans le modèle de Deutsch et Deutsch (1963), repris par Norman (1968), les stimuli sont reconnus avant la sélection attentionnelle, puis les stimuli sans intérêt sont rapidement oubliés.

Compléments

  • Le modèle de Broadbent explique la perte d’informations par la labilité de la mémoire tampon et la capacité limitée du canal, particulièrement lorsque le filtre doit alterner souvent entre les oreilles.

  • Chez Treisman (1964), la familiarité et la valeur affective abaissent aussi le seuil d’activation, ce qui permet notamment au nom de l’auditeur et aux signaux d’alerte d’être détectés sur une oreille négligée.

  • Dans le modèle de Norman (1968), la sélection dépend du niveau général de vigilance et de la pertinence du stimulus pour la tâche en cours.

  • Les modèles de Treisman et de Norman et Deutsch expliquent tous deux l’identification de messages sur l’oreille négligée, mais situent la sélection attentionnelle à des niveaux différents.

  • Des résultats expérimentaux suggèrent que la sélection précoce peut concerner certains stimuli relevant de l’attention exogène, tandis que la sélection tardive peut concerner ceux relevant de l’attention endogène.

  • Les modèles de contrôle attentionnel en vision artificielle utilisent le concept de carte de saillance, une carte bidimensionnelle codant la saillance ou la visibilité des objets dans l’environnement à partir de caméras mobiles (Itti & Koch, 2000 ; Tarroux & Auvray, 2012).

Astuce mémo

Broadbent filtre avant l’identification ; Treisman atténue ; Deutsch et Norman sélectionnent après reconnaissance.

6. Charge mentale et ressources attentionnelles

Notions clés & Définitions

  • Charge mentale : Quantité d’informations et nombre de traitements à effectuer, considérés comme une mesure de la complexité d’une tâche.
  • Psychologue de la cognition : Psychologue spécialisé dans l’étude des processus mentaux et cognitifs, notamment la pensée, la perception, l’attention, la mémoire, la résolution de problèmes, l’apprentissage, le langage, la prise de décision et le contrôle de l’action.

★ À maîtriser

  • La charge mentale d’une tâche peut être estimée par un paradigme de double tâche : on fait varier l’exigence de la tâche secondaire et on observe son effet sur la performance de la tâche principale.
  • Dans le modèle de Kahneman (1973), la quantité de ressources disponibles varie avec le niveau d’activation et leur répartition dépend de règles influencées par des dispositions stables, les buts volontaires et l’évaluation de la demande de ressources.
  • Selon Tricot et Chanquoy (1996), la charge mentale dépend du nombre d’unités de traitement manipulées, lesquelles varient selon les connaissances et le codage des items par le sujet ; elle doit donc être définie relativement à la situation et au sujet.

  • La formation décrite pour devenir psychologue de la cognition comprend cinq années d’études en psychologie, dont un parcours de master en psychologie cognitive ou en psychologie de la cognition, ainsi que la validation du stage professionnel requis pour faire usage du titre de psychologue.

  • Le titre de psychologue est protégé en France, tandis que les actes liés aux connaissances en psychologie cognitive ne sont pas réservés aux seuls psychologues.

Compléments

  • Dans le paradigme de double tâche, le niveau maximal d’exigence de la tâche secondaire qui ne détériore pas la tâche principale mesure les ressources attentionnelles non utilisées par celle-ci.

  • Le modèle de Kahneman explique l’interférence entre tâches par la compétition pour des ressources attentionnelles limitées, et permet deux tâches si leur demande totale ne dépasse pas les ressources disponibles.

  • Selon Tricot et Chanquoy (1996), la charge mentale augmente avec le nombre d’informations, de propositions à lire et de pas inférentiels à effectuer, tandis que les liens entre les informations l’allègent.

  • Selon Tricot et Chanquoy (1996), les procédures et habiletés automatisées, les plans et schémas, ainsi que les connaissances de la situation réduisent la charge mentale selon que le contrôle est automatisé, guidé par des règles ou fondé sur des représentations.

  • Les psychologues de la cognition peuvent exercer dans les secteurs privé et public, notamment en cabinet, à l’école, en entreprise, à l’université, auprès des tribunaux et dans des structures hospitalières, de soin, de rééducation ou d’accompagnement.

  • Les applications professionnelles de la psychologie cognitive comprennent notamment la recherche et l’enseignement supérieur, l’ergonomie cognitive, l’expertise des apprentissages et la conception ou l’évaluation d’interfaces Homme-Machine.

7. Réglementation du titre de psychologue

★ À maîtriser

  • La loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 réserve l’usage professionnel du titre de psychologue aux titulaires de diplômes reconnus sanctionnant une formation universitaire fondamentale et appliquée en psychologie, ou d’un diplôme étranger reconnu équivalent.

  • Le master mention Psychologie (bac+5), associé à une licence de psychologie et à un stage professionnel de 500 heures, permet de prétendre au titre de psychologue.

  • Le stage professionnel d’un futur psychologue praticien doit durer au minimum 500 heures et être réalisé sous la responsabilité conjointe d’un psychologue praticien-référent titulaire du titre depuis au moins trois ans et d’un enseignant-chercheur de la formation de master.

  • Tout psychologue faisant usage professionnel de son titre doit faire enregistrer son diplôme auprès de l’ARS afin d’être inscrit au répertoire RPPS, et doit signaler à l’ARS tout changement de situation.

Compléments

  • Les diplômes mentionnés permettant l’usage du titre comprennent : le diplôme d’État de conseiller d’orientation psychologue, le diplôme d’État de psychologie scolaire, le diplôme de psychologue du travail délivré par le CNAM, le diplôme de psychologue délivré par l’École des psychologues praticiens de l’Institut catholique de Paris, les diplômes étrangers reconnus équivalents

  • Depuis le décret n° 2017-120 du 1er février 2017, les conseillers d’orientation-psychologues et les psychologues scolaires forment le corps unique des psychologues de l’Éducation nationale, recrutés par concours parmi les titulaires d’un master de psychologie.

📌 L’enregistrement auprès de l’ARS doit être effectué dans le mois suivant la prise de fonction, quel que soit le mode d’exercice du psychologue.

📌 Le titre de psychothérapeute est réglementé et exige une inscription sur une liste départementale auprès de l’ARS ; une formation à une thérapie comme les TCC ne suffit pas, à elle seule, à obtenir ce titre.

8. Missions et applications professionnelles

Notions clés & Définitions

  • Mission du psychologue cognitif : Consiste à étudier, évaluer et améliorer les processus cognitifs humains afin d’aider les personnes à comprendre leur pensée et à résoudre des problèmes liés à la cognition.

★ À maîtriser

  • Les domaines étudiés comprennent notamment :

    • le langage
    • la mémoire
    • le raisonnement
    • la perception
    • l’attention
    • la résolution de problèmes
    • l’émotion
  • 🔄 La prise en charge peut suivre cette progression : réaliser des tests cognitifs contribuant au diagnostic, établir le diagnostic en équipe pluridisciplinaire, participer à la rééducation ou à la remédiation cognitive, proposer une prise en charge en TCC s’il est formé à la psychothérapie

Compléments

  • Les activités possibles comprennent :

    • la recherche
    • l’évaluation cognitive
    • l’intervention thérapeutique
    • la formation et l’éducation
    • l’ergonomie et la conception
    • l’aide à la prise de décision
    • l’amélioration des performances
    • la neuropsychologie
  • Les psychologues de la cognition peuvent contribuer à concevoir des dispositifs d’apprentissage, de remédiation et d’aide à la personne, notamment des jeux sérieux, des outils collaboratifs, des plateformes d’apprentissage et des dispositifs intégrant l’intelligence artificielle ou la réalité virtuelle.

