★ À maîtriser
La psychologie cognitive étudie notamment les fonctions suivantes :
Le traitement perceptif comprend une délimitation sensorielle précoce, rapide et inconsciente des contours, l’isolement perceptif de l’objet et de sa profondeur, puis l’interprétation cognitive des unités perceptives.
📌 Le traitement ascendant part des données du stimulus pour mobiliser les connaissances, tandis que le traitement descendant part des connaissances pour corriger ou orienter la perception du stimulus.
Compléments
La cognition désigne la connaissance du monde qui nous entoure et peut concerner les humains, les animaux et des êtres dépourvus de cerveau, comme les méduses.
La lecture de « l’talie » comme « l’Italie » illustre qu’un traitement descendant permet de reconnaître un mot malgré une lettre manquante.
Du signal sensoriel à l’interprétation cognitive : sensoriel → perceptif → cognitif.
★ À maîtriser
📌 La psychanalyse de Freud explique les comportements par les traumatismes passés et postule des mécanismes psychiques, tandis que le behaviorisme de Watson explique le comportement par le stimulus qui l’a provoqué et considère les comportements comme appris.
📌 Le cognitivisme étudie scientifiquement les mécanismes psychiques entre le stimulus et la réponse, selon la chaîne stimulus → mécanismes psychiques → réponse.
Compléments
La psychologie vise l’objectivité pour adopter un caractère scientifique, bien que son histoire soit récente au regard de l’ancienneté de l’intérêt pour le psychisme.
À la fin du XIXe siècle, Wilhelm Wundt obtient l’autorisation d’ouvrir le premier laboratoire de psychologie et s’inspire de Pavlov et du conditionnement classique pour appliquer ses théories à l’être humain.
William James (1842-1910) étudie les émotions et considère que leur expression organique est une conséquence des émotions, non leur cause.
Gustav Théodor Fechner (1801-1887) étudie le rapport entre l’âme et le corps, et sa loi de 1850 relie l’intensité d’une sensation à celle du stimulus.
Hermann Ebbinghaus défend la séparation de la philosophie et de la psychologie, l’emploi de méthodes objectives issues des sciences naturelles et l’usage de la méthode expérimentale dans l’étude de la mémoire.
En 1913, Watson énonce les principes du behaviorisme : méthodes objectives, importance des variables indépendantes et dépendantes, et étude de la relation stimulus-réponse plutôt que des mécanismes qui l’ont provoquée.
Behaviorisme : stimulus → réponse ; cognitivisme : stimulus → mécanismes psychiques → réponse.
★ À maîtriser
📌 La mémoire, contrairement à un ordinateur, ne restitue pas les informations de façon parfaitement fidèle.
Compléments
Trois métaphores antiques décrivent la mémoire :
Au XIXe siècle, Paul Broca situe le siège du langage dans l’aire de Broca, dans le lobe frontal gauche.
Carl Wernicke identifie une zone dédiée à la compréhension du langage ; si cette aire est lésée, une personne peut parler sans comprendre ce qu’on lui dit.
📌 Les aires de Broca et de Wernicke ne sont pas les seules impliquées dans la production et la compréhension du langage, donc les fonctions cognitives ne doivent pas être conçues comme strictement localisées.
La mémoire comme un ordinateur : encoder au clavier, stocker, puis récupérer à l’écran — mais sans restitution parfaitement fidèle.
★ À maîtriser
Dans l’expérience de Sperling (1960), les participants ne rappellent que trois ou quatre lettres parmi douze présentées pendant 50 millisecondes en rappel libre, mais rappellent sans erreur une ligne désignée par un son plus ou moins grave.
Georges Miller (1956) situe la capacité de la mémoire à court terme à sept éléments, plus ou moins deux, après une seule mémorisation.
Les tâches mnésiques se répartissent en deux familles :
📌 La p-value mesure la probabilité que le résultat soit dû au hasard : un résultat est significatif si p est comprise entre .001 et .05, tendanciel si p est supérieure à .05 et inférieure à .10, et non significatif si p est supérieure à .10.
Compléments
📌 La mémoire iconique est une brève image mentale d’une scène visuelle, tandis que la mémoire échoïque correspond au registre auditif.
📌 Le regroupement d’éléments en chunks permet de retenir davantage d’informations en mémoire à court terme, comme regrouper 1-9-7-4-1-4-9-2 en 1474-1492.
