QCM : Réduction de l’empreinte carbone de l’aviation — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’expression « décarbonation de l’aviation » peut-elle être considérée comme trompeuse dans le contexte du SAF ?

Elle peut laisser croire que le SAF supprime toutes les émissions et rend le vol neutre en carbone
Elle signifie que le SAF empêche toute production de vapeur d’eau par les moteurs
Elle indique que le SAF augmente directement les émissions de dioxyde de carbone en vol
Elle précise que le SAF ne peut être utilisé que dans des appareils électriques

Elle peut laisser croire que le SAF supprime toutes les émissions et rend le vol neutre en carbone

Explication

Cette expression est déconseillée, car le SAF ne supprime pas toutes les émissions et ne garantit donc pas la neutralité carbone. Les autres propositions attribuent au SAF des effets qui ne correspondent pas à la raison juridique et environnementale de cette mise en garde.

2. Quel élément doit être intégré à l’évaluation de l’impact climatique de l’aviation en plus de ses émissions de CO₂ ?

La consommation d’électricité au sol, qui constitue la principale source de réchauffement aérien
La durée du vol, qui remplace l’analyse des émissions produites par l’appareil
Les effets non liés au CO₂, qui contribuent également au réchauffement climatique
La quantité de carburant embarquée, qui détermine directement toute l’empreinte climatique

Les effets non liés au CO₂, qui contribuent également au réchauffement climatique

Explication

Les effets non-CO₂ de l’aviation participent au réchauffement et doivent être pris en compte dans l’évaluation globale. La durée du vol ou l’énergie consommée au sol peuvent être pertinentes dans d’autres analyses, mais elles ne remplacent pas cette prise en compte.

3. Quelle définition décrit correctement une combustion ?

Une transformation physique d’un combustible en vapeur, absorbant de la chaleur et produisant du froid
Une réaction chimique entre deux comburants, formant de l’eau sans libération d’énergie
Une décomposition biologique d’un combustible, produisant de la lumière sans intervention d’un comburant
Une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant, libérant de la chaleur et de la lumière

Une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant, libérant de la chaleur et de la lumière

Explication

La combustion est une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant, avec production d’énergie sous forme de chaleur et de lumière. Une vaporisation ou une décomposition biologique ne correspond pas à cette définition chimique.

4. Quels produits peuvent résulter de la combustion complète et de la combustion incomplète d’un hydrocarbure avec du dioxygène ?

La combustion complète produit du méthane et de l’eau, tandis que l’incomplète produit du dioxyde de carbone et du dioxygène
La combustion complète produit du monoxyde de carbone et de l’eau, tandis que l’incomplète produit du dioxyde de carbone et de l’eau
La combustion complète produit du dioxygène et du carbone, tandis que l’incomplète produit de l’hydrogène et de l’eau
La combustion complète produit du dioxyde de carbone et de l’eau, tandis que l’incomplète peut produire du monoxyde de carbone et de l’eau

La combustion complète produit du dioxyde de carbone et de l’eau, tandis que l’incomplète peut produire du monoxyde de carbone et de l’eau

Explication

Avec suffisamment de dioxygène, un hydrocarbure brûle complètement en formant du dioxyde de carbone et de l’eau ; un manque de dioxygène peut conduire à la formation de monoxyde de carbone. La confusion entre CO₂ et CO inverse précisément cette distinction.

5. Comment le GIEC définit-il le changement climatique ?

Comme une hausse mondiale de la température mesurée sur une seule saison par rapport à la saison précédente
Comme une fluctuation quotidienne de la température moyenne observée dans une région donnée
Comme une variation durable de l’état du climat, observable dans sa moyenne ou sa variabilité pendant des décennies ou davantage
Comme une modification temporaire d’un événement météorologique sans changement durable des statistiques climatiques

Comme une variation durable de l’état du climat, observable dans sa moyenne ou sa variabilité pendant des décennies ou davantage

Explication

Pour le GIEC, le changement climatique correspond à une variation durable de l’état du climat, détectable dans sa moyenne ou sa variabilité et persistant généralement pendant des décennies ou plus. Une fluctuation quotidienne ou saisonnière relève plutôt de la météorologie à court terme.

6. Quelle association entre période et hausse de la température moyenne mondiale est correcte ?

La hausse est de 1,24 °C pour 2015-2024 et de 1,6 °C pour l’année 2024
La hausse est de 1,6 °C pour la période 1999-2024 et de 1,24 °C pour l’année 2024
La hausse est de 1,24 °C pour l’année 2015 et de 1,6 °C pour toute la période depuis 1903
La hausse est de 1,6 °C pour 2015-2024 et de 1,24 °C pour l’année 2024

La hausse est de 1,24 °C pour 2015-2024 et de 1,6 °C pour l’année 2024

Explication

La valeur de 1,24 °C correspond à la moyenne de la période 2015-2024, tandis que 1,6 °C correspond à l’année 2024. Confondre ces deux valeurs revient à attribuer une moyenne décennale à une seule année ou l’inverse.

7. Quel mécanisme explique l’intensification des précipitations lorsque le climat se réchauffe ?

Le réchauffement réduit l’évaporation, assèche l’atmosphère et empêche généralement la formation de nuages chargés d’eau
Le réchauffement accroît l’évaporation, augmente l’humidité atmosphérique et favorise des nuages plus propices aux précipitations
Le réchauffement bloque la formation des nuages, puis concentre l’eau atmosphérique dans les sols et les glaciers
Le réchauffement diminue l’humidité atmosphérique, mais augmente directement les précipitations par refroidissement des océans

Le réchauffement accroît l’évaporation, augmente l’humidité atmosphérique et favorise des nuages plus propices aux précipitations

Explication

Une température plus élevée stimule l’évaporation, ce qui accroît l’humidité atmosphérique et la formation des nuages, favorisant ainsi des précipitations plus intenses. Les autres propositions décrivent une diminution de l’évaporation ou un refroidissement qui ne correspondent pas au mécanisme présenté.

8. Quel mécanisme décrit l’effet de serre naturel dans l’atmosphère terrestre ?

Les nuages empêchent la totalité du rayonnement terrestre de s’échapper vers l’espace.
Les aérosols bloquent une partie du rayonnement solaire avant son entrée dans l’atmosphère.
Les océans absorbent toute l’énergie infrarouge produite par la surface terrestre.
Les gaz à effet de serre retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.

Les gaz à effet de serre retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.

Explication

L’effet de serre naturel repose sur l’absorption d’une partie du rayonnement infrarouge terrestre par certains gaz, ce qui maintient une température moyenne proche de 15 °C. Le renforcement anthropique de ce phénomène ajoute un réchauffement, mais ne correspond pas à l’effet de serre naturel lui-même.

9. Quelle proportion de l’effet de serre naturel est attribuée à la vapeur d’eau ?

Environ 4 %
Environ 8 %
Environ 60 %
Environ 26 %

Environ 60 %

Explication

La vapeur d’eau représente environ 60 % de la contribution naturelle à l’effet de serre. Le dioxyde de carbone intervient à hauteur d’environ 26 %, ce qui explique pourquoi il ne constitue pas la principale contribution naturelle.

10. Un système Terre-atmosphère reçoit 250 W m−2250\ \mathrm{W\,m^{-2}} et émet 245 W m−2245\ \mathrm{W\,m^{-2}}. Quel est son forçage radiatif ?

−5 W m−2-5\ \mathrm{W\,m^{-2}}
+5 W m−2+5\ \mathrm{W\,m^{-2}}
+495 W m−2+495\ \mathrm{W\,m^{-2}}
−495 W m−2-495\ \mathrm{W\,m^{-2}}

$$+5\ \mathrm{W\,m^{-2}}$$

Explication

Le forçage radiatif se calcule en soustrayant l’énergie émise à l’énergie reçue, soit 250−245=+5 W m−2250-245=+5\ \mathrm{W\,m^{-2}}. Une valeur positive traduit ici un excédent d’énergie reçue par rapport à l’énergie émise.

11. Quelle caractéristique correspond au scénario SSP1 du GIEC ?

Une trajectoire centrée sur une forte croissance démographique et une hausse de 3,2 °C.
Une évolution vers le développement durable limitant la hausse à environ 1,4 °C.
Un développement fondé sur les énergies fossiles pouvant atteindre environ 4,4 °C.
Une trajectoire de transition énergétique modérée conduisant à environ 2,7 °C.

Une évolution vers le développement durable limitant la hausse à environ 1,4 °C.

Explication

Le scénario SSP1 décrit une évolution vers le développement durable et limiterait la hausse de température à environ 1,4 °C. Le développement fondé sur les énergies fossiles et la hausse pouvant atteindre 4,4 °C caractérisent plutôt le scénario SSP5.

12. Quel ensemble de conséquences peut résulter de la poursuite du changement climatique ?

Une augmentation des fortes pluies, des incendies, de la submersion côtière et des pertes de biodiversité.
Une diminution des fortes pluies, des incendies et de la submersion côtière dans les régions vulnérables.
Une stabilisation des rendements agricoles accompagnée d’une réduction des risques côtiers.
Une hausse de la biodiversité et des rendements agricoles malgré l’intensification du réchauffement.

Une augmentation des fortes pluies, des incendies, de la submersion côtière et des pertes de biodiversité.

Explication

La poursuite du changement climatique augmente notamment les risques de fortes pluies, d’incendies, de submersion côtière, de perte de biodiversité et de baisse des rendements agricoles. Les autres réponses inversent ou minimisent ces effets attendus.

13. Selon l’étude citée sur la mortalité énergétique, comment le charbon se compare-t-il au nucléaire et au pétrole ?

Il provoque environ 9 fois plus de décès que le nucléaire et 470 fois plus que le pétrole.
Il provoque des niveaux de mortalité comparables à ceux du nucléaire et du pétrole.
Il provoque environ 470 fois plus de décès que le nucléaire et 9 fois plus que le pétrole.
Il provoque environ 470 fois moins de décès que le nucléaire et 9 fois moins que le pétrole.

Il provoque environ 470 fois plus de décès que le nucléaire et 9 fois plus que le pétrole.

Explication

L’étude attribue au charbon une mortalité très supérieure, avec environ 470 fois plus de décès que le nucléaire et 9 fois plus que le pétrole. Cette mortalité provient surtout de la pollution chronique de l’air, plutôt que d’accidents spectaculaires.

14. Quelle comparaison des durées estimées des réserves énergétiques est correcte ?

Les réserves de pétrole et de gaz sont estimées à environ 90 ans, contre environ 50 ans pour l’uranium exploité.
Les réserves de pétrole et de gaz sont estimées à environ 50 ans, comme celles de l’uranium exploité.
Les réserves de pétrole et de gaz sont estimées à environ 50 ans, contre environ 90 ans pour l’uranium exploité.
Les réserves de pétrole et de gaz sont estimées à environ 25 ans, contre environ 180 ans pour l’uranium exploité.

Les réserves de pétrole et de gaz sont estimées à environ 50 ans, contre environ 90 ans pour l’uranium exploité.

Explication

Le paradoxe des réserves présente une durée d’environ 50 ans pour le pétrole et le gaz, tandis que l’uranium aujourd’hui exploité est estimé à environ 90 ans. La confusion fréquente consiste à attribuer la durée la plus longue aux hydrocarbures plutôt qu’à l’uranium.

15. Quel événement institutionnel s’est produit en 1988 dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ?

L’ONU a créé le GIEC pour établir un diagnostic scientifique commun
Le GIEC a publié le scénario climatique SSP5 atteignant 4,4 °C
Les pays développés ont adopté des objectifs chiffrés dans le protocole de Kyoto
Les États ont signé l’Accord de Paris pour limiter le réchauffement mondial

L’ONU a créé le GIEC pour établir un diagnostic scientifique commun

Explication

En 1988, l’ONU a créé le GIEC afin de construire une évaluation scientifique commune du changement climatique. Le protocole de Kyoto et l’Accord de Paris sont des étapes ultérieures, tandis que SSP5 désigne un scénario climatique.

16. Quelle caractéristique distingue le protocole de Kyoto adopté en 1997 de l’Accord de Paris ?

Kyoto présente un scénario à 4,4 °C, tandis que Paris concerne la production de carburants aéronautiques
Kyoto fixe aux pays développés des réductions chiffrées, tandis que Paris repose sur des engagements nationaux
Kyoto fixe une cible de température, tandis que Paris impose une réduction identique aux pays développés
Kyoto s’applique aux engagements nationaux, tandis que Paris établit un diagnostic scientifique commun

Kyoto fixe aux pays développés des réductions chiffrées, tandis que Paris repose sur des engagements nationaux

Explication

Le protocole de Kyoto imposait aux pays développés des objectifs quantifiés de réduction des émissions, proches de 5 % par rapport à 1990. L’Accord de Paris adopte une logique d’engagements définis par chaque pays plutôt qu’une cible uniforme imposée.

17. Quel objectif de température l’Accord de Paris vise-t-il à l’horizon 2100 ?

Maintenir la hausse mondiale autour de 4,4 °C
Réduire la température mondiale de 5 % par rapport à 1990
Contenir la hausse mondiale entre 1,5 °C et 2 °C
Stabiliser la température mondiale au niveau observé en 1988

Contenir la hausse mondiale entre 1,5 °C et 2 °C

Explication

L’Accord de Paris vise à contenir l’élévation des températures entre 1,5 °C et 2 °C en 2100. La valeur de 4,4 °C correspond à un scénario SSP5 du GIEC et non à l’objectif de l’Accord.

18. Une compagnie propose 180 sièges sur un trajet de 2 000 kilomètres : quelle grandeur calcule-t-on avec ces données ?

Le bilan carbone, qui mesure les émissions du carburant
L’ASK, qui mesure l’offre de sièges-kilomètres
Le RPK, qui mesure le trafic payant réalisé
Le PLF, qui mesure la proportion de sièges occupés

L’ASK, qui mesure l’offre de sièges-kilomètres

Explication

L’ASK correspond au nombre de sièges offerts multiplié par la distance parcourue ; ici, il mesure donc la capacité proposée par la compagnie. Le RPK utiliserait le nombre de passagers payants transportés, et le PLF comparerait RPK et ASK.

19. Un vol transporte 150 passagers ayant acheté un billet sur une distance de 1 200 kilomètres : quelle métrique ces données permettent-elles de calculer ?

L’ASK, qui mesure la capacité totale proposée par l’appareil
Le RPK, qui mesure le trafic payant effectivement transporté
Le PLF, qui mesure directement la distance parcourue par les sièges
La part de SAF, qui mesure la composition de l’approvisionnement mondial

Le RPK, qui mesure le trafic payant effectivement transporté

Explication

Le RPK est obtenu en multipliant le nombre de passagers payants par la distance parcourue. L’ASK porte sur les sièges offerts, même lorsqu’ils ne sont pas vendus, et le PLF nécessite le rapport entre RPK et ASK.

20. Une compagnie enregistre RPK=72 000RPK = 72\,000 et ASK=90 000ASK = 90\,000 : quel est son taux de remplissage, ou PLF ?

PLF=25 %PLF = 25\,\%
PLF=80 %PLF = 80\,\%
PLF=18 %PLF = 18\,\%
PLF=162 %PLF = 162\,\%

$$PLF = 80\,\%$$

Explication

Le taux de remplissage se calcule par PLF=RPKASKPLF = \frac{RPK}{ASK}, soit 72 00090 000=0,8=80 %\frac{72\,000}{90\,000} = 0,8 = 80\,\%. La valeur de 18 % correspond à la différence entre les deux métriques et non à leur rapport.

21. Quelle était la situation relative du kérosène Jet-A et Jet-A1 et du SAF dans l’approvisionnement mondial de carburant aviation en 2024 ?

Le kérosène dépassait 99 %, tandis que le SAF représentait 0,43 %
Le kérosène représentait 0,43 %, tandis que le SAF atteignait environ 5 %
Les deux carburants représentaient chacun environ la moitié de l’approvisionnement
Le SAF dépassait 99 %, tandis que le kérosène représentait 0,43 %

Le kérosène dépassait 99 %, tandis que le SAF représentait 0,43 %

Explication

En 2024, le Jet-A et le Jet-A1 constituaient plus de 99 % des 345 millions de tonnes consommées, alors que le SAF ne représentait que 0,43 %. Le SAF restait donc très minoritaire malgré son rôle dans la décarbonation.

22. Dans une colonne de distillation du pétrole brut, comment le kérosène est-il obtenu ?

Il est séparé dans la fraction la plus lourde, après solidification des composants résiduels
Il est produit par combustion directe du pétrole, avec formation simultanée d’énergie et d’émissions
Il est recueilli après la montée des vapeurs, dans une fraction intermédiaire de la colonne
Il est synthétisé au sommet de la colonne par réaction entre les vapeurs et l’oxygène

Il est recueilli après la montée des vapeurs, dans une fraction intermédiaire de la colonne

Explication

La distillation chauffe le pétrole brut, fait monter les vapeurs, sépare les fractions puis recueille les produits ; le kérosène apparaît dans une zone intermédiaire de la colonne. La combustion intervient après cette séparation et transforme le carburant en énergie et en émissions.

23. Quelle association décrit correctement le Jet-A1 ?

Des alcanes de C1H4C_{1}H_{4} à C4H10C_{4}H_{10}, un pouvoir calorifique de 12 MJ/kg et un point de congélation de 0 °C
Des alcanes de C5H12C_{5}H_{12} à C8H18C_{8}H_{18}, un pouvoir calorifique de 25 MJ/kg et un point de congélation de -10 °C
Des alcanes de C10H22C_{10}H_{22} à C14H30C_{14}H_{30}, un pouvoir calorifique de 43 MJ/kg et un point de congélation de -47 °C
Des alcanes de C15H32C_{15}H_{32} à C20H42C_{20}H_{42}, un pouvoir calorifique de 60 MJ/kg et un point de congélation de -80 °C

Des alcanes de $$C_{10}H_{22}$$ à $$C_{14}H_{30}$$, un pouvoir calorifique de 43 MJ/kg et un point de congélation de -47 °C

Explication

Le Jet-A1 contient des alcanes allant de C10H22C_{10}H_{22} à C14H30C_{14}H_{30}, fournit 43 MJ/kg et gèle à -47 °C. Les autres associations décrivent des plages de composés et des propriétés qui ne correspondent pas à ce carburant aéronautique.

24. Pour un kilogramme de kérosène, comment se répartit approximativement le bilan carbone complet ?

Environ 1,90 kg de CO₂ proviennent de l’extraction et 1,90 kg de la combustion
Environ 0,65 kg de CO₂ proviennent de l’extraction et 3,15 kg de la combustion
Environ 3,80 kg de CO₂ proviennent de l’extraction et aucune émission de la combustion
Environ 3,15 kg de CO₂ proviennent de l’extraction et 0,65 kg de la combustion

Environ 0,65 kg de CO₂ proviennent de l’extraction et 3,15 kg de la combustion

Explication

Le bilan complet atteint environ 3,8 kg de CO₂ par kilogramme de kérosène, répartis entre 0,65 kg pour l’extraction et 3,15 kg pour la combustion. La combustion constitue donc la plus grande part, mais l’extraction contribue aussi au bilan.

25. En 2025, quelle part des émissions mondiales de CO₂ est attribuée directement à l’aviation ?

Environ 25 %
Environ 2,5 %
Environ 10 %
Environ 5,1 %

Environ 2,5 %

Explication

L’aviation a émis environ 1 milliard de tonnes de CO₂ en 2025, soit près de 2,5 % des émissions mondiales. L’estimation de 5,1 % correspond à sa contribution au réchauffement total, en incluant les effets non-CO₂.

26. Lequel de ces ensembles regroupe les trois principaux effets non-CO₂ de l’aviation ?

Vapeur d’eau troposphérique, marées et érosion des côtes
Bruit aérien, pollution lumineuse et réchauffement des pistes
Traînées de condensation, modification des nuages et perturbation de la chimie stratosphérique
Déforestation, acidification des océans et fonte des glaciers

Traînées de condensation, modification des nuages et perturbation de la chimie stratosphérique

Explication

Les effets non-CO₂ majeurs comprennent les traînées de condensation et cirrus induits, la modification des nuages par les suies et les perturbations stratosphériques liées aux NOx. Le bruit et les autres phénomènes proposés ne constituent pas les trois mécanismes climatiques indiqués.

27. Pourquoi l’impact climatique total de l’aviation est-il supérieur à sa seule part dans les émissions mondiales de CO₂ ?

Parce que les émissions des aéroports sont ajoutées aux émissions de chaque vol
Parce qu’il inclut aussi plusieurs effets non-CO₂ influençant le réchauffement
Parce que les avions produisent davantage de méthane que de dioxyde de carbone
Parce que le CO₂ émis en altitude est compté deux fois dans les inventaires

Parce qu’il inclut aussi plusieurs effets non-CO₂ influençant le réchauffement

Explication

L’impact total additionne au CO₂ les effets des traînées, des nuages, des suies et des NOx, ce qui conduit à une contribution estimée à 4 à 6 % du réchauffement. La part de 2,5 % se rapporte au CO₂ de l’aviation et non à l’ensemble de ses effets climatiques.

28. Quelle concentration de voyageurs contribue de manière disproportionnée aux émissions mondiales de CO₂ de l’aviation ?

Environ 5 % des voyageurs, responsable de près de 25 % des émissions
Environ 10 % des voyageurs, responsable de près de 40 % des émissions
Environ 1 % des voyageurs, responsable de près de 50 % des émissions
Environ 25 % des voyageurs, responsable de près de 75 % des émissions

Environ 1 % des voyageurs, responsable de près de 50 % des émissions

Explication

Un pour cent des voyageurs génère environ la moitié des émissions mondiales de CO₂ de l’aviation, avec une moyenne de 75 tonnes par personne et par an pour ses vols. Les autres proportions ne correspondent pas à la concentration d’émissions indiquée.

29. Comment la consommation des avions par passager et par kilomètre a-t-elle évolué depuis 1950 ?

Elle a augmenté d’environ 80 %, jusqu’à environ 8 à 10 litres par 100 km
Elle a diminué d’environ 80 %, jusqu’à environ 2 à 3 litres par 100 km
Elle a diminué d’environ 30 %, jusqu’à environ 6 à 8 litres par 100 km
Elle est restée proche de son niveau initial, autour de 10 à 12 litres par 100 km

Elle a diminué d’environ 80 %, jusqu’à environ 2 à 3 litres par 100 km

Explication

Depuis 1950, la consommation par passager et par kilomètre a baissé d’environ 80 % et se situe aujourd’hui autour de 2 à 3 litres pour 100 km. Les autres valeurs sous-estiment la baisse ou inversent l’évolution observée.

30. Quels progrès techniques expliquent principalement la baisse de la consommation unitaire des avions ?

La réduction des ailes, l’emploi de pistes plus longues et l’augmentation du carburant embarqué
Les réacteurs double flux, l’allègement des structures et l’amélioration aérodynamique
L’augmentation du nombre de sièges, l’agrandissement des cabines et la réduction des escales
La hausse de la vitesse, l’augmentation de la masse et la multiplication des moteurs

Les réacteurs double flux, l’allègement des structures et l’amélioration aérodynamique

Explication

Les réacteurs double flux, les structures allégées et une meilleure aérodynamique réduisent l’énergie nécessaire au transport d’un passager. Une hausse du trafic peut en revanche accroître les émissions totales malgré cette amélioration unitaire.

31. Dans quel cas les gains d’efficacité énergétique de la flotte moderne pourraient-ils être annulés ?

Si les réacteurs deviennent plus économes
Si la masse moyenne des avions diminue
Si l’aérodynamique des appareils progresse
Si le trafic aérien mondial double

Si le trafic aérien mondial double

Explication

Un doublement du trafic mondial pourrait au mieux annuler les progrès d’efficacité énergétique réalisés par la flotte moderne. Les trois autres situations décrivent des améliorations qui réduisent la consommation unitaire.

32. Quelle expression représente l’identité de Kaya appliquée aux émissions de CO₂ de l’aviation ?

E=EnergieCO2×RPKEnergie×CO2E = \frac{Energie}{CO_2} \times \frac{RPK}{Energie} \times CO_2
E=CO2Energie×EnergieRPK×RPKE = \frac{CO_2}{Energie} \times \frac{Energie}{RPK} \times RPK
E=CO2×Energie×RPKE = CO_2 \times Energie \times RPK
E=RPKCO2×EnergieCO2×EnergieE = \frac{RPK}{CO_2} \times \frac{Energie}{CO_2} \times Energie

$$E = \frac{CO_2}{Energie} \times \frac{Energie}{RPK} \times RPK$$

Explication

L’identité de Kaya décompose les émissions en intensité carbone, intensité énergétique et volume de trafic mesuré par le RPK, selon E=CO2Energie×EnergieRPK×RPKE = \frac{CO_2}{Energie} \times \frac{Energie}{RPK} \times RPK. Les autres expressions inversent les rapports ou ne permettent pas cette décomposition.

33. Quel ensemble correspond aux quatre stratégies identifiées par l’identité de Kaya pour réduire les émissions de l’aviation ?

Développer les infrastructures, accroître le trafic, optimiser les réservations et stocker l’eau
Augmenter la demande, accélérer les vols, agrandir les avions et compenser
Réduire les aéroports, limiter les bagages, raccourcir les pistes et électrifier les terminaux
Réduire la demande, améliorer l’efficacité, décarboner l’énergie et compenser

Réduire la demande, améliorer l’efficacité, décarboner l’énergie et compenser

Explication

L’application de l’identité de Kaya fait ressortir quatre leviers : agir sur la demande, l’efficacité énergétique, l’intensité carbone de l’énergie et la compensation. Les autres ensembles mélangent des mesures opérationnelles avec des actions qui peuvent accroître le trafic.

34. Entre 1973 et 2025, quelle évolution caractérise simultanément le trafic aérien et l’intensité énergétique ?

Le RPK a diminué de 80 %, tandis que l’intensité énergétique a augmenté de 1302 %
Le RPK a augmenté de 184 %, tandis que l’intensité énergétique a diminué de 1 %
Le RPK a augmenté de 1302 %, tandis que l’intensité énergétique a diminué de 80 %
Le RPK a diminué de 1 %, tandis que l’intensité énergétique a augmenté de 184 %

Le RPK a augmenté de 1302 %, tandis que l’intensité énergétique a diminué de 80 %

Explication

Le trafic mesuré par le RPK a fortement progressé de 1302 %, alors que l’énergie nécessaire par RPK a diminué de 80 %. Cette opposition illustre comment les gains d’efficacité peuvent coexister avec une forte croissance de la demande.

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Pourquoi le terme « décarbonation de l’aviation » est-il déconseillé ?

Il est considéré comme publicité mensongère et greenwashing par des décisions de justice.

Quel type de décisions ont jugé le terme « décarbonation » mensonger pour le SAF ?

Des décisions de justice liées au droit de la consommation.

Que reproche-t-on à l’affirmation que le SAF rend un vol neutre en carbone ?

C’est considéré comme une publicité mensongère et du greenwashing.

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