  • Les psychologues de la cognition peuvent appliquer leur expertise à l’ergonomie cognitive, aux interfaces Homme-Machine, aux robots sociaux, aux agents conversationnels, aux assistants vocaux et à l’agencement de cockpits afin de limiter les erreurs humaines.

📌 Kirschner et De Bruyckere (2017) indiquent que grandir avec le numérique ne rend ni plus compétent pour apprendre avec lui ni plus capable de mener plusieurs tâches à la fois. - Kirschner & De Bruyckere

9. Compétences et secteurs d’activité

★ À maîtriser

  • Les connaissances attendues comprennent : les modèles théoriques des grandes fonctions cognitives, les bases cérébrales du fonctionnement cognitif normal et des déficits cognitifs, l’application de la méthode expérimentale à la recherche en psychologie, les méthodes d’analyse et de mesure comportementales et neurocognitives, la conception et l’évaluation d’interfaces Homme-Machine, les outils d’exploration cognitive et les tests pour les bilans cognitifs

  • Les compétences opérationnelles minimales comprennent l’écoute, l’analyse, l’accompagnement, la rédaction, l’évaluation de la fiabilité et de la validité des sources, la conduite d’une démarche scientifique et un niveau d’anglais B2 minimum.

  • Les psychologues de la cognition peuvent exercer dans des structures publiques ou privées de recherche, des établissements médico-sociaux, des centres de santé, des entreprises, des cabinets de conseil et des équipes de recherche-développement.

Compléments

  • Pour mener une recherche doctorale, le psychologue de la cognition doit en plus maîtriser les statistiques appliquées à la cognition ainsi que les méthodes et techniques de recherche et d’analyse bibliométrique et documentaire.

  • Les compétences propres à la recherche comprennent la diffusion de données scientifiques à l’écrit ou à l’oral en français et en anglais, ainsi que la collecte et l’analyse de données comportementales et neurocognitives auprès d’une population.

  • Les secteurs identifiés comme demandeurs comprennent : les technologies de l’information et de la communication, les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation, les industries de transport, les industries de transformation, l’agroalimentaire, la santé

  • Après un doctorat, des postes de recherche ou d’enseignement supérieur peuvent être accessibles dans des universités et des organismes tels que le CNRS, l’INSERM, l’INRIA, le CEA et l’INRS.

  • Les débouchés mentionnés comprennent l’aide à la personne, le développement industriel, les nouvelles technologies et la conception ou la distribution de produits, notamment comme ingénieur utilisabilité, concepteur de systèmes centrés sur l’humain, chargé de recherche et développement ou ergonome produit.

10. Débouchés et ressources professionnelles

★ À maîtriser

  • Il peut exercer comme :
    • enseignant-chercheur ou chercheur
    • ingénieur de recherche ou d’études
    • chargé d’études ou de mission
    • User Researcher ou UX Researcher
    • consultant
    • responsable de développements produits
    • professionnel en sciences et innovation

Compléments

  • Dans le marketing et la publicité, les psychologues de la cognition peuvent contribuer à :

    • des études d’impact
    • des stratégies d’explorations oculomotrices
    • au liage des informations multisensorielles
    • à l’étude des jugements affectifs
    • à l’étude des modes de consommation
  • Après son diplôme, un psychologue peut obtenir une spécialisation supplémentaire, par exemple en psychothérapie, ou un doctorat de recherche, selon ses objectifs professionnels.

  • Une spécialisation supplémentaire ou un doctorat de recherche peut élargir les possibilités de carrière d’un psychologue dans les domaines public et privé.

  • La Société française de psychologie (SFP) et la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP) sont des sites généralistes d’information sur les métiers, la déontologie, les manifestations scientifiques et les publications en psychologie.

📌 La reconnaissance d’un diplôme de psychologue dans un autre pays de l’Union européenne relève de la directive 2005/36/CE, mais certains pays, comme la Belgique, imposent un enregistrement distinct du système français.

