QCM : Psychologie cognitive et neuropsychologie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline scientifique étudie les faits psychiques, les comportements et les processus mentaux des organismes vivants ?

La neurologie
La linguistique
La psychologie
La sociologie

La psychologie

Explication

La psychologie étudie les faits psychiques, les conduites observables et les processus mentaux des organismes vivants. La neurologie porte principalement sur le système nerveux et ne recouvre pas l’ensemble de ces objets.

2. Lequel de ces exemples correspond à un comportement externe ?

Se déplacer dans une pièce
Porter attention à une consigne
Se rappeler un événement ancien
Comprendre le sens d’un mot

Se déplacer dans une pièce

Explication

Un comportement externe désigne une conduite directement observable, comme marcher ou se déplacer. Les autres exemples renvoient à des processus mentaux qui relèvent du comportement interne.

3. Quelle exigence permet d’étudier rigoureusement un comportement interne en neuropsychologie ?

L’objectiver de façon rigoureuse et réplicable
Le déduire d’un mouvement visible
Le décrire à partir d’une impression personnelle
Le mesurer sans définir de procédure

L’objectiver de façon rigoureuse et réplicable

Explication

Un comportement interne doit être objectivé avec rigueur et selon une méthode réplicable afin de caractériser un trouble. Une impression personnelle ou un mouvement visible ne suffit pas à établir cette caractérisation.

4. Quel lien la neuropsychologie établit-elle entre les fonctions mentales et le cerveau ?

Elle réduit les fonctions mentales à des conduites observables
Elle étudie les fonctions cognitives sans examiner leur organisation cérébrale
Elle décrit les structures cérébrales sans les relier aux processus mentaux
Elle met en relation l’architecture cognitive et l’architecture cérébrale

Elle met en relation l’architecture cognitive et l’architecture cérébrale

Explication

La neuropsychologie met en relation l’architecture cognitive des fonctions mentales avec l’architecture cérébrale ou neuronale. Elle ne sépare donc pas l’étude des processus mentaux de celle de leur organisation cérébrale.

5. Lequel de ces ensembles correspond à la cognition ?

Hormones, enzymes, cellules et tissus
Réflexes, muscles, respiration et circulation
Mémoire, langage, raisonnement et attention
Os, articulations, tendons et ligaments

Mémoire, langage, raisonnement et attention

Explication

La cognition regroupe des processus mentaux liés à la connaissance, notamment la mémoire, le langage, le raisonnement et l’attention. Les autres ensembles décrivent des éléments physiologiques ou anatomiques plutôt que des fonctions cognitives.

6. Quelles étapes interviennent dans l’identification d’un objet comme une chaise ?

Nommer l’objet, mémoriser sa forme, puis ignorer son usage
Percevoir ses propriétés, leur associer un sens, puis identifier sa fonction
Reconnaître sa fonction, oublier ses propriétés, puis construire sa forme
Observer son usage, produire un mouvement, puis analyser sa couleur

Percevoir ses propriétés, leur associer un sens, puis identifier sa fonction

Explication

Identifier une chaise nécessite de percevoir ses informations physiques, de les associer à une représentation sémantique, puis d’identifier sa fonction. Les autres séquences mélangent ou inversent des opérations qui ne décrivent pas ce processus.

7. Quelle distinction décrit correctement l’agnosie et l’apraxie ?

L’agnosie perturbe l’identification d’un objet, tandis que l’apraxie perturbe le geste adapté
L’agnosie concerne l’attention, tandis que l’apraxie concerne la perception des couleurs
L’agnosie concerne le langage, tandis que l’apraxie concerne la mémoire
L’agnosie perturbe le geste adapté, tandis que l’apraxie perturbe l’identification d’un objet

L’agnosie perturbe l’identification d’un objet, tandis que l’apraxie perturbe le geste adapté

Explication

L’agnosie correspond à une difficulté à identifier un objet par un ou plusieurs sens, alors que l’apraxie empêche d’effectuer le geste adapté malgré l’absence de paralysie. Les deux notions ne désignent donc pas des troubles du langage, de la mémoire ou des couleurs.

