Peter Lejeune-Dirichlet a démontré un premier théorème général et rigoureux de convergence sous l’hypothèse que la fonction possède un nombre fini de minima et de maxima sur le cercle.
1876
Du Bois-Reymond a construit une fonction continue dont la série de Fourier diverge en un point.
1923
Kolmogorov a construit une fonction de L1(T) dont la série de Fourier diverge presque partout, puis il a obtenu en 1926 un exemple divergent en tout point.
1966
Carleson a démontré que, pour toute fonction f∈L2(T), la série de Fourier converge vers f presque partout sur le cercle.
📖 1. Espaces de fonctions périodiques
🔑 Notions clés & Définitions
Tore unidimensionnel : Le cercle unité T=S1={eiθ:θ∈R}, qui s’identifie au quotient R/2πZ.
Espace Lp : Pour 1≤p<∞, Lp(T) est l’espace des fonctions mesurables, 2π-périodiques presque partout, telles que ∫−ππ∣f(θ)∣p2πdθ<∞.
★ À maîtriser
📐 Formule — La norme de Lp(T) est ∥f∥Lp=(∫−ππ∣f(t)∣p2πdt)1/p.
Les espaces fonctionnels vérifient les inclusions topologiques C1(T)↪C0(T)↪L∞(T)↪Lq(T)↪Lp(T)↪L1(T) pour 1≤p<q≤∞.
Compléments
Pour toute fonction 2π-périodique intégrable et tout a∈R, l’intégrale sur un intervalle de longueur 2π est indépendante de sa position : ∫−ππf(θ)dθ=∫aa+2πf(θ)dθ.
📖 2. Coefficients et séries de Fourier
🔑 Notions clés & Définitions
Produit scalaire L² : Le produit scalaire de L2(T) est ⟨f,g⟩L2=∫−ππf(θ)g(θ)2πdθ.
Coefficient de Fourier : Pour f∈L1(T), le k-ième coefficient de Fourier est f(k)=∫−ππf(θ)e−ikθ2πdθ.
Somme partielle : D’ordre n de la série de Fourier est Sn(f)(θ)=∑k=−nnf(k)eikθ.
★ À maîtriser
Les fonctions exponentielles-modèles sont en(θ)=einθ pour n∈Z.
📐 Formule — Les exponentielles-modèles sont orthonormées dans L2(T) : ⟨en1,en2⟩L2=δn1,n2.
Compléments
📐 Formule — Tout coefficient de Fourier d’une fonction de L1(T) vérifie ∣f(k)∣≤∥f∥L1.
📖 3. Histoire de la convergence
📝 Points essentiels
📐 Formule — Pour toute fonction f∈L2(T), les sommes partielles convergent vers f en norme L² : limn→∞∫−ππf(θ)−∑k=−nnf(k)eikθ22πdθ=0.
📖 4. Riemann-Lebesgue et unicité
★ À maîtriser
📐 Formule — Le lemme de Riemann-Lebesgue affirme que pour toute fonction f∈L1(T), lim∣k∣→∞f(k)=0.
📌 Si une fonction continue f∈C0(T) a tous ses coefficients de Fourier nuls, alors f est identiquement nulle.
Deux fonctions continues sur le cercle sont égales si et seulement si tous leurs coefficients de Fourier coïncident.
📌 Si f∈C0(T) et si ∑k∈Z∣f(k)∣<∞, alors sa série de Fourier converge uniformément vers f.
Compléments
Pour une fonction réelle f∈L1(T,R), les intégrales de ses produits avec cos(kθ) et sin(kθ) tendent vers zéro lorsque ∣k∣→∞.
📐 Formule — Si f∈C2(T), alors f(k)=−k21∫−ππf′′(θ)e−ikθ2πdθ et donc ∣f(k)∣=O(∣k∣−2).
💡 Astuce mémo
Oscillations rapides → coefficients tendant vers zéro
📖 5. Base hilbertienne de L²
🔑 Notions clés & Définitions
Base hilbertienne : La famille (ek)k∈Z=(eikθ)k∈Z est une base hilbertienne de L2(T), car elle est orthonormée et totale.
★ À maîtriser
📐 Formule — Toute fonction f∈L2(T) se développe en série de Fourier convergente en norme L² : f=∑k∈Zf(k)eikθ au sens de L2.
