QCM : Sociologie et méthodes d’enquête (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel champ d’étude caractérise la sociologie ?

Les événements historiques majeurs et leurs conséquences économiques
Les caractéristiques biologiques des individus et leurs effets sur la santé
Les institutions politiques et leurs règles, sans examiner les expériences individuelles
Les phénomènes sociaux généraux et les situations individuelles, comme l’échec scolaire ou la dépression

Les phénomènes sociaux généraux et les situations individuelles, comme l’échec scolaire ou la dépression

Explication

La sociologie étudie à la fois des phénomènes sociaux généraux et des situations individuelles, telles que l’échec scolaire ou la dépression. L’étude des seules institutions politiques ne rend pas compte de cette diversité d’objets.

2. Une sociologue cherche à expliquer des comportements récurrents dans un groupe. Quelle démarche correspond à la sociologie ?

Les traiter comme des choix individuels sans examiner leur contexte social
Les expliquer par le destin commun aux membres du groupe
Les attribuer au hasard lorsque les personnes agissent différemment
Les relier à des logiques sociales et remettre en question les idées préconçues

Les relier à des logiques sociales et remettre en question les idées préconçues

Explication

La sociologie remet en question les prénotions et recherche des logiques sociales pour rendre compte des comportements. L’hypothèse du hasard ne permet pas de comprendre les régularités sociales étudiées.

3. Qu’est-ce qui permet à la sociologie de produire un savoir scientifique plutôt qu’une opinion ?

Des intuitions personnelles confirmées par quelques exemples observés
Des témoignages marquants diffusés dans les médias et repris par le public
Des données d’enquête et l’accumulation de recherches qui affinent les constats empiriques
Des discours politiques cohérents avec les attentes d’un groupe social

Des données d’enquête et l’accumulation de recherches qui affinent les constats empiriques

Explication

Le savoir sociologique s’appuie sur des données recueillies par enquête et sur l’accumulation de recherches qui stabilisent et affinent les constats. Des témoignages médiatisés ne remplacent pas cette démarche empirique.

4. Une enquêtrice passe du temps dans un milieu étudié et consigne les pratiques auxquelles elle assiste. Quelle méthode met-elle en œuvre ?

L’entretien, qui recueille les représentations exprimées par les personnes
Le questionnaire, qui mesure des réponses dans un échantillon
L’observation, qui porte sur ce que les personnes font réellement
La recherche archivistique, qui analyse des documents conservés

L’observation, qui porte sur ce que les personnes font réellement

Explication

L’observation repose sur l’immersion dans le milieu étudié et la consignation des pratiques constatées. L’entretien recueille plutôt des déclarations, qui ne sont pas nécessairement identiques aux comportements observés.

5. Pour comprendre les étapes du parcours d’une personne et les raisons de ses choix, quelle méthode est particulièrement adaptée ?

L’entretien, qui aide à explorer une trajectoire, des représentations et des logiques d’action
Le questionnaire, qui produit des mesures auprès d’un échantillon représentatif
La recherche documentaire, qui analyse des traces écrites ou numériques
L’observation, qui consigne les pratiques visibles dans un milieu social

L’entretien, qui aide à explorer une trajectoire, des représentations et des logiques d’action

Explication

L’entretien, qu’il soit directif, semi-directif ou sous forme de récit de vie, aide à comprendre les trajectoires et les logiques d’action. L’observation renseigne sur les pratiques constatées, mais ne recueille pas de la même manière le récit du parcours.

6. Une équipe veut étudier quantitativement une population en utilisant des données déjà recueillies par des organismes publics. Quelle démarche convient ?

Exploiter des bases de données ou des enquêtes de seconde main, par exemple celles de l’INSEE ou de l’INED
S’immerger dans le milieu et consigner les comportements observés au quotidien
Analyser des dossiers scolaires et des articles de presse comme archives
Mener des entretiens directifs avec quelques personnes choisies pour leur expérience

Exploiter des bases de données ou des enquêtes de seconde main, par exemple celles de l’INSEE ou de l’INED

Explication

Les statistiques peuvent provenir de bases de données et d’enquêtes de seconde main, notamment celles de l’INSEE, de l’INED ou des ministères. Des entretiens avec quelques personnes permettent d’étudier leurs expériences, mais ne constituent pas cette exploitation statistique.

7. Une enquête combine observation et entretiens, dont les résultats ne concordent pas entièrement. Quel est l’intérêt de ce croisement ?

Remplacer les résultats contradictoires par la méthode jugée la plus convaincante
Recouper les données, compenser des angles morts et nuancer ou infirmer les hypothèses
Confirmer l’hypothèse initiale en écartant les données qui la contredisent
Éviter de recueillir des données complémentaires auprès des personnes étudiées

Recouper les données, compenser des angles morts et nuancer ou infirmer les hypothèses

Explication

Le croisement des méthodes permet de confronter les données, de compenser les angles morts et de nuancer ou d’infirmer les hypothèses. Écarter les résultats discordants empêcherait justement cette mise à l’épreuve de l’analyse.

8. Une chercheuse hésite entre plusieurs méthodes d’enquête pour étudier un phénomène. Sur quoi doit-elle fonder son choix ?

Sur l’objet de recherche et les possibilités d’accès au terrain
Sur la préférence personnelle pour une méthode familière
Sur le nombre de méthodes déjà utilisées dans des études antérieures
Sur la facilité de présenter les résultats à un public non spécialiste

Sur l’objet de recherche et les possibilités d’accès au terrain

Explication

Le choix des méthodes dépend de l’objet de recherche et de l’accès au terrain : il n’est donc pas aléatoire. La familiarité avec une méthode, à elle seule, ne suffit pas à justifier son adéquation à l’enquête.

9. Quel contraste scolaire est associé aux milieux sociaux dans les travaux de Bernard Lahire ?

Les résultats scolaires sont comparables entre les enfants de milieux populaires et ceux de milieux favorisés.
Les enfants de milieux populaires réussissent mieux que ceux de milieux favorisés, notamment ceux d’enseignants.
Les enfants de milieux favorisés réussissent mieux surtout lorsqu’ils fréquentent une école professionnelle.
Les enfants de milieux favorisés, notamment ceux d’enseignants, réussissent mieux que ceux de milieux populaires.

Les enfants de milieux favorisés, notamment ceux d’enseignants, réussissent mieux que ceux de milieux populaires.

Explication

Les enfants de milieux favorisés, comme ceux d’enseignants, réussissent davantage à l’école que les enfants de milieux populaires. Cette différence ne signifie pas que les résultats sont comparables entre les milieux.

10. Que désigne le « rapport scriptural au monde » dans l’analyse de Bernard Lahire ?

La quantité de livres possédés par la famille, indépendamment de leur usage.
La fréquence des évaluations écrites réalisées par l’établissement scolaire.
La place de l’écriture et sa pratique quotidienne au sein du foyer.
La maîtrise des règles grammaticales enseignées pendant la scolarité.

La place de l’écriture et sa pratique quotidienne au sein du foyer.

Explication

Le rapport scriptural au monde renvoie à la présence de l’écriture dans le foyer et à son usage quotidien. Il ne se réduit pas à la maîtrise de la grammaire scolaire.

11. Pourquoi une familiarité avec l’écrit avant l’entrée à l’école peut-elle favoriser la réussite scolaire ?

Elle aide les enfants à développer des dispositions conformes aux attentes scolaires.
Elle permet aux enfants d’éviter les évaluations et le classement fondés sur l’écrit.
Elle conduit les enseignants à remplacer les exercices écrits par des activités orales.
Elle garantit aux enfants une réussite scolaire indépendante de leur milieu social.

Elle aide les enfants à développer des dispositions conformes aux attentes scolaires.

Explication

Une familiarité précoce avec l’écrit favorise des dispositions adaptées aux attentes de l’école, qui évalue et classe notamment à partir de l’écrit. Elle ne dispense donc pas les élèves des évaluations écrites.

12. Dans un contexte de chômage et de précarité salariale, à quoi sert le travail de subsistance pour les classes populaires ?

À répondre aux besoins principaux et à fournir une protection indispensable.
À assurer principalement une progression professionnelle dans le salariat.
À produire des revenus supplémentaires destinés à la consommation de loisir.
À remplacer les services publics par des activités bénévoles organisées.

À répondre aux besoins principaux et à fournir une protection indispensable.

Explication

Le travail de subsistance contribue à satisfaire les besoins essentiels et à procurer une protection dans un contexte de chômage et de précarité salariale. Il ne se définit pas principalement comme un moyen de progression professionnelle.

13. Quelles activités composent notamment le travail de subsistance, massivement porté par les femmes ?

Le travail alimentaire, la négociation salariale et la gestion des entreprises.
La gestion administrative, le care aux proches et le travail alimentaire.
La gestion administrative, la formation professionnelle et le travail culturel.
Le care aux proches, l’encadrement scolaire et la production industrielle.

La gestion administrative, le care aux proches et le travail alimentaire.

Explication

Le travail de subsistance inclut notamment la gestion administrative, le care auprès des enfants et des proches, ainsi que le travail alimentaire. La production industrielle n’est pas l’un des exemples indiqués pour caractériser cet ensemble.

14. Comment le travail de subsistance remet-il en cause la séparation entre travail productif et travail reproductif ?

Le travail salarié à l’extérieur rend le travail reproductif domestique sans rapport avec la production.
Le travail domestique relève du travail productif dès qu’il procure directement un salaire.
Le travail reproductif effectué à la maison peut rendre possible le travail salarié ou productif.
Le travail reproductif et le travail productif sont deux activités sans lien dans l’organisation sociale.

Le travail reproductif effectué à la maison peut rendre possible le travail salarié ou productif.

Explication

Le travail reproductif réalisé à la maison peut permettre l’exercice d’un travail salarié ou productif, ce qui brouille leur séparation classique. Les considérer comme des activités sans lien méconnaît cette relation.

15. Quelles pratiques caractérisent la démarche ethnographique décrite par Florence Weber ?

Une enquête ponctuelle fondée principalement sur des questionnaires standardisés.
Une immersion prolongée et répétée associée à l’observation participante.
Une observation à distance complétée par l’analyse de statistiques administratives.
Une série d’entretiens menés sans présence régulière dans le milieu étudié.

Une immersion prolongée et répétée associée à l’observation participante.

Explication

La démarche ethnographique s’appuie sur une immersion prolongée et répétée ainsi que sur l’observation participante dans le milieu étudié. Une enquête ponctuelle par questionnaires ne correspond pas à cette définition.

16. Quelles activités peuvent relever du travail à-côté étudié par Florence Weber ?

Le bricolage, le jardinage et les pratiques d’entraide.
Les cours scolaires, les examens et les activités de formation certifiante.
Le travail en usine, la gestion d’entreprise et la négociation salariale.
Les loisirs culturels, les voyages touristiques et les pratiques sportives.

Le bricolage, le jardinage et les pratiques d’entraide.

Explication

Le travail à-côté comprend notamment des activités telles que le bricolage, le jardinage et l’entraide. Le travail en usine ne constitue pas l’exemple caractéristique de ces activités à-côté.

17. Comment Florence Weber propose-t-elle de penser les différentes formes de travail à-côté ?

Comme des catégories fixes qui distinguent clairement chaque pratique.
Comme une hiérarchie où le jardinage précède nécessairement l’entraide.
Comme un continuum de pratiques plutôt que comme des catégories nettement séparées.
Comme une opposition entre activités domestiques et activités rémunérées.

Comme un continuum de pratiques plutôt que comme des catégories nettement séparées.

Explication

Florence Weber invite à considérer les formes de travail à-côté comme un continuum, plutôt que comme des pratiques nettement séparées. Les traiter en catégories fixes va à l’encontre de cette approche.

18. Pourquoi une observation sociologique doit-elle être guidée par une question de départ, une intention et un objectif ?

Parce que ces éléments garantissent que tous les enquêtés réagiront de la même façon.
Parce que le choix du terrain répond à une démarche et n’est pas laissé au hasard.
Parce qu’ils rendent inutile la préparation des outils de prise de notes.
Parce qu’ils permettent de remplacer les observations par des hypothèses théoriques.

Parce que le choix du terrain répond à une démarche et n’est pas laissé au hasard.

Explication

Une question de départ, une intention et un objectif orientent le choix du terrain, qui n’est pas effectué au hasard. La préparation d’une grille peut aider l’observation, mais elle ne remplace pas cette orientation initiale.

19. Quel est le rôle d’une grille d’observation préparée avant l’enquête ?

Elle indique les éléments à observer et aide à ne pas les oublier.
Elle remplace la consignation des faits relevés sur le terrain.
Elle établit à l’avance les conclusions que l’enquête devra confirmer.
Elle permet de mesurer les opinions des personnes sans les observer.

Elle indique les éléments à observer et aide à ne pas les oublier.

Explication

La grille recense les éléments à observer et sert de repère pour éviter les oublis sur le terrain. Elle ne fixe pas les conclusions, qui doivent découler de l’analyse des observations.

20. Un observateur veut consigner l’affluence dans un lieu sans substituer une impression à une description. Quelle note convient le mieux ?

« À 12 h 15, 18 personnes sont présentes dans la salle. »
« Les personnes présentes paraissent apprécier l’ambiance du lieu. »
« La salle semble très populaire auprès des habitants du quartier. »
« Il y a beaucoup de monde dans la salle à cette heure. »

« À 12 h 15, 18 personnes sont présentes dans la salle. »

Explication

Le décompte à une heure précise rapporte un fait observable et concret, sans jugement ni conclusion hâtive. Dire qu’il y a « beaucoup de monde » exprime une impression subjective plutôt qu’une mesure descriptive.

21. Une chercheuse est visible des personnes observées, mais elle ne prend pas part à leurs activités. Comment caractériser ces deux dimensions de son observation ?

À découvert et participante.
Incognito et non participante.
Incognito et participante.
À découvert et non participante.

À découvert et non participante.

Explication

« À découvert » décrit la visibilité de l’enquête, tandis que « non participante » indique que la chercheuse ne s’implique pas dans les activités observées. La participation concerne son implication, pas le fait d’être repérée.

22. Pendant une enquête, des personnes changent leur comportement parce qu’elles remarquent la présence du chercheur. Comment faut-il considérer cette réaction ?

Comme une information utile uniquement si le chercheur participe aux activités.
Comme une perturbation à écarter, puisqu’elle ne renseigne pas sur les enquêtés.
Comme un effet de la présence du chercheur qui constitue aussi une donnée sociologique.
Comme la preuve que le comportement observé était identique avant l’enquête.

Comme un effet de la présence du chercheur qui constitue aussi une donnée sociologique.

Explication

La présence du chercheur peut modifier les comportements, et cette réaction elle-même fournit une donnée sociologique à analyser. La considérer comme une simple perturbation à éliminer ferait perdre une information sur les effets de l’enquête.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Sociologie et méthodes d’enquête.

Quels phénomènes la sociologie étudie-t-elle ?

Les phénomènes sociaux généraux et les situations individuelles.

Quel ouvrage de Lahire, paru en 2016, présente la remise en question des prénotions par la sociologie ?

Pour la sociologie.

Comment la sociologie explique-t-elle les comportements plutôt que par le hasard ou le destin ?

Par des logiques sociales.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sociologie et méthodes d’enquête.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM