Fiche de révision : Rations animales et étiquetage

Plan du Cours

  1. Besoins cellulaires en énergie
  2. Équilibre et dépenses énergétiques
  3. Calcul des besoins énergétiques
  4. Rations adaptées à la captivité
  5. Rations des girafes
  6. Besoins nutritionnels des reptiles
  7. Rations des guépards
  8. Alimentation et rationnement des chevaux
  9. Mentions et composition des étiquettes
  10. Logos et labels alimentaires
  11. Adaptation des apports nutritionnels

1. Besoins cellulaires en énergie

Notions clés & Définitions

  • Besoins énergétiques : Énergie, exprimée en kilojoules ou en kilocalories, nécessaire au fonctionnement d’un organisme.
  • Métabolisme : Ensemble des réactions chimiques d’un corps qui lui permettent de vivre et de se reproduire.

★ À maîtriser

  • La respiration cellulaire transforme le glucose pour produire de l’ATP : la glycolyse, dans le cytosol, produit 2 molécules d’ATP, puis le cycle de Krebs et la chaîne respiratoire, dans la mitochondrie, en produisent 36.

Compléments

  • Les cellules musculaires utilisent le glucose ou les acides gras pour répondre à leurs besoins énergétiques, tandis que les neurones utilisent principalement le glucose mais peuvent aussi utiliser les corps cétoniques, et que les hématies dépendent du glucose.
  • Lorsque la glycémie est basse, le foie peut retransformer le glycogène et les triglycérides en glucose.

  • Le glucose en excès est stocké dans le foie sous forme de glycogène par glycogénogenèse, ou transformé en acides gras puis stocké sous forme de triglycérides dans le foie et les muscles.

2. Équilibre et dépenses énergétiques

Notions clés & Définitions

  • Équilibre énergétique : Atteint lorsque les apports alimentaires égalent les dépenses énergétiques, ce qui permet de garder un poids stable.
  • Métabolisme de base : Énergie minimale nécessaire au fonctionnement de l’organisme au repos, à jeun et en ambiance thermique neutre, notamment à la respiration, au fonctionnement des organes et à la circulation sanguine ; il n’inclut pas les dépenses supplémentaires liées à la thermorégulation ou à la digestion.

★ À maîtriser

📌 Des apports alimentaires supérieurs aux dépenses créent un bilan énergétique excédentaire et entraînent une prise de poids, tandis que des apports inférieurs créent un bilan déficitaire et entraînent une perte de poids.

Compléments

  • Chez les chiens et les chats, le métabolisme de base représente respectivement 55 % et 70 % de la dépense énergétique totale journalière.

  • La digestion représente environ 10 % des dépenses énergétiques journalières, et son coût dépend de la quantité et de la nature des aliments ; la transformation des protéines en nutriments assimilables demande davantage d’énergie.

  • La dépense liée à l’activité physique dépend de la masse musculaire ainsi que de l’intensité et de la durée du travail musculaire.

3. Calcul des besoins énergétiques

Notions clés & Définitions

  • Besoin énergétique d’entretien : Quantité d’énergie, exprimée en kilocalories, nécessaire pour atteindre l’équilibre énergétique, avec des apports égaux aux dépenses.

★ À maîtriser

📐 Formule - Selon la loi de Kleiber, le métabolisme énergétique d’un animal suit approximativement la relation M=k×P0.75M = k \times P^{0.75}, où M est l’énergie dépensée en watts, k une constante de proportionnalité et P la masse en kilogrammes. - Max Kleiber

📌 Selon la loi de Kleiber, un animal plus grand dépense davantage d’énergie au total, mais moins d’énergie par kilogramme de masse corporelle. - Max Kleiber

📐 Formule - Pour un chat adulte, le besoin énergétique d’entretien est BEE=60×poids ideˊal adulte0.75BEE = 60 \times poids\ idéal\ adulte^{0.75}.

📐 Formule - Le besoin énergétique journalier se calcule par BE=BEE×k1×k2×k3×k4×k5BE = BEE \times k_1 \times k_2 \times k_3 \times k_4 \times k_5.

Compléments

📐 Formule - Pour les reptiles et les tortues herbivores à une température ambiante de 30 °C, le métabolisme de base est estimé par M=134×P0.77M = 134 \times P^{0.77}, où P est le poids corporel en kilogrammes.

📐 Formule - Pour un chien adulte de moins de 9 kg, le besoin énergétique d’entretien est BEE=130×poids ideˊal0.75BEE = 130 \times poids\ idéal^{0.75}.

📐 Formule - Pour un chien adulte de plus de 9 kg, le besoin énergétique d’entretien est BEE=156×poids ideˊal0.67BEE = 156 \times poids\ idéal^{0.67}.

📐 Formule - La formule généralement la plus utilisée pour le chien est BEE=130×poids0.75BEE = 130 \times poids^{0.75}, avec le poids en kilogrammes et un résultat en kilocalories par jour.

  • Le besoin énergétique journalier (BE) tient compte de facteurs de correction et ne peut jamais être inférieur à la moitié du BEE.

  • Les cinq coefficients de correction concernent :

    • la race (k1)
    • l’activité (k2)
    • le stade de vie — jeune, adulte, gestation ou lactation — (k3)
    • l’état corporel — poids normal, surpoids ou maigreur — (k4)
    • la stérilisation (k5)
  • Pour un dobermann mâle dont le poids idéal adulte est de 45 kg, la formule utilisée est BEE=156×450.67=1998,83BEE = 156 \times 45^{0.67} = 1998{,}83 kcal par jour ; avec les coefficients 1,1 (race), 0,8 (très calme), 1 (adulte), 0,9 (légèrement en surpoids) et 0,8 (stérilisé), le BE est de 1266,46 kcal par jour.

4. Rations adaptées à la captivité

★ À maîtriser

📌 Les animaux domestiques ou en captivité ont des besoins différents de ceux des animaux sauvages ou semi-sauvages, notamment parce que leur activité physique peut être moindre.

  • Les rations alimentaires doivent être adaptées aux besoins de chaque animal, déterminés au préalable par une recherche sur ses besoins nutritionnels.

  • Une ration alimentaire comprend des éléments :

    • énergétiques : glucides
    • énergétiques : lipides
    • énergétiques : protéines
    • non énergétiques : minéraux
    • non énergétiques : eau
    • non énergétiques : fibres
    • non énergétiques : vitamines

Compléments

  • Un chat semi-sauvage chasse entre 6 et 8 heures par jour et réalise entre 100 et 150 attaques contre de petits animaux.

  • Les félins en captivité présenteraient un besoin énergétique inférieur de 25 % à celui des félins en milieu naturel, tandis que leurs besoins en protéines, en eau, en vitamines et en minéraux ne changent pas.

  • L’EAZA dispose de l’EZNRG (European Zoo Nutrition Research Group), une équipe qui travaille sur l’alimentation dans les parcs zoologiques.

5. Rations des girafes

Notions clés & Définitions

  • Matière sèche : Ce qui reste d’un aliment après dessiccation au four et retrait de toute son eau.

★ À maîtriser

  • Selon Miller et Fowler (2012), la ration de girafe en captivité recommande plus de 14 % de protéines totales, 4 à 8 % de matière grasse, 7 à 10 % d’amidon, 0,8 % de calcium, 0,3 % de phosphore, 0,3 % de magnésium, 0,1 % de sodium, 10 à 15 ppm de cuivre, 5 000 à 6 000 UI/kg de vitamine A, 1 200 UI/kg de vitamine D3 et 100 à 150 UI/kg de vitamine E.

  • L’EAZA recommande que les feuillages représentent 10 à 25 % de la ration quotidienne de chaque girafe.

Compléments

  • Un aliment contenant plus de 14 % de protéines brutes dans la matière sèche couvre les besoins d’une girafe adulte.

  • L’EAZA préconise pour les girafes un foin composé d’un mélange d’herbe et de luzerne afin d’apporter des protéines digestes.

6. Besoins nutritionnels des reptiles

★ À maîtriser

📐 Formule - Le besoin en protéines des tortues, exprimé en milligrammes, est estimé par 350×PC0,8350 \times PC^{0{,}8}, où PC désigne le poids.

📌 Le besoin en azote des tortues est environ trois fois plus faible que celui des autres reptiles, comme l’iguane vert.

  • Pour une croissance optimale des reptiles, 25 % de l’énergie de la ration doit être apportée sous forme de protéines.

Compléments

📐 Formule - Chez l’iguane vert (Iguana iguana), le besoin quotidien en azote est de 150,6×PC0,8 mg150{,}6 \times PC^{0{,}8}\ \text{mg}, où PC désigne le poids.

  • Chez les reptiles herbivores adultes, un apport de fibres correspondant à 20 à 30 % de la matière sèche ingérée est conseillé.

  • Les supplémentations conseillées sont de 1,5 % de calcium dans la matière sèche de la ration, avec un maximum toléré de 2,5 %, et de 0,5 à 0,8 % de phosphore, avec une limite supérieure de 1,6 %.

📌 La supplémentation en vitamines C et D est déconseillée chez les reptiles en raison des risques de pathologies ou de décès en cas d’excédent.

7. Rations des guépards

★ À maîtriser

  • En captivité, le repas du guépard est principalement composé de poulet, avec parfois de la viande rouge.

  • Selon Viginie Rodier (2008), les recommandations par kilogramme de matière sèche pour le guépard en captivité sont de 240 à 300 g de protéines, 2 à 27,5 g de calcium, 1 à 8 g de phosphore, 2 à 8 g de potassium, 0,4 à 2 g de magnésium, 0,8 à 3 g de sodium, 40 à 100 mg de fer, 5 à 10 mg de cuivre, 5 720 à 10 000 UI de vitamine A et 200 à 1 200 UI de vitamine D.

Compléments

  • La ration d’un guépard en captivité pèse entre 1,4 kg et presque 3 kg selon la saison et les aliments distribués.

📌 La ration du guépard est supplémentée en minéraux et vitamines, sauf lorsque la viande distribuée est fraîche.

8. Alimentation et rationnement des chevaux

Notions clés & Définitions

  • UFC : Unités Fourragères Cheval, servant à exprimer les besoins énergétiques des chevaux.
  • MADC : Matières Azotées Digestibles Cheval, correspondant à la quantité d’acides aminés absorbés par l’intestin grêle et une partie du gros intestin.

★ À maîtriser

  • La ration du cheval associe des fourrages verts, comme l’herbe fraîche, ou secs, comme le foin, à des aliments concentrés qui complètent les apports en énergie, vitamines et minéraux.

  • Selon l’INRA (2012), les besoins journaliers en UFC et en MADC sont respectivement de 4,1 et 267 g pour un cheval de sang de 500 kg à l’entretien, et de 7,8 et 562 g au travail moyen.

  • 🔄 L’établissement d’une ration journalière suit ces étapes :

    1. Connaître les apports journaliers recommandés
    2. Lister les quantités de chaque aliment distribué
    3. Calculer les apports pour estimer si une complémentation est nécessaire

Compléments

  • Selon l’INRA, 100 g de fourrage vert contiennent 90 g de MADC, tandis que 100 g de fourrage sec en contiennent environ 85 g.

  • L’INRA a préconisé une ration de 267 g de MADC pour un cheval de sang d’environ 500 kg à l’entretien.

📌 Si la ration du cheval manque de minéraux, il faut ajouter un aliment complémentaire vitaminé.

9. Mentions et composition des étiquettes

★ À maîtriser

📌 Un aliment complet est un mélange qui répond aux besoins journaliers de l’animal, tandis qu’un aliment complémentaire sert à compléter la ration sans suffire à couvrir ces besoins.

  • L’étiquette indique notamment :
    • La dénomination de l’aliment
    • La destination de l’aliment
    • Le mode d’emploi
    • Les ingrédients utilisés comme matières premières

📌 La mention d’un ingrédient dans la liste des ingrédients n’est pas soumise à un seuil minimal de 4 % ; pour les aliments pour animaux familiers, une allégation telle que « au poulet » correspond généralement à au moins 4 % de poulet, tandis que « aromatisé au poulet » correspond à une teneur inférieure à 4 %.

📌 Une teneur élevée en protéines ne garantit pas une bonne digestibilité, car les protéines peuvent provenir de végétaux et être moins digestes et assimilables.

Compléments

📌 Une étiquette générique présente des catégories de produits et permet au fabricant de modifier la recette selon les prix du marché, tandis qu’une étiquette détaillée donne la liste des ingrédients et correspond à une composition fixe, souvent signe de meilleure qualité.

📌 Les ingrédients d’un produit sont indiqués dans l’ordre décroissant de leur poids dans la composition.

  • Les additifs, notamment les vitamines A, D et E, le cuivre et les conservateurs, sont également mentionnés sur l’étiquette.

  • L’analyse nutritionnelle renseigne les pourcentages de :

    • Protéines
    • Matières grasses
    • Glucides
    • Sels minéraux
    • Cellulose, qui correspond aux fibres
  • La quantité de cendres estimée sur l’étiquette représente la quantité de minéraux et, dans la majorité des cas, un taux plus élevé indique davantage d’os broyé dans l’aliment.

  • L’étiquette indique aussi :

    • La date de durabilité minimale, souvent précédée de « À utiliser avant »
    • Le poids net du sachet
    • La date et le lieu de fabrication
    • Le nom, la raison sociale et l’adresse ou le siège social du responsable des indications d’étiquetage
    • Le numéro d’agrément ou d’enregistrement du fabricant
  • Une entreprise européenne doit mentionner « sous-produit » lorsqu’un aliment provient d’un résidu d’une première transformation, alors qu’aux États-Unis le même aliment peut être indiqué comme « viande ».

10. Logos et labels alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Aliment vegan : Ne contient aucun produit d’origine animale.

★ À maîtriser

  • Les logos Agriculture Biologique (AB) et Eurofeuille exigent que 95 % au moins des ingrédients soient issus de l’agriculture biologique.

Compléments

  • La mention « sans gluten » est représentée par un épi de blé barré.

📌 Le logo EAZA sur un aliment destiné aux animaux de zoo signifie que l’aliment suit les recommandations nutritionnelles de l’EAZA et qu’il a été validé par cet organisme.

11. Adaptation des apports nutritionnels

★ À maîtriser

  • La transformation chimique des nutriments produit de l’énergie sous forme d’ATP, indispensable au fonctionnement des cellules, à la thermogenèse, à la digestion et à la reproduction.

  • Les besoins nutritionnels dépendent :

    • De la taille
    • De l’état physiologique
    • De la race
    • De l’activité physique

📌 Pour maintenir un animal en bonne santé et à son poids idéal, ses apports journaliers doivent être adaptés à ses dépenses énergétiques.

Compléments

  • Les formules et les études sur les recommandations nutritionnelles permettent de proposer une ration journalière adaptée à l’aliment distribué.

📌 Pour évaluer si un aliment du commerce répond aux besoins de l’animal et est de bonne qualité, il faut savoir lire son étiquette.

Tableaux de synthèse

Besoins journaliers des chevaux

ChevalEntretienTravail moyen
Sang, 500 kg4,1 UFC ; 267 g MADC7,8 UFC ; 562 g MADC
Trait, 800 kg5,6 UFC ; 372 g MADC14,2 UFC ; 1 259 g MADC

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Rations animales et étiquetage avec 32 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Comment définit-on les besoins énergétiques d’un organisme ?

2. Quel terme désigne l’ensemble des réactions chimiques qui permettent à un corps de vivre et de se reproduire ?

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Révisez avec les flashcards

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Que désignent les besoins énergétiques d’un organisme ?

L’énergie nécessaire à son fonctionnement, exprimée en kilojoules ou en kilocalories.

Qu’est-ce que le métabolisme d’un corps ?

L’ensemble de ses réactions chimiques qui lui permettent de vivre et de se reproduire.

Combien d’ATP la glycolyse produit-elle dans le cytosol ?

Deux molécules d’ATP.

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