QCM : Sécurité chimique au laboratoire — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel dispositif aspire l’air du local en dépression et le rejette vers l’extérieur ?

Un bac de rétention ventilé
Une enceinte filtrante ETRAF
Un poste de sécurité microbiologique
Une sorbonne ventilée

Une sorbonne ventilée

Explication

La sorbonne fonctionne en dépression, aspire l’air du local et l’évacue dans l’atmosphère extérieure grâce à un extracteur. L’ETRAF se distingue par le rejet dans la pièce après filtration de l’air.

2. Quelle organisation du travail contribue à prévenir un accident similaire dans un laboratoire ?

Reporter la fermeture des locaux jusqu’à la fin complète de la manipulation
Adapter le protocole en cours d’expérience et prolonger le travail après fermeture
Respecter le protocole, travailler en binôme et éviter les horaires isolés
Travailler seul avec une porte ouverte afin de faciliter une sortie rapide

Respecter le protocole, travailler en binôme et éviter les horaires isolés

Explication

La prévention repose notamment sur le respect du protocole, le travail en binôme et l’absence de travail isolé ou hors des horaires d’ouverture. Travailler seul augmente au contraire la vulnérabilité en cas d’incident.

3. Lorsqu’un produit est projeté dans un œil, quelle intervention est appropriée ?

Fermer l’œil atteint et appliquer une compresse sèche, la tête droite
Rincer rapidement les deux yeux avec une solution très froide, tête relevée
Maintenir l’œil ouvert et le rincer sous un filet d’eau, la tête penchée
Garder l’œil fermé et attendre l’avis d’un responsable avant de le laver

Maintenir l’œil ouvert et le rincer sous un filet d’eau, la tête penchée

Explication

L’œil doit rester ouvert pendant un rinçage à l’eau froide ou tiède, avec la tête penchée afin d’éviter de contaminer l’œil sain. Fermer l’œil ou attendre avant de rincer retarde le geste de premiers secours nécessaire.

4. Comment faut-il stocker les produits chimiques liquides au laboratoire ?

Dans des récipients adaptés et incassables, placés dans des bacs de rétention et limités au besoin de deux jours
Dans un récipient commun, sans tenir compte des incompatibilités entre les produits
Dans des contenants quelconques, avec un stock important pour éviter les réapprovisionnements
Dans des récipients en verre ouverts, posés directement sur les paillasses pour faciliter l’accès

Dans des récipients adaptés et incassables, placés dans des bacs de rétention et limités au besoin de deux jours

Explication

Les liquides doivent être conservés dans des récipients adaptés et incassables, avec rétention, en respectant les incompatibilités et en limitant le stock au besoin de deux jours. Un récipient commun sans vérification des incompatibilités peut provoquer une réaction dangereuse.

5. Quelle distinction décrit correctement les équipements de protection collective et individuelle ?

L’EPC protège contre les produits chimiques, tandis que l’EPI protège contre les risques biologiques
L’EPC concerne les vêtements, tandis que l’EPI concerne la ventilation du laboratoire
L’EPC protège plusieurs personnes présentes, tandis que l’EPI protège son porteur
L’EPC protège son porteur, tandis que l’EPI protège plusieurs personnes présentes

L’EPC protège plusieurs personnes présentes, tandis que l’EPI protège son porteur

Explication

Un équipement de protection collective agit sur l’environnement et protège les personnes présentes, alors qu’un équipement individuel accompagne et protège la personne qui le porte. Confondre ces rôles revient à attribuer à l’EPI une protection étendue aux autres personnes présentes.

6. Avant d’utiliser un produit chimique, quelle conduite est conforme aux règles applicables à la FDS ?

Demander la FDS au service de secours uniquement lorsqu’un accident survient
Se référer à la FDS du laboratoire sans vérifier sa disponibilité ni sa langue
Lire la FDS après la manipulation et vérifier ensuite les indications portées sur le flacon
Consulter la FDS en français, fournie par le fournisseur, avant toute utilisation

Consulter la FDS en français, fournie par le fournisseur, avant toute utilisation

Explication

La FDS est délivrée par le fournisseur, doit être disponible en français et doit être consultée avant l’utilisation du produit. Attendre un accident pour la rechercher empêche de prendre à temps les précautions adaptées.