Dans l’expérience de Chase et Simon (1973), les experts en échecs reproduisent mieux que les débutants les positions réalistes, mais pas les positions aléatoires, car ils reconnaissent et encodent les configurations familières en chunks.
Dans l’exemple de Fischer sur la jeune fille et le thé, une configuration de huit tasses réparties en quatre de chaque type parmi 70 configurations donne une probabilité de 1/70, soit 1,4 %, de réussir au hasard.
Rappel : retrouver l’information ; reconnaissance : la distinguer parmi des éléments anciens et nouveaux.
★ À maîtriser
📌 La théorie du déclin attribue l’oubli en mémoire à court terme au temps écoulé, tandis que la théorie de l’interférence l’attribue à la perturbation par d’autres informations.
Compléments
Interférence proactive : l’ancien gêne le nouveau ; rétroactive : le nouveau gêne l’ancien.
★ À maîtriser
📌 L’effet de primauté correspond au bon rappel des mots du début de la liste et est associé à la mémoire à long terme, tandis que l’effet de récence concerne le bon rappel des mots de la fin et est associé à la mémoire à court terme.
En rappel différé, l’effet de récence disparaît tandis que l’effet de primauté persiste, ce qui témoigne d’une distinction entre mémoire à court terme et mémoire à long terme.
Le patient KF, après un accident de circulation, ne retient qu’un chiffre en mémoire à court terme, alors que ses souvenirs anciens restent intacts.
Le patient HM, après l’ablation d’une partie des lobes temporaux, notamment de l’hippocampe, ne peut apprendre et retenir de nouvelles informations à long terme.
Compléments
La courbe des effets sériels, associée à Murdock, Postman et Philips, rapporte le taux de rappel correct selon la position des mots dans la liste initiale.
Le syndrome de Korsakoff concerne des patients alcooliques chroniques présentant des lésions des noyaux thalamiques, une incapacité à créer de nouveaux souvenirs et un oubli de faits passés.
KF dissocie une MCT atteinte d’une MLT préservée ; HM montre le profil inverse.
★ À maîtriser
L’interprétation causale d’une corrélation s’appuie sur plusieurs critères :
Selon Paivio (1969), une image bénéficie d’un codage verbal et visuel fort, un mot concret d’un codage verbal fort et visuel faible, et un mot abstrait d’un codage verbal fort sans codage visuel.
Compléments
Dans l’expérience de Conrad (1964), les confusions entre lettres entendues sont surtout phonologiques, ce qui indique un codage verbal des informations en mémoire à court terme.
Dans la tâche de rotation mentale de Shepard et Metzler (1971), le participant compare deux figures tridimensionnelles, et le temps de décision augmente avec le degré de rotation jusqu’à 180 degrés, ce qui indique un codage visuel.
Dans la tâche de parcours mental de Kosslyn et al. (1978), le temps nécessaire pour parcourir mentalement une carte augmente avec la distance entre les points, avec une corrélation de 0,97.
📌 Une corrélation positive associe les valeurs faibles d’une variable à des valeurs faibles de l’autre, une corrélation négative indique une variation en sens inverse, et une corrélation nulle ne permet aucune prédiction.
★ À maîtriser
Baddeley et Hitch (1974) proposent de concevoir la mémoire à court terme comme une mémoire de travail, fortement sollicitée dans les activités quotidiennes.
Le modèle de Baddeley et Hitch comprend un centre exécutif qui sélectionne, coordonne et contrôle les opérations de traitement, une boucle phonologique pour le stockage provisoire et la répétition des informations verbales, et un calepin visuospatial pour traiter les informations visuospatiales.
Une faible mémoire de travail chez l’enfant est associée aux difficultés suivantes :
Compléments
Les limites de taille et de durée de la mémoire de travail varient d’un individu à l’autre, et cette mémoire contient peu d’informations généralement vouées à l’oubli.
Les capacités de la mémoire de travail évoluent au cours du développement et atteignent leur maximum entre 5 et 15 ans.
La mémoire de travail est liée à plusieurs résultats d’apprentissage :
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1. Dans quel ordre se déroule le traitement perceptif ?
2. Que désigne la perception en psychologie cognitive ?
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Qu’étudie la psychologie cognitive ?
Les grandes fonctions mentales permettant d’acquérir des informations sur le monde environnant.
Que conduit à faire le biais de confirmation face aux informations contraires à ses croyances ?
À les écarter.
Quels êtres peuvent être concernés par la cognition ?
Les humains, les animaux et des êtres dépourvus de cerveau comme les méduses.
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