📐 Formule — L’identité de Plancherel est ∑k∈Z∣f(k)∣2=∫−ππ∣f(t)∣22πdt.
Compléments
📐 Formule — L’inégalité de Bessel est ∑k∈J∣f(k)∣2≤∫−ππ∣f(t)∣22πdt pour tout J⊂Z.
L’application qui associe à f∈L2(T) la suite (f(k))k∈Z identifie L2(T) à ℓ2(C).
💡 Astuce mémo
Convergence L² ≠ convergence ponctuelle
📖 6. Convolution et noyaux
🔑 Notions clés & Définitions
Produit de convolution : Pour f,g∈L1(T), leur produit de convolution est (f∗g)(θ)=∫−ππf(t)g(θ−t)2πdt.
Noyau de Dirichlet : Dn(θ)=∑k=−nneikθ=sin(θ/2)sin((n+21)θ) hors de 2πZ, avec Dn(0)=2n+1.
Somme de Fejér : La moyenne de Cesàro des sommes partielles : σn(f)=n1∑k=0n−1Sk(f)=Fn∗f.
★ À maîtriser
📐 Formule — La somme partielle de Fourier s’écrit comme une convolution : Sn(f)=Dn∗f.
📐 Formule — Le noyau de Fejér est Fn(θ)=n1[sin(θ/2)sin(nθ/2)]2 hors de 2πZ, avec Fn(0)=n.
Compléments
📐 Formule — Le produit de convolution vérifie ∥f∗g∥L1≤∥f∥L1∥g∥L1.
📌 Le noyau de Fejér est positif, vérifie ∫−ππFn(θ)2πdθ=1, et la masse située hors de tout intervalle fixe [−δ,δ] tend vers zéro lorsque n→∞.
💡 Astuce mémo
Convolution → Dirichlet → Fejér
📖 7. Noyau et théorème de Fejér
★ À maîtriser
📐 Formule — La somme de Fejér est la moyenne de Cesàro des sommes partielles de Fourier et vérifie σn(f)=n1∑k=0n−1Sk(f)=Fn∗f=f∗Fn.
📐 Formule — Le noyau de Fejér est donné par Fn(θ)=n1[sin(θ/2)sin(nθ/2)]2 si θ∈/2πZ, et par Fn(θ)=n si θ∈2πZ.
Le noyau de Fejér est positif, son intégrale normalisée vaut ∫−ππFn(θ)2πdθ=1, et sa masse située hors de tout intervalle fixé [−δ,δ] tend vers zéro quand n→∞.
Pour toute fonction continue et 2π-périodique, les sommes de Fejér convergent uniformément vers la fonction : ∥σn(f)−f∥C0→0.
Compléments
Les exponentielles-modèles (eikθ)k∈Z sont totales dans (C0(T),∥⋅∥C0), car chaque somme de Fejér est un polynôme trigonométrique.
💡 Astuce mémo
Masse concentrée près de zéro ⇒ convergence uniforme
📖 8. Bons noyaux et approximation
🔑 Notions clés & Définitions
Bons noyaux : Une famille de noyaux (Kn) sur T est une famille de bons noyaux si sa masse normalisée vaut 1, si ses normes L1 sont uniformément bornées et si sa masse L1 hors de tout voisinage de zéro tend vers zéro.
Approximation de l’identité : Une famille de bons noyaux est appelée approximation de l'identité parce que la convolution f∗Kn redonne uniformément f à la limite.
📝 Points essentiels
📐 Formule — Les trois conditions d'une famille de bons noyaux sont ∫−ππKn2πdθ=1, ∫−ππ∣Kn∣2πdθ≤M et ∫δ≤∣θ∣≤π∣Kn∣2πdθ→0 pour tout 0<δ<π.
Pour une famille de bons noyaux et toute fonction continue f, les convolées f∗Kn convergent uniformément vers f sur T.
📖 9. Localisation et constantes de Lebesgue
★ À maîtriser
📌 Si deux fonctions intégrables f et g coïncident dans un voisinage ouvert de θ0, alors Sn(g)(θ0)−Sn(f)(θ0)→0, donc leurs séries de Fourier ont le même comportement en ce point.
📐 Formule — La norme L1 du noyau de Dirichlet vérifie ∥Dn∥L1=π24logn+O(1), et tend donc vers l'infini.
