QCM : Psychologie sociale des groupes — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle condition définit le mieux un groupe social ?

Des personnes qui poursuivent des activités séparées sans interdépendance
Des personnes qui interagissent et se perçoivent comme liées
Des personnes présentant une caractéristique commune sans interaction
Des personnes réunies dans un même lieu sans lien reconnu

Des personnes qui interagissent et se perçoivent comme liées

Explication

Un groupe réunit des personnes qui interagissent et se définissent, ou sont définies, comme liées entre elles. Une foule située au même endroit ne constitue donc pas nécessairement un groupe si aucun lien collectif n’est établi.

2. Que désigne l’entitativité d’un ensemble de personnes ?

La fréquence des contacts entre les membres d’un ensemble social
La perception de cet ensemble comme un tout cohérent et distinct
La ressemblance entre les membres sans perception d’un lien collectif
La réunion matérielle de personnes dans un même espace physique

La perception de cet ensemble comme un tout cohérent et distinct

Explication

L’entitativité correspond à la perception d’un ensemble comme une entité cohérente et distincte. La simple réunion de personnes relève de l’agrégation et ne suffit pas à produire cette perception.

3. Quels éléments renforcent généralement la perception de l’entitativité d’un groupe ?

Une forte similarité, un sort commun et une certaine proximité
Une réunion fortuite, des activités indépendantes et des identités distinctes
Une absence d’interaction, des objectifs divergents et une faible cohésion
Une grande diversité, des destins séparés et une distance marquée

Une forte similarité, un sort commun et une certaine proximité

Explication

La similarité intragroupe, l’interdépendance produisant un sort commun et parfois la proximité physique renforcent l’impression d’un groupe unifié. Des destins séparés ou une absence de cohésion diminuent plutôt cette perception.

4. À quels besoins les groupes répondent-ils notamment ?

À la compétition, à la distance et à l’indépendance personnelle
À l’inclusion, à l’appartenance et à l’acceptation
À l’isolement, au rejet et à la séparation sociale
À la neutralité, à l’incertitude et à la réduction des échanges

À l’inclusion, à l’appartenance et à l’acceptation

Explication

Les groupes peuvent satisfaire les besoins d’inclusion, d’appartenance et d’acceptation. L’isolement et le rejet décrivent au contraire l’absence ou la privation de lien groupal.

5. Laquelle des propositions énumère les cinq motivations sociales fondamentales ?

Compréhension, conformisme, influence, sécurité physique et prestige
Appartenance, compétition, imitation, autonomie et réussite matérielle
Contrôle, proximité, mémoire, coopération et expression émotionnelle
Appartenance, compréhension, contrôle, valorisation de soi et confiance

Appartenance, compréhension, contrôle, valorisation de soi et confiance

Explication

Les cinq motivations fondamentales sont l’appartenance, la compréhension, le contrôle, la valorisation de soi et la confiance. Le besoin d’appartenance concerne le lien social, tandis que le contrôle concerne la maîtrise de l’environnement.

6. Comment la socialisation influence-t-elle la manière dont une personne voit le monde ?

Elle réduit ses relations afin de favoriser une interprétation strictement individuelle
Elle remplace ses valeurs par des règles identiques dans tous les groupes
Elle lui fait acquérir les normes et les valeurs de son environnement social
Elle l’amène à abandonner progressivement toutes les normes de son environnement

Elle lui fait acquérir les normes et les valeurs de son environnement social

Explication

La socialisation façonne la vision du monde en transmettant les normes et les valeurs de l’environnement social. Elle ne consiste pas à supprimer toute influence sociale ni à imposer les mêmes règles dans chaque groupe.

7. Quelle définition correspond à la socialisation groupale ?

Une association ponctuelle fondée sur la proximité entre plusieurs personnes
Un processus progressif d’intégration par acquisition des normes et valeurs du groupe
Une présence dans un groupe qui indique déjà une intégration complète
Un changement individuel indépendant des normes et valeurs collectives

Un processus progressif d’intégration par acquisition des normes et valeurs du groupe

Explication

La socialisation est une intégration progressive qui passe par l’acquisition des normes et des valeurs du groupe. La simple appartenance ou présence dans un groupe ne garantit pas une intégration complète.

