QCM : Psychologie du développement de l’enfant — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne un stade de développement chez l’enfant ?

Une vitesse particulière d’acquisition des compétences
Une progression nécessairement équilibrée dans tous les domaines
Un ensemble de réactions identiques entre plusieurs cultures
Une période présentant une organisation relativement cohérente

Une période présentant une organisation relativement cohérente

Explication

Un stade correspond à une période durant laquelle l’organisation de l’enfant reste relativement cohérente. La vitesse d’acquisition renvoie plutôt au rythme de développement, et non au stade.

2. Que mesure le rythme de développement d’un enfant ?

La vitesse à laquelle il se développe
La diversité des influences culturelles sur ses acquisitions
Le degré d’équilibre entre ses différents domaines
La période où son organisation devient cohérente

La vitesse à laquelle il se développe

Explication

Le rythme de développement désigne la vitesse à laquelle l’enfant progresse. Une période d’organisation cohérente correspond à un stade, tandis que l’équilibre entre domaines concerne l’harmonie du développement.

3. Quelle situation caractérise le mieux un développement dysharmonique ?

Une progression relativement équilibrée des différentes capacités
Une organisation cohérente pendant une période donnée
Des acquisitions très hétérogènes entre les domaines
Une vitesse d’évolution identique dans toutes les acquisitions

Des acquisitions très hétérogènes entre les domaines

Explication

Un développement dysharmonique se reconnaît à son caractère particulièrement hétérogène et peut nécessiter une aide adaptée. Une progression équilibrée décrit au contraire un développement harmonieux.

4. Pourquoi le développement du petit humain dépend-il fortement des soins après la naissance ?

Ses capacités psychomotrices sont déjà pleinement organisées
Son cerveau cesse de modifier ses connexions après la naissance
Son développement neurologique reste inachevé à la naissance
Il atteint à la naissance un niveau de maturité élevé

Son développement neurologique reste inachevé à la naissance

Explication

Le développement neurologique n’est pas terminé à la naissance, ce qui rend les soins et l’environnement particulièrement importants. Le petit humain figure ainsi parmi les êtres vivants les moins développés à la naissance.

5. Dans la conception de Winnicott, que fournissent des parents suffisamment bons ?

Une stimulation cognitive qui remplace les relations quotidiennes
Une autonomie précoce obtenue par la réduction des soins adultes
Une alimentation adaptée sans intervention affective particulière
Des soins matériels, un cadre sécurisant et des liens d’attachement

Des soins matériels, un cadre sécurisant et des liens d’attachement

Explication

Pour Winnicott, les parents suffisamment bons répondent aux besoins matériels tout en offrant un environnement sécurisant et des liens d’attachement. Une prise en charge limitée à la nourriture et à l’hygiène ne suffit donc pas.

6. Quelle condition relationnelle favorise le bon développement de l’enfant ?

La priorité donnée aux apprentissages avant les échanges affectifs
La séparation précoce afin de stimuler l’indépendance affective
La multiplication de relations changeantes avec des adultes disponibles
La possibilité de s’attacher à des adultes stables et cohérents

La possibilité de s’attacher à des adultes stables et cohérents

Explication

Le bon développement nécessite des liens d’attachement avec des adultes forts, stables et cohérents. La multiplication de relations changeantes ne fournit pas la continuité relationnelle décrite par cette condition.

7. Que permet la plasticité cérébrale pendant le développement précoce ?

Accélérer uniformément toutes les acquisitions de l’enfant
Remplacer les relations d’attachement par des stimulations cérébrales
Maintenir les connexions cérébrales dans une organisation fixe
Créer, réorganiser et défaire des connexions neuronales

Créer, réorganiser et défaire des connexions neuronales

Explication

La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à créer, réorganiser et défaire des connexions neuronales, surtout durant les périodes précoces. Elle ne signifie pas que toutes les acquisitions progressent à la même vitesse.

8. Quelle distinction oppose l’enfant imaginaire à l’enfant réel ?

L’enfant imaginaire est une acquisition prénatale, tandis que l’enfant réel est une représentation antérieure
L’enfant imaginaire est rencontré après la naissance, tandis que l’enfant réel appartient aux rêveries maternelles
L’enfant imaginaire est représenté avant la naissance, tandis que l’enfant réel vient effectivement au monde
L’enfant imaginaire désigne les attentes du père, tandis que l’enfant réel correspond aux attentes de la mère

L’enfant imaginaire est représenté avant la naissance, tandis que l’enfant réel vient effectivement au monde

Explication

L’enfant imaginaire correspond aux représentations conscientes et préconscientes élaborées avant la naissance, alors que l’enfant réel est celui qui naît. Le décalage entre ces deux figures peut modifier les représentations antérieures.

9. Que signifie la dimension transgénérationnelle de la parentalité ?

La transmission de façons d’être parent entre plusieurs générations
L’adaptation des pratiques parentales aux acquisitions de l’enfant
L’influence des seuls événements vécus par le parent actuel
La transmission de caractéristiques biologiques pendant la vie prénatale

La transmission de façons d’être parent entre plusieurs générations

Explication

La dimension transgénérationnelle renvoie à la transmission de certaines manières d’être parent sur plusieurs générations. Elle ne se limite donc pas aux expériences personnelles du parent actuel.

10. Qu’est-ce qu’une période sensible dans le développement de l’enfant ?

Une étape durant laquelle les capacités acquises restent nécessairement fragiles
Un moment où l’enfant ne peut apprendre qu’en présence de ses parents
Une phase où une acquisition est particulièrement accessible avec des apports adaptés
Une période où toutes les acquisitions progressent à une vitesse identique

Une phase où une acquisition est particulièrement accessible avec des apports adaptés

Explication

Une période sensible est une phase durant laquelle l’enfant possède une capacité particulière à développer une acquisition et bénéficie d’apports adaptés. Elle ne signifie pas que toutes les acquisitions évoluent simultanément au même rythme.

11. Quelle chronologie sensorielle prénatale est correcte ?

La vue se met en fonction autour de 4 mois, le toucher au troisième trimestre et l’audition vers 26 semaines
Le toucher se développe autour de 4 mois, l’audition vers 28 semaines et la douleur peut être manifestée vers 26 semaines
Le toucher apparaît vers 26 semaines, la vue vers 28 semaines et l’audition au troisième trimestre
L’audition devient fonctionnelle vers 4 mois, la douleur vers 28 semaines et la vue avant le deuxième trimestre

Le toucher se développe autour de 4 mois, l’audition vers 28 semaines et la douleur peut être manifestée vers 26 semaines

Explication

Le toucher se développe autour de 4 mois, l’audition devient fonctionnelle à partir de 28 semaines et le fœtus peut manifester la douleur à partir de 26 semaines. La vue, quant à elle, fonctionne au troisième trimestre, ce qui distingue cette chronologie des autres propositions.

12. Pourquoi des interactions cohérentes, stables et régulières favorisent-elles l’attachement précoce du bébé ?

Elles permettent au bébé d’anticiper la disponibilité de l’adulte et de construire un lien sécurisant.
Elles amènent le bébé à distinguer progressivement les personnes familières des étrangers.
Elles remplacent les soins physiques en apportant surtout une stimulation intellectuelle continue.
Elles accélèrent principalement l’acquisition de la marche et des premières coordinations motrices.

Elles permettent au bébé d’anticiper la disponibilité de l’adulte et de construire un lien sécurisant.

Explication

La régularité des échanges rend la relation prévisible et soutient la construction du lien d’attachement. L’impassibilité prolongée de l’adulte ne renforce pas ce lien, mais peut conduire le bébé à s’éteindre relationnellement.

13. Quel énoncé décrit le mieux la fonction du lien d’attachement dans le développement du bébé ?

Il aide avant tout l’enfant à représenter l’absence et le retour d’une personne.
Il organise principalement la progression du contrôle moteur, du tronc vers les extrémités.
Il fournit une base indispensable pour se construire et grandir dans de bonnes conditions.
Il permet surtout l’apparition des premiers mots et des phrases de plusieurs mots.

Il fournit une base indispensable pour se construire et grandir dans de bonnes conditions.

Explication

La théorie de l’attachement considère le lien avec un adulte comme indispensable à la construction et au développement harmonieux de l’enfant. La représentation de l’absence et du retour relève plutôt du jeu de la bobine.

14. Dans quel ordre général les deux organisations du développement moteur se manifestent-elles ?

D’abord du centre vers les extrémités, puis du haut vers le bas.
D’abord du haut vers le bas, puis des extrémités vers le centre.
D’abord du bas vers le haut, puis du centre vers les extrémités.
D’abord des extrémités vers le centre, puis du bas vers le haut.

D’abord du centre vers les extrémités, puis du haut vers le bas.

Explication

Le développement moteur suit d’abord une organisation proximo-distale, du centre vers les extrémités, puis une organisation céphalo-caudale, du haut vers le bas. Confondre ces deux directions inverse les principes décrits.

15. Quelle succession correspond le mieux aux principales étapes du développement du langage entre 1 et 3 ans ?

Premiers mots vers 6 mois, phrases de deux ou trois mots vers 1 an, puis « je » et « moi » vers 18 mois.
Premiers mots vers 2 ans, phrases de deux ou trois mots vers 2 ans et demi, puis « je » et « moi » vers 3 ans et demi.
Premiers mots vers 1 an, phrases de deux ou trois mots vers 2 ans, puis « je » et « moi » vers 2 ans et demi ou 3 ans.
Premiers mots vers 1 an, phrases de deux ou trois mots vers 18 mois, puis « je » et « moi » vers 2 ans.

Premiers mots vers 1 an, phrases de deux ou trois mots vers 2 ans, puis « je » et « moi » vers 2 ans et demi ou 3 ans.

Explication

Les premiers mots apparaissent autour de 1 an, les petites phrases autour de 2 ans et l’emploi de « je » et « moi » plus tard, vers 2 ans et demi ou 3 ans. L’apparition du « je » et du « moi » ne précède donc pas les premiers mots.

16. Un enfant âgé de 7 mois qui se tient assis mais ne marche pas encore présente-t-il une évolution compatible avec les repères généraux ?

Non, car la marche debout devrait normalement être acquise avant la position assise.
Non, car la position assise et la marche debout devraient apparaître au même moment.
Oui, car la position assise apparaît généralement entre 6 et 8 mois et la marche debout autour de 1 an.
Oui, car la position assise apparaît habituellement après 1 an et la marche vers 18 mois.

Oui, car la position assise apparaît généralement entre 6 et 8 mois et la marche debout autour de 1 an.

Explication

À 7 mois, la maîtrise de la position assise se situe dans la période généralement attendue, tandis que la marche debout apparaît plutôt autour de 1 an. Il est donc cohérent qu’un enfant assis ne marche pas encore à cet âge.

17. Quel ensemble correspond aux trois organisateurs du psychisme décrits par Spitz ?

Le sourire en réponse à l’adulte, l’angoisse du huitième mois et l’apparition du « non ».
Les premiers pas, les premières phrases et la maîtrise progressive des sphincters.
Le jeu de la bobine, l’objet transitionnel et la reconnaissance de son prénom.
Le portage, l’allaitement et le bain comme premières expériences corporelles.

Le sourire en réponse à l’adulte, l’angoisse du huitième mois et l’apparition du « non ».

Explication

Spitz décrit trois organisateurs : le sourire en réponse au sourire de l’adulte, l’angoisse du huitième mois et l’apparition du « non ». Les autres propositions associent des acquisitions motrices, des soins corporels ou des notions qui ne constituent pas cet ensemble.

18. Que révèle l’angoisse du huitième mois chez le bébé ?

Elle traduit surtout l’acquisition de la marche et l’apparition d’une autonomie motrice accrue.
Elle indique qu’il intériorise davantage l’image des autres et distingue les personnes étrangères.
Elle signifie qu’il représente déjà l’absence et le retour d’une personne grâce au jeu symbolique.
Elle montre qu’il ne différencie pas encore les adultes et accepte facilement de passer de bras en bras.

Elle indique qu’il intériorise davantage l’image des autres et distingue les personnes étrangères.

Explication

L’angoisse du huitième mois, autour de 6 à 8 mois, témoigne d’une différenciation croissante entre les personnes familières et l’étranger. Avant cette période, le bébé accepte plus facilement de passer de bras en bras, ce qui correspond à une organisation relationnelle moins différenciée.

19. Que désigne la sexualité infantile dans les stades psychanalytiques ?

Les plaisirs corporels qui ne se limitent pas à la génitalité adulte
Les apprentissages scolaires liés au développement intellectuel
Les comportements sociaux centrés sur les relations entre camarades
Les relations génitales organisées comme chez l’adulte

Les plaisirs corporels qui ne se limitent pas à la génitalité adulte

Explication

La sexualité infantile renvoie aux plaisirs éprouvés par différentes zones du corps et ne se confond pas avec la sexualité génitale adulte. La conception principalement génitale correspond davantage à la sexualité adulte qu’à la sexualité infantile.

20. Quel ensemble caractérise le stade oral, situé approximativement entre la naissance et un an ?

La curiosité génitale, l’identification et l’intégration des interdits
La succion, l’ingestion, la bouche et les sensations de la peau
Le contrôle des sphincters, l’opposition et le renoncement progressif
L’investissement de l’école, du sport et des activités musicales

La succion, l’ingestion, la bouche et les sensations de la peau

Explication

Le stade oral, de 0 à 1 an, organise le plaisir autour de la succion, de l’ingestion, de la bouche et de la peau. Le contrôle des sphincters appartient au stade anal, ce qui constitue une confusion fréquente entre les deux périodes.

21. Un enfant de deux ans apprend à maîtriser ses sphincters et manifeste une forte opposition : à quel stade ces conduites sont-elles associées ?

Au stade oral, situé approximativement entre la naissance et un an
À la période de latence, qui commence autour de six ans
Au stade phallique, situé approximativement entre trois et cinq ans
Au stade anal, situé approximativement entre un et trois ans

Au stade anal, situé approximativement entre un et trois ans

Explication

Le stade anal s’étend de 1 à 3 ans et concerne le contrôle des sphincters, l’opposition et l’apprentissage du renoncement à certains plaisirs immédiats. Le stade oral se concentre plutôt sur les plaisirs liés à la bouche et à la peau.

22. Quelle caractéristique correspond au stade phallique, qui s’étend approximativement de trois à cinq ans ?

L’investissement accru de l’école, des camarades et des apprentissages
La curiosité pour les organes génitaux, l’identification et l’intégration d’interdits
La maîtrise des sphincters, l’opposition et la régulation des plaisirs immédiats
La succion, l’ingestion et les sensations associées à la bouche

La curiosité pour les organes génitaux, l’identification et l’intégration d’interdits

Explication

Le stade phallique se caractérise par la curiosité pour les organes génitaux, le complexe d’Œdipe, l’identification et l’intégration d’interdits structurants. L’investissement de l’école et des apprentissages relève plutôt de la période de latence.

23. Dans quel ordre se succèdent les stades psychanalytiques du développement ?

Oral, phallique, anal, latence, puis génital
Anal, oral, phallique, génital, puis latence
Oral, anal, phallique, latence, puis génital
Phallique, oral, anal, génital, puis latence

Oral, anal, phallique, latence, puis génital

Explication

La succession va du stade oral au stade anal, puis au stade phallique, à la période de latence et enfin au stade génital à partir de la puberté. Les autres séquences inversent ou déplacent plusieurs étapes de cet ordre développemental.

24. Un enfant d’environ huit ans s’investit davantage dans l’école, ses camarades, le sport et la musique : à quelle période ce profil correspond-il ?

Au stade anal, qui s’étend approximativement d’un an à trois ans
À la période de latence, qui s’étend approximativement de six ans à la puberté
Au stade oral, qui s’étend approximativement de la naissance à un an
Au stade phallique, qui s’étend approximativement de trois ans à cinq ans

À la période de latence, qui s’étend approximativement de six ans à la puberté

Explication

La période de latence commence vers six ans et se poursuit jusqu’à la puberté, avec un investissement accru de l’école, des camarades, du sport, de la musique et des apprentissages. Le stade phallique précède cette période et concerne plutôt la curiosité génitale et l’identification.

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Qu'est-ce qu'un stade de développement chez l'enfant ?

Une période avec une organisation relativement cohérente chez l'enfant.

Que désigne le rythme de développement de l'enfant ?

La vitesse à laquelle l'enfant se développe.

Qu'est-ce qui caractérise un développement harmonieux ?

Une progression relativement équilibrée.

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