QCM : Mémoire épisodique (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Des chercheurs évaluent l’évocation d’épisodes passés chez des animaux non humains. Quelles conclusions correspondent aux observations rapportées ?

Les capacités des oiseaux sont qualifiées de mémoire épisodique réelle plutôt que de type épisodique.
Des chimpanzés semblent pouvoir évoquer des épisodes passés à l’aide d’idéogrammes.
Le gorille Koko a pu raconter des éléments de sa capture par les humains.
Les observations rapportées concluent que les oiseaux possèdent une mémoire épisodique avérée.
Les résultats concernant les oiseaux sont présentés comme exempts de controverse scientifique.

Des chimpanzés semblent pouvoir évoquer des épisodes passés à l’aide d’idéogrammes. · Le gorille Koko a pu raconter des éléments de sa capture par les humains.

Explication

Des chimpanzés ont semblé évoquer des épisodes passés à l’aide d’idéogrammes, et Koko a raconté des éléments de sa capture. Les résultats concernant les oiseaux sont controversés et décrits plutôt comme une mémoire de type épisodique.

2. Une étudiante apprend une liste de mots en traitant leur sens et en notant les circonstances de l’apprentissage. Concernant l’encodage :

L’encodage désigne la récupération d’une trace déjà stockée plutôt que sa formation.
Le traitement des caractéristiques des mots et leur conversion en trace mnésique constituent l’encodage.
Un traitement sémantique approfondi de mots peut améliorer leur rappel ultérieur.
Les informations contextuelles peuvent inclure la source, les éléments cognitifs et les émotions.
Les circonstances temporelles et spatiales de l’apprentissage constituent l’information cible à mémoriser.

Le traitement des caractéristiques des mots et leur conversion en trace mnésique constituent l’encodage. · Un traitement sémantique approfondi de mots peut améliorer leur rappel ultérieur. · Les informations contextuelles peuvent inclure la source, les éléments cognitifs et les émotions.

Explication

L’encodage traite les caractéristiques d’un événement ou d’un stimulus et les convertit en trace mnésique. Le sens des mots relève d’un traitement profond qui favorise le rappel; les circonstances temporelles, spatiales, de source, cognitives et émotionnelles sont contextuelles, non la cible.

3. Lors d’une séance d’apprentissage, un étudiant lit certains mots et doit en générer d’autres. Quelles propositions décrivent correctement ces situations ?

Un encodage automatique peut se produire sans attention ni conscience de l’épisode d’apprentissage.
Un encodage contrôlé requiert un contrôle volontaire de l’attention portée à l’apprentissage.
Un encodage contrôlé se caractérise par l’absence de contrôle volontaire de l’attention.
Générer un mot pendant l’encodage favorise son rappel davantage que le lire simplement.
L’avantage de génération augmente lorsque l’effort requis pour produire le mot est plus important.

Un encodage automatique peut se produire sans attention ni conscience de l’épisode d’apprentissage. · Un encodage contrôlé requiert un contrôle volontaire de l’attention portée à l’apprentissage. · Générer un mot pendant l’encodage favorise son rappel davantage que le lire simplement. · L’avantage de génération augmente lorsque l’effort requis pour produire le mot est plus important.

Explication

L’encodage automatique ne requiert pas d’attention ni de conscience, tandis que l’encodage contrôlé demande un contrôle volontaire de l’attention. La génération améliore le rappel par rapport à la simple lecture, et cet avantage croît avec l’effort de génération.

4. Deux groupes apprennent les mêmes éléments, l’un avec des présentations espacées et l’autre avec des présentations successives. Concernant l’encodage des épisodes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les répétitions espacées correspondent à une répétition massée, favorable au rappel.
À longueur et fréquence contrôlées, les images sont généralement mieux retenues que les mots.
Le groupe aux présentations espacées devrait obtenir de meilleures performances de rappel que le groupe massé.
À longueur et fréquence contrôlées, les mots concrets sont mieux retenus que les mots abstraits.
Les présentations successives du même stimulus constituent une répétition distribuée, favorable au rappel.

À longueur et fréquence contrôlées, les images sont généralement mieux retenues que les mots. · Le groupe aux présentations espacées devrait obtenir de meilleures performances de rappel que le groupe massé. · À longueur et fréquence contrôlées, les mots concrets sont mieux retenus que les mots abstraits.

Explication

La répétition distribuée, séparée par des délais, favorise davantage le rappel que la répétition massée, qui présente les stimuli successivement. Les images surpassent les mots et les mots concrets surpassent les mots abstraits lorsque longueur et fréquence sont contrôlées ; les présentations successives relèvent donc de la répétition massée. Les répétitions espacées relèvent de la répétition distribuée, et non de la répétition massée.

5. Une personne révise un contenu, dort ensuite, puis le réapprend quelques jours plus tard. Concernant le stockage et les mécanismes de l’oubli, quelles sont les réponses exactes ?

Les révisions réduisent la consolidation en empêchant la réactivation des souvenirs.
La consolidation rend les souvenirs moins vulnérables à l’oubli en maintenant l’information.
Le réapprentissage peut prolonger la conservation du contenu par rapport à une présentation unique.
Le sommeil paradoxal contribue à consolider les informations apprises avant la nuit.
La privation de sommeil paradoxal améliore les apprentissages effectués la veille.

La consolidation rend les souvenirs moins vulnérables à l’oubli en maintenant l’information. · Le réapprentissage peut prolonger la conservation du contenu par rapport à une présentation unique. · Le sommeil paradoxal contribue à consolider les informations apprises avant la nuit.

Explication

Le stockage est une consolidation active qui maintient l’information et réduit sa vulnérabilité à l’oubli. Le sommeil, notamment paradoxal, contribue à cette consolidation, et les révisions ainsi que le réapprentissage favorisent une conservation plus longue ; la privation perturbe les apprentissages de la veille.

6. Lors d’un rappel, une odeur fait surgir spontanément un souvenir, tandis qu’une recherche volontaire conduit la personne à reconstruire le contexte. Concernant la récupération des souvenirs, parmi les propositions suivantes, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La récupération consiste à restituer sous forme de représentation mentale une information encodée et stockée.
Un processus associatif recherche volontairement un contexte avant de localiser son indice.
La recherche stratégique implique de réinstaller activement un contexte et de localiser un indice.
Un processus stratégique correspond à l’activation automatique d’une trace par simple recouvrement d’indice.
L’activation associative peut survenir automatiquement si l’indice recouvre suffisamment la trace mnésique.

La récupération consiste à restituer sous forme de représentation mentale une information encodée et stockée. · La recherche stratégique implique de réinstaller activement un contexte et de localiser un indice. · L’activation associative peut survenir automatiquement si l’indice recouvre suffisamment la trace mnésique.

Explication

La récupération restitue une information préalablement encodée et stockée sous forme de représentation mentale. Les processus associatifs activent automatiquement une trace lorsque l’indice lui correspond suffisamment ; la recherche active d’un contexte et d’un indice caractérise les processus stratégiques.

7. Dans une étude, on compare le rappel libre et la reconnaissance de mots fréquents ou rares. Concernant les performances attendues :

La fréquence des mots produit des performances comparables dans les deux tâches.
En reconnaissance, les mots rares sont généralement mieux reconnus que les mots fréquents.
En reconnaissance, les mots fréquents sont généralement mieux reconnus que les mots rares.
En rappel libre, les mots fréquents sont généralement mieux rappelés que les mots rares.
En rappel libre, les mots rares sont généralement mieux rappelés que les mots fréquents.

En reconnaissance, les mots rares sont généralement mieux reconnus que les mots fréquents. · En rappel libre, les mots fréquents sont généralement mieux rappelés que les mots rares.

Explication

En rappel libre, les mots de haute fréquence sont mieux rappelés. En reconnaissance, la relation s’inverse au profit des mots de basse fréquence; les deux propositions inversant ces résultats sont donc incorrectes, tout comme celle qui suppose des performances identiques.

8. Une personne doit prendre un médicament à 14 heures sans rappel extérieur. Concernant cette tâche prospective :

L’action est attendue à un moment prédéterminé, ce qui caractérise une tâche time-based.
L’action est déclenchée par un événement extérieur, ce qui définit une tâche time-based.
L’action dépend d’un indice visuel apparaissant dans l’environnement, ce qui caractérise une tâche time-based.
La personne peut s’appuyer sur un indiçage interne pour penser à effectuer l’action.
L’estimation et la vérification du temps écoulé peuvent soutenir l’exécution de l’action.

L’action est attendue à un moment prédéterminé, ce qui caractérise une tâche time-based. · La personne peut s’appuyer sur un indiçage interne pour penser à effectuer l’action. · L’estimation et la vérification du temps écoulé peuvent soutenir l’exécution de l’action.

Explication

Une échéance fixée à 14 heures relève d’une tâche time-based, généralement soutenue par un indiçage interne et l’estimation ou la vérification du temps. Un indice environnemental déclenchant l’action correspond plutôt à une tâche event-based.

9. Une personne doit remettre un document dès qu’elle voit une affiche orange dans le hall. Quelles propositions décrivent cette tâche ?

L’action doit être réalisée à une heure prédéterminée grâce à un indiçage interne.
Le déclenchement dépend principalement de l’estimation du temps écoulé.
L’apparition de l’affiche dans l’environnement constitue l’indice déclenchant l’action prévue.
Le caractère distinctif de l’affiche peut favoriser le déclenchement de l’action.
La force du lien entre l’affiche et l’action peut influencer son déclenchement.

L’apparition de l’affiche dans l’environnement constitue l’indice déclenchant l’action prévue. · Le caractère distinctif de l’affiche peut favoriser le déclenchement de l’action. · La force du lien entre l’affiche et l’action peut influencer son déclenchement.

Explication

La tâche est event-based : l’action est déclenchée par un indice externe, dont le caractère distinctif et le lien avec l’action influencent la probabilité d’exécution. Une heure prédéterminée et l’estimation du temps relèvent plutôt des tâches time-based.

10. Après le désengagement progressif de l’hippocampe, quelles caractéristiques peuvent présenter les souvenirs stabilisés ?

Certaines traces mnésiques corticales peuvent durer toute la vie après leur transfert.
Un souvenir auditif stabilisé est encodé dans le cortex occipital, associé aux informations visuelles.
Après leur désengagement hippocampique, les souvenirs restent encodés dans le circuit de Papez.
Un souvenir visuel peut être encodé dans une région corticale correspondant à l’origine sensorielle visuelle.
Les traces mnésiques corticales peuvent persister pendant plusieurs décennies après leur stabilisation.

Certaines traces mnésiques corticales peuvent durer toute la vie après leur transfert. · Un souvenir visuel peut être encodé dans une région corticale correspondant à l’origine sensorielle visuelle. · Les traces mnésiques corticales peuvent persister pendant plusieurs décennies après leur stabilisation.

Explication

Après le désengagement hippocampique, les souvenirs sont encodés dans des régions corticales liées à leurs modalités sensorielles d’origine et peuvent durer des décennies, voire toute la vie. Le cortex occipital correspond aux souvenirs visuels, tandis que les souvenirs ne continuent pas à transiter par le circuit de Papez.

11. Lors d’une épreuve, une personne juge si des éléments proposés figuraient parmi ceux présentés auparavant. Quelles affirmations décrivent correctement cette évaluation ?

La reconnaissance demande au participant de restituer les items dans leur ordre exact de présentation.
Les performances aux tests épisodiques reflètent la mémoire sémantique, sans contribution implicite.
La reconnaissance consiste à décider si les items proposés ont été présentés antérieurement.
Les tests épisodiques sont généralement explicites, car ils font référence au matériel appris.
Les performances à un test épisodique peuvent refléter des processus implicites ou d’autres systèmes mnésiques.

La reconnaissance consiste à décider si les items proposés ont été présentés antérieurement. · Les tests épisodiques sont généralement explicites, car ils font référence au matériel appris. · Les performances à un test épisodique peuvent refléter des processus implicites ou d’autres systèmes mnésiques.

Explication

La reconnaissance porte sur le jugement que les items proposés ont été présentés auparavant. Les tests épisodiques sont généralement explicites, mais leurs performances peuvent également mobiliser des processus implicites ou la mémoire sémantique; l’ordre de présentation caractérise le rappel sériel, pas la reconnaissance. La mémoire sémantique n’exclut pas une contribution implicite aux performances.

12. Au cours d’une administration du CVLT et d’une procédure de Grober et Buschke, quelles étapes sont prévues ?

Dans le CVLT, les quatre catégories de la liste B sont toutes communes à la liste A.
Grober et Buschke comprend trois rappels libres et trois rappels indicés pour les items non rappelés librement.
La liste interférente B du CVLT comprend 16 mots répartis en quatre catégories sémantiques.
Grober et Buschke prévoit un contrôle de l’encodage par indices sémantiques avant les rappels.
Après 20 minutes occupées par des tests non verbaux, le CVLT réévalue la liste A et inclut une reconnaissance.

Grober et Buschke comprend trois rappels libres et trois rappels indicés pour les items non rappelés librement. · La liste interférente B du CVLT comprend 16 mots répartis en quatre catégories sémantiques. · Grober et Buschke prévoit un contrôle de l’encodage par indices sémantiques avant les rappels. · Après 20 minutes occupées par des tests non verbaux, le CVLT réévalue la liste A et inclut une reconnaissance.

Explication

La liste B du CVLT comprend 16 mots en quatre catégories, dont deux communes à la liste A et deux différentes; après 20 minutes de tests non verbaux, un nouveau rappel de A et une reconnaissance sont effectués. Grober et Buschke prévoit un contrôle de l’encodage par indices sémantiques, puis trois rappels libres et trois rappels indicés pour les items omis en rappel libre.

13. Chez une personne évaluée par rappel libre et indicé, quelle interprétation des résultats est exacte ?

Un rappel libre faible qui s’améliore avec l’indiçage évoque un déficit de récupération.
Un score total de rappel libre et indicé peut rester dans les normes lors d’un déficit de récupération.
Une note z de 1,70 traduit une performance déficitaire, avec une différence significative à p < .05.
Une note z de −1,70 correspond à une performance dans les normes.
Une note z de 1,60 correspond à une performance au-dessus de la moyenne.

Un rappel libre faible qui s’améliore avec l’indiçage évoque un déficit de récupération. · Un score total de rappel libre et indicé peut rester dans les normes lors d’un déficit de récupération.

Explication

L’amélioration du rappel grâce aux indices caractérise un déficit de récupération, alors qu’un déficit de stockage ne s’améliore pas avec l’indiçage. Le score total peut néanmoins rester dans les normes lorsque l’information est disponible mais difficile d’accès sans aide. Une note z de −1,70 est inférieure à −1,65 et indique une performance déficitaire ; une note de 1,70, supérieure à 1,65, indique une performance au-dessus de la moyenne. Une note de 1,60 se situe dans les normes, car elle est inférieure à 1,65.

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Que stocke la mémoire épisodique dans leur contexte d’acquisition ?

Les événements personnellement vécus dans leur contexte spatio-temporel.

Quel souvenir conscient la mémoire épisodique permet-elle ?

Le souvenir d’une expérience personnelle passée.

Quelle référence associe la conscience autonoétique à la reviviscence de l’événement ?

Tulving, 2002.

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