📌 Les offres d’emploi repérées à l’aide d’un assistant conversationnel doivent être vérifiées sur le site de l’employeur, car l’assistant peut produire des offres inexistantes, périmées ou mal attribuées.

  • La Société française de psychologie a été fondée en 1901, la même année que la British Psychological Society.

11. Recherche fondamentale en cognition

Notions clés & Définitions

  • État de flow : Csikszentmihalyi, 1990 - Un état d’engagement optimal associant des processus attentionnels et motivationnels, qui apparaît surtout lorsque le défi est ajusté aux compétences, que les buts sont clairs et que les retours sur l’action sont immédiats.

★ À maîtriser

📌 La recherche fondamentale vise à comprendre un phénomène plutôt qu’à dégager directement des applications, même si les chercheurs peuvent envisager de futures applications.

📌 Selon la perspective réfutationniste de Popper (1973), des données peuvent réfuter une hypothèse, mais aucune série d’observations ne peut la prouver définitivement.

  • Les connaissances scientifiques sont des conclusions provisoires, révisables à la lumière de nouveaux résultats.

  • Le poids de la preuve distingue l’anecdote personnelle d’un consensus fondé sur des expérimentations évaluées par les pairs, répliquées et, idéalement, synthétisées par des méta-analyses.

Compléments

📌 La neuropsychologie cognitive utilise les déficits observés chez les patients, notamment les dissociations entre fonctions atteintes et préservées, pour inférer l’architecture fonctionnelle de la cognition normale plutôt que pour localiser les fonctions dans le cerveau. - Shallice, 1988

  • L’état de flow se caractérise par (Csikszentmihalyi, 1990) :
    • l’absorption totale
    • la concentration intense
    • le sentiment d’efficacité
    • la disparition de la conscience de soi
    • le plaisir intrinsèque

Astuce mémo

La recherche fondamentale explique les phénomènes ; la recherche appliquée exploite ses résultats.

12. Psychologie cognitive et apprentissages

Notions clés & Définitions

  • Métacognition : Flavell, 1979 - Les formes de pensées et de connaissances portant sur sa propre pensée, notamment la capacité à évaluer ses connaissances et à appliquer des stratégies pour les améliorer.
  • Fonctions exécutives : Diamond, 2013 - Des processus de contrôle qui régulent la pensée et l’action en fonction d’un but.

★ À maîtriser

  • Les connaissances sont organisées en mémoire à long terme sous forme de réseaux de concepts reliés et de schémas ; elles sont mieux rappelées lorsque leur présentation explicite les relations entre leurs éléments, par exemple au moyen d’une structure hiérarchique. - Bower, Clark, Lesgold & Winzenz, 1969

📌 La connaissance déclarative correspond à la connaissance encyclopédique, tandis que la connaissance procédurale porte sur l’exécution de tâches particulières. - Anderson, 1983

  • Dans le modèle de Miyake et al. (2000), la flexibilité, la mise à jour en mémoire de travail et l’inhibition sont corrélées entre elles tout en étant séparables ; la planification est une fonction de plus haut niveau qui s’appuie sur ces trois composantes.

  • L’éducation cognitive vise à développer des programmes d’intervention et à diagnostiquer les difficultés d’apprentissage et de raisonnement ; elle cherche plus largement à améliorer le fonctionnement mental, la capacité d’apprentissage et l’adaptation cognitive. - Loarer, 1998

Compléments

  • La mise à jour modifie le contenu de la mémoire de travail en remplaçant une information préexistante par une information entrante plus récente et pertinente pour la tâche.

  • L’inhibition permet de supprimer les cognitions et actions inappropriées et de résister aux interférences d’informations non pertinentes.

