QCM : Psychopédagogie et mythologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude demande à des élèves et à des enseignants quelles punitions sont appliquées, sans observer les classes. Quelle conclusion cette méthode permet-elle de tirer ?

Elle établit directement la fréquence réelle des punitions en classe.
Elle renseigne sur la réalité parlée, mais pas directement sur la réalité vécue.
Elle confirme que les pratiques déclarées sont identiques dans toutes les classes.
Elle mesure les effets des punitions sur les comportements des élèves.

Elle renseigne sur la réalité parlée, mais pas directement sur la réalité vécue.

Explication

Une enquête d’opinions renseigne sur la réalité parlée, mais ne donne pas directement accès à la réalité vécue. La fréquence réelle relève de l’observation, les effets sont une autre question, et l’identité des pratiques entre classes n’est pas établie.

2. Une équipe recueille les opinions d’enseignants et d’élèves sur les punitions et souhaite conclure que ses résultats valent pour toutes les écoles. Quelle démarche répond le mieux à la limite de cette enquête ?

Ajouter des questions d’opinion pour établir les pratiques dans toutes les écoles.
Remplacer l’observation des classes par des entretiens plus détaillés.
Généraliser les opinions si les réponses des adultes et des enfants concordent.
Éviter la généralisation et compléter l’enquête par des observations directes en classe.

Éviter la généralisation et compléter l’enquête par des observations directes en classe.

Explication

Les opinions recueillies ne suffisent pas à généraliser les résultats; la critique préconise des observations directes en classe. La concordance des réponses ne rend pas l’échantillon représentatif, et approfondir les témoignages ne remplace pas l’observation.

3. Dans la typologie d’Epstein, quel ensemble correspond aux six formes d’implication parentale ?

Parents engagés pour la collectivité, parents engagés pour leur enfant et parents non impliqués.
Devoirs, leçons, agenda, réunions scolaires, bénévolat et soutien affectif.
Maison, école, communauté, devoirs, réunions et communication avec l’enseignant.
Rôles parentaux, communication, bénévolat, encadrement à la maison, décisions et liens communautaires.

Rôles parentaux, communication, bénévolat, encadrement à la maison, décisions et liens communautaires.

Explication

Epstein distingue six formes, qui couvrent notamment les rôles parentaux, la communication, le bénévolat, l’encadrement à la maison, les décisions et les liens avec la communauté. Les trois lieux ne constituent pas cette typologie, et les catégories de parents de Dutercq sont une autre classification.

4. Une école considère qu’un parent peu présent dans ses locaux est forcément peu impliqué. Quelle manière de corriger cette interprétation est la plus juste ?

Évaluer l’implication d’après la fréquence des visites, commune à toutes les familles.
Assimiler l’implication aux seules activités réalisées à la maison.
Définir les formes d’implication, car un parent peut s’impliquer sans être présent à l’école.
Exiger une implication généralisée afin que chaque parent participe aux mêmes activités.

Définir les formes d’implication, car un parent peut s’impliquer sans être présent à l’école.

Explication

L’implication parentale doit être définie selon ses formes : être impliqué ne signifie pas nécessairement être présent à l’école, et une implication généralisée est irréaliste. La présence physique ne couvre pas toutes les formes, et l’implication à la maison n’en est pas l’unique dimension.

5. Qu’est-ce que la remédiation cognitive par rapport au bilan psychologique ?

Une intervention qui entraîne les fonctions cognitives sans s’appuyer sur un bilan préalable
Une évaluation qui mesure principalement le niveau intellectuel général de la personne
Un prolongement qui travaille les difficultés repérées plutôt que de se limiter à les constater
Un dispositif destiné à prévenir les difficultés scolaires chez l’ensemble des élèves

Un prolongement qui travaille les difficultés repérées plutôt que de se limiter à les constater

Explication

La remédiation cognitive prolonge le bilan en intervenant sur les difficultés qu’il a mises en évidence, au lieu de s’en tenir à leur constat. Une évaluation du niveau intellectuel décrit les capacités, mais ne correspond pas à ce travail de remédiation.

6. Dans une thérapie bifocale en pédopsychiatrie, quel rôle revient au consultant référent dans l’organisation du suivi de l’enfant ?

Il intervient principalement sur la réalité interne de l’enfant au moyen d’une thérapie individuelle.
Il organise les séances sans participer à la cohérence des soins ni aux échanges avec les partenaires.
Il réalise seul les rééducations et les psychothérapies assurées par les co-thérapeutes.
Il coordonne les liens avec l’école, le pédiatre et la MDPH, et évalue le suivi.

