QCM : Psychologie cognitive des produits culturels (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne résout un problème nouveau sans s’appuyer sur un riche stock de connaissances culturelles : quelle forme d’intelligence cela illustre-t-il le mieux ?

L’intelligence cristallisée, qui consiste à résoudre des problèmes sans connaissances acquises.
L’intelligence cristallisée, qui repose sur les connaissances culturelles acquises.
L’intelligence fluide, qui peut s’exercer sans un riche patrimoine culturel.
L’intelligence fluide, qui dépend principalement de la maîtrise de produits culturels.

L’intelligence fluide, qui peut s’exercer sans un riche patrimoine culturel.

Explication

L’intelligence fluide peut être mobilisée sans disposer d’un riche patrimoine culturel, contrairement à l’intelligence cristallisée, liée aux connaissances acquises et aux produits culturels. La maîtrise de ces connaissances caractérise donc plutôt l’intelligence cristallisée.

2. Si des capacités cognitives humaines contraignent les pratiques culturelles, quelle tendance peut-on prévoir à l’échelle du monde et des époques ?

Des universaux culturels fréquents et une variabilité limitée, même si la diversité culturelle paraît importante.
Des universaux rares et une variabilité illimitée, car chaque société dépasse les contraintes de l’esprit humain.
Des cultures presque identiques en tout point, car les contraintes cognitives effacent les différences entre sociétés.
Une diversité sans formes récurrentes, car les pratiques culturelles ne sont pas influencées par les capacités cognitives.

Des universaux culturels fréquents et une variabilité limitée, même si la diversité culturelle paraît importante.

Explication

Les contraintes cognitives conduisent à prévoir des universaux culturels fréquents et une variabilité limitée malgré la diversité apparente. Cela ne signifie pas que les cultures sont identiques en tout point, mais que leurs différences restent contraintes.

3. Pourquoi les comportements acquis ne peuvent-ils pas prendre n’importe quelle forme dans une société ?

Les comportements acquis sont déterminés par des instincts biologiques qui éliminent les différences entre groupes sociaux.
Les comportements acquis échappent aux contraintes cognitives dès lors qu’ils sont transmis par enseignement ou imitation.
Les capacités et les limites du cerveau et de l’esprit contraignent les comportements acquis et favorisent certaines formes culturelles.
Les comportements acquis dépendent principalement de la disponibilité des objets matériels et peu des capacités cognitives.

Les capacités et les limites du cerveau et de l’esprit contraignent les comportements acquis et favorisent certaines formes culturelles.

Explication

Les capacités et limites du cerveau et de l’esprit influencent les comportements acquis et rendent certaines formes culturelles plus probables que d’autres. La transmission par enseignement ou imitation ne supprime pas ces contraintes cognitives.

4. Pourquoi apprendre à utiliser des couverts relève-t-il d’un comportement culturel plutôt que d’un besoin biologique ?

Parce que cet usage découle de la faim, qui détermine les outils nécessaires pour satisfaire un besoin biologique.
Parce que cet usage s’acquiert par observation, imitation ou enseignement, se transmet socialement et varie selon les cultures.
Parce que cet usage dépend de caractéristiques physiques propres à l’espèce plutôt que de la transmission sociale.
Parce que cet usage apparaît sans apprentissage, puis se maintient de manière semblable dans les différents groupes.

Parce que cet usage s’acquiert par observation, imitation ou enseignement, se transmet socialement et varie selon les cultures.

Explication

L’usage des couverts s’apprend et se transmet socialement, et ses formes varient selon les cultures. La faim, contrairement à cette pratique, est un besoin biologique indépendant de l’apprentissage culturel.

5. Quelle comparaison rend le mieux compte des différences entre les formes de culture animale et la culture humaine ?

Les comportements animaux et humains présentent une cumulativité comparable, mais diffèrent surtout par la variété des habitats concernés.
Les comportements animaux sont surtout des traditions biologiques, tandis que les comportements humains reposent sur l’imitation sans transmission sociale.
Les cultures animales se distinguent par une transmission explicite et cumulative, alors que les cultures humaines reposent sur des comportements individuels.
Des comportements animaux peuvent suggérer des cultures simples, mais semblent moins marqués par l’enseignement explicite, le symbolisme et la cumulativité.

Des comportements animaux peuvent suggérer des cultures simples, mais semblent moins marqués par l’enseignement explicite, le symbolisme et la cumulativité.

Explication

Les outils de certains singes et les variations vocales ou comportementales de certains cétacés suggèrent des formes simples de culture, dont plusieurs caractéristiques semblent moins développées que chez les humains. L’attribution aux animaux d’une cumulativité comparable à celle des productions humaines inverse cette distinction.

6. Un chercheur choisit d’étudier les difficultés en écriture et en mathématiques plutôt qu’une activité culturelle peu documentée. Quelle caractéristique justifie particulièrement ce choix ?

Ces domaines sont retenus surtout parce qu’ils permettent d’expliquer les variations génétiques des capacités intellectuelles.
Ces apprentissages scolaires sont liés à de nombreux produits culturels et ont fait l’objet d’une vaste étude en psychologie cognitive.
Ces activités sont étudiées parce qu’elles sont indépendantes de l’école et n’ont pas de liens avec d’autres productions culturelles.
Ces apprentissages sont principalement transmis dans la famille et sont rarement concernés par des troubles spécifiques.

Ces apprentissages scolaires sont liés à de nombreux produits culturels et ont fait l’objet d’une vaste étude en psychologie cognitive.

Explication

L’écriture et les mathématiques sont des apprentissages scolaires anciens, liés à de nombreux produits culturels et abondamment étudiés en psychologie cognitive. Leur intérêt ne tient pas à une indépendance vis-à-vis de l’école ni à une explication des variations génétiques.

7. Pourquoi un produit culturel peut-il se transformer au fil du temps ?

Pour refléter les préférences individuelles sans lien avec les comportements utiles.
Pour préserver les pratiques existantes face aux besoins changeants des populations.
Pour suivre une trajectoire de progrès universelle, indépendamment des capacités humaines.
Pour mieux répondre aux besoins, aux limites ou aux capacités humaines propres à une époque.

Pour mieux répondre aux besoins, aux limites ou aux capacités humaines propres à une époque.

Explication

Les produits culturels peuvent évoluer en réponse aux besoins, aux limites et aux capacités humaines, tout en reflétant des comportements utiles ou adaptés à une époque donnée. Leur évolution n’implique pas une trajectoire universelle de progrès.

8. Dans une communauté, des représentations mentales partagées sont apprises, transmises et exprimées par des objets symboliques : quelle conception de la culture cette situation illustre-t-elle ?

Des informations répétées dans un groupe, dont les expressions se limitent aux interactions et aux comportements.
Un ensemble cumulatif de représentations mentales partagées, apprises et transmises, qui peut se manifester dans des biens tangibles symboliques.
Un ensemble de traits affectifs et intellectuels qui caractérisent une société, sans inclure les objets matériels.
Un inventaire de produits matériels, dont la valeur culturelle dépend de leur utilité plutôt que de leur dimension symbolique.

Un ensemble cumulatif de représentations mentales partagées, apprises et transmises, qui peut se manifester dans des biens tangibles symboliques.

Explication

Cette conception relie la culture à des représentations mentales partagées et transmises par apprentissage, susceptibles de se manifester dans des biens tangibles à dimension symbolique. La réduire à des objets définis par leur utilité écarte précisément leur portée symbolique.

9. Une personne ressent la faim, mais le choix des aliments et l’organisation du repas varient selon son milieu : quelle distinction cela illustre-t-il ?

La faim dépend de la culture, tandis que le choix des aliments relève principalement de besoins biologiques universels.
La faim et le choix des aliments sont innés, tandis que seule la présence d’autres personnes s’apprend socialement.
La faim et les pratiques du repas sont toutes deux acquises par imitation au sein d’un groupe social.
La faim relève d’un besoin biologique, tandis que les aliments et les pratiques du repas dépendent largement de la culture.

La faim relève d’un besoin biologique, tandis que les aliments et les pratiques du repas dépendent largement de la culture.

Explication

La faim est un besoin biologique indépendant de l’apprentissage culturel, alors que les aliments consommés et les pratiques du repas dépendent largement de la culture. L’idée que la faim elle-même dépend de la culture confond le besoin avec les façons socialement variables d’y répondre.

10. Quelle conclusion l’observation des Tsimane’ permet-elle de tirer sur leur perception de la consonance et de la dissonance ?

Ils distinguent les deux et préfèrent nettement la dissonance.
Ils les perçoivent comme identiques, mais préfèrent nettement la consonance.
Ils les distinguent perceptivement et préfèrent nettement la consonance.
Ils les distinguent perceptivement, mais les jugent aussi agréables l’une que l’autre.

Ils les distinguent perceptivement, mais les jugent aussi agréables l’une que l’autre.

Explication

Les Tsimane’ perçoivent la différence entre consonance et dissonance sans attribuer davantage d’agrément à l’une qu’à l’autre. Ce résultat contredit l’idée d’une préférence universelle pour la consonance, mais pas leur capacité à distinguer les deux.

11. Des groupes de chimpanzés emploient des techniques d’outils différentes, que les jeunes apprennent auprès des autres : que suggère ce phénomène ?

Ces techniques sont nécessairement innées, car l’utilisation d’outils chez les chimpanzés dépend de caractères propres à l’espèce.
Ces techniques témoignent d’une culture humaine complète, avec enseignement explicite et productions symboliques cumulatives.
Certaines techniques peuvent former des traditions culturelles, car elles sont apprises socialement et varient entre groupes.
Ces différences résultent principalement de variations biologiques entre individus, plutôt que d’une transmission sociale.

Certaines techniques peuvent former des traditions culturelles, car elles sont apprises socialement et varient entre groupes.

Explication

Des techniques d’utilisation d’outils chez les chimpanzés peuvent être apprises socialement et différer entre groupes, ce qui permet de les considérer comme des traditions culturelles. Cela ne suffit pas à établir qu’elles possèdent toutes les caractéristiques d’une culture humaine cumulative.

12. Dans une population où les scores de QI suivent une loi normale, quelle valeur décrit leur moyenne et leur écart-type ?

Une moyenne de 100 et un écart-type de 10.
Une moyenne de 115 et un écart-type de 15.
Une moyenne de 15 et un écart-type de 100.
Une moyenne de 100 et un écart-type de 15.

Une moyenne de 100 et un écart-type de 15.

Explication

La distribution des scores de QI est caractérisée par une moyenne de 100 et un écart-type de 15. Une moyenne de 115 ne correspond pas à la valeur de référence, même si l’écart-type indiqué est juste.

13. Pourquoi les tests d’intelligence ne mesurent-ils pas des capacités entièrement séparées entre intelligence fluide et cristallisée ?

Les tests cristallisés dépendent surtout de facteurs culturels, tandis que les tests fluides ne sont liés qu’à des capacités innées.
Les tests cristallisés évaluent surtout la vitesse de traitement, tandis que les tests fluides mesurent principalement les connaissances scolaires.
Les tests cristallisés sollicitent aussi l’attention et la compréhension, tandis que les tests fluides subissent l’influence de la familiarité et des apprentissages.
Les tests fluides et cristallisés reposent sur des processus distincts, mais leurs scores sont rendus identiques par leur méthode de calcul.

Les tests cristallisés sollicitent aussi l’attention et la compréhension, tandis que les tests fluides subissent l’influence de la familiarité et des apprentissages.

Explication

Les deux types de tests mobilisent plusieurs processus : l’attention et la compréhension interviennent dans les tests cristallisés, et l’expérience acquise peut influencer les tests fluides. Il serait erroné de considérer les tests fluides comme indépendants des apprentissages et de la scolarisation.

14. Quelle définition de la culture l’UNESCO propose-t-elle pour caractériser une société ou un groupe social ?

Un ensemble de comportements transmis par imitation, limité aux pratiques quotidiennes et aux techniques matérielles.
Un ensemble de manières de penser et d’agir qui distingue une collectivité par ses règles formalisées.
Un répertoire d’informations partagées, défini principalement par les interactions et les comportements observables.
Un ensemble de traits spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, comprenant notamment les arts, les modes de vie et les croyances.

Un ensemble de traits spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, comprenant notamment les arts, les modes de vie et les croyances.

Explication

La définition de l’UNESCO englobe des traits spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, ainsi que des domaines tels que les arts, les lois et les croyances. La définition centrée sur les comportements transmis par imitation est plus étroite et ne rend pas compte de cette diversité.

15. Quelle interprétation rend compte de l’évolution culturelle sans lui attribuer une direction nécessaire ?

Elle est cumulative et adaptative, sans impliquer nécessairement progrès, linéarité ou jugement normatif.
Elle est cumulative et linéaire, et conduit généralement à des formes culturellement supérieures.
Elle est adaptative, mais chaque changement représente un progrès mesurable pour la société.
Elle suit des cycles fixes qui ramènent les cultures à leurs formes antérieures.

Elle est cumulative et adaptative, sans impliquer nécessairement progrès, linéarité ou jugement normatif.

Explication

L’évolution culturelle peut cumuler des adaptations sans suivre une ligne droite ni constituer un progrès ou un jugement de valeur. L’idée d’une trajectoire linéaire vers des formes supérieures ajoute précisément une hiérarchie normative qui n’est pas impliquée.

16. Quelle distinction permet de déterminer si un comportement est inné ou acquis ?

Un comportement inné dépend de l’enseignement explicite, tandis qu’un comportement acquis se développe indépendamment de l’expérience.
Un comportement inné est partagé par un groupe culturel, tandis qu’un comportement acquis est propre à chaque individu.
Un comportement inné peut apparaître sans apprentissage ou avec peu d’apprentissage, tandis qu’un comportement acquis se développe par apprentissage au cours de la vie.
Un comportement inné se transmet par imitation, tandis qu’un comportement acquis apparaît sans apprentissage au cours de la vie.

Un comportement inné peut apparaître sans apprentissage ou avec peu d’apprentissage, tandis qu’un comportement acquis se développe par apprentissage au cours de la vie.

Explication

Un comportement inné peut se déployer sans apprentissage ou avec peu d’apprentissage, alors qu’un comportement acquis se développe au cours de la vie par apprentissage. La transmission par imitation est au contraire une forme d’apprentissage et ne définit donc pas le comportement inné.

17. Pourquoi l’écriture et les mathématiques occupent-elles une place importante dans les études de psychologie cognitive ?

Elles sont étudiées parce qu’elles mesurent directement l’intelligence générale et permettent d’écarter l’influence de l’environnement culturel.
Elles soutiennent de nombreux produits culturels, sont anciennes et scolaires, peuvent être touchées par des troubles spécifiques et ont été largement étudiées.
Elles constituent des capacités apparues récemment, sont acquises surtout hors de l’école et servent de modèles à l’étude des troubles sensoriels.
Elles sont des apprentissages scolaires spécialisés, mais leurs liens avec d’autres produits culturels et les troubles spécifiques sont limités.

Elles soutiennent de nombreux produits culturels, sont anciennes et scolaires, peuvent être touchées par des troubles spécifiques et ont été largement étudiées.

Explication

Ces domaines sont importants parce qu’ils sous-tendent de nombreux produits culturels, ont une longue histoire, s’apprennent à l’école et peuvent être affectés par des troubles spécifiques. Les réduire à des mesures directes de l’intelligence générale ne rend pas compte de ces motifs d’étude.

18. Comment les différences culturelles dans la classification des couleurs coexistent-elles avec des régularités entre les langues ?

Les langues classent les couleurs de façon identique, tandis que les différences viennent surtout de l’apprentissage individuel.
Les langues classent les couleurs de façon identique, car les contraintes perceptives éliminent les variations culturelles.
Les langues classent les couleurs différemment, tandis que les régularités s’expliquent par des conventions commerciales partagées.
Les langues classent les couleurs différemment, tandis que certaines régularités sont liées aux contraintes communes de la perception.

Les langues classent les couleurs différemment, tandis que certaines régularités sont liées aux contraintes communes de la perception.

Explication

Les langues varient dans la façon de nommer et de regrouper les couleurs, mais des contraintes communes du système perceptif contribuent à des régularités entre cultures. Les conventions partagées peuvent sembler plausibles, mais elles ne sont pas l’explication indiquée pour ces régularités.

19. Quelle définition de l’intelligence correspond à celle proposée par Wechsler en 1944 ?

La capacité à résoudre des problèmes abstraits sans mobiliser de processus cognitifs variés.
La capacité à entreprendre des actions orientées vers un but, à penser de façon réaliste et à interagir efficacement avec son environnement.
La capacité à s’adapter à son environnement en évitant les actions dirigées vers un but.
La capacité à accumuler des connaissances culturelles et à les restituer dans des situations familières.

La capacité à entreprendre des actions orientées vers un but, à penser de façon réaliste et à interagir efficacement avec son environnement.

Explication

Wechsler définit l’intelligence par la capacité à initier des actions orientées vers un but, à penser de manière réaliste et à interagir efficacement avec l’environnement. L’accumulation et la restitution de connaissances décrivent un aspect plus restreint que cette définition.

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Qui définit la culture comme l’ensemble des traits distinctifs d’une société ou d’un groupe social ?

L’UNESCO.

Quels traits distinctifs la définition de la culture de l’UNESCO inclut-elle ?

Les traits spirituels, matériels, intellectuels et affectifs.

Comment les représentations culturelles sont-elles principalement acquises ?

Par l’apprentissage, parfois implicite et généralement explicite.

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