  • 🔄 Une activité dirigée vers un but non routinier comprend : l’analyse de la situation, l’élaboration d’un plan de résolution, la résolution séquentielle et organisée du plan, la vérification du résultat par comparaison avec l’objectif initial

  • Selon Belmont, Butterfield & Ferretti (1982), chez les personnes ayant des difficultés d’apprentissage ou une déficience intellectuelle, seuls les programmes comprenant une réflexion métacognitive explicite et guidée produisent un transfert des stratégies.

  • L’éducation cognitive privilégie l’apprentissage de règles générales de pensée, de procédures intellectuelles et de méthodes d’acquisition et d’utilisation des connaissances plutôt que le seul apprentissage de contenus disciplinaires.

📌 L’apprentissage de l’écriture sur tablette peut favoriser la connaissance de la lettre et la balistique du mouvement, mais la surface lisse réduit les retours proprioceptifs et modifie l’exécution graphomotrice, en particulier chez les jeunes scripteurs. - Jolly & Gentaz, 2013

  • Les psychologues de la cognition peuvent contribuer à la conception de programmes d’aide, de remédiation et de bilans, ainsi qu’à l’ingénierie pédagogique et à l’ergonomie cognitive des logiciels éducatifs et de vie scolaire.

Astuce mémo

Analyser la situation → planifier → résoudre → vérifier le résultat.

13. Psychologie cognitive et neuropsychologie

★ À maîtriser

  • En santé, la psychologie cognitive peut contribuer à (Ahles & Root, 2018) : améliorer la mémoire, accompagner la récupération après une lésion cérébrale, traiter les troubles d’apprentissage, accompagner les troubles cognitifs pendant et après les traitements du cancer

  • En France, un neuropsychologue est un psychologue spécialisé en psychologie cognitive et en neuropsychologie.

  • La psychologie cognitive a contribué à étendre la neuropsychologie à des troubles cognitifs développementaux, comme le TDAH et les troubles Dys, ainsi qu’à des pathologies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. - Lechevalier, Eustache, & Viader, 2008

📌 La neuropsychologie classique recueille les troubles du comportement, identifie les lésions responsables et cherche des régularités entre troubles et lésions.

  • La neuropsychologie cognitive recherche des dissociations entre fonctions atteintes et préservées, notamment des doubles dissociations, afin d’inférer des composantes de traitement distinctes dans la cognition normale. - Shallice, 1988

Compléments

  • La compréhension des processus cognitifs permet de développer des outils, des approches et des méthodes pour diagnostiquer et combattre des problèmes de mémoire.

  • La psychologie cognitive peut évaluer les capacités requises pour utiliser une interface ou un dispositif visant à améliorer l’autonomie et la qualité de vie de personnes présentant des troubles tels que le TDAH ou les troubles DYS.

  • La neuropsychologie s’est développée à partir de l’observation clinique de patients atteints de lésions cérébrales.

  • Au XIXe siècle, les observations anatomo-cliniques, comme celle de Broca (1861) sur la perte du langage articulé, fondent les origines de la neuropsychologie.

  • La revue Neuropsychologia est fondée en 1963, marquant la constitution de la neuropsychologie en discipline.

  • Les deux démarches visent à extraire des informations sur les rapports entre le fonctionnement cognitif normal et les processus pathologiques.

Astuce mémo

L’anatomo-clinique relie lésions et troubles ; la démarche cognitive recherche des dissociations fonctionnelles.

14. Applications cliniques et bilan cognitif

Notions clés & Définitions

  • Bilan cognitif : Évaluation des capacités de mémorisation, de raisonnement, de traitement de l’information, de coordination des mouvements et de repérage dans le temps et l’espace.

★ À maîtriser

  • Le psychologue de la cognition peut réaliser des bilans psychologiques, analyser et évaluer les capacités psychologiques, conseiller et apporter un soutien selon les besoins des personnes.

  • Lors d’une demande de diagnostic ou de remédiation, le psychologue recueille des informations par entretiens anamnestiques et données comportementales, sélectionne et applique des outils d’évaluation, puis utilise des techniques issues de la recherche expérimentale.

📌 Chez les personnes âgées, le bilan neuropsychologique aide à distinguer les troubles liés au vieillissement normal du cerveau de ceux liés à une démence pathologique.

Compléments

📌 Un psychologue de la cognition formé à la psychothérapie peut mettre en place un suivi psychothérapeutique, notamment selon des orientations cognitivistes ou comportementalistes.

  • Les bilans cognitifs et neuropsychologiques utilisent des tests établis par des chercheurs et validés par des scientifiques et des spécialistes.

  • Le bilan cognitif peut repérer les facilitateurs et les freins associés aux troubles cognitifs, identifier les capacités fonctionnelles et comprendre les aspirations de la personne face à ses capacités.

  • La Batterie rapide d’efficience frontale (BREF) est un outil de dépistage du syndrome dysexécutif. - Dubois, Slachevsky, Litvan & Pillon, 2000

  • L’ADAS-Cog mesure la sévérité des troubles cognitifs dans la maladie d’Alzheimer. - Rosen, Mohs & Davis, 1984

15. Psychologie cognitive et conception numérique

Notions clés & Définitions

  • Utilisabilité : Degré selon lequel un système, un produit ou un service peut être utilisé par des utilisateurs spécifiés pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction dans un contexte d’utilisation spécifié.
  • Multimédia : Mayer, 2005 - Association de mots écrits ou oraux et d’images.
  • Hypermédia multimodal : Hypermédia contenant des informations à la fois visuelles et auditives.

★ À maîtriser

📌 La conception technocentrée optimise le système technique en demandant à l’humain de s’adapter à la machine, tandis que la conception anthropocentrée adapte le système aux capacités, ressources et contextes des utilisateurs.

  • La conception centrée utilisateur considère les utilisateurs et leurs besoins comme centraux et vise des dispositifs adaptés aux capacités cognitives et aux usages. - Norman& Draper, 1986

📌 L’efficacité correspond à l’atteinte du résultat prévu, l’efficience à son atteinte avec un effort moindre ou un temps minimal, et la satisfaction au confort et à l’évaluation subjective de l’interaction. - ISO, 2018

  • Pour comprendre un document multimédia, l’apprenant traite les informations sélectionnées en mémoire de travail, construit une représentation propositionnelle du texte, puis l’intègre à l’image et à ses connaissances antérieures pour élaborer un modèle mental cohérent, au moyen de traitements récursifs. - Schnotz & Bannert, 2003

📌 L’efficacité et l’utilisabilité d’un hypermédia éducatif dépendent de la compatibilité entre le modèle du concepteur, la représentation mentale de l’utilisateur et le modèle de l’utilisateur construit par le système.

Compléments

  • La psychologie cognitive ergonomique est apparue dans les années 1980 dans le contexte des interactions homme-machine.

  • L’ergonomie de conception intervient pendant la conception, tandis que l’évaluation ou la correction ergonomique peut intervenir après la conception lorsqu’un défaut d’utilisabilité est constaté.

  • Les critères ergonomiques d’évaluation d’interfaces sont : (Bastien et Scapin, 1993) :

    • Compatibilité
    • Guidage
    • Charge de travail
    • Contrôle explicite
    • Adaptabilité
    • Gestion des erreurs
    • Homogénéité ou cohérence
    • Signifiance des codes et dénominations
  • Les méthodes classiques d’évaluation ergonomique comprennent :

    • Observation ou enregistrement de l’activité
    • Entretiens et questionnaires
    • Expérimentations et tests utilisateur
    • Modélisation et outils de simulation

📌 L’hypertexte organise des textes en réseau et permet de consulter des informations en cliquant sur des objets de l’interface, contrairement au document papier.

  • L’apprentissage avec un hypermédia exige aussi de connaître le système utilisé, notamment son interface, l’organisation des pages, la signification des symboles et les actions possibles.

