QCM : Psychologie clinique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la psychologie et la démarche clinique, quelles propositions sont exactes ?

La psychologie étudie les conduites observables, mais pas les manières de penser ou de sentir.
La démarche clinique s’intéresse d’abord aux symptômes, sans prendre en compte le sujet qui les éprouve.
La psychologie est née de la séparation entre médecine et philosophie, avant de devenir une pratique indépendante.
La psychologie étudie les faits psychiques, les idées et les comportements individuels ou collectifs.
La psychologie associe des théories et des pratiques visant notamment à conseiller et à soigner.

La psychologie étudie les faits psychiques, les idées et les comportements individuels ou collectifs. · La psychologie associe des théories et des pratiques visant notamment à conseiller et à soigner.

Explication

La psychologie porte sur les faits psychiques, les idées et les comportements d’une personne ou d’un groupe, et associe théories et pratiques à visée notamment soignante. La démarche clinique est centrée sur le sujet souffrant ; la psychologie est née de la rencontre entre médecine et philosophie, et son champ inclut aussi les manières de penser et de sentir.

2. Une psychologue rencontre une personne et étudie son évolution dans son contexte, en recourant à des tests. Concernant la psychologie clinique :

Pour Anzieu, l’entretien et l’observation occupent une place privilégiée dans la méthode clinique.
Pour Lagache, les tests et les échelles d’évaluation font partie des moyens d’étude clinique.
L’étude clinique peut porter sur les processus psychiques d’un individu dans la totalité de sa situation.
La clinique armée ou instrumentale se caractérise par le recours à des tests et à des outils.
La rencontre engage la subjectivité de la personne, celle de la psychologue et celle de leur interaction.

Pour Anzieu, l’entretien et l’observation occupent une place privilégiée dans la méthode clinique. · Pour Lagache, les tests et les échelles d’évaluation font partie des moyens d’étude clinique. · L’étude clinique peut porter sur les processus psychiques d’un individu dans la totalité de sa situation. · La clinique armée ou instrumentale se caractérise par le recours à des tests et à des outils. · La rencontre engage la subjectivité de la personne, celle de la psychologue et celle de leur interaction.

Explication

La rencontre clinique implique trois subjectivités : celles du patient et du psychologue, ainsi que celle de leur interaction. La psychologie clinique examine les processus psychiques dans la totalité de la situation et de l’évolution ; la clinique instrumentale recourt à des outils. Anzieu privilégie l’entretien et l’observation, tandis que Lagache inclut les tests et les échelles d’évaluation.

3. Une personne compare les parcours et les prérogatives du psychologue et du psychiatre. Parmi les propositions suivantes, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

Un psychologue peut s’orienter vers différentes approches théoriques et psychothérapeutiques.
Le titre de psychologue est protégé depuis 1985 et requiert une licence puis un master en psychologie.
Un psychiatre est médecin spécialisé en psychiatrie et peut prescrire des médicaments.
Un psychiatre suit six années d’études médicales puis cinq années d’internat en psychiatrie.
Le titre de psychologue s’obtient après une licence de psychologie, sans formation de master.

Un psychologue peut s’orienter vers différentes approches théoriques et psychothérapeutiques. · Le titre de psychologue est protégé depuis 1985 et requiert une licence puis un master en psychologie. · Un psychiatre est médecin spécialisé en psychiatrie et peut prescrire des médicaments.

Explication

Le titre de psychologue est protégé depuis 1985 et suppose une licence et un master, soit cinq années après le baccalauréat ; son titulaire peut choisir diverses approches. Le psychiatre est médecin et peut prescrire : sa formation comprend six années d’études médicales et quatre années d’internat, et non cinq.

4. À propos des titres de psychothérapeute et de psychanalyste et de la psychanalyse, cochez les propositions exactes :

Le titre de psychanalyste est protégé par la loi et s’obtient après une formation réglementée par l’État.
La psychanalyse s’appuie sur l’hypothèse de l’inconscient et traite psychothérapeutiquement les névroses.
Le titre de psychanalyste n’est ni reconnu ni protégé, et la formation est dispensée par les pairs.
La psychanalyse repose sur l’hypothèse du conscient et sert au traitement psychothérapeutique des névroses.
Le titre de psychothérapeute existe depuis 2010 et son titulaire s’enregistre auprès de l’ARS sur le RPPS.

La psychanalyse s’appuie sur l’hypothèse de l’inconscient et traite psychothérapeutiquement les névroses. · Le titre de psychanalyste n’est ni reconnu ni protégé, et la formation est dispensée par les pairs. · Le titre de psychothérapeute existe depuis 2010 et son titulaire s’enregistre auprès de l’ARS sur le RPPS.

Explication

Le titre de psychothérapeute existe depuis 2010 et son titulaire s’enregistre auprès de l’ARS sur le RPPS ; celui de psychanalyste n’est ni reconnu ni protégé et sa formation est dispensée par les pairs. La psychanalyse, attribuée à Freud, se fonde sur l’hypothèse de l’inconscient et constitue notamment une méthode de traitement psychothérapeutique des névroses.

