QCM : Psychologie de l’éducation : le Soi — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au Soi selon Rosenberg ?

La totalité des pensées, sentiments et informations qu’un individu possède sur lui-même
La valeur affective qu’un individu attribue à ses qualités personnelles
L’ensemble des comportements observables qu’un individu adopte devant son entourage
Les caractéristiques physiques et les possessions qu’un individu associe à son identité

La totalité des pensées, sentiments et informations qu’un individu possède sur lui-même

Explication

Le Soi englobe les pensées, les sentiments et les informations qu’une personne possède à propos d’elle-même. Le réduire aux pensées exclurait les sentiments et les connaissances sur soi.

2. Chez James, quelle distinction oppose le Soi comme contenu au Soi comme processus ?

Le contenu désigne les émotions ressenties, tandis que le processus décrit les rôles joués devant autrui
Le contenu correspond aux possessions matérielles, tandis que le processus renvoie aux valeurs personnelles
Le contenu varie selon les situations, tandis que le processus résume les connaissances sur ses qualités
Le contenu décrit les caractéristiques que l’on croit posséder, tandis que le processus traite et organise l’information

Le contenu décrit les caractéristiques que l’on croit posséder, tandis que le processus traite et organise l’information

Explication

Le Soi comme contenu concerne ce que l’individu croit être, alors que le Soi comme processus traite, retient et organise les informations relatives à soi. Confondre le processus avec les rôles sociaux ne correspond pas à la distinction proposée par James.

3. Lequel de ces ensembles relève du Soi matériel ?

Les valeurs, les idéaux et les expériences intérieures
Le concept de soi, l’estime de soi et la présentation de soi
Le corps, les vêtements et les possessions personnelles
L’image projetée et les rôles joués devant l’entourage

Le corps, les vêtements et les possessions personnelles

Explication

Le Soi matériel comprend les éléments corporels, vestimentaires et les possessions de l’individu. Les valeurs et les expériences intérieures appartiennent plutôt au Soi spirituel.

4. Que désigne principalement le Soi social ?

Les perceptions personnelles et les connaissances concernant ses caractéristiques
L’image projetée et les rôles joués devant les personnes qui entourent l’individu
Le corps, les vêtements et les objets possédés par l’individu
Les expériences intérieures, les habiletés et les idéaux relativement stables

L’image projetée et les rôles joués devant les personnes qui entourent l’individu

Explication

Le Soi social renvoie à l’image que l’individu projette et aux rôles qu’il joue dans son entourage. Le corps et les possessions relèvent du Soi matériel, et non du Soi social.

5. Quelle association entre les composantes du Soi et leurs fonctions est correcte ?

La composante cognitive correspond à l’estime de soi, l’affective à la présentation de soi et la conative au concept de soi
La composante cognitive correspond à la présentation de soi, l’affective au concept de soi et la conative à l’estime de soi
La composante cognitive correspond au concept de soi, l’affective à l’estime de soi et la conative à la présentation de soi
La composante cognitive correspond aux rôles sociaux, l’affective aux possessions et la conative aux expériences intérieures

La composante cognitive correspond au concept de soi, l’affective à l’estime de soi et la conative à la présentation de soi

Explication

Le concept de soi décrit la composante cognitive, l’estime de soi la composante affective et évaluative, et la présentation de soi la composante conative et comportementale. Inverser ces correspondances revient à confondre connaissance de soi, évaluation de soi et conduite observable.

6. Que résume le concept de soi ?

Les expériences intérieures et les idéaux relativement stables de l’individu
Les réactions d’autrui face aux rôles joués dans les interactions sociales
La valeur affective attribuée aux qualités et aux caractéristiques personnelles
Les perceptions et les connaissances relatives aux qualités et aux caractéristiques personnelles

Les perceptions et les connaissances relatives aux qualités et aux caractéristiques personnelles

Explication

Le concept de soi rassemble les perceptions et les connaissances qu’une personne possède concernant ses propres caractéristiques. La valeur affective donnée à ces caractéristiques correspond plutôt à l’estime de soi.

7. Comment un schéma de soi influence-t-il le traitement des informations sociales ?

Il attribue une valeur émotionnelle aux qualités personnelles et détermine leur importance affective
Il décrit les rôles sociaux adoptés et règle l’image projetée auprès de chaque interlocuteur
Il rassemble les possessions personnelles et détermine leur place dans l’identité individuelle
Il généralise des expériences passées et organise le traitement des informations concernant la personne

Il généralise des expériences passées et organise le traitement des informations concernant la personne

Explication

Un schéma de soi est une généralisation cognitive fondée sur des expériences passées qui guide l’interprétation des informations sociales relatives à soi. L’attribution d’une valeur affective relève plutôt de l’estime de soi.

