QCM : Régulation de la transcription — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel processus produit un ARN à partir d’un ADN lu par l’ARN polymérase ?

La traduction
La réplication
La transcription
La recombinaison

La transcription

Explication

La transcription utilise un brin d’ADN comme matrice pour synthétiser un ARN grâce à l’ARN polymérase. La traduction intervient ensuite pour produire une protéine à partir d’un ARN messager.

2. Quelle distinction décrit correctement les gènes codants et les gènes non codants ?

Les gènes codants produisent des ARNr, tandis que les gènes non codants produisent principalement des ARNm.
Les gènes codants produisent principalement des ARNm, tandis que les gènes non codants produisent notamment des ARNr et des ARNt.
Les gènes codants et non codants produisent des ARNm, mais leurs promoteurs appartiennent à des catégories différentes.
Les gènes codants produisent des protéines, tandis que les gènes non codants ne sont jamais transcrits en ARN.

Les gènes codants produisent principalement des ARNm, tandis que les gènes non codants produisent notamment des ARNr et des ARNt.

Explication

Les gènes codants donnent principalement des ARN messagers, alors que les gènes non codants donnent des ARN fonctionnels comme les ARNr et les ARNt. La production directe d’une protéine ne caractérise pas un gène, car la transcription produit d’abord un ARN.

3. Chez l’être humain, quelle proportion approximative du génome porte l’information codante traduite en protéines ?

Environ 8 % du génome
Environ 75 % du génome
Environ 25 % du génome
Environ 1 à 2 % du génome

Environ 1 à 2 % du génome

Explication

Environ 75 % du génome humain est transcrit, mais seule une petite fraction de cette région, correspondant à environ 1 à 2 % du génome total, porte l’information codante traduite. Les 8 % représentent la fraction transcrite correspondant aux ARNm, et non la proportion totale du génome codant.

4. Comment la différenciation cellulaire peut-elle produire des types cellulaires différents malgré un même génome ?

Par la modification de la séquence de chaque chromosome au cours du développement.
Par l’acquisition d’un génome entièrement différent dans chaque cellule.
Par l’expression de groupes de gènes différents dans les cellules.
Par la traduction de tous les gènes à la même intensité dans chaque cellule.

Par l’expression de groupes de gènes différents dans les cellules.

Explication

La différenciation repose sur l’expression de gènes différents à partir d’un même génome, ce qui conduit à des fonctions et des caractéristiques cellulaires distinctes. La diversité des cellules ne nécessite donc pas l’acquisition d’un génome différent.

5. Quelle succession d’étapes caractérise un Northern blot ?

Extraire les ARN, les séparer sur gel, les transférer sur une membrane, puis les hybrider avec une sonde d’ADN.
Fixer les cellules, colorer les chromosomes, puis observer les transcrits directement au microscope.
Amplifier l’ADN, le séquencer, puis comparer les séquences obtenues entre plusieurs échantillons.
Extraire les protéines, les séparer sur gel, les transférer sur une membrane, puis les révéler avec un anticorps.

Extraire les ARN, les séparer sur gel, les transférer sur une membrane, puis les hybrider avec une sonde d’ADN.

Explication

Le Northern blot analyse les ARN après extraction, séparation électrophorétique, transfert sur membrane et hybridation avec une sonde d’ADN. La détection des protéines par anticorps correspond plutôt au western blot.

6. Dans un Northern blot, que permettent d’interpréter respectivement l’intensité du signal et la taille des bandes ?

L’intensité indique la quantité d’ARN, tandis que la taille des bandes indique la taille des transcrits.
L’intensité indique la localisation cellulaire, tandis que la taille des bandes indique leur vitesse de synthèse.
L’intensité indique la séquence nucléotidique, tandis que la taille des bandes indique la stabilité des ARN.
L’intensité indique la taille des transcrits, tandis que la taille des bandes indique la quantité d’ARN.

L’intensité indique la quantité d’ARN, tandis que la taille des bandes indique la taille des transcrits.