Il coordonne les liens avec l’école, le pédiatre et la MDPH, et évalue le suivi.

Explication

Le consultant référent garantit l’unité et la cohérence des soins, coordonne les partenaires extérieurs et évalue régulièrement le suivi. Les co-thérapeutes prennent plutôt en charge des interventions tournées vers la réalité interne de l’enfant.

7. Quel objectif poursuivait principalement le travail cognitif mené avec Samia au cours de sa prise en charge ?

Réduire les difficultés auditives par des séances de rééducation sensorielle
Développer progressivement des opérations comme la classification, les relations et la réversibilité
Entraîner la lecture par des exercices répétés de reconnaissance des mots
Évaluer les capacités intellectuelles en répétant régulièrement les tests standardisés

Développer progressivement des opérations comme la classification, les relations et la réversibilité

Explication

Le travail cognitif progressait de la classification vers des opérations telles que les relations, les transformations et la réversibilité. La répétition de tests standardisés servait à évaluer l’évolution, mais ne constituait pas l’objectif des séances.

8. À quel moment la maternelle est-elle décrite comme un espace peu ségrégatif, par contraste avec le CP qui accroît les contraintes scolaires ?

Au début du CP, lors des premières évaluations
Après le CP, lorsque les apprentissages se stabilisent
À la fin de l’école élémentaire, avant le collège
Avant l’entrée au CP, durant la maternelle

Avant l’entrée au CP, durant la maternelle

Explication

Billotte caractérise la maternelle comme un espace peu ségrégatif, tandis que le passage au CP renforce les contraintes et les exigences. Le CP constitue donc le moment du contraste, et non une période ultérieure de l’école élémentaire.

9. En quoi l’évitement de la réflexion chez les adolescents décrits par Boimare se distingue-t-il du simple manque de connaissances scolaires ?

Il traduit une préférence pour les activités corporelles, qui améliore les capacités d’apprentissage et d’échange.
Il correspond à un refus des échanges collectifs, même lorsque l’adolescent maîtrise les savoirs fondamentaux.
Il apparaît lorsque le retour à soi suscite des peurs ou de la frustration, ce qui pousse à contourner le doute.
Il résulte surtout d’une difficulté à mémoriser les leçons, sans lien avec les émotions éprouvées.

Il apparaît lorsque le retour à soi suscite des peurs ou de la frustration, ce qui pousse à contourner le doute.

Explication

L’évitement de la réflexion est lié aux affects pénibles que peut faire surgir le retour à soi, et il réduit les possibilités d’apprendre et d’échanger. Le manque de connaissances fondamentales caractérise le groupe décrit, mais n’explique pas à lui seul ce mécanisme d’évitement.

10. Qui est associé à la proposition d’articuler l’écoute de récits, la discussion argumentée et l’écriture pour soutenir les adolescents empêchés de penser ?

Serge Boimare
Jérôme Bianchi
Jean Piaget
Reuven Feuerstein

Serge Boimare

Explication

Boimare est associé à cette démarche de soutien psychopédagogique en trois voies. Feuerstein est plutôt lié à une approche de la médiation cognitive et à l’examen des fonctions cognitives.

11. Pourquoi le jeu Mythos est-il conçu comme un support collectif d’expression et de créativité plutôt que comme un test de connaissances compétitif ?

Pour vérifier la capacité des participants à appliquer des règles de compétition stratégique.
Pour encourager les participants à inventer et partager des récits autour de la mythologie.
Pour classer les équipes selon leur maîtrise des faits et des dates de la mythologie.
Pour mesurer individuellement la mémorisation des personnages et des récits mythologiques.

Pour encourager les participants à inventer et partager des récits autour de la mythologie.

Explication

Mythos privilégie la création et l’expression collectives, afin que les joueurs élaborent des récits plutôt que de démontrer un savoir factuel. Un classement fondé sur la mémorisation correspondrait à un test de connaissances compétitif, précisément distinct de la finalité annoncée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Psychopédagogie et mythologie.

Combien d’adultes et d’enfants l’échantillon de l’enquête de Douet comprenait-il ?

231 adultes et 320 enfants.

Quelles six formes d’implication distingue la typologie d’Epstein ?

Les rôles parentaux, la communication, le bénévolat, l’encadrement à la maison, la participation aux décisions et les liens avec la communauté.

Quand et où l’enquête de Douet sur la discipline scolaire a-t-elle été menée ?

De 1980 à 1982, dans des écoles maternelles et élémentaires de la région parisienne.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Psychopédagogie et mythologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM