Fiche de révision : Psychopédagogie et mythologie

Plan du Cours

  1. Discipline et punitions scolaires
  2. Implication des parents à l’école
  3. Principes de la remédiation cognitive
  4. Thérapies bifocales en pédopsychiatrie
  5. Remédiation cognitive de Samia
  6. Psychopédagogie et scolarisation
  7. Adolescents empêchés de penser
  8. Médiation culturelle avec Hermès
  9. Fiches et jeux Mythos
  10. Récit et supports du Feuilleton d’Hermès
  11. TDAH : critères et prise en charge
  12. Psychopédagogie et peur d’apprendre
  13. Troubles des apprentissages et intervention
  14. Plans scolaires et troubles Dys
  15. Observation des fonctions exécutives
  16. Entretien diagnostique ACE
  17. Évaluation adulte avec ACE+
  18. Dépistage des troubles avec IdentiDys

1. Discipline et punitions scolaires

★ À maîtriser

  • L’échantillon de l’enquête comprenait 231 adultes et 320 enfants, soit 551 questionnaires.

📌 Une enquête d’opinions renseigne sur la réalité parlée des punitions, mais pas directement sur leur réalité vécue.

📌 Les résultats de l’enquête ne permettent pas de généraliser et la critique préconise des observations directes en classe.

Compléments

  • L’enquête de Douet sur la discipline scolaire s’est déroulée de 1980 à 1982 dans des écoles maternelles et élémentaires de la région parisienne, par entretiens libres puis questionnaires.

  • La critique souligne que 60 % des enseignants sollicités n’ont pas répondu à l’enquête.

  • La critique relève la sous-représentation de la maternelle, l’absence de variable sur l’origine sociale, la localisation imprécise des communes et la non-comparabilité de certaines réponses d’enseignants et d’enfants.

2. Implication des parents à l’école

★ À maîtriser

  • La typologie d’Epstein distingue six formes d’implication :

    • rôles parentaux
    • communication
    • bénévolat
    • encadrement à la maison
    • participation aux décisions
    • liens avec la communauté
  • Le soutien affectif est présenté comme le facteur de protection le plus influent dans le parcours scolaire de l’enfant. - Deblois et al., 2008

  • Les parents interrogés décrivent une implication surtout à la maison, dans les devoirs, les leçons, l’agenda et l’intérêt pour la journée de l’enfant ; l’implication communautaire est presque absente de leurs réponses.

📌 L’implication parentale doit être définie selon ses formes, car être impliqué ne suppose pas d’être présent à l’école et une implication généralisée est irréaliste. - Henderson et Berla

Compléments

  • La typologie de Dutercq distingue trois profils parentaux :

    • les parents engagés pour la collectivité
    • les parents engagés pour leur enfant
    • les parents non impliqués
  • L’implication parentale se déploie dans trois lieux :

    • la maison
    • l’école
    • la communauté
  • La collaboration école-famille rencontre plusieurs obstacles : les contraintes de travail, de temps et de distance, la réticence de l’école à partager le pouvoir, la crainte parentale d’être jugé, le sentiment d’intrusion ou de blâme, le flou des rôles

  • Dans l’enquête de Lariviée, 70 parents ont été interrogés par téléphone ; 68,6 % avaient un enfant au primaire et 88,5 % venaient d’écoles de milieux favorisés.

3. Principes de la remédiation cognitive

★ À maîtriser

📌 La remédiation cognitive prolonge le bilan psychologique en travaillant les difficultés repérées, plutôt que de s’en tenir à leur constat.

  • Dans l’approche de Feuerstein, les déficits cognitifs sont rapportés à un manque de médiations et les fonctions sont examinées selon l’input, l’élaboration et l’output.

  • Les travaux dirigés par R. Debray dans les années 1990 et ceux de Douet en 2003 rapportent des progrès en curiosité, recherche de sens et plaisir de penser, davantage que des gains de QI.

📌 La psychothérapie par la médiation cognitive de Douet associe des supports logiques à des supports chargés d’affects et cible les dysharmonies cognitives et les inhibitions de pensée, non la population tout-venant.

Compléments

  • Les fondements de la remédiation cognitive présentés par Douet incluent la zone proximale de développement et le potentiel d’éducabilité de Vygotski, ainsi que les formats éducatifs de Bruner.

  • Le médiateur transmet notamment les attitudes suivantes : (Feuerstein) :

    • le contrôle de l’impulsivité
    • la planification
    • l’accès au sens
    • la métacognition
  • L’absence d’études longitudinales ne permet pas d’établir des modifications à long terme après remédiation cognitive, même si certains terrains semblent montrer des progrès stables.

  • Selon Paour, la remédiation cognitive doit prévoir des « ponts » pour favoriser la généralisation des acquis.

4. Thérapies bifocales en pédopsychiatrie

Notions clés & Définitions

  • Thérapie bifocale : Traitement ambulatoire de quelques mois à quelques années associant un consultant référent, tourné vers la réalité externe de l’enfant, à un ou plusieurs co-thérapeutes, tournés vers sa réalité interne.

★ À maîtriser

  • Le consultant garantit l’unité et la cohérence des soins, construit le cadre avec l’équipe, coordonne les liens avec l’école, le pédiatre et la MDPH, et évalue régulièrement le suivi.

  • La thérapie multifocale peut limiter les relations duelles excessives par la diffraction de l’investissement et soutenir la séparation-individuation de l’enfant.

📌 Les auteurs estiment que la pertinence et l’efficacité des traitements multifocaux doivent être objectivées en évaluant les évolutions psycho-affectives et cognitives, car la conviction clinique seule ne suffit pas.

Compléments

  • Les interventions des co-thérapeutes peuvent comprendre : une psychothérapie individuelle, des rééducations en orthophonie, psychomotricité ou psychopédagogie, un groupe thérapeutique, une thérapie familiale, l’intervention d’un assistant social

  • Le traitement multifocal comporte plusieurs risques : la dilution des investissements, l’emprise mutuelle, l’exclusion des tiers, les clivages entre adultes, la confusion entre les difficultés de l’enfant et celles de l’équipe, l’envahissement de la vie de l’enfant

📌 La coordination d’une prise en charge multifocale exige des synthèses, des références théoriques communes et des pauses lorsque le rythme des séances risque d’envahir la vie de l’enfant.

Astuce mémo

Le consultant tient la réalité externe ; les co-thérapeutes travaillent la réalité interne.

5. Remédiation cognitive de Samia

★ À maîtriser

  • Samia présentait une surdité profonde bilatérale consécutive à une méningite survenue à l’âge de 4 mois.

  • À 8 ans, Samia communiquait en LSF et présentait des difficultés de classement, de hiérarchisation des indices, d’organisation temporelle et spatiale, de mémorisation et de symbolisation ; son QIP au WISC-III était de 76.

  • La prise en charge de Samia a combiné pendant trois ans, de septembre 1998 à juin 2001, une séance individuelle hebdomadaire d’environ 45 minutes en LSF, avec un travail cognitif et une relation thérapeutique.

  • Au retest réalisé à 13 ans après une année de pause, le QIP de Samia était de 93, soit une hausse de 17 points en trois ans, avec des progrès en lecture, communication et socialisation.

Compléments

  • Trois hypothèses ont été envisagées pour expliquer les difficultés de Samia :

    • la privation d’un langage structuré liée à la surdité
    • les perturbations des interactions précoces associées à la dépression maternelle
    • une éventuelle atteinte neurologique liée à la méningite, non démontrable
  • Le travail cognitif avec Samia a porté d’abord sur la classification, puis sur les relations, les transformations, la transitivité, la réversibilité et la proportionnalité.

📌 L’évolution de Samia ne peut être attribuée avec certitude à la seule thérapie, car le thérapeute était aussi l’examinateur et l’équipe, la situation familiale et une possible aggravation de la surdité ont pu influer sur les résultats.

6. Psychopédagogie et scolarisation

Notions clés & Définitions

  • Espace psychopédagogique : Accompagnement de la pensée par des médiations culturelles, distinct d’une pédagogie active prenant parti pour le sujet et d’une rééducation centrée sur le symptôme.

★ À maîtriser

📌 La pédagogie de l’enseignement transmet des modèles et vise la discipline et l’intégration sociale, tandis que la pédagogie de l’apprentissage s’appuie sur le désir du sujet et vise un changement de la personne.

  • Billotte décrit l’enfant comme pris entre exigence pulsionnelle et exigence sociale : l’excès d’exigence pulsionnelle conduit à la stigmatisation, tandis que l’excès de contrainte conduit à l’inhibition.

📌 Le travail de soin ne peut ignorer l’école : les équipes éducatives, les synthèses communes et les partenariats font partie de la prise en charge du sujet. - Habermas

Compléments

  • L’espace psychopédagogique est proche de l’espace potentiel de Winnicott, conçu comme une aire intermédiaire d’expérience culturelle partagée.

📌 Selon Billotte, la maternelle est un espace peu ségrégatif, tandis que le CP accroît les contraintes, les exigences et le refoulement, ce qui renforce le besoin d’espaces psychopédagogiques en CMPP.

Astuce mémo

Trop d’exigence pulsionnelle mène à la stigmatisation ; trop de contrainte mène à l’inhibition.

7. Adolescents empêchés de penser

★ À maîtriser

  • Dans le groupe décrit par Boimare, cinq garçons de 13 à 14 ans en échec scolaire massif avaient une expression orale pauvre et dévalorisée et ne maîtrisaient pas les savoirs fondamentaux.

  • L’évitement de la réflexion apparaît lorsque le retour à soi fait surgir des peurs, de l’auto-dévalorisation, un sentiment de persécution ou de la frustration, conduisant l’enfant à contourner le doute et réduisant ses capacités d’apprentissage et d’échange.

  • L’empêchement de penser se manifeste par quatre conséquences :

    • le corps prend le relais
    • la curiosité reste primaire
    • le langage argumentaire est déficient
    • la pensée fonctionne sans doute
  • Le soutien psychopédagogique articule trois voies : (Boimare, 2013) :

    • l’écoute de récits
    • la discussion argumentée
    • l’écriture

Compléments

  • Le fonctionnement intellectuel sans doute peut prendre trois formes :

    • le conformisme de penser
    • l’association immédiate
    • le besoin de certitude
  • Les récits abordent cinq thèmes récurrents : (Boimare, 2013) :

    • les origines
    • le désir face à la loi et à l’attente
    • le conflit entre générations
    • l’organisation du groupe social
    • la séparation, l’amour et la mort
  • Selon Boimare, il faut environ une année, soit 30 à 40 rencontres, pour parvenir à un débat argumenté, avec de premiers progrès vers six mois.

Astuce mémo

Écouter, parler, écrire : les trois voies du soutien.

8. Médiation culturelle avec Hermès

★ À maîtriser

  • La mallette Apprendre avec Hermès, publiée par Bayard éducation en août 2016, vise les cycles 2 et 3, du CP à la 6e, et s’appuie sur Le feuilleton d’Hermès de Murielle Szac.

  • La démarche quotidienne suit quatre étapes :

    • lire un épisode à voix haute
    • le reformuler collectivement
    • débattre
    • produire un court écrit
  • Boimare estime que 15 % des élèves intelligents mais en difficulté sur les savoirs de base sont confrontés à un empêchement de penser, que les rattrapages et entraînements supplémentaires peuvent rigidifier.

Compléments

  • L’heure de médiation culturelle proposée par Boimare comprend 10 à 12 minutes de lecture à voix haute, 20 à 25 minutes d’expression orale et environ 20 minutes d’expression écrite.

  • La lecture à voix haute poursuit trois objectifs :

    • améliorer l’écoute
    • donner envie de lire
    • construire un patrimoine commun qui renforce la cohésion
  • La lecture à voix haute peut être accompagnée par la simplification du texte, le dessin ou le jeu de rôle, des hypothèses sur la suite et des rituels d’écoute.

📌 Pour entraîner les élèves au débat, l’intérêt de la question doit les mobiliser et une préparation en petits groupes de trois à quatre élèves avec porte-parole est indispensable.

Astuce mémo

Lire, reformuler et débattre, puis écrire.

9. Fiches et jeux Mythos

★ À maîtriser

  • Le jeu Mythos est conçu comme un support collectif d’expression et de créativité, et non comme un test de connaissances centré sur la compétition. - Bayard éducation, Mythos, le jeu qui réinvente la mythologie

Compléments

  • Chaque fiche pédagogique présente :

    • les personnages et les thèmes
    • des pistes pour l’enseignant
    • des questions de reformulation et de débat
    • un sujet d’écriture
    • des prolongements interdisciplinaires
    • une œuvre d’art associée
  • Le jeu Mythos comprend 22 cartes Personnage, 10 Créature, 10 Monde, 10 Objet, 14 cartes Thème recto verso, une carte Chronos et une carte Conteur, soit 68 cartes.

  • 🔄 La règle du conte se déroule ainsi : Chronos tire dix cartes et un thème, les équipes racontent à tour de rôle en respectant le thème, l’équipe prend les cartes citées dans son récit, l’équipe en cours termine l’histoire lorsque le centre est vide

  • Dans la règle du conte, chaque carte prise vaut un point, tandis que les cartes Conteur et Thème valent chacune deux points.

  • Dans la règle de la comédie, les comédiens préparent leur sketch une minute puis le jouent pendant trois minutes, et le public vote avec des jetons.

10. Récit et supports du Feuilleton d’Hermès

★ À maîtriser

  • Le Feuilleton d’Hermès raconte la mythologie grecque en 100 épisodes courts, depuis l’enfance d’Hermès jusqu’à l’invention de l’écriture. - Murielle Szac, 2006

Compléments

  • Le fil du récit passe par :

    • l’enfance et les dons d’Hermès
    • les origines du monde et les Titans
    • la naissance des dieux olympiens
    • Prométhée et les hommes
    • les mortels et le déluge
    • les héros
    • la descendance d’Hermès
    • l’invention de l’écriture
  • Le poster de l’épisode 11, intitulé « Où Hermès découvre qu’il peut voler », représente Hermès en vol sur un nuage blanc avec une petite tortue sur un fond ocre.

  • Le poster de l’épisode 11 sert à ancrer dans la classe l’épisode sur le pouvoir de voler et à susciter l’observation, la production d’écrits ou des débats.

11. TDAH : critères et prise en charge

★ À maîtriser

  • La prévalence du TDAH est estimée à environ 5,9 % chez les enfants, 2,5 % chez les adultes et 0,2 % après 50 ans.

📌 Le diagnostic de TDAH repose sur des symptômes persistants depuis au moins 6 mois, présents dans plusieurs contextes, avec retentissement fonctionnel, débutant avant 12 ans et non mieux expliqués par un autre trouble.

  • Les trois présentations du TDAH sont inattentive (10 à 15 %), hyperactive-impulsive (5 %) et combinée (80 %).

📌 Selon la HAS, le méthylphénidate peut être indiqué à partir de 6 ans lorsque les mesures correctives seules sont insuffisantes, et il est utilisé en seconde intention en complément des interventions non médicamenteuses.

📌 Les psychostimulants peuvent réduire rapidement l’agitation, améliorer l’attention et réduire l’impulsivité, mais ils n’agissent pas sur les risques à long terme ; les interventions psychosociales de l’enfant et des parents réduisent ces risques.

  • L’évaluation du TDAH repose sur un faisceau d’informations — anamnèse, observations, entretiens, épreuves, questionnaires et résistance aux remédiations — car aucun symptôme ni résultat isolé ne valide ou n’exclut le diagnostic.

Compléments

  • Les facteurs associés comprennent :

    • le faible niveau économique
    • la prématurité
    • l’exposition prénatale à l’alcool ou au tabac
    • les troubles mentaux parentaux
    • le plomb et les toxines
  • Dans le profil TDAH typique au Wechsler, la mémoire de travail et la vitesse de traitement sont faibles, tandis que la compréhension verbale et le raisonnement sont variables.

  • Pour les échelles Conners, le T-score moyen est 50 avec un écart-type de 10 ; 60–64 indique une sévérité légère à modérée, 65–69 une sévérité modérée à sévère et au moins 70 une sévérité sévère.

  • Les durées d’attention continue proposées sont de 15 minutes à 6–8 ans, 20 minutes à 8–10 ans, 25 minutes à 10–12 ans et 50 minutes chez l’adulte.

12. Psychopédagogie et peur d’apprendre

Notions clés & Définitions

  • Peur d’apprendre : Serge Boimare - Un antagonisme entre les contraintes de l’apprentissage et les moyens utilisés par l’enfant pour préserver son équilibre psychique.

★ À maîtriser

📌 La psychopédagogie associe une cognition froide, centrée sur la rééducation et les stratégies cognitives, et une cognition chaude, qui apaise le conflit, rassure, respecte les intérêts de l’enfant et soutient son désir et sa confiance.

  • Pour Serge Boimare, les textes fondateurs, notamment les contes de Grimm et la mythologie, servent de médiation et sont associés à une baisse de la violence et de l’impatience ainsi qu’à la reprise du travail intellectuel.

Compléments

  • Les cinq thèmes récurrents sont :

    • les origines
    • le désir confronté à la loi et à l’attente
    • le conflit entre générations
    • l’organisation du groupe social
    • les sentiments liés à la séparation, à l’amour et à la mort
  • Le dispositif de médiation culturelle décrit par Boimare repose sur des groupes ouverts de 5 à 6 enfants et sur des textes qui donnent une forme échangeable aux questions difficiles.

Astuce mémo

La cognition froide outille les stratégies ; la cognition chaude apaise le conflit et restaure le désir d’apprendre.

13. Troubles des apprentissages et intervention

★ À maîtriser

  • Le DSM-5 classe parmi les troubles neurodéveloppementaux la déficience intellectuelle, les troubles de la communication, le TSA, le TDAH, les troubles moteurs et les troubles spécifiques des apprentissages en lecture, écriture et mathématiques.

📌 Les critères DSM-5 des troubles des apprentissages exigent au moins un symptôme persistant pendant 6 mois malgré une aide individualisée, des compétences nettement sous le niveau attendu pour l’âge, un début durant la scolarité et l’absence d’une meilleure explication par un autre trouble ou un enseignement inadéquat.

  • La réponse à l’intervention comprend trois paliers : un enseignement collectif efficace avec dépistage, une rééducation intensive en groupes de 4 à 6 élèves, puis une évaluation et une prise en charge individuelles spécialisées.

Compléments

  • Les co-occurrences indiquées sont de 50 % pour TDI avec TDAH, 33 % pour TDI avec troubles des apprentissages et 68 % pour TSA avec TDAH.

  • Les symptômes peuvent concerner :

    • la lecture
    • la compréhension
    • l’orthographe
    • l’expression écrite
    • le sens du nombre ou le calcul
    • le raisonnement mathématique
  • Les paliers 1 et 2 de la réponse à l’intervention sont entièrement pédagogiques, et les proportions indiquées pour les trois paliers sont d’environ 80 %, 15 % et 5 %.

  • Les interventions mathématiques citées comprennent : l’enseignement explicite, le langage mathématique, la manipulation et les représentations concrètes, la ligne numérique, la résolution de problèmes encadrée, la gestion du temps

📌 Les stéréotypes, les théories fixistes de l’intelligence et les buts sociaux peuvent contribuer à un sentiment métacognitif selon lequel une tâche est ou n’est pas faite pour soi.

Astuce mémo

RàI : enseignement collectif, rééducation intensive en groupe, prise en charge individuelle spécialisée.

14. Plans scolaires et troubles Dys

★ À maîtriser

  • Le PAI répond aux besoins liés à une maladie chronique, une allergie ou une intolérance, le PAP aux troubles durables des apprentissages sans reconnaissance de handicap, le PPS aux élèves reconnus handicapés et le PPRE aux élèves risquant de ne pas maîtriser les compétences de fin de cycle.

  • Le PPS peut prévoir une orientation, des aménagements scolaires et pédagogiques, une aide humaine, un SESSAD, du matériel adapté et des aménagements d’examen ; la CDAPH valide les propositions de l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH.

  • Les troubles Dys affectent une ou plusieurs fonctions cognitives sans altérer le fonctionnement cognitif global et ne s’expliquent pas par une déficience intellectuelle, sensorielle ou neurologique, un TSA ou un trouble psychique. - CNSA, Guide « Troubles Dys », décembre 2014

  • 🔄 La démarche diagnostique suit trois étapes :

    1. Repérage par la famille, l’école, la PMI ou un médecin.
    2. Dépistage à l’aide d’outils validés par des professionnels de santé.
    3. Diagnostic par bilan pluridisciplinaire et synthèse médicale.
  • Un diagnostic n’est pas obligatoire pour saisir la MDPH si une altération de fonction est confirmée depuis plus d’un an et entraîne des conséquences sur la vie de la personne. - CNSA, Guide « Troubles Dys », décembre 2014

📌 Le principe d’accessibilité consiste à mobiliser d’abord le droit commun, puis la compensation relevant du droit spécifique si le droit commun ne suffit pas.

Compléments

  • Le PAI peut prévoir un traitement, un régime alimentaire, un protocole d’urgence et un suivi de scolarité en cas d’hospitalisation, mais ne remplace pas la responsabilité familiale et ne permet pas des gestes de soins hors compétence des non-soignants.

  • Le PAP permet des aménagements pédagogiques et des soins extérieurs sur le temps scolaire, mais ne permet ni orientation, ni aide humaine, ni matériel adapté relevant de la CDAPH, ni dérogation au droit commun.

  • Le PPRE est un ensemble coordonné d’actions pédagogiques de courte durée, présenté à la famille et à l’élève, qui peut inclure la différenciation en classe et des aides spécialisées.

  • Les réponses de droit spécifique peuvent comprendre :

    • une scolarisation en ULIS
    • un matériel pédagogique adapté
    • une aide humaine
    • un SESSAD
    • un établissement médico-social
    • l’AEEH
    • la PCH

Astuce mémo

Le droit commun est mobilisé d’abord ; la compensation MDPH intervient si cela ne suffit pas.

15. Observation des fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • PGEX : Un questionnaire d’observation qualitative des fonctions exécutives de l’élève en classe, rempli par un intervenant scolaire ou un enseignant.

★ À maîtriser

  • Le PGEX cote chaque énoncé sur quatre niveaux, de 0 (« jamais, rarement ») à 3 (« très souvent, fréquemment »), et chaque fonction comprend quatre descripteurs pour un score maximal de 12.

  • Le PGEX explore six fonctions exécutives :

    • activation
    • inhibition
    • flexibilité
    • planification et organisation
    • mémoire de travail
    • régulation émotionnelle

Compléments

  • Le profil radar du PGEX relie les scores des six domaines sur des axes gradués de 1 à 12 et distingue quatre zones : répertoire pauvre, difficultés, maîtrise suffisante et excellente maîtrise.

16. Entretien diagnostique ACE

Notions clés & Définitions

  • ACE : Susan Young, ADHD Child Evaluation, 2015 - Un entretien clinique semi-structuré destiné à évaluer diagnostiquement le TDAH chez les enfants et adolescents de 5 à 16 ans.

★ À maîtriser

  • L’ACE documente les facteurs de risque précoces, examine les 18 symptômes du TDAH dans deux contextes de vie et recherche les comorbidités.

📌 Selon le DSM-5, le diagnostic de TDAH chez l’enfant exige au moins 6 symptômes d’inattention et/ou au moins 6 symptômes d’hyperactivité-impulsivité, présents depuis au moins 6 mois et avant l’âge de 12 ans.

📌 Selon la CIM-10, le diagnostic de trouble hyperkinétique requiert au moins 6 symptômes d’inattention, 3 d’hyperactivité et 1 d’impulsivité, avec un début avant 7 ans.

Compléments

  • Les 18 symptômes explorés par l’ACE se répartissent en 9 symptômes d’inattention, 5 d’hyperactivité et 4 d’impulsivité.

  • L’ACE recherche notamment :

    • le trouble oppositionnel avec provocation
    • les troubles des conduites
    • l’anxiété
    • la dépression
    • les tics
    • les troubles spécifiques des apprentissages

Astuce mémo

Le DSM-5 accepte six symptômes d’inattention et/ou six d’hyperactivité-impulsivité ; la CIM-10 exige les trois composantes.

17. Évaluation adulte avec ACE+

Notions clés & Définitions

  • ACE+ : Susan Young, ADHD Child Evaluation Plus, 2016 - Un entretien diagnostique semi-structuré du TDAH destiné aux adultes et adolescents de plus de 16 ans.

★ À maîtriser

  • L’ACE+ examine les symptômes selon une double temporalité, en recherchant leur présence durant l’enfance puis leur expression actuelle dans les activités quotidiennes et professionnelles.

📌 Selon le DSM-5, chez l’adulte à partir de 17 ans, le seuil est d’au moins 5 symptômes actuels d’inattention et/ou d’hyperactivité-impulsivité, avec présence des critères dans l’enfance, dans plusieurs situations, depuis au moins 6 mois et avec retentissement fonctionnel.

Compléments

📌 La CIM-10 conserve à l’âge adulte les seuils d’au moins 6 symptômes d’inattention, 3 d’hyperactivité et 1 d’impulsivité, avec un début documenté avant 7 ans.

Astuce mémo

L’ACE+ confronte les symptômes actuels aux manifestations de l’enfance.

18. Dépistage des troubles avec IdentiDys

Notions clés & Définitions

  • IdentiDys : Jérôme Bianchi, IdentiDys, 2018 - Un questionnaire de pré-dépistage des troubles DYS et neurodéveloppementaux chez l’enfant, rempli par les parents ou les intervenants de proximité, qui oriente vers des spécialistes sans poser de diagnostic.

★ À maîtriser

  • IdentiDys examine cinq sphères :

    • attention-hyperactivité-impulsivité
    • langage oral
    • langage écrit
    • motricité et repérage spatial
    • fonctionnement exécutif
  • Le score maximal d’IdentiDys est de 24 points par sphère et les résultats sont répartis en trois zones de vigilance : verte, orange et rouge.

📌 Un score IdentiDys en zone rouge ou plusieurs scores en zone orange conduisent à recommander une consultation médicale afin de coordonner des bilans pluridisciplinaires adaptés aux sphères concernées.

Compléments

  • IdentiDys propose trois modalités de réponse :

    • OUI : difficulté très fréquente qui impacte le quotidien
    • Rarement : difficulté occasionnelle
    • NON : comportement non problématique
  • Pour la sphère attention-hyperactivité-impulsivité, les seuils sont vert de 0 à 11,25 points, orange de 11,25 à 21 points et rouge de 21 à 24 points.

  • Pour le langage oral, les seuils IdentiDys sont vert de 0 à 6 points, orange de 6 à 17,5 points et rouge de 17,5 à 24 points.

  • Pour le langage écrit, les seuils IdentiDys sont vert de 0 à 10,5 points, orange de 10,5 à 19,5 points et rouge de 19,5 à 24 points.

  • Pour la motricité et le repérage spatial, les seuils IdentiDys sont vert de 0 à 4 points, orange de 4 à 14 points et rouge de 14 à 24 points.

  • Pour le fonctionnement exécutif, les seuils IdentiDys sont vert de 0 à 7,25 points, orange de 7,25 à 16,5 points et rouge de 16,5 à 24 points.

Astuce mémo

Cinq barres colorées — une par sphère — font passer du vert habituel à l’orange à surveiller puis au rouge à risque.

Tableaux de synthèse

Comparaison des outils d’évaluation

OutilPublic et évaluateurFinalitéRésultat
PGEXÉlèves ; enseignant ou intervenant scolaireObservation des fonctions exécutives en classeProfil par fonction et zones de maîtrise
ACEEnfants de 5 à 16 ans ; professionnel de santéEntretien diagnostique du TDAHCritères DSM-5 ou CIM-10
ACE+Adultes et adolescents de plus de 16 ans ; professionnel de santéÉvaluation diagnostique sur deux temporalitésSymptômes actuels et rétrospectifs
IdentiDysEnfants ; parents ou intervenantsPré-dépistage global des troubles DYS et neurodéveloppementauxProfil de vulnérabilité par sphère

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Psychopédagogie et mythologie avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une étude demande à des élèves et à des enseignants quelles punitions sont appliquées, sans observer les classes. Quelle conclusion cette méthode permet-elle de tirer ?

2. Une équipe recueille les opinions d’enseignants et d’élèves sur les punitions et souhaite conclure que ses résultats valent pour toutes les écoles. Quelle démarche répond le mieux à la limite de cette enquête ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Psychopédagogie et mythologie avec 10 flashcards interactives.

Combien d’adultes et d’enfants l’échantillon de l’enquête de Douet comprenait-il ?

231 adultes et 320 enfants.

Quelles six formes d’implication distingue la typologie d’Epstein ?

Les rôles parentaux, la communication, le bénévolat, l’encadrement à la maison, la participation aux décisions et les liens avec la communauté.

Quand et où l’enquête de Douet sur la discipline scolaire a-t-elle été menée ?

De 1980 à 1982, dans des écoles maternelles et élémentaires de la région parisienne.

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