8. Quelle distinction décrit correctement les schémas de soi et le concept de soi de travail ?

Les schémas varient selon le contexte activé, tandis que le concept de soi de travail assure une continuité durable
Les schémas mesurent la valeur affective des qualités, tandis que le concept de soi de travail organise les possessions
Les schémas soutiennent la stabilité du concept de soi, tandis que le concept de soi de travail varie selon le contexte activé
Les schémas décrivent les rôles sociaux, tandis que le concept de soi de travail correspond aux expériences intérieures

Les schémas soutiennent la stabilité du concept de soi, tandis que le concept de soi de travail varie selon le contexte activé

Explication

Les schémas de soi contribuent à maintenir une continuité du concept de soi, alors que le concept de soi de travail peut se modifier selon la situation activée. La stabilité et la malléabilité sont donc attribuées aux notions inverses dans la réponse concurrente.

9. Que désigne l’estime de soi dans la définition proposée par Rogers ?

La comparaison entre ses performances et celles de ses pairs
Le degré auquel une personne s’aime, se valorise et s’accepte
L’ensemble des caractéristiques qu’une personne attribue à sa personnalité
La perception de sa place dans les différents groupes sociaux

Le degré auquel une personne s’aime, se valorise et s’accepte

Explication

L’estime de soi renvoie à la valeur affective qu’un individu s’accorde ainsi qu’à son acceptation de lui-même. Le concept de soi décrit plutôt les caractéristiques que la personne se reconnaît.

10. Selon James, comment l’estime de soi évolue-t-elle lorsqu’une personne augmente ses succès sans modifier ses prétentions ?

Elle devient spécifique, car elle dépend alors d’un domaine particulier
Elle reste stable, car les succès et les prétentions ont le même poids
Elle diminue, car les succès rendent les prétentions plus difficiles à satisfaire
Elle augmente, car le rapport entre succès et prétentions devient plus élevé

Elle augmente, car le rapport entre succès et prétentions devient plus élevé

Explication

Pour James, l’estime de soi correspond au rapport ES=succeˋspreˊtentionsES = \frac{succès}{prétentions} : une hausse des succès à prétentions constantes augmente donc ce rapport. La spécificité d’un domaine concerne une autre distinction de l’estime de soi.

11. Quelles motivations peuvent orienter le traitement de l’information relative à soi ?

La réussite, la récompense, l’évitement de l’échec et la recherche d’approbation
La mémorisation, la catégorisation, l’attention et la résolution de problèmes
La comparaison, la compétition, l’imitation et la conformité sociale
La valorisation, la consistance, l’évaluation et l’amélioration de soi

La valorisation, la consistance, l’évaluation et l’amélioration de soi

Explication

Le traitement des informations sur soi répond notamment à des motivations de valorisation, de consistance, d’évaluation et d’amélioration de soi. Les autres propositions regroupent des processus ou des objectifs possibles, mais ne correspondent pas à cette classification.

12. Quel est l’objet général des théories psychologiques du Soi ?

Expliquer la construction du Soi, son usage dans les comportements et sa régulation
Décrire la formation des capacités intellectuelles et leur évolution avec l’âge
Mesurer les différences de performance entre les membres d’un même groupe
Déterminer les causes biologiques des réactions émotionnelles et sociales

Expliquer la construction du Soi, son usage dans les comportements et sa régulation

Explication

Les théories du Soi cherchent à comprendre comment le Soi se construit, intervient dans les comportements et se régule. Les autres réponses portent sur des domaines psychologiques plus spécifiques qui ne définissent pas cet objet général.

13. Dans quelle situation la comparaison sociale devient-elle particulièrement pertinente selon Festinger ?

Lorsqu’une personne cherche à remplacer ses opinions par celles d’un groupe majoritaire
Lorsqu’une personne ne dispose pas de critères objectifs pour évaluer ses opinions ou ses capacités
Lorsqu’une personne souhaite éviter toute information provenant de son environnement social
Lorsqu’une personne possède une mesure précise et indépendante de ses capacités personnelles

Lorsqu’une personne ne dispose pas de critères objectifs pour évaluer ses opinions ou ses capacités

Explication

La comparaison sociale sert à évaluer ses opinions et ses capacités lorsque des bases objectives font défaut. Elle ne suppose pas le remplacement des opinions personnelles par celles du groupe.

14. Pourquoi une personne choisit-elle de préférence des individus proches d’elle pour se comparer ?

Parce qu’une forte divergence révèle plus clairement les limites de ses propres capacités
Parce que les personnes proches fournissent nécessairement des critères objectifs et mesurables
Parce qu’une faible divergence en opinions ou en capacités rend l’évaluation plus précise
Parce que la proximité garantit un accord complet sur toutes les opinions évaluées

Parce qu’une faible divergence en opinions ou en capacités rend l’évaluation plus précise

Explication

Festinger explique que la comparaison avec des personnes proches en opinions et en capacités fournit une évaluation plus précise, car une forte divergence la rend moins fiable. Cette proximité ne garantit ni des critères objectifs ni un accord complet.

15. Quelle distinction Festinger établit-il entre capacités et opinions dans les processus de comparaison sociale ?

Les capacités dépendent d’une comparaison avec des personnes différentes, tandis que les opinions exigent des personnes proches
Les capacités recherchent un consensus entre les membres, tandis que les opinions progressent vers un niveau supérieur
Les capacités se stabilisent par accord collectif, tandis que les opinions se développent selon une tendance ascendante
Les capacités sont orientées vers une progression ascendante, tandis que les opinions peuvent atteindre un consensus

Les capacités sont orientées vers une progression ascendante, tandis que les opinions peuvent atteindre un consensus

Explication

Festinger associe aux capacités une tendance unidirectionnelle vers le haut, alors que les opinions peuvent se rapprocher par consensus au sein du groupe. La recherche de consensus ne caractérise donc pas les capacités.

16. Comment la protection du concept de soi ou de l’estime de soi peut-elle nuire à la réussite scolaire ?

Elle peut l’inciter à investir prioritairement les dimensions scolaires qui menacent son image personnelle
Elle peut pousser l’élève à éviter la responsabilité de l’échec ou à se désidentifier des dimensions menaçantes
Elle peut conduire l’élève à accepter davantage la responsabilité de l’échec et à renforcer ses efforts scolaires
Elle peut amener l’élève à choisir des comparaisons défavorables afin d’identifier ses lacunes scolaires

Elle peut pousser l’élève à éviter la responsabilité de l’échec ou à se désidentifier des dimensions menaçantes

Explication

La protection de soi peut réduire la performance par l’évitement de la responsabilité, les comparaisons favorables ou la désidentification des dimensions menaçantes. Ces stratégies défensives protègent l’image de soi mais peuvent éloigner l’élève de l’engagement scolaire.

17. Qu’est-ce que l’impuissance apprise ?

Une stratégie où l’organisme choisit des comparaisons favorables pour préserver son estime de soi
Une réaction où l’organisme évite les événements aversifs parce qu’il anticipe une récompense future
Un état où l’organisme, ayant appris que ses réponses ne contrôlent pas les résultats, devient passif face aux événements aversifs
Un état où l’organisme augmente ses efforts après chaque échec afin de reprendre le contrôle des résultats

Un état où l’organisme, ayant appris que ses réponses ne contrôlent pas les résultats, devient passif face aux événements aversifs

Explication

L’impuissance apprise apparaît lorsque l’organisme apprend que ses réponses ne modifient pas les résultats, ce qui entraîne une passivité face aux événements désagréables. Elle ne correspond donc pas à une augmentation volontaire des efforts après l’échec.

18. Quelle distinction oppose correctement les comparaisons intrapersonnelles et interpersonnelles dans la construction du Soi ?

La comparaison intrapersonnelle met en regard le soi actuel et le soi idéal, tandis que la comparaison interpersonnelle dépend du regard d’autrui.
La comparaison intrapersonnelle dépend du regard d’autrui, tandis que la comparaison interpersonnelle met en regard le soi actuel et le soi idéal.
La comparaison intrapersonnelle évalue une performance objective, tandis que la comparaison interpersonnelle réduit l’espace des personnes de référence.
La comparaison intrapersonnelle oppose deux membres d’un groupe, tandis que la comparaison interpersonnelle oppose deux niveaux de performance.

La comparaison intrapersonnelle met en regard le soi actuel et le soi idéal, tandis que la comparaison interpersonnelle dépend du regard d’autrui.

Explication

La comparaison intrapersonnelle porte sur l’écart entre le soi actuel et le soi idéal, alors que la comparaison interpersonnelle concerne l’évaluation que l’individu pense recevoir d’autrui. Confondre ces deux approches revient à attribuer à la comparaison intrapersonnelle le regard des autres.