8. Dans quel ordre se déroulent les cinq phases de l’affiliation à un groupe ?

Investigation, socialisation, maintenance, resocialisation et souvenir
Investigation, maintenance, socialisation, resocialisation et souvenir
Socialisation, investigation, maintenance, souvenir et resocialisation
Investigation, socialisation, resocialisation, maintenance et souvenir

Investigation, socialisation, maintenance, resocialisation et souvenir

Explication

L’affiliation suit les phases d’investigation, de socialisation, de maintenance, de resocialisation et de souvenir. La maintenance concerne le maintien de l’affiliation, tandis que la resocialisation intervient après une divergence nécessitant un réajustement.

9. Que se passe-t-il pendant la maintenance d’une affiliation groupale ?

La personne et le groupe réparent une divergence en modifiant leurs attentes respectives
L’individu recherche un groupe et celui-ci recrute des membres correspondant à ses objectifs
La personne et le groupe négocient le rôle de la personne et ajustent leur engagement
Le groupe conserve l’influence passée de la personne sous forme de tradition collective

La personne et le groupe négocient le rôle de la personne et ajustent leur engagement

Explication

Pendant la maintenance, la personne et le groupe négocient le rôle de la personne ; la satisfaction réciproque soutient un engagement élevé. La réparation d’une divergence relève plutôt de la resocialisation.

10. Pendant la socialisation, comment s’articulent l’accommodation et l’assimilation ?

Le groupe s’adapte à la personne par accommodation, tandis que la personne s’adapte au groupe par assimilation
La personne s’adapte au groupe par accommodation, tandis que le groupe s’adapte à la personne par assimilation
La personne conserve ses normes par assimilation, tandis que le groupe recrute par accommodation
Le groupe et la personne modifient leurs normes par accommodation sans adaptation réciproque

Le groupe s’adapte à la personne par accommodation, tandis que la personne s’adapte au groupe par assimilation

Explication

L’accommodation désigne l’adaptation du groupe à la personne, alors que l’assimilation désigne l’adaptation de la personne au groupe. Cette dynamique peut conduire à une normalisation ou à une innovation.

11. Quel était l’objectif de l’étude menée par Newcomb entre 1935 et 1939 au Bermington College ?

Comparer les résultats scolaires des étudiantes selon leur orientation politique
Étudier l’influence de la socialisation universitaire sur les valeurs politiques
Mesurer l’effet de la proximité familiale sur la stabilité des valeurs politiques
Analyser l’influence des différences d’âge sur les choix électoraux

Étudier l’influence de la socialisation universitaire sur les valeurs politiques

Explication

Newcomb cherchait à déterminer si la vie universitaire pouvait transformer les valeurs politiques des étudiantes. La stabilité des valeurs était plutôt associée au maintien d’une forte proximité avec la famille.

12. En 1936, quelle relation le temps passé au Bermington College entretenait-il avec le choix électoral des étudiantes ?

Il prédisait davantage de soutien à Roosevelt qu’à Landon
Il prédisait davantage de soutien à Landon qu’à Roosevelt
Il n’était associé à aucune préférence entre les deux candidats
Il prédisait une préférence pour les candidats indépendants

Il prédisait davantage de soutien à Roosevelt qu’à Landon

Explication

Un séjour plus long au collège était associé à un soutien accru envers Roosevelt, le candidat progressiste. Landon représentait au contraire le candidat conservateur.

13. À long terme, quelle proportion des femmes étudiées votait pour le candidat démocrate, comparativement à une femme du même âge et du même niveau d’éducation ?

26 % des femmes étudiées contre 73 % de la femme comparable
62 % des femmes étudiées contre 38 % de la femme comparable
50 % des femmes étudiées contre 50 % de la femme comparable
73 % des femmes étudiées contre 26 % de la femme comparable

73 % des femmes étudiées contre 26 % de la femme comparable

Explication

À long terme, 73 % des femmes étudiées votaient pour le candidat démocrate, contre 26 % d’une femme comparable. Ces résultats témoignent d’une intégration durable des valeurs politiques associées à la socialisation universitaire.

14. Que suppose l’entrée dans un groupe pour un nouveau membre ?

L’observation des membres marginaux sans participation aux activités communes
La préférence pour l’exogroupe et la réduction des relations avec l’endogroupe
L’abandon des valeurs personnelles et la contestation des règles collectives
L’apprentissage de normes partagées et l’acquisition de loyauté, de confiance et d’adhésion

L’apprentissage de normes partagées et l’acquisition de loyauté, de confiance et d’adhésion

Explication

Entrer dans un groupe implique d’apprendre ses normes et de développer loyauté, confiance et adhésion à ses valeurs centrales. Le rejet de ces normes peut plutôt signaler une difficulté d’intégration ou une déviance.

15. Dans l’étude de Noel, Wann et Branscombe, comment les nouveaux membres réagissaient-ils aux stratégies coercitives contre l’exogroupe ?

Ils les approuvaient davantage en privé, mais cette différence disparaissait en public
Ils les rejetaient davantage en public comme en privé que les autres membres
Ils exprimaient des opinions identiques en public et en privé dès leur arrivée
Ils les approuvaient davantage en public, mais cette différence disparaissait en privé

Ils les approuvaient davantage en public, mais cette différence disparaissait en privé

Explication

Les nouveaux membres manifestaient publiquement une adhésion plus forte aux stratégies coercitives contre l’exogroupe. Cette différence disparaissait toutefois lorsque leurs opinions étaient recueillies en privé.

16. Que désigne l’effet brebis galeuse ?

Le jugement plus positif d’un déviant de l’endogroupe que d’un déviant de l’exogroupe
Le jugement plus négatif d’un déviant de l’endogroupe que d’un déviant de l’exogroupe
Le jugement plus négatif d’un membre normatif de l’endogroupe que d’un membre normatif de l’exogroupe
Le jugement identique des membres normatifs et déviants appartenant au même groupe

Le jugement plus négatif d’un déviant de l’endogroupe que d’un déviant de l’exogroupe

Explication

L’effet brebis galeuse conduit à sanctionner plus sévèrement un membre déviant de son propre groupe qu’un déviant extérieur. Il s’accompagne aussi d’une valorisation plus forte des membres normatifs de l’endogroupe.

17. Comment l’effet brebis galeuse contribue-t-il à préserver une image positive de l’endogroupe ?

En traitant les membres conformes et déviants des deux groupes de manière comparable
En valorisant ses membres conformes et en dévalorisant ses membres déviants
En valorisant les membres conformes de l’exogroupe et ses propres membres déviants
En valorisant ses membres déviants et en dévalorisant ses membres conformes

En valorisant ses membres conformes et en dévalorisant ses membres déviants

Explication

Le groupe protège son image en distinguant fortement ses membres désirables de ceux qui menacent ses normes. Le favoritisme endogroupe rend compte de la valorisation des membres conformes, mais ne décrit pas à lui seul la dévalorisation des déviants internes.

18. Selon la théorie de l’identité sociale, comment une personne maintient-elle une identité sociale positive ?

En se définissant hors de tout groupe et en évitant les comparaisons sociales
En se définissant comme membre d’un groupe et en le comparant à un exogroupe
En évaluant son groupe selon ses performances personnelles sans référence aux autres groupes
En s’identifiant à l’exogroupe et en minimisant les différences entre les groupes

En se définissant comme membre d’un groupe et en le comparant à un exogroupe

Explication

La catégorisation sociale permet de se définir comme membre d’un groupe, puis la comparaison entre endogroupe et exogroupe participe au maintien d’une identité sociale positive. L’exogroupe désigne les personnes auxquelles l’individu n’appartient pas.

19. Que peuvent faire les individus lorsque la comparaison sociale est défavorable à leur endogroupe ?

Favoriser l’exogroupe et excuser les membres internes qui menacent son image
Favoriser leur propre groupe et juger plus sévèrement les membres qui menacent son image
Valoriser les membres internes déviants afin de réduire les tensions collectives
Suspendre toute comparaison et traiter les groupes comme équivalents

Favoriser leur propre groupe et juger plus sévèrement les membres qui menacent son image

Explication

Une comparaison défavorable peut renforcer le favoritisme envers l’endogroupe et la sévérité envers ses membres menaçant son image positive. La valorisation des déviants internes irait à l’encontre de ce mécanisme de protection identitaire.

20. Dans quelles conditions l’effet brebis galeuse est-il particulièrement susceptible d’apparaître ?

Lorsqu’un membre enfreint une règle générale partagée par plusieurs groupes
Lorsqu’un membre extérieur respecte une norme spécifique au groupe d’appartenance
Lorsqu’un membre viole une norme importante qui définit l’appartenance au groupe
Lorsqu’un membre adopte une conduite inhabituelle sans lien avec l’identité collective

Lorsqu’un membre viole une norme importante qui définit l’appartenance au groupe

Explication

L’effet brebis galeuse concerne la réaction négative envers un membre qui transgresse une norme importante définissant l’appartenance au groupe. Une norme générale commune à plusieurs groupes ne produit pas le même effet, car elle distingue moins l’identité du groupe.

21. Quels facteurs modulent l’intensité de l’effet brebis galeuse ?

La taille du groupe et la durée de la relation entre ses membres
Le statut social de la cible et la fréquence des interactions quotidiennes
Le degré d’identification au groupe et l’importance de la norme transgressée
La similarité physique des membres et leur distance géographique

Le degré d’identification au groupe et l’importance de la norme transgressée

Explication

L’effet brebis galeuse varie selon l’identification de la personne à son groupe et selon l’importance de la norme enfreinte. La taille du groupe et la durée des relations ne sont pas les facteurs indiqués pour expliquer cette modulation.

22. Dans l’étude de Koudenbourg et al. (2015), quelle situation rendait un trio davantage perceptible comme un groupe ?

Les trois membres récitaient successivement des textes sans coordination entre eux
Les trois membres récitaient un poème en chœur ou en alternant les lignes
Les trois membres restaient silencieux avant de répondre séparément aux questions
Les trois membres récitaient chacun un poème différent à distance des autres

Les trois membres récitaient un poème en chœur ou en alternant les lignes

Explication

La récitation coordonnée, en chœur ou avec une alternance des lignes, renforçait la perception du trio comme un groupe. La récitation indépendante constituait la condition de contrôle et produisait une perception groupale moins forte.

23. Pourquoi la solidarité organique entraîne-t-elle une perception de la contribution individuelle supérieure à celle de la solidarité mécanique ?

Parce que ses membres partagent davantage les mêmes caractéristiques personnelles
Parce que ses membres accomplissent leur tâche sans aucune coordination collective
Parce que ses membres se reconnaissent moins comme appartenant au même trio
Parce que ses membres sont moins interchangeables dans la réalisation collective

Parce que ses membres sont moins interchangeables dans la réalisation collective

Explication

La solidarité organique rend les membres moins interchangeables, ce qui permet de mieux percevoir la contribution propre de chacun. La solidarité mécanique repose davantage sur la similarité et ne différencie pas autant les apports individuels.

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Qu'est-ce qu'un groupe selon Fiske (2008) ?

Un groupe est un ensemble de personnes liées par des interactions et une définition mutuelle.

Qu'est-ce que l'entitativité ?

C'est la perception d'un ensemble comme un tout cohérent et distinct.

Sur quoi repose la perception de l'entitativité ?

Elle repose sur la similarité, le sort commun et parfois la proximité physique.

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