Explication

Un signal plus intense traduit une quantité plus importante de l’ARN détecté, tandis que la migration permet d’estimer la taille des transcrits. La taille d’une bande ne mesure donc pas directement la quantité d’ARN.

7. Quelle définition correspond à un régulon bactérien ?

Un ensemble associant un gène de structure à ses régulateurs cis et trans, avec des gènes fonctionnels et régulateurs.
Un groupe de gènes de structure transcrits en un seul ARN sous le contrôle d’un promoteur commun.
Une protéine diffusible qui se fixe à une séquence d’ADN pour modifier la transcription d’un gène.
Une séquence d’ADN située près d’un promoteur et servant de site de fixation à l’ARN polymérase.

Un ensemble associant un gène de structure à ses régulateurs cis et trans, avec des gènes fonctionnels et régulateurs.

Explication

Un régulon comprend un gène de structure ainsi que les éléments régulateurs cis et trans qui contrôlent son expression, avec des gènes fonctionnels et de régulation. Le regroupement de plusieurs gènes sous un même promoteur décrit plutôt un opéron.

8. Quelle différence distingue correctement un facteur cis d’un facteur trans ?

Un facteur cis est un ARN messager, tandis qu’un facteur trans est une région codante du chromosome.
Un facteur cis est une protéine diffusible, tandis qu’un facteur trans est une séquence d’ADN liée au gène.
Un facteur cis est une séquence d’ADN liée au gène, tandis qu’un facteur trans est une protéine diffusible.
Un facteur cis agit sur plusieurs chromosomes, tandis qu’un facteur trans reste attaché à son gène d’origine.

Un facteur cis est une séquence d’ADN liée au gène, tandis qu’un facteur trans est une protéine diffusible.

Explication

Un facteur cis est une séquence d’ADN génétiquement liée au gène de structure, alors qu’un facteur trans est une protéine capable de diffuser dans la cellule. La distinction repose donc sur la nature du facteur et son lien génétique avec le gène.

9. Quelle organisation caractérise un opéron bactérien ?

Un seul gène de structure contrôlé par plusieurs promoteurs et traduit en plusieurs protéines séparées.
Un ensemble de protéines régulatrices produites à partir d’un même ARN mais sans gènes de structure associés.
Plusieurs gènes indépendants transcrits par des ARN polymérases différentes et régulés par des promoteurs distincts.
Plusieurs gènes de structure contrôlés par un même promoteur et transcrits en un seul ARN.

Plusieurs gènes de structure contrôlés par un même promoteur et transcrits en un seul ARN.

Explication

Un opéron regroupe plusieurs gènes de structure placés sous le contrôle d’un même promoteur, ce qui permet leur transcription en un transcrit commun. Un ensemble de gènes possédant des promoteurs distincts ne correspond donc pas à cette organisation.

10. Quelle association entre les gènes de l’opéron lactose et leurs produits est correcte ?

lacZ code l’acétyltransférase, lacY la perméase et lacA la β-galactosidase.
lacZ code la β-galactosidase, lacY l’acétyltransférase et lacA la perméase.
lacZ code la β-galactosidase, lacY la perméase et lacA l’acétyltransférase.
lacZ code la perméase, lacY la β-galactosidase et lacA l’acétyltransférase.

lacZ code la β-galactosidase, lacY la perméase et lacA l’acétyltransférase.

Explication

Dans l’opéron lactose, lacZ produit la β-galactosidase, lacY la perméase et lacA l’acétyltransférase. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer la perméase à lacZ ou à inverser les produits de lacY et lacA.

11. Que se passe-t-il pour l’opéron lactose en absence de lactose ?

CAP se fixe au promoteur et augmente fortement la transcription des gènes
LacI se fixe à l’opérateur et empêche le recrutement de l’ARN polymérase
La β-galactosidase dégrade le lactose et libère ses produits d’utilisation
L’allolactose se fixe à LacI et déclenche la transcription des gènes

LacI se fixe à l’opérateur et empêche le recrutement de l’ARN polymérase

Explication

En absence de lactose, LacI actif se fixe à l’opérateur et bloque le recrutement de l’ARN polymérase. La fixation de l’allolactose à LacI correspond au mécanisme observé lorsque le lactose est présent.

12. Lorsqu’un milieu contient du lactose, quel mécanisme permet la transcription de l’opéron lactose ?

Le glucose active CAP, qui bloque l’accès de l’ARN polymérase au promoteur
La β-galactosidase se fixe à l’opérateur et attire l’ARN polymérase
LacI actif se fixe à l’opérateur et renforce la répression des gènes
L’allolactose se fixe à LacI, modifie sa conformation et l’inactive

L’allolactose se fixe à LacI, modifie sa conformation et l’inactive

Explication

L’allolactose se lie à LacI, provoque un changement de conformation et empêche la répression de l’opéron. LacI libre et actif a au contraire un rôle répresseur en se fixant à l’opérateur.

13. En absence de glucose, comment l’opéron lactose est-il fortement induit ?

L’AMPc inactive CAP, ce qui libère l’opérateur pour la β-galactosidase
L’allolactose active CAP, qui dégrade le lactose au niveau du promoteur
Le glucose active CAP, dont le dimère empêche la fixation de l’ARN polymérase
L’AMPc active CAP, dont le dimère facilite le recrutement de l’ARN polymérase

L’AMPc active CAP, dont le dimère facilite le recrutement de l’ARN polymérase

Explication

En absence de glucose, l’AMPc active CAP, puis le dimère CAP se fixe au promoteur et facilite le recrutement de l’ARN polymérase. Cette interaction rend le promoteur fort et favorise fortement la transcription.

14. Lors d’une croissance en diauxie avec glucose et lactose, dans quel ordre la bactérie utilise-t-elle ces sucres ?

Elle alterne régulièrement entre le glucose et le lactose selon la concentration
Elle consomme d’abord lentement le lactose, puis rapidement le glucose
Elle consomme les deux sucres à la même vitesse pendant toute la croissance
Elle consomme d’abord rapidement le glucose, puis plus lentement le lactose

Elle consomme d’abord rapidement le glucose, puis plus lentement le lactose

Explication

La croissance en diauxie se caractérise par une consommation initiale rapide du glucose, suivie de l’utilisation plus lente du lactose après épuisement du glucose. Les deux sucres ne sont donc pas exploités au même rythme.

15. Quelle définition décrit correctement une unité de transcription ?

Une région d’ADN parcourue par l’ARN polymérase du promoteur au terminateur
Une région d’ADN contenant uniquement l’information traduite en protéine
Une séquence d’ARNm comprise entre le codon AUG et le codon STOP
Une portion d’ADN limitée au site de fixation du ribosome

Une région d’ADN parcourue par l’ARN polymérase du promoteur au terminateur

Explication

L’unité de transcription s’étend continûment du site d’initiation du promoteur jusqu’au site de terminaison parcouru par l’ARN polymérase. Elle peut donc inclure des régions qui ne correspondent pas à la partie traduite.

16. Quelle caractéristique distingue la CDS des autres régions d’un transcrit ?

Elle s’étend du promoteur au terminateur et comprend toutes les régions transcrites
Elle contient le site de fixation de l’ARN polymérase et dirige l’initiation
Elle correspond aux introns retirés de l’ARNm pendant la maturation
Elle commence par AUG, se termine par un codon STOP et est traduite en protéine

Elle commence par AUG, se termine par un codon STOP et est traduite en protéine

Explication

La CDS est la portion codante qui débute par AUG, s’achève par un codon STOP et fournit l’information traduite en protéine. Les introns, eux, sont supprimés lors de la maturation de l’ARNm.

17. Quelle comparaison entre l’expression des gènes eucaryotes et bactérienne est correcte ?

Chez les eucaryotes, les exons sont retirés de l’ARNm, tandis que les bactéries transforment leurs introns en protéines
Chez les eucaryotes, les introns sont traduits avec les exons, tandis que les bactéries séparent transcription et traduction dans le noyau
Chez les eucaryotes, les exons sont réunis après retrait des introns, tandis que transcription et traduction sont simultanées chez les bactéries
Chez les eucaryotes, transcription et traduction sont simultanées, tandis que les bactéries réunissent leurs exons après retrait des introns

Chez les eucaryotes, les exons sont réunis après retrait des introns, tandis que transcription et traduction sont simultanées chez les bactéries

Explication

Chez les eucaryotes, la maturation de l’ARNm assemble les exons après suppression des introns, alors que chez les bactéries transcription et traduction peuvent se dérouler simultanément. Les bactéries ne réalisent pas la maturation nucléaire des exons décrite ici.

18. Quelles sous-unités de l’ARN polymérase bactérienne assurent principalement la catalyse ?

La sous-unité ω et le facteur CAP
Les sous-unités β et β’
Les deux sous-unités α
Les sous-unités α et ω

Les sous-unités β et β’

Explication

L’ARN polymérase bactérienne possède la structure α2ββ’ω, et les sous-unités β et β’ sont les sous-unités catalytiques. Les sous-unités α et ω jouent principalement un rôle de stabilisation.

19. Quelle association entre une ARN polymérase eucaryote et son principal produit est correcte ?

L’ARN polymérase I transcrit principalement les ARNt
L’ARN polymérase II transcrit principalement l’ARNr 45S
L’ARN polymérase III transcrit les ARNm
L’ARN polymérase II transcrit les ARNm

L’ARN polymérase II transcrit les ARNm

Explication

L’ARN polymérase II transcrit les ARNm chez les eucaryotes. L’ARN polymérase I transcrit l’ARNr 45S, tandis que l’ARN polymérase III transcrit notamment les ARNt et l’ARNr 5S.

20. Quelle réaction représente l’ajout d’un ribonucléotide triphosphate à l’ARN en cours de transcription ?

(ARN)n+PPi→(ARN)n+1+NTP\mathrm{(ARN)}_n + \mathrm{PP_i} \rightarrow \mathrm{(ARN)}_{n+1} + \mathrm{NTP}
(ADN)n+NTP→(ADN)n+1+PPi\mathrm{(ADN)}_n + \mathrm{NTP} \rightarrow \mathrm{(ADN)}_{n+1} + \mathrm{PP_i}
(ARN)n+NTP→(ARN)n+1+PPi\mathrm{(ARN)}_n + \mathrm{NTP} \rightarrow \mathrm{(ARN)}_{n+1} + \mathrm{PP_i}
(ARN)n+1+PPi→(ARN)n+NTP\mathrm{(ARN)}_{n+1} + \mathrm{PP_i} \rightarrow \mathrm{(ARN)}_n + \mathrm{NTP}

$$\mathrm{(ARN)}_n + \mathrm{NTP} \rightarrow \mathrm{(ARN)}_{n+1} + \mathrm{PP_i}$$

Explication

La transcription allonge l’ARN naissant d’un ribonucléotide triphosphate et libère du pyrophosphate, ce qui correspond à la réaction indiquée. Les autres réactions inversent le sens de l’ajout ou concernent à tort l’allongement de l’ADN.

21. Quelle relation décrit correctement les brins d’ADN et le sens de la transcription ?

L’ARN polymérase lit le brin codant de 3’ vers 5’ et synthétise l’ARN de 5’ vers 3’
L’ARN polymérase lit le brin matrice de 5’ vers 3’ et synthétise l’ARN de 3’ vers 5’
L’ARN polymérase lit le brin matrice de 3’ vers 5’ et synthétise l’ARN de 5’ vers 3’
L’ARN polymérase lit les deux brins simultanément et produit un ARN dans deux directions

L’ARN polymérase lit le brin matrice de 3’ vers 5’ et synthétise l’ARN de 5’ vers 3’

Explication

L’ARN polymérase lit le brin matrice dans le sens 3’ vers 5’ afin de synthétiser l’ARN dans le sens 5’ vers 3’. Le brin codant possède la même séquence que l’ARN, avec T à la place de U.

22. Quelles séquences correspondent respectivement aux éléments consensus situés aux positions -10 et -35 d’un promoteur procaryote ?

TATAAT en -10 et TTGACA en -35
TTGACA en -10 et TATAAT en -35
TATAAT en -10 et TTGACA dans la région codante
TATAAT en -35 et TTGACA en -10

TATAAT en -10 et TTGACA en -35

Explication

La boîte TATA consensus TATAAT se trouve en position -10, tandis que l’élément TTGACA se situe en position -35. La confusion inverse ces deux repères du promoteur procaryote.

23. Quelle est la fonction principale du facteur sigma lors de l’initiation de la transcription bactérienne ?

Reconnaître les séquences promotrices de l’ADN
Catalyser directement la formation des liaisons phosphodiester
Allonger l’ARN naissant après le départ du promoteur
Modifier chimiquement les histones autour du promoteur

Reconnaître les séquences promotrices de l’ADN

Explication

Le facteur sigma reconnaît la boîte TATA et l’élément -35, ce qui dirige l’ARN polymérase vers le promoteur. Les sous-unités β et β’ assurent principalement la catalyse, et non la reconnaissance promotrice.

24. Quel effet produit la liaison du facteur sigma à l’ARN polymérase bactérienne ?

Elle accroît l’affinité globale pour l’ADN et réduit la spécificité promotrice
Elle bloque la reconnaissance du promoteur tout en activant l’élongation
Elle réduit l’affinité globale pour l’ADN mais accroît la spécificité promotrice
Elle dissocie l’ARN polymérase de l’ADN après la formation de l’ARN

Elle réduit l’affinité globale pour l’ADN mais accroît la spécificité promotrice

Explication

La liaison du facteur sigma diminue l’affinité globale de l’enzyme pour l’ADN, mais augmente sa spécificité pour les séquences promotrices. Elle favorise donc le ciblage du promoteur plutôt qu’une fixation générale à l’ADN.

25. Quel est le rôle principal du complexe de pré-initiation chez les eucaryotes ?

Recruter l’ARN polymérase au niveau du promoteur basal
Modifier les histones des régions distales de la chromatine
Remplacer les facteurs généraux après le début de l’élongation
Synthétiser directement le transcrit avant l’ouverture du promoteur

Recruter l’ARN polymérase au niveau du promoteur basal

Explication

Le complexe de pré-initiation se forme au promoteur basal avec les facteurs généraux de transcription et sert à recruter l’ARN polymérase. Le médiateur intervient plutôt dans la modulation de la stabilité et de l’activité du complexe.

26. Quelle composition décrit correctement TFIID et l’ensemble des facteurs généraux associés à l’ARN polymérase II ?

TFIID comprend les sous-unités β et β’, avec TAF parmi les facteurs bactériens
TFIID comprend TFIIH et TFIIF, avec TBP parmi les sous-unités catalytiques
TFIID comprend TBP et le médiateur, avec TFIIA, TFIIB et TFIIH comme cofacteurs
TFIID comprend TBP et des TAF, avec TFIIA, TFIIB, TFIIE, TFIIF et TFIIH

TFIID comprend TBP et des TAF, avec TFIIA, TFIIB, TFIIE, TFIIF et TFIIH

Explication

Pour l’ARN polymérase II, TFIID est constitué de TBP et de TAF, et les facteurs généraux comprennent aussi TFIIA, TFIIB, TFIIE, TFIIF et TFIIH. TBP reconnaît la boîte TATA, tandis que les TAF reconnaissent notamment MTE et DPE.

27. Dans quel ordre général s’assemblent les principaux composants du complexe de pré-initiation ?

Pol II arrive d’abord avec TFIIH, puis TFIIB et TFIIA stabilisent la liaison de TBP
TFIIE et TFIIH ouvrent d’abord le promoteur, puis TFIID est recruté par Pol II
TBP reconnaît TATA, TFIIA et TFIIB stabilisent, puis Pol II-TFIIF arrive avant TFIIE et TFIIH
TFIIH reconnaît TATA, puis TBP recrute TFIIE avant l’arrivée de Pol II-TFIIF

TBP reconnaît TATA, TFIIA et TFIIB stabilisent, puis Pol II-TFIIF arrive avant TFIIE et TFIIH

Explication

L’assemblage commence par la reconnaissance de la boîte TATA par TBP, suivie de la stabilisation par TFIIA et TFIIB. L’ARN polymérase II associée à TFIIF est ensuite recrutée, puis TFIIE et TFIIH interviennent.

28. Comment la phosphorylation du CTD de l’ARN polymérase II par TFIIH favorise-t-elle le départ du promoteur ?

Elle dissocie l’ARN polymérase II avant que la synthèse de l’ARN ne commence
Elle élimine les charges négatives du CTD et empêche l’entrée en élongation
Elle accumule des charges négatives qui constituent le signal d’échappement au promoteur
Elle transforme le CTD en site de reconnaissance de la boîte TATA par TBP

Elle accumule des charges négatives qui constituent le signal d’échappement au promoteur

Explication

La phosphorylation du CTD par TFIIH accumule des charges négatives et fournit le signal permettant l’échappement au promoteur. Elle prépare donc la transition vers l’élongation au lieu de dissocier l’enzyme.

29. Quelle distinction décrit correctement les éléments cis proximaux et distaux ?

Les éléments proximaux sont éloignés du gène, tandis que les éléments distaux forment le promoteur basal
Les éléments proximaux sont des protéines régulatrices, tandis que les éléments distaux sont des enzymes chromatiniennes
Les éléments proximaux sont proches du gène, tandis que les éléments distaux incluent notamment enhancers et silencers
Les éléments proximaux appartiennent à l’ARN polymérase, tandis que les éléments distaux appartiennent au médiateur

Les éléments proximaux sont proches du gène, tandis que les éléments distaux incluent notamment enhancers et silencers

Explication

Les éléments cis proximaux sont proches du gène et associés au promoteur basal. Les éléments cis distaux sont éloignés et comprennent notamment les enhancers et les silencers, contrairement aux facteurs protéiques de régulation.

30. Quelle conséquence produit la fixation d’une protéine activatrice sur un enhancer ?

Elle perturbe le médiateur et réduit l’expression du gène
Elle modifie directement la séquence d’ADN de l’enhancer
Elle stabilise le médiateur et augmente la transcription
Elle bloque la fixation des facteurs généraux au promoteur basal

Elle stabilise le médiateur et augmente la transcription

Explication

Un enhancer fixe une protéine activatrice qui stabilise le médiateur et favorise ainsi l’augmentation de la transcription. La perturbation du médiateur et la réduction de l’expression caractérisent plutôt l’action d’un silencer associé à une protéine répressive.

31. Quelle relation décrit correctement les facteurs de régulation de la transcription et les éléments cis ?

Les facteurs de régulation sont des séquences d’ADN auxquelles se fixent les éléments cis de la chromatine
Les facteurs de régulation modifient la chromatine sans interaction avec l’ARN polymérase ni le médiateur
Les facteurs de régulation modulent la transcription en interagissant avec les séquences cis et la machinerie transcriptionnelle
Les facteurs de régulation forment le promoteur basal, tandis que l’ARN polymérase reconnaît les protéines cis

Les facteurs de régulation modulent la transcription en interagissant avec les séquences cis et la machinerie transcriptionnelle

Explication

Les facteurs de régulation interagissent avec l’ARN polymérase, le médiateur et les séquences cis afin de moduler la stabilité du complexe de pré-initiation et le recrutement de l’enzyme. Les éléments cis sont des séquences d’ADN, et non les facteurs protéiques eux-mêmes.

32. Quelle composition caractérise le motif doigt de zinc eucaryote de type C2H2 ?

Quatre cystéines et deux histidines chélatent l’ion Zn2+
Quatre histidines et une cystéine chélatent l’ion Zn2+
Deux cystéines et quatre histidines chélatent l’ion Zn2+
Deux cystéines et deux histidines chélatent l’ion Zn2+

Deux cystéines et deux histidines chélatent l’ion Zn2+

Explication

Dans le motif C2H2, l’ion Zn2+ est chélaté par deux cystéines et deux histidines. Le motif C4, souvent confondu avec lui, comprend quatre cystéines et aucune histidine.

33. Quel mécanisme peut activer un facteur de régulation transcriptionnelle nécessitant une entrée nucléaire ?

La liaison d’un messager secondaire, une phosphorylation ou l’utilisation d’un signal NLS
L’acétylation des ribosomes, une phosphorylation ou la sortie du facteur du noyau
La dégradation d’un messager secondaire, une déphosphorylation ou la perte d’un signal NLS
La condensation de la chromatine, une déphosphorylation ou l’insertion d’un signal membranaire

La liaison d’un messager secondaire, une phosphorylation ou l’utilisation d’un signal NLS

Explication

Un facteur de régulation transcriptionnelle peut être activé par un messager secondaire, par phosphorylation ou après son entrée nucléaire grâce à un signal NLS. La condensation de la chromatine et la sortie du noyau ne constituent pas ces mécanismes d’activation.

34. Pourquoi l’euchromatine favorise-t-elle la transcription par rapport à l’hétérochromatine ?

Elle est condensée et favorise directement l’assemblage du PIC sur l’ADN
Elle est décondensée et accessible aux facteurs, ce qui permet la formation du PIC
Elle est condensée et recrute davantage de facteurs, ce qui stabilise le PIC
Elle est décondensée mais empêche l’accès aux facteurs, ce qui bloque le PIC

Elle est décondensée et accessible aux facteurs, ce qui permet la formation du PIC

Explication

L’euchromatine décondensée rend l’ADN accessible aux facteurs de régulation transcriptionnelle et permet la formation du complexe de préinitiation. L’hétérochromatine est au contraire condensée et défavorable à la transcription.

35. Une augmentation de l’activité des HDAC devrait-elle modifier la transcription, et dans quel sens ?

Elle devrait l’augmenter en acétylant les histones
Elle devrait la réduire en phosphorylant les histones
Elle devrait l’augmenter en condensant moins directement l’ADN
Elle devrait la réduire en désacétylant les histones

Elle devrait la réduire en désacétylant les histones

Explication

Les HDAC désacétylent les histones, ce qui inhibe la transcription. Les HAT ont l’effet opposé : elles acétylent les histones et activent la transcription.

36. Quel effet est associé aux inhibiteurs anticancéreux ciblant l’ARN polymérase I ?

Ils activent l’ARN polymérase II et réduisent la maturation des protéines
Ils augmentent la biosynthèse des ribosomes et bloquent la réplication
Ils ciblent le médiateur et accélèrent l’initiation de la transcription
Ils ralentissent la biosynthèse des ribosomes et la traduction

Ils ralentissent la biosynthèse des ribosomes et la traduction

Explication

Le ciblage de l’ARN polymérase I ralentit la biosynthèse des ribosomes, ce qui peut ensuite réduire la traduction. Les inhibiteurs visant l’ARN polymérase II, le PIC ou le médiateur agissent sur d’autres niveaux de la régulation transcriptionnelle.

37. Dans quel ordre général se déroule le cycle de la transcription ?

Terminaison, initiation, puis élongation
Élongation, terminaison, puis initiation
Initiation, terminaison, puis élongation
Initiation, élongation, puis terminaison

Initiation, élongation, puis terminaison

Explication

Le cycle transcriptionnel commence par l’initiation, se poursuit par l’élongation et s’achève par la terminaison. Cette succession constitue une organisation commune aux procaryotes et aux eucaryotes.

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Qu'est-ce que la transcription en biologie moléculaire ?

La production d’un ARN à partir d’un ADN lu par l’ARN polymérase.

Quelle différence existe-t-il entre gènes codants et non codants ?

Les gènes codants produisent des ARN codants, les non codants produisent des ARN non codants.

Quels ARN sont principalement produits par les gènes codants ?

Les ARNm sont principalement produits par les gènes codants.

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