8. Quelle voie de lecture est particulièrement adaptée à un mot irrégulier déjà connu ?

La voie motrice, qui prépare les mouvements de la parole
La voie d’adressage, qui s’appuie sur le lexique orthographique
La voie d’assemblage, qui convertit les lettres en phonèmes
La voie sémantique, qui analyse la fonction de l’objet désigné

La voie d’adressage, qui s’appuie sur le lexique orthographique

Explication

La voie d’adressage traite simultanément les graphèmes et s’appuie sur le lexique orthographique, ce qui permet de lire rapidement les mots irréguliers. La voie d’assemblage convertit successivement les lettres ou groupes de lettres en phonèmes et convient davantage aux mots nouveaux.

9. Que se passe-t-il lorsqu’un lecteur rencontre un mot qu’il découvre ?

La voie d’assemblage traite le mot sans intervention ultérieure d’une autre voie
Le lecteur choisit consciemment une voie avant de commencer chaque lecture
Les deux voies sont activées, puis la plus adaptée est sélectionnée automatiquement
La voie d’adressage est activée après l’inhibition définitive de l’autre voie

Les deux voies sont activées, puis la plus adaptée est sélectionnée automatiquement

Explication

Lorsqu’un mot est découvert, les voies d’adressage et d’assemblage sont utilisées simultanément, puis la voie la plus adaptée est sélectionnée automatiquement et inconsciemment. Le lecteur ne choisit donc pas consciemment une seule voie avant le traitement.

10. Quelle difficulté caractérise principalement les troubles de la cognition sociale associés à l’autisme ?

Lire difficilement des mots après une atteinte de la conversion graphème-phonème
Reconnaître difficilement des visages familiers malgré une perception visuelle préservée
Différencier difficilement un parent d’un objet ou identifier des émotions sur un visage
Produire difficilement des gestes adaptés en l’absence de paralysie musculaire

Différencier difficilement un parent d’un objet ou identifier des émotions sur un visage

Explication

Les troubles de la cognition sociale associés à l’autisme peuvent perturber la distinction entre un parent et un objet ainsi que l’identification des émotions faciales. La difficulté à reconnaître les visages correspond plutôt à la prosopagnosie.

11. Quel déficit correspond à la prosopagnosie ?

Une difficulté à identifier des objets en mobilisant plusieurs modalités sensorielles
Une difficulté à comprendre la dimension émotionnelle de la voix
Une difficulté à reconnaître les visages ou à les relier aux personnes correspondantes
Une difficulté à lire en raison d’une atteinte de la voie d’assemblage

Une difficulté à reconnaître les visages ou à les relier aux personnes correspondantes

Explication

La prosopagnosie désigne une difficulté spécifique concernant la reconnaissance des visages et leur association avec les personnes. L’identification d’objets par plusieurs sens relève plutôt de certaines agnosies.

12. Un patient distingue correctement les lettres, mais ne parvient plus à convertir certains graphèmes en sons pour lire un mot : quel trouble décrit le mieux cette situation ?

Une apraxie liée à une atteinte du schéma moteur
Une aprosodie liée à une altération de la mélodie du langage
Une prosopagnosie liée à une difficulté de reconnaissance des visages
Une alexie liée à une atteinte d’une étape de la voie d’assemblage

Une alexie liée à une atteinte d’une étape de la voie d’assemblage

Explication

L’alexie peut résulter d’une atteinte de la segmentation, de la conversion graphème-phonème ou de la synthèse des sons. L’aprosodie concerne plutôt la mélodie et la dimension émotionnelle du langage.

13. Quelle distinction oppose correctement l’apraxie et la dyspraxie ?

L’apraxie est acquise sans paralysie, tandis que la dyspraxie correspond à une difficulté congénitale similaire
L’apraxie concerne la lecture, tandis que la dyspraxie concerne la reconnaissance des visages
L’apraxie altère le ton émotionnel, tandis que la dyspraxie perturbe la conversion des lettres en sons
L’apraxie est congénitale, tandis que la dyspraxie apparaît après une lésion du schéma moteur

L’apraxie est acquise sans paralysie, tandis que la dyspraxie correspond à une difficulté congénitale similaire

Explication

L’apraxie correspond à une difficulté acquise à réaliser un geste adapté malgré l’absence de paralysie, alors que la dyspraxie désigne une capacité similaire d’origine congénitale. Les autres réponses confondent ces troubles avec des difficultés de lecture, de reconnaissance ou de langage.

14. Quel est l’objectif principal de la neuropsychologie cognitive ?

Décrire les troubles psychosomatiques responsables d’une partie des consultations médicales
Diagnostiquer et rééduquer les déficits individuels observés chez chaque patient
Mesurer l’activité cérébrale pendant une tâche afin de localiser les régions sollicitées
Modéliser les processus cognitifs normaux en les reliant à la structure cérébrale

Modéliser les processus cognitifs normaux en les reliant à la structure cérébrale

Explication

La neuropsychologie cognitive utilise notamment l’étude de patients présentant un dommage cérébral pour comprendre et modéliser les processus cognitifs normaux. Le diagnostic et la rééducation des déficits relèvent principalement de la neuropsychologie clinique.

15. Pourquoi l’étude d’une fonction cognitive perturbée par une lésion cérébrale est-elle informative ?

Elle permet de mesurer directement la qualité de vie quotidienne du patient
Elle permet de conclure qu’une fonction cognitive possède une organisation identique chez tous
Elle permet de traiter la cause neurologique à l’origine de la lésion cérébrale
Elle permet d’inférer le rôle des composantes normales du système cognitif

Elle permet d’inférer le rôle des composantes normales du système cognitif

Explication

L’analyse d’une fonction altérée par une lésion ou un dysfonctionnement aide à déduire le rôle des composantes qui participent normalement au système cognitif. Elle ne constitue pas directement une intervention thérapeutique ni une mesure de la qualité de vie.

16. Quelle mission définit le mieux la neuropsychologie clinique ?

Étudier les troubles psychiques ou psychosomatiques présents dans les consultations médicales
Construire des modèles généraux du fonctionnement cognitif normal à partir de patients cérébrolésés
Repérer les régions cérébrales activées pendant une tâche de mémoire grâce à l’imagerie
Identifier, comprendre et traiter les déficits psychologiques liés à des désordres neurologiques

Identifier, comprendre et traiter les déficits psychologiques liés à des désordres neurologiques

Explication

La neuropsychologie clinique prend en charge les déficits psychologiques associés à des désordres neurologiques, notamment après des lésions cérébrales. La construction de modèles du fonctionnement normal correspond davantage à l’objectif de la neuropsychologie cognitive.

17. Quels sont les deux volets principaux de la neuropsychologie clinique ?

La mesure de l’activité cérébrale et l’analyse des émotions faciales
La modélisation cognitive et la comparaison de structures cérébrales
La classification des symptômes et l’étude des troubles psychosomatiques
Le diagnostic des déficits et l’intervention thérapeutique ou de rééducation

Le diagnostic des déficits et l’intervention thérapeutique ou de rééducation

Explication

La neuropsychologie clinique comprend une phase diagnostique et un volet d’intervention thérapeutique ou de rééducation. La modélisation cognitive constitue plutôt un objectif de la neuropsychologie cognitive.

18. Comment évaluer correctement la gravité clinique d’un trouble neuropsychologique ?

En constatant la présence d’un déficit lors d’une épreuve standardisée
En examinant sa répercussion sur la vie quotidienne du patient
En déterminant la région cérébrale associée au déficit observé
En comparant le résultat du patient à celui d’un groupe de référence

En examinant sa répercussion sur la vie quotidienne du patient

Explication

La gravité clinique dépend de l’impact concret du trouble sur la vie quotidienne du patient, et pas de sa seule présence. Un déficit observé à une épreuve ne suffit donc pas à déterminer à lui seul la gravité fonctionnelle.

19. Quelle fonction décrit le mieux la mémoire humaine ?

Elle permet de produire, organiser et transmettre une information à autrui.
Elle permet de comparer, sélectionner et supprimer une information après son traitement.
Elle permet de percevoir, transformer et oublier une information selon le contexte.
Elle permet de retenir, restituer et retrouver une information lorsque cela est nécessaire.

Elle permet de retenir, restituer et retrouver une information lorsque cela est nécessaire.

Explication

La mémoire sert à conserver une information, à la restituer et à y accéder de nouveau lorsque la situation l’exige. La perception et le traitement participent à d’autres fonctions cognitives, mais ne définissent pas à eux seuls la mémoire.

20. Un élève reconnaît brièvement une image après qu’elle a disparu de son champ visuel : quel système mnésique intervient principalement ?