5. Quelle conception du magnétisme animal Franz Anton Mesmer défendait-il ?

Un fluide universel relie les êtres humains à leur environnement, et son déséquilibre dans le corps provoque la maladie.
Une fixation visuelle sur un objet brillant provoque un état de sommeil exploité par le thérapeute.
Une capacité d’autoguérison apparaît pendant une transe où le patient peut annoncer la date de sa guérison.
Un état hypnotique constitue un symptôme de l’hystérie plutôt qu’un moyen de traiter les troubles.

Un fluide universel relie les êtres humains à leur environnement, et son déséquilibre dans le corps provoque la maladie.

Explication

Mesmer expliquait la maladie par un déséquilibre corporel d’un fluide qui, selon lui, traverse l’univers et relie les êtres humains à leur environnement. L’autoguérison pendant une transe correspond plutôt à la conception associée à Puysségur.

6. En quelle année Freud et Breuer ont-ils publié leurs études sur l’hystérie, où est présenté le cas d’Anna O ?

En 1966, dans leurs études sur l’hystérie.
En 1895, dans leurs études sur l’hystérie.
En 1887, dans leurs études sur l’hystérie.
En 1900, dans leurs études sur l’hystérie.

En 1895, dans leurs études sur l’hystérie.

Explication

Freud et Breuer ont publié leurs études sur l’hystérie en 1895, et celles-ci évoquent le cas d’Anna O. L’année 1887 est associée à la mention du terme « psychologie clinique » par Pierre Janet, et non à cette publication.

7. Quel rôle le cadre thérapeutique doit-il jouer pour aider le patient à mobiliser progressivement ses propres ressources ?

Offrir un environnement sécurisant, stable et contenant
Interpréter les réactions du patient à partir d’une théorie prédéfinie
Évaluer les progrès du patient au moyen de tests réguliers
Diriger les décisions du patient afin d’accélérer son autonomie

Offrir un environnement sécurisant, stable et contenant

Explication

Un cadre sécurisant, stable et contenant permet au patient de s’appuyer sur la relation thérapeutique pour mobiliser ses propres ressources. Diriger ses décisions ne correspond pas à cette fonction, qui vise à soutenir progressivement son autonomie.

8. Quand Pierre Janet a-t-il mentionné le terme de psychologie clinique ?

En 1968
En 1966
En 1895
En 1887

En 1887

Explication

Pierre Janet mentionne le terme de psychologie clinique en 1887, en défendant l’étude de cas et la singularité du sujet. L’année 1895 correspond à la publication des études de Freud et Breuer sur l’hystérie.

9. En quoi la méta-cognition se distingue-t-elle de l’intelligence émotionnelle dans le travail du psychologue ?

La méta-cognition consiste à réguler les émotions d’autrui, tandis que l’intelligence émotionnelle consiste à analyser ses raisonnements.
La méta-cognition consiste à examiner sa propre pensée, tandis que l’intelligence émotionnelle implique de percevoir et de réguler les émotions.
La méta-cognition consiste à mesurer les émotions par des scores, tandis que l’intelligence émotionnelle consiste à observer les comportements.
La méta-cognition consiste à interpréter le transfert du patient, tandis que l’intelligence émotionnelle consiste à éviter toute réaction affective.

La méta-cognition consiste à examiner sa propre pensée, tandis que l’intelligence émotionnelle implique de percevoir et de réguler les émotions.

Explication

La méta-cognition désigne la capacité à penser sa propre pensée, alors que l’intelligence émotionnelle comprend notamment la perception et la régulation des émotions. L’analyse du transfert peut s’inscrire dans le travail clinique, mais elle ne définit pas la méta-cognition.

10. Quelle compétence permet au psychologue de rendre compte de son travail en réunion pluridisciplinaire et de produire des comptes rendus ?

La maîtrise de l’expression orale et écrite
L’utilisation d’échelles et de bilans standardisés
La mise en œuvre de techniques psychothérapeutiques
La conduite d’un examen clinique approfondi

La maîtrise de l’expression orale et écrite

Explication

Le psychologue doit maîtriser l’expression orale et écrite afin de communiquer son travail à l’équipe et de rédiger des comptes rendus. Les techniques psychothérapeutiques concernent la manière de prendre soin d’autrui, mais ne désignent pas cette compétence de communication professionnelle.

11. Pourquoi une démarche quantitative doit-elle compléter l’interprétation des scores par une réflexion clinique ?

Parce que les questionnaires mesurent l’influence de l’observateur sur la personne observée.
Parce qu’un score ne rend pas compte à lui seul de la vie psychique singulière du patient.
Parce que les hypothèses quantitatives sont formulées après l’analyse des résultats.
Parce que les statistiques ne permettent pas de comparer des variables entre plusieurs patients.

Parce qu’un score ne rend pas compte à lui seul de la vie psychique singulière du patient.

Explication

Les scores quantifient certains phénomènes, mais ils ne suffisent pas à comprendre la situation clinique dans sa singularité, d’où la nécessité d’une réflexion clinique complémentaire. Les statistiques peuvent bien servir à repérer des différences ou des corrélations entre variables.

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Que désigne la psychologie comme discipline scientifique ?

Une science humaine qui étudie les faits psychiques, les sentiments, les idées, les comportements et les manières de penser, sentir et agir.

Depuis quelle année le titre de psychologue est-il protégé ?

Depuis 1985.

Que peut prescrire le psychologue ?

Il ne prescrit pas de médicaments.

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