19. Dans quelle situation le processus de comparaison sociale décrit par Festinger est-il le plus susceptible de se déclencher ?

Une personne ne dispose pas d’un critère objectif, choisit des personnes de référence, puis ajuste son évaluation ou réduit son champ de comparaison.
Une personne compare son soi actuel à son soi idéal, puis transforme cette comparaison personnelle en mesure standardisée de sa performance.
Une personne dispose d’un critère objectif, évite les personnes de référence, puis maintient son évaluation malgré toutes les informations disponibles.
Une personne observe une bonne performance collective, puis attribue automatiquement cette performance à son propre niveau individuel.

Une personne ne dispose pas d’un critère objectif, choisit des personnes de référence, puis ajuste son évaluation ou réduit son champ de comparaison.

Explication

La comparaison sociale apparaît en l’absence d’évaluation objective et conduit à sélectionner des références, puis éventuellement à modifier son jugement ou à restreindre les comparaisons. La présence d’un critère objectif ne constitue donc pas le déclencheur central décrit ici.

20. Comment une comparaison ascendante avec un membre de son groupe peut-elle protéger l’estime de soi lorsqu’une dimension est menacée ?

Elle peut diminuer l’identification au groupe et conduire l’individu à retenir une performance moyenne comme référence.
Elle peut remplacer l’évaluation de soi par une comparaison entre le soi actuel et le soi idéal de la cible.
Elle peut éloigner l’individu de son groupe et l’amener à juger sa propre estime indépendante de la performance de la cible.
Elle peut renforcer l’identification au groupe et permettre d’assimiler sa propre estime à la bonne performance de la cible.

Elle peut renforcer l’identification au groupe et permettre d’assimiler sa propre estime à la bonne performance de la cible.

Explication

Une cible performante appartenant au même groupe peut soutenir l’estime de soi grâce à une identification accrue et à l’assimilation de la réussite de la cible. La diminution de l’identification au groupe décrit au contraire un mécanisme incompatible avec cette protection.

21. Que signifie l’effet big-fish-little-pond pour le concept de soi scolaire d’un élève ?

Un élève de performance moyenne développe un concept de soi identique, car le niveau moyen de l’école ne modifie pas son évaluation de soi.
Un élève relativement performant peut avoir un concept de soi plus favorable dans une école de faible niveau moyen que dans une école de niveau élevé.
Un élève relativement performant a généralement un concept de soi plus favorable dans une école de niveau élevé que dans une école de faible niveau moyen.
Le concept de soi scolaire dépend de la performance absolue de l’élève, sans rapport avec son niveau relatif parmi les élèves de l’école.

Un élève relativement performant peut avoir un concept de soi plus favorable dans une école de faible niveau moyen que dans une école de niveau élevé.

Explication

L’effet désigne l’avantage de concept de soi associé à une position relativement élevée dans une école de faible niveau moyen. Il repose donc sur le niveau relatif dans l’établissement, et non sur la performance individuelle considérée indépendamment du contexte.

22. Quel dispositif caractérise l’étude de Marsh et Hau menée dans le cadre de la recherche PISA de l’OCDE en 2003 ?

Elle compare le concept de soi scolaire de 1623 élèves de neuvième année âgés en moyenne de 14,5 ans.
Elle étudie 1098 élèves de dixième année âgés en moyenne de 15,28 ans dans une enquête centrée sur leurs relations.
Elle examine les déterminants du concept de soi auprès de 305 enfants de sixième scolarisés dans un seul contexte national.
Elle examine l’effet big-fish-little-pond auprès de 103558 collégiens de 15 ans issus de 26 pays.

Elle examine l’effet big-fish-little-pond auprès de 103558 collégiens de 15 ans issus de 26 pays.

Explication

L’étude de Marsh et Hau s’appuie sur un vaste échantillon PISA de 103558 adolescents de 15 ans provenant de 26 pays. L’échantillon de 305 enfants correspond à l’étude de Marsh et Parker, tandis que les autres effectifs renvoient à une autre recherche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Psychologie de l’éducation : le Soi.

Qu'est-ce que le Soi selon Rosenberg (1979) ?

La totalité des pensées et sentiments d’un individu sur lui-même.

Quel auteur a défini le Soi comme la totalité des pensées sur soi ?

Rosenberg en 1979.

Quelle distinction James (1890) fait-il concernant le Soi ?

Entre le Soi comme contenu et le Soi comme processus.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Psychologie de l’éducation : le Soi.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM
QCM : Psychologie de l’éducation : le Soi — 22 questions | Revizly