7. Quelles informations essentielles peut-on trouver sur l’étiquette d’un produit chimique ?

Le nom du produit, son numéro de CAS, ses pictogrammes et ses mentions H et P
Le nom du fabricant, la température du laboratoire, le pH et la date de livraison
La masse du récipient, le numéro d’inventaire, le volume restant et le lieu de stockage
La composition détaillée, les résultats toxicologiques, les déchets produits et les incompatibilités

Le nom du produit, son numéro de CAS, ses pictogrammes et ses mentions H et P

Explication

L’étiquette indique notamment le nom du produit, le numéro de CAS, les pictogrammes de danger ainsi que les mentions H et les conseils P. Les informations détaillées sur la toxicologie, les déchets ou les incompatibilités relèvent plutôt de la FDS.

8. Après l’ingestion accidentelle d’un produit chimique, quelle conduite adopter en premier lieu ?

Rincer la bouche, sans faire boire ni provoquer de vomissement
Faire boire abondamment, puis provoquer un vomissement
Maintenir la personne allongée et lui faire respirer de l’air frais
Essuyer les lèvres, puis appliquer une compresse froide

Rincer la bouche, sans faire boire ni provoquer de vomissement

Explication

Il faut rincer la bouche, mais éviter de faire boire ou de provoquer un vomissement, car cette réaction réflexe peut aggraver la situation. Faire boire et provoquer un vomissement constituent donc une conduite inadaptée après ingestion.

9. Quelle conduite convient à une brûlure thermique lors des premiers secours ?

Rincer immédiatement à l’eau froide pendant 15 minutes et conserver les vêtements collés
Rincer brièvement à l’eau chaude et appliquer ensuite une substance grasse
Retirer les vêtements collés, puis recouvrir la zone sans effectuer de rinçage
Percer les cloques, désinfecter la peau et maintenir la zone à découvert

Rincer immédiatement à l’eau froide pendant 15 minutes et conserver les vêtements collés

Explication

Une brûlure thermique doit être refroidie immédiatement sous un filet d’eau froide pendant 15 minutes, sans retirer les vêtements collés à la peau. Les arracher pourrait aggraver les lésions, tandis qu’un rinçage bref ou chaud ne suit pas la conduite recommandée.

10. Quelle distinction décrit correctement les phrases H et les phrases P sur l’étiquette d’un produit chimique ?

Les phrases H indiquent les équipements requis, tandis que les phrases P décrivent la toxicité
Les phrases H décrivent le danger, tandis que les phrases P indiquent les mesures de prévention
Les phrases H précisent le stockage, tandis que les phrases P identifient la composition chimique
Les phrases H signalent les premiers secours, tandis que les phrases P classent les voies d’exposition

Les phrases H décrivent le danger, tandis que les phrases P indiquent les mesures de prévention

Explication

Les phrases H renseignent sur la nature et le degré éventuel du danger, alors que les phrases P indiquent comment prévenir ou réduire les effets nocifs. Confondre les phrases P avec les équipements de protection revient à réduire abusivement leur rôle à un seul aspect de la prévention.

11. Dans une pièce de manipulation, quelle règle concerne le stockage des produits chimiques dangereux ?

Les conserver sous la sorbonne, pour bénéficier directement de sa ventilation
Les placer à moins de 1,50 m, sans les mettre sous une sorbonne ni près d’une paillasse
Les disposer près des paillasses, afin de réduire les déplacements pendant les manipulations
Les placer au-dessus de 1,50 m, afin de libérer les surfaces de travail

Les placer à moins de 1,50 m, sans les mettre sous une sorbonne ni près d’une paillasse

Explication

Les produits chimiques ne doivent pas être stockés à plus de 1,50 m et les produits corrosifs, toxiques ou inflammables ne doivent pas être placés sous une sorbonne ou près des paillasses. Les rapprocher des zones de manipulation augmente notamment le risque d’exposition et de chute.

12. Quelles sont les trois principales voies d’exposition aux agents chimiques ?

Les voies inhalatoire, percutanée et orale
Les voies auditive, oculaire et musculaire
Les voies digestive, osseuse et respiratoire
Les voies cutanée, sanguine et thermique

Les voies inhalatoire, percutanée et orale

Explication

Les trois voies d’exposition indiquées sont la voie inhalatoire, la voie percutanée et la voie orale. La voie percutanée concerne le passage par la peau, tandis que la voie orale implique l’ingestion ; elles ne doivent pas être confondues.

13. Quelle précaution faut-il prendre avant de verser une solution usagée dans un bidon de déchets ?

La mélanger avec les autres liquides pour réduire le nombre de contenants utilisés
La transvaser dans un bidon quelconque lorsque son volume est faible
Vérifier sa destination et sa compatibilité avec le contenu du bidon adapté
La verser dans le bidon le plus proche, puis identifier son contenu après remplissage

Vérifier sa destination et sa compatibilité avec le contenu du bidon adapté

Explication

Les solutions doivent être triées dans des bidons adaptés sans mélanger des produits incompatibles, et un liquide de destination incertaine ne doit pas être versé. Le mélange préalable augmente le risque de réaction et de mauvais classement du déchet.

14. Combien de rubriques réglementaires la Fiche de Données de Sécurité comporte-t-elle selon le règlement REACH ?

12 rubriques centrées sur la composition, le transport, les déchets et les premiers secours
16 rubriques couvrant notamment les dangers, la manipulation, le stockage et l’élimination
20 rubriques décrivant principalement la fabrication, la vente, l’analyse et la distribution
8 rubriques consacrées aux pictogrammes, aux risques, aux protections et aux incompatibilités

16 rubriques couvrant notamment les dangers, la manipulation, le stockage et l’élimination

Explication

La FDS comprend 16 rubriques réglementaires REACH couvrant un large ensemble d’informations, de l’identification à la réglementation. Le nombre de rubriques ne se limite donc pas aux informations visibles sur l’étiquette ou aux consignes de protection.

15. Quel principe de prévention donne la priorité à une mesure collective plutôt qu’à un équipement individuel ?

Reporter la planification de la prévention jusqu’à l’apparition d’un danger
Adapter la charge de travail aux capacités techniques des équipements
Remplacer les instructions de sécurité par une évaluation après incident
Privilégier la protection collective avant la protection individuelle

Privilégier la protection collective avant la protection individuelle

Explication

Les principes généraux de prévention demandent de donner la priorité à la protection collective sur la protection individuelle. Adapter le travail à l’homme est également un principe reconnu, mais il ne répond pas à la distinction entre ces deux types de protection.

16. À qui faut-il s’adresser en cas de question ou d’anomalie concernant une activité de laboratoire ?

À l’encadrant, au responsable compétent ou à un assistant de prévention
À un collègue disponible, au fournisseur du produit ou au service informatique
Au responsable administratif, au service financier ou à l’accueil du bâtiment
Au service de maintenance, à un visiteur habilité ou à l’organisme de formation

À l’encadrant, au responsable compétent ou à un assistant de prévention

Explication

Une question ou une anomalie doit être signalée à l’encadrant, au responsable du laboratoire, de l’unité ou du service, ou à un assistant de prévention. Les autres interlocuteurs proposés peuvent avoir des fonctions utiles, mais ne correspondent pas aux relais prévus pour cette situation de prévention.

17. Quelle distinction décrit correctement le danger et le risque en santé au travail ?

Le danger apparaît après l’exposition, tandis que le risque existe avant toute situation
Le danger est une propriété intrinsèque, tandis que le risque dépend de l’exposition
Le danger mesure une probabilité, tandis que le risque désigne une propriété intrinsèque
Le danger et le risque désignent deux niveaux équivalents d’une même exposition

Le danger est une propriété intrinsèque, tandis que le risque dépend de l’exposition

Explication

Le danger correspond à la propriété intrinsèque d’une substance, d’un équipement ou d’une situation, alors que le risque dépend de la probabilité d’un effet néfaste lors de l’exposition. Confondre le danger avec une probabilité conduit à inverser leurs définitions respectives.

18. Dans le modèle simplifié d’évaluation du risque chimique, quelle relation faut-il appliquer ?

Risque=Danger+ExpositionRisque = Danger + Exposition
Risque=Exposition÷DangerRisque = Exposition \div Danger
Risque=Danger×ExpositionRisque = Danger \times Exposition
Risque=Danger−ExpositionRisque = Danger - Exposition

$$Risque = Danger \times Exposition$$

Explication

Le risque est présenté comme le produit du danger et de l’exposition, soit Risque=Danger×ExpositionRisque = Danger \times Exposition. Additionner ces deux facteurs ne traduit pas le modèle fourni, qui souligne qu’un danger associé à une exposition caractérise le risque.

19. Quelle conduite est appropriée avant et pendant l’utilisation d’une sorbonne ?

Ouvrir largement la vitre, puis arrêter la ventilation dès la fin du geste technique
Vérifier son contrôle récent, la démarrer, abaisser la vitre et prolonger l’extraction
Démarrer la sorbonne après la manipulation, avec la vitre relevée pour mieux voir
Vérifier son contrôle annuel, puis travailler avec la ventilation arrêtée pour limiter le bruit

Vérifier son contrôle récent, la démarrer, abaisser la vitre et prolonger l’extraction

Explication

La sorbonne doit être contrôlée depuis moins d’un an, mise en marche avant la manipulation, utilisée avec la vitre baissée et maintenue en fonctionnement jusqu’à l’extraction complète des polluants. Travailler vitre relevée réduit la protection assurée par l’enceinte.

20. Quelle caractéristique distingue généralement les solvants organiques des acides et des bases dans leur manipulation ?

Les solvants organiques sont principalement aqueux, tandis que les acides et bases sont généralement inertes
Les solvants organiques sont peu dangereux à l’inhalation, tandis que les acides et bases présentent surtout un risque thermique
Les solvants organiques sont souvent volatils, inflammables et toxiques, tandis que les acides et bases sont surtout corrosifs
Les solvants organiques sont surtout corrosifs, tandis que les acides et bases sont généralement volatils et inflammables

Les solvants organiques sont souvent volatils, inflammables et toxiques, tandis que les acides et bases sont surtout corrosifs

Explication

Les solvants organiques regroupent notamment les alcools, cétones, éthers et hydrocarbures, et ils sont souvent volatils, inflammables et toxiques. Dans la distinction proposée, les acides et les bases sont surtout caractérisés par leur corrosivité, même si d’autres dangers peuvent exister.

21. Quelle combinaison de mesures convient à la manipulation des solvants organiques ?

Travailler en enceinte fermée avec des gants, sans dispositif d’aspiration local
Travailler sous hotte avec des lunettes, sans gants ni protection vestimentaire
Travailler à paillasse ouverte avec une blouse, sans protection oculaire particulière
Travailler sous hotte avec des gants, une blouse et des lunettes adaptées

Travailler sous hotte avec des gants, une blouse et des lunettes adaptées

Explication

Les solvants organiques doivent être manipulés sous hotte aspirante avec des gants, une blouse et des lunettes adaptées. La hotte réduit l’exposition par inhalation, tandis que les équipements individuels protègent directement le manipulateur.

22. Quelle affirmation compare correctement l’ETRAF et le PSM ?

L’ETRAF convient à tous les polluants, tandis que le PSM filtre selon la toxicité chimique
L’ETRAF protège contre les agents biologiques, tandis que le PSM traite les solvants
L’ETRAF évacue l’air dehors, tandis que le PSM protège contre les vapeurs chimiques
L’ETRAF rejette l’air filtré dans la pièce, tandis que le PSM concerne les risques biologiques

L’ETRAF rejette l’air filtré dans la pièce, tandis que le PSM concerne les risques biologiques

Explication

L’ETRAF filtre l’air puis le rejette dans la pièce et son efficacité dépend du filtre à charbon actif adapté au polluant. Le PSM est destiné aux risques biologiques et ne constitue pas une protection contre le risque chimique.

23. Quelle organisation du rangement est conforme aux règles de compatibilité chimique ?

Regrouper l’acide nitrique avec l’acide sulfurique afin de classer les acides ensemble
Placer la soude avec l’ammoniaque parce que leurs solutions sont toutes deux basiques
Ranger les acides et les bases dans des armoires distinctes avec des rétentions adaptées
Ranger les acides et les bases dans la même armoire pour centraliser leur surveillance

Ranger les acides et les bases dans des armoires distinctes avec des rétentions adaptées

Explication

Les acides et les bases doivent être séparés dans des armoires et des rétentions différentes, car leur association peut être incompatible. La soude et l’ammoniaque font partie des associations signalées comme incompatibles, malgré leur caractère basique commun.

24. Quelle combinaison d’actions correspond aux conduites recommandées face à une personne en feu puis exposée à un gaz irritant ?

La faire courir pour éteindre les flammes, puis lui faire boire de l’eau
La maintenir debout sous une couverture, puis fermer les ouvertures du local
L’asseoir près du foyer, puis lui faire respirer un air filtré dans le laboratoire
L’allonger et la couvrir avec une couverture antifeu, puis la conduire à l’air frais

L’allonger et la couvrir avec une couverture antifeu, puis la conduire à l’air frais

Explication

Une personne en feu doit être allongée et couverte avec une couverture antifeu, tandis qu’une personne ayant inhalé un gaz irritant ou toxique doit être sortie à l’air frais. La faire courir ou la laisser dans le laboratoire ne répond pas aux deux situations d’urgence.

25. Quelle démarche permet de maîtriser les risques liés à une activité de laboratoire ?

Évaluer les conséquences, supprimer les consignes, puis laisser chacun adapter ses gestes
Choisir les équipements, commencer la manipulation, puis analyser les incidents éventuels
Identifier les dangers, évaluer l’exposition, puis organiser une prévention adaptée
Lister les produits, désigner un responsable, puis réduire la durée des manipulations

Identifier les dangers, évaluer l’exposition, puis organiser une prévention adaptée

Explication

La maîtrise des risques commence par l’identification des dangers et l’évaluation de l’exposition, avant la mise en place d’une organisation et de moyens de prévention adaptés. Commencer la manipulation avant cette analyse inverse l’ordre nécessaire à une prévention efficace.

26. Quels facteurs peuvent notamment accroître la gravité d’une exposition à un agent chimique ?

La dose absorbée, la fréquence d’exposition, le métabolisme et les interactions entre produits
La température ambiante, la durée du stockage, la marque du récipient et sa transparence
La couleur du produit, son volume nominal, son étiquetage et la forme du laboratoire
La fréquence des pauses, l’ancienneté professionnelle, le bruit et l’éclairage du poste

La dose absorbée, la fréquence d’exposition, le métabolisme et les interactions entre produits

Explication

La gravité dépend notamment de la dose absorbée, de la fréquence d’exposition, des aptitudes métaboliques, de l’état de santé et des interactions avec d’autres produits. La nature du produit contribue à sa toxicité, mais les caractéristiques visuelles ou administratives citées ne constituent pas les facteurs principaux décrits ici.

27. Quelle classification correspond aux principales catégories de déchets liquides du laboratoire ?

Déchets inflammables, déchets odorants, déchets colorés, eaux propres et eaux usées
Produits neufs, produits périmés, solutions diluées, solutions concentrées et mélanges inconnus
Solvants aqueux, solvants métalliques, liquides neutres, solides acides et solides basiques
Solvants halogénés, solvants non halogénés, liquides toxiques, acides et basiques

Solvants halogénés, solvants non halogénés, liquides toxiques, acides et basiques

Explication

Les déchets liquides sont répartis en solvants organiques halogénés, solvants organiques non halogénés, liquides toxiques, liquides acides et liquides basiques. Les solvants halogénés se distinguent notamment par la présence possible de chlore, de fluor ou de brome.

28. Quelle température correspond à l’hélium liquide parmi les fluides cryogéniques cités ?

Environ −100 °C
Environ −269 °C
Environ −185 °C
Environ −196 °C

Environ −269 °C

Explication

L’hélium liquide est indiqué à environ −269 °C. La température d’environ −196 °C correspond à l’azote liquide, tandis que −185 °C correspond à l’argon liquide.

29. Comment faut-il trier les déchets solides issus des activités de laboratoire ?

Selon leur caractère piquant ou tranchant et leur contamination chimique
Selon leur couleur et leur masse, sans tenir compte de leur contamination
Selon leur état liquide ou solide, puis dans une poubelle commune
Selon leur origine administrative, en regroupant tous les déchets du bâtiment

Selon leur caractère piquant ou tranchant et leur contamination chimique

Explication

Le tri des solides repose sur le caractère piquant ou tranchant et sur la contamination chimique : le verre souillé est piquant ou tranchant, tandis que les gants et papiers souillés ne le sont pas. Les déchets qui ne proviennent pas du laboratoire relèvent d’une poubelle classique.

30. Quelle situation correspond à une toxicité chronique plutôt qu’à une toxicité aiguë ?

Une projection brève déclenche immédiatement une irritation locale au moment de l’accident
Une inhalation ponctuelle entraîne des symptômes qui disparaissent après quelques minutes
Des expositions répétées entraînent progressivement une maladie dégénérative ou une neurotoxicité
Une exposition importante provoque rapidement des effets nocifs après un contact unique

Des expositions répétées entraînent progressivement une maladie dégénérative ou une neurotoxicité

Explication

La toxicité chronique apparaît après des expositions répétées et peut conduire à une maladie dégénérative, un cancer, une reprotoxicité ou une neurotoxicité. Une exposition importante produisant rapidement des effets correspond plutôt à la toxicité aiguë.

31. Quel événement caractérise l’accident survenu en 2015 dans le laboratoire de recherche ?

Un déversement de solvant sans inflammation dans une salle de stockage
Une fuite de gaz comprimé ayant provoqué une évacuation sans départ de feu
Un incendie lié à des déchets chimiques et à une bouteille d’éther
Une rupture de récipient contenant des déchets biologiques inflammables

Un incendie lié à des déchets chimiques et à une bouteille d’éther

Explication

L’accident de 2015 a impliqué un incendie associé à des déchets chimiques et à une bouteille d’éther. Le réduire à un simple déversement sans feu ne correspond pas au retour d’expérience décrit.

32. Qui porte la responsabilité de l’élimination effective des déchets produits au laboratoire ?

Le fabricant du produit, même lorsque le laboratoire l’a transformé
Le prestataire de collecte, qui assume toute responsabilité dès le remplissage du bidon
Le responsable du bâtiment, qui remplace le producteur pour chaque déchet
Le producteur des déchets, dont la responsabilité pénale peut être engagée

Le producteur des déchets, dont la responsabilité pénale peut être engagée

Explication

Le producteur reste responsable de l’élimination et de la destruction effective des déchets, avec une possible mise en cause pénale. Le recours à un collecteur ne supprime donc pas la responsabilité initiale du producteur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Sécurité chimique au laboratoire.

Quelle est la différence entre danger et risque en milieu professionnel ?

Le danger est une propriété intrinsèque, le risque est la probabilité d'un effet néfaste.

Quelle formule exprime le risque en fonction du danger et de l'exposition ?

Risque=Danger×ExpositionRisque = Danger \times Exposition

Quels types de risques sont présents à l'Université ?

Risques chimique, incendie, biologique, mécanique, électrique et de chute.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sécurité chimique au laboratoire.

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