La mémoire sémantique, qui conserve durablement les connaissances et les concepts appris.
La mémoire perceptive ou sensorielle, qui conserve momentanément les informations captées par les sens.
La mémoire épisodique, qui conserve les souvenirs personnels associés à un contexte vécu.
La mémoire procédurale, qui conserve les gestes et les habitudes devenus automatisés.

La mémoire perceptive ou sensorielle, qui conserve momentanément les informations captées par les sens.

Explication

La mémoire perceptive ou sensorielle maintient les informations issues des sens pendant quelques fractions de seconde, ce qui explique cette reconnaissance très brève. La mémoire sémantique concerne au contraire des connaissances conservées à long terme.

21. Lorsqu’une personne utilise une règle déjà apprise pour résoudre mentalement un problème, quel système combine traitement temporaire et connaissances durables ?

La mémoire épisodique, qui restitue des événements personnels situés dans un contexte précis.
La mémoire procédurale, qui automatise des compétences afin de réduire l’effort conscient.
La mémoire perceptive, qui maintient brièvement les stimulations captées par les organes sensoriels.
La mémoire de travail, qui traite momentanément l’information en mobilisant la mémoire à long terme.

La mémoire de travail, qui traite momentanément l’information en mobilisant la mémoire à long terme.

Explication

La mémoire de travail fournit un espace temporaire pour traiter l’information tout en sollicitant des connaissances conservées à long terme. La mémoire procédurale peut faciliter une habitude, mais elle ne correspond pas ici au maintien et à la manipulation temporaires du problème.

22. Quel souvenir relève principalement de la mémoire épisodique ?

La capacité automatisée à faire du vélo après un entraînement répété.
La conservation très brève d’une couleur juste après l’observation d’un objet.
La connaissance générale de la signification d’un mot apprise au cours de la scolarité.
Le souvenir personnel d’un anniversaire précis, avec son lieu, sa date et les émotions ressenties.

Le souvenir personnel d’un anniversaire précis, avec son lieu, sa date et les émotions ressenties.

Explication

La mémoire épisodique conserve des événements personnels et uniques, associés à un contexte spatio-temporel et aux émotions vécues. La signification d’un mot relève de la mémoire sémantique, tandis que le vélo relève de la mémoire procédurale.

23. Quelle association entre mécanisme mnésique et fonction est correcte ?

L’encodage crée une trace mnésique, tandis que la récupération réactive cette trace ultérieurement.
L’encodage maintient une représentation stable, tandis que la récupération transforme l’information en trace initiale.
La consolidation réactive une représentation, tandis que le stockage transforme l’information en souvenir personnel.
La récupération rend une trace durable, tandis que la consolidation maintient une information perceptive très brève.

L’encodage crée une trace mnésique, tandis que la récupération réactive cette trace ultérieurement.

Explication

L’encodage transforme l’information en trace mnésique et la récupération réactive ultérieurement une représentation conservée. Le stockage maintient cette représentation, tandis que la consolidation contribue à la rendre durable.

24. Quelle distinction décrit correctement les atteintes mnésiques associées à certaines maladies ?

La maladie d’Alzheimer atteint notamment la récupération, alors que certaines autres démences peuvent atteindre l’encodage.
La maladie d’Alzheimer atteint notamment l’encodage, alors que certaines autres démences peuvent atteindre la récupération.
La maladie d’Alzheimer atteint notamment la consolidation, alors que certaines autres démences peuvent atteindre le stockage.
La maladie d’Alzheimer atteint notamment le stockage, alors que certaines autres démences peuvent atteindre la consolidation.

La maladie d’Alzheimer atteint notamment l’encodage, alors que certaines autres démences peuvent atteindre la récupération.

Explication

La maladie d’Alzheimer est notamment associée à une atteinte de l’encodage, tandis que d’autres démences peuvent affecter la récupération des représentations. Les autres associations inversent ou remplacent les étapes décrites pour ces pathologies.

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Qu'est-ce que la psychologie étudie scientifiquement ?

Les faits psychiques, comportements et processus mentaux des organismes vivants.

Que désigne le comportement externe en psychologie ?

Les conduites observables comme marcher ou se déplacer.

Que comprend le comportement interne en psychologie ?

Des processus mentaux tels que la mémoire, l’attention ou le langage.

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