📌 Le noyau de Fejér est positif et possède une norme L1 constante égale à 1, tandis que le noyau de Dirichlet oscille entre valeurs positives et négatives et possède une norme L1 croissant comme π24logn.
Compléments
Le principe de localisation repose sur le fait que, hors de tout voisinage de zéro, les oscillations du noyau de Dirichlet sont contrôlées par le lemme de Riemann-Lebesgue.
📖 10. Théorèmes de Dirichlet
🔑 Notions clés & Définitions
Fonction C1 par morceaux : Une fonction est C1 par morceaux sur le cercle si elle est C1 sur un nombre fini d'intervalles, admet des limites latérales et des dérivées latérales en chacun des points de rupture.
★ À maîtriser
📌 Si f est C1 par morceaux, sa série de Fourier converge en tout point θ vers 2f−(θ)+f+(θ), valeur égale à f(θ) lorsque f est continue.
📌 Le théorème généralisé de Dirichlet s'applique lorsque les limites latérales existent et que les quotients tf(θ0−t)−f−(θ0) et tf(θ0+t)−f+(θ0) sont intégrables près de zéro.
Compléments
Le lemme général de Riemann-Lebesgue affirme que l'intégrale d'une fonction L1 sur un intervalle compact contre eiωt, sin(ωt) ou cos(ωt) tend vers zéro lorsque ∣ω∣→∞.
Variation bornée : Une fonction est à variation bornée sur [a,b] si le supremum des sommes ∑i∣f(σi)−f(σi−1)∣ sur toutes les subdivisions de [a,b] est fini.
Fonction höldérienne : Une fonction est höldérienne d'exposant 0<α≤1 en θ₀ s'il existe C tel que ∣f(θ′)−f(θ0)∣≤C∣θ′−θ0∣α.
📝 Points essentiels
📌 Le test de Dini affirme que si, au point θ0, l'intégrale ∫0πtf(θ0−t)+f(θ0+t)−2f(θ0)2πdt est finie, alors la série de Fourier converge vers f(θ₀).
La série de Fourier de toute fonction globalement höldérienne appartenant à Cα(T), avec 0<α≤1, converge vers la fonction en tout point du cercle.
Le test de Jordan affirme qu'une fonction L1 à variation bornée dans un voisinage de θ₀ possède une série de Fourier qui converge en θ₀ vers la demi-somme de ses limites latérales.
📖 12. Séries trigonométriques et Abel
★ À maîtriser
Toute série de Fourier d'une fonction L1 a des coefficients qui tendent vers zéro par le lemme de Riemann-Lebesgue, mais cette condition n'est pas suffisante pour qu'une série trigonométrique soit une série de Fourier.
📌 Le critère d'Abel assure la convergence de ∑akbk lorsque ak est positive, décroissante et tend vers zéro, tandis que les sommes partielles de bk sont bornées.
Compléments
La série trigonométrique ∑n=2∞lognsin(nθ) converge en tout point de T, car ses sommes partielles de sinus sont bornées et 1/logn décroît vers zéro.
📐 Formule — Les sommes partielles de sinus vérifient, pour θ≡0(mod2π), ∑n=pqsin(nθ)≤∣sin(θ/2)∣1.
On a ∑k=2nklogk1∼loglogn, quantité qui tend vers l'infini.
Le critère d’Abel assure la convergence d’une série lorsque les sommes partielles des premiers facteurs sont uniformément bornées et que les seconds facteurs sont décroissants vers zéro.
La série ∑n=2∞nlogn1 diverge et ses sommes partielles vérifient ∑k=2nklogk1∼loglogn.
📌 Toute fonction continue dont la série de Fourier converge normalement, c’est-à-dire lorsque ∑k∈Z∣f(k)∣<∞, est égale en tout point à sa série de Fourier.
📌 Si une fonction continue 2π-périodique vérifie ∣f(θ′′)−f(θ′)∣≤K∣θ′′−θ′∣α avec 1/2<α≤1, alors sa série de Fourier converge normalement vers f.
Compléments
Pour tout θ qui n’est pas congru à 0 modulo π, les sommes partielles de la suite ∑n=pqsin(nθ) sont uniformément bornées, tandis que 1/logn décroît vers zéro ; la série ∑n=2∞lognsin(nθ) converge donc par le critère d’Abel.
📐 Formule — Dans la preuve de Bernstein, pour gh(θ)=f(θ+h)−f(θ−h), on obtient gh(k)=2isin(kh)f(k).
💡 Astuce mémo
Décroissance des coefficients + sommes partielles bornées ⇒ convergence
📖 14. Contre-exemple de du Bois-Reymond
★ À maîtriser
Il existe une fonction continue gBR∈C0(T) et une suite d’entiers Kj telles que S2Kj(gBR)(0)→−∞.
Les sommes négatives ∑k=−K−1eikθ/k ne sont pas uniformément bornées, car leur valeur en θ=0 vaut −∑k=1K1/k=−logK−γEuler+o(1).
La fonction gBR(θ)=∑j=1∞j−2PKj(θ) est continue, car la série converge normalement grâce à ∑j=1∞j−2=π2/6 et à la majoration uniforme des PKj.
Compléments
Pour isoler la partie négative, on translate les fréquences du polynôme fK(θ)=∑1≤∣k∣≤Keikθ/k en posant PK(θ)=ei2KθfK(θ).
📌 Si les entiers vérifient Kj+1>3Kj, les blocs de fréquences des polynômes PKj ne se mélangent pas.
Avec Kj=32j, le terme négatif sélectionné en θ=0 est de l’ordre de −j−2log(Kj) et tend vers −∞.
📖 15. Sommation d’Abel et noyau de Poisson
🔑 Notions clés & Définitions
Sommabilité d’Abel : Une série ∑k≥1ck est sommable au sens d’Abel si, pour tout 0≤r<1, la série A(r)=∑k=1∞ckrk converge et si A(r) admet une limite finie lorsque r→1−.
Noyau de Poisson : De paramètre 0≤r<1 est la fonction Pr(θ)=∑k∈Zr∣k∣eikθ=1−2rcosθ+r21−r2.
📝 Points essentiels
Pour toute série, la convergence classique implique la sommabilité de Cesàro, qui implique elle-même la sommabilité d’Abel ; aucune de ces implications n’est réversible en général.
📐 Formule — Pour toute fonction f∈L1(T), sa somme d’Abel s’écrit comme une convolution : Ar(f)(θ)=∑k∈Zr∣k∣f(k)eikθ=f∗Pr(θ).
📌 Les noyaux de Poisson sont positifs, 2π-périodiques, d’intégrale totale égale à 1, et tendent uniformément vers zéro en dehors de tout voisinage de zéro lorsque r→1−.
📌 Pour toute fonction continue 2π-périodique f, on a ∥f−f∗Pr∥C0(T)→0 lorsque r→1− ; de même, pour 1≤p<∞ et f∈Lp(T), ∥f−f∗Pr∥Lp(T)→0.
💡 Astuce mémo
Abel → Poisson → convolution → convergence
📖 16. Fonction en dents de scie
🔑 Notions clés & Définitions
Fonction en dents de scie : 2π-périodique est définie par fDS(θ)=i(π−θ) pour 0≤θ≤π et fDS(θ)=i(−π−θ) pour −π≤θ≤0.
★ À maîtriser
La fonction en dents de scie est impaire, son coefficient de Fourier d’indice zéro est nul et, pour tout k∈Z∗, son coefficient vaut fDS(k)=1/k.
📐 Formule — Les sommes partielles de Fourier de la fonction en dents de scie sont SK(fDS)(θ)=∑1≤∣k∣≤Keikθ/k.
📌 Si sup0≤r<1∣∑k=1∞ckrk∣≤A et supk≥1k∣ck∣≤M, alors supK≥1∣∑k=1Kck∣≤A+2M.
Compléments
La sommation d’Abel donne, pour tout 0≤r<1, ∣∑k∈Z∗r∣k∣eikθ/k∣=∣(fDS∗Pr)(θ)∣≤π.
📖 17. Équidistribution des suites irrationnelles
🔑 Notions clés & Définitions
Partie fractionnaire : D’un réel x est ⟨x⟩=x−[x], où [x] est sa partie entière, et elle appartient à [0,1[.
Équidistribution : Une suite (ξk) dans [0,1[ est équidistribuée si, pour tous 0≤a<b<1, limn→∞nCard{1≤k≤n:ξk∈[a,b]}=b−a.
📝 Points essentiels
📌 Si γ∈Q, la suite ⟨kγ⟩ ne prend qu’un nombre fini de valeurs et est périodique, tandis que si γ∈/Q, toutes ses valeurs sont distinctes.
Pour tout irrationnel γ, la suite des parties fractionnaires ⟨γ⟩,⟨2γ⟩,⟨3γ⟩,… est équidistribuée et donc dense dans [0,1[.
📐 Formule — Pour toute fonction continue 1-périodique f et tout irrationnel γ, on a n1∑k=1nf(kγ)⟶∫01f(x)dx.
📌 Le critère de Weyl affirme qu’une suite (ξk) de [0,1[ est équidistribuée si et seulement si, pour tout ℓ∈Z∗, n1∑k=1ne2iπℓξk→0.
Fonction de Weierstrass lacunaire : Pour 0<α<1, la série fα(θ)=∑n=0∞2−nαei2nθ converge normalement et définit une fonction continue.
Équidistribution : Une suite de nombres réels de [0,1[ est équidistribuée lorsque ses valeurs se répartissent asymptotiquement uniformément dans cet intervalle.
Fonction de Lebesgue : Pour 0<α<1, la fonction fα(θ)=∑n=0∞2−nαei2nθ est continue par convergence normale, mais elle n’admet de dérivée en aucun point.
Fonction de Lebesgue : La fonction L(x)=∑n=1∞2−nsin(2n2x) est continue et 2π-périodique par convergence normale, mais elle n’est dérivable en aucun point.
★ À maîtriser
Pour une rotation irrationnelle ρ(θ)=θ+2πγ avec γ∈R∖Q, la moyenne temporelle limn→∞n1∑k=1nf(ρk(θ)) existe pour tout θ et égale la moyenne spatiale 2π1∫−ππf(θ)dθ.
Les moyennes de Fejér sont définies par σn(f)=n1∑ℓ=0n−1Sℓ(f), tandis que les moyennes retardées sont Δn(f)=2σ2n(f)−σn(f).
📌 Si une fonction continue g est dérivable en θ0, alors les dérivées de ses sommes de Fejér et de ses moyennes retardées vérifient σn(g)′(θ0)=O(logn) et Δn(g)′(θ0)=O(logn).
Pour la série lacunaire fα, on a Δ2n(f)=S2n(f) et Δ2n(f)−Δ2n−1(f)=2−nαei2nθ.
📐 Formule — La dérivée de cette différence a pour module 2n(1−α), qui ne peut pas être majoré par une constante fois log(2n) lorsque 0<α<1.
Compléments
Les seules fréquences présentes dans la série de fα sont les puissances de deux k=2n, ce qui rend sa série de Fourier lacunaire.
Pour un rationnel irréductible p/q avec q>0, la suite des parties fractionnaires ⟨kp/q⟩ se répartit sur les q points 0,1/q,2/q,…,(q−1)/q, chaque point ayant une fréquence limite égale à 1/q.
La suite des parties fractionnaires de ((1+5)/2)k n’est pas équidistribuée dans [0,1[, comme le suggère la relation de Fibonacci vérifiée par uk=((1+5)/2)k+((1−5)/2)k.
La série définissant fα est lacunaire, car elle ne contient que les fréquences 2n, qui sont les puissances de deux.
📐 Formule — Pour tout point x, il existe une suite hm→0 telle que limm→∞hmL(x+hm)−L(x)=∞.
📐 Formule — Le noyau de Fejér vérifie Fn(t)=∑∣k∣≤n(1−n∣k∣)eikt=n1(sin(t/2)sin(nt/2))2.
📊 Tableaux de synthèse
Types de convergence des séries de Fourier
Cadre
Résultat
Limite
L¹(T)
Des contre-exemples de divergence existent
La convergence n’est pas générale
Lᵖ(T), p>1
Convergence presque partout d’après Hunt
Résultat difficile
L²(T)
Convergence en norme L²
Pas nécessairement ponctuelle
L²(T)
Convergence presque partout d’après Carleson
Théorème très difficile
Comparaison des noyaux
Propriété
Noyau de Fejér
Noyau de Dirichlet
Signe
Positif
Positif et négatif
Norme L1
1
π24logn+O(1)
Convergence associée
Uniforme pour les fonctions continues
Problématique en général
Teste tes connaissances
Teste tes connaissances sur Séries de Fourier sur le cercle avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle description du tore unidimensionnel est correcte ?
2. Qu'est-ce qu'un espace de fonctions périodiques dans le contexte mathématique ?