16. Théorie de la charge cognitive

Notions clés & Définitions

  • Charge cognitive : Sweller - Charge que l’exécution d’une tâche impose au système cognitif.

★ À maîtriser

  • La théorie de la charge cognitive pose que la mémoire de travail a des capacités limitées de traitement et de stockage, tandis que la capacité de la mémoire à long terme est illimitée. - Baddeley

  • La charge intrinsèque dépend du nombre d’éléments traités simultanément et de leurs relations, ou interactivité, tandis que la charge extrinsèque dépend du format de présentation de l’information. - Sweller

  • La charge utile désigne l’effort consacré à construire et automatiser des schémas de connaissances, mais, dans les formulations récentes, elle correspond aux ressources de mémoire de travail consacrées au traitement de la charge intrinsèque plutôt qu’à une troisième source qui s’y additionne. - Sweller, 2010

  • Lorsque la charge cognitive totale excède les ressources disponibles en mémoire de travail, l’apprentissage peut être difficile et la conception pédagogique doit d’abord réduire la charge extrinsèque. - Sweller

  • Pour réduire la charge extrinsèque, Sweller propose d’intégrer spatialement le texte et les figures correspondantes et de recourir à différentes modalités, notamment auditive et visuelle.

Compléments

  • L’élaboration et l’automatisation des schémas en mémoire à long terme accélèrent la récupération et le traitement des informations, ce qui recule les limites de capacité et de traitement de la mémoire de travail. - Sweller

  • La charge intrinsèque est modulée par les connaissances antérieures de l’apprenant et les schémas qu’il mobilise. - Sweller

  • La charge intrinsèque peut être gérée en présentant d’abord les éléments isolément, puis leurs interactions. - Sweller, 2010

  • Dans des expériences, les sujets étudiant un matériel associant texte oral et diagrammes visuels ou tableaux ont obtenu de meilleures performances que ceux étudiant un texte écrit avec des diagrammes. - Mousavi, Low & Sweller, 1995

Astuce mémo

L’intrinsèque vient du contenu, l’extrinsèque de sa présentation.

17. Images et apprentissage multimédia

★ À maîtriser

  • Selon la théorie cognitive de l’apprentissage multimédia, l’apprenant traite l’information par deux canaux partiellement indépendants, verbal et visuel, dont la capacité est limitée. - Mayer, 2005

  • Présenter une information sous forme verbale et imagée répartit le traitement entre les deux canaux et permet de construire deux représentations reliées entre elles. - Mayer, 2005

  • Les trois fonctions des images dans la représentation mentale d’un texte sont le double codage, la mémoire externe et le support analogique.

📌 L’association de textes et d’images ne garantit pas une meilleure compréhension : son efficacité dépend de la pertinence de l’image par rapport à l’ensemble informationnel et de ses choix de modèle et de présentation.

  • Les sept principes de conception multimédia sont le principe multimédia, le principe de l’attention partagée, le principe de multimodalité, le principe de redondance, le principe de contiguïté spatiale, le principe de contiguïté temporelle et le principe de cohérence. - Mayer, 2005

Compléments

  • Dans leur revue de 55 expériences, Levie et Lentz ont constaté que, pour les informations représentées par les illustrations, le texte illustré améliorait significativement l’apprentissage dans 39 des 46 comparaisons, tandis que les illustrations n’avaient pas d’effet sur les informations qu’elles ne représentaient pas.

  • Kosslyn, Ball et Reiser (1978) ont observé une relation linéaire entre la durée d’exploration mentale d’une image et la distance objective parcourue dans la configuration apprise.

18. Ergonomie cognitive et technologies numériques

Points essentiels

  • Le psychologue cognitif appliqué à l’ergonomie de conception recherche des solutions efficaces, adapte l’interface aux capacités cognitives et au confort de l’utilisateur, définit l’architecture de l’information à partir de méthodes d’analyse, intervient dans le processus de conception et travaille avec les équipes de réalisation.

  • Recevoir une notification, même sans la consulter, dégrade la performance dans une tâche exigeant une attention soutenue. - Stothart, Mitchum & Yehnert, 2015

  • Les personnes interrompues compensent en travaillant plus vite, au prix d’un stress et d’une frustration accrus. - Mark, Gudith & Klocke, 2008

📌 La polarité positive, avec un texte sombre sur fond clair, produit de meilleures performances de lecture et de détection d’erreurs que le mode sombre chez les adultes jeunes et âgés. - Piepenbrock, Mayr, Mund & Buchner, 2013

  • L’usage habituel du GPS est associé à une moins bonne mémoire spatiale lors de l’orientation autonome, et un suivi de trois ans a associé une utilisation plus importante du GPS à un déclin plus marqué de cette mémoire. - Dahmani & Bohbot, 2020

  • Chez des adolescents, voir des photos accompagnées de nombreux « j’aime » active davantage le circuit de la récompense, en particulier le noyau accumbens, et les participants aiment plus volontiers les photos qui semblent déjà populaires. - Sherman, Payton, Hernandez, Greenfield & Dapretto, 2016

  • La peur de manquer quelque chose (FoMO) est associée à un usage plus intense des réseaux sociaux. - Przybylski, Murayama, DeHaan & Gladwell, 2013

  • L’ajustement dynamique de la difficulté des jeux vidéo vise à maintenir l’équilibre entre le défi proposé et les compétences du joueur, condition centrale de l’état de flow. - Csikszentmihalyi, 1990

📌 Les avis clients mobilisent la preuve sociale en situation d’incertitude, tandis que les filtres du commerce en ligne réduisent le nombre d’options affichées et sont souvent justifiés par l’effet de surcharge du choix. - Cialdini, 2001

  • Une méta-analyse conclut que l’effet de surcharge du choix est en moyenne proche de zéro et dépend fortement des conditions. - Scheibehenne, Greifeneder & Todd, 2010

  • En réalité virtuelle, les psychologues de la cognition contribuent à optimiser l’immersion, à réduire le cybersickness en comprenant les conflits sensoriels visuels et vestibulaires, et à adapter les interfaces aux capacités cognitives des utilisateurs. - Reason & Brand, 1975

  • La réalité virtuelle est notamment mobilisée dans : (Freeman et al., 2017) :

    • Le traitement des phobies par exposition en réalité virtuelle.
    • Les environnements d’apprentissage adaptatifs.
    • Les simulations de formations complexes.

Tableaux de synthèse

Comparaison des modèles de sélection attentionnelle

ModèleMoment de sélectionMécanisme
BroadbentAvant l’identificationFiltre sélectif vers un canal limité
TreismanAprès le filtreSélection selon le seuil d’activation
Deutsch et NormanAprès la reconnaissancePertinence et vigilance déterminent la sélection

Méthodes d’évaluation ergonomique

MéthodeDonnées recherchéesLimite ou apport
ObservationActivité réellement effectuéePeut perturber l’activité
Entretiens et questionnairesSatisfaction, charge perçue, besoinsInformations subjectives
Expérimentations et testsDonnées systématiques de performance et d’usageScénarios ou conditions contrôlés
Modélisation et simulationVisualisation anticipée des dispositifsRepérage précoce des problèmes

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Hypermédias et cognition avec 66 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction caractérise l’attention exogène par rapport à l’attention endogène ?

2. Dans quelle situation la cécité au changement peut-elle se produire ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Hypermédias et cognition avec 96 flashcards interactives.

Qu’est-ce que l’attention ?

La capacité à se focaliser sur certaines informations et à en négliger d’autres.

Qu’est-ce que le réflexe d’orientation ?

L’orientation des récepteurs sensoriels vers un signal de l’environnement.

Comment l’attention exogène diffère-t-elle de l’attention endogène ?

L’attention exogène est automatique, tandis que l’attention endogène dépend des buts, des représentations et du contexte.

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