QCM : Structure et dynamique du globe — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement une plaque lithosphérique ?

Une zone profonde où les ondes sismiques sont absorbées
Une portion de lithosphère animée de mouvements relatifs
Une couche ductile située sous la lithosphère rigide
Une chaîne sous-marine formée par l’accumulation de sédiments

Une portion de lithosphère animée de mouvements relatifs

Explication

Une plaque lithosphérique est une portion de lithosphère rigide qui se déplace par rapport aux autres, notamment en divergence ou en convergence. L’asthénosphère correspond plutôt à une couche ductile sous-jacente et ne constitue pas une plaque lithosphérique.

2. Quelle situation correspond aux mouvements mesurés entre les plaques sud-américaine, africaine, pacifique et australienne ?

Les plaques sud-américaine et africaine s’éloignent, tandis que les plaques pacifique et australienne se rapprochent
Les quatre plaques s’éloignent les unes des autres selon des mouvements de divergence
Les plaques sud-américaine et africaine se rapprochent, tandis que les plaques pacifique et australienne s’éloignent
Les quatre plaques se rapprochent les unes des autres selon des mouvements de convergence

Les plaques sud-américaine et africaine s’éloignent, tandis que les plaques pacifique et australienne se rapprochent

Explication

Les mesures géodésiques montrent une divergence entre les plaques sud-américaine et africaine, ainsi qu’une convergence entre les plaques pacifique et australienne. La divergence correspond à un éloignement, alors que la convergence correspond à un rapprochement.

3. Quelle association entre roche et type de croûte est correcte ?

Le granite et le basalte caractérisent la croûte continentale, tandis que le gabbro caractérise la croûte océanique
Le basalte caractérise la croûte continentale, tandis que le granite et le gabbro caractérisent la croûte océanique
Le gabbro caractérise la croûte continentale, tandis que le granite et le basalte caractérisent la croûte océanique
Le granite caractérise la croûte continentale, tandis que le basalte et le gabbro caractérisent la croûte océanique

Le granite caractérise la croûte continentale, tandis que le basalte et le gabbro caractérisent la croûte océanique

Explication

La croûte continentale est représentée en profondeur par le granite, tandis que la croûte océanique comprend principalement du basalte et du gabbro. L’association du granite avec la croûte océanique inverse donc la distinction attendue.

4. Quelle distinction caractérise correctement les structures microlitique et grenue ?

La structure microlitique est entièrement cristallisée avec de gros minéraux, tandis que la structure grenue contient du verre
La structure microlitique contient du verre et des minéraux très petits, tandis que la structure grenue est entièrement cristallisée avec des minéraux visibles
La structure microlitique et la structure grenue sont toutes deux entièrement cristallisées, mais leurs minéraux diffèrent par leur couleur
La structure microlitique contient des minéraux visibles et peu de verre, tandis que la structure grenue reste partiellement vitreuse

La structure microlitique contient du verre et des minéraux très petits, tandis que la structure grenue est entièrement cristallisée avec des minéraux visibles

Explication

Une structure microlitique associe du verre à des minéraux invisibles à l’œil nu, alors qu’une structure grenue est entièrement cristallisée et présente des minéraux visibles. Dire que la structure microlitique est entièrement cristallisée constitue donc la confusion principale.

5. Quelle comparaison des densités moyennes des croûtes continentale et océanique est correcte ?

La croûte continentale a une densité d’environ 2,78 g/cm³, contre environ 2,4 g/cm³ pour la croûte océanique
Les deux croûtes ont une densité moyenne proche de 2,78 g/cm³
Les deux croûtes ont une densité moyenne proche de 2,4 g/cm³
La croûte continentale a une densité d’environ 2,4 g/cm³, contre environ 2,78 g/cm³ pour la croûte océanique

La croûte continentale a une densité d’environ 2,4 g/cm³, contre environ 2,78 g/cm³ pour la croûte océanique

Explication

La croûte continentale est moins dense, avec environ 2,4 g/cm³, tandis que la croûte océanique atteint environ 2,78 g/cm³. Les valeurs sont donc différentes et la densité moyenne la plus élevée appartient à la croûte océanique.

6. Quelle succession d’événements explique la production d’ondes sismiques lors d’un séisme ?

Les ondes atteignent une faille, les contraintes diminuent, puis les roches rigides se solidifient
Les contraintes dépassent le seuil de rupture, une faille se rompt, de l’énergie est libérée et des ondes sont émises
Les sédiments s’accumulent, la croûte se déforme lentement, puis une faille disparaît sans libérer d’énergie
Les roches fondent progressivement, une faille se refroidit, puis des ondes apparaissent dans le magma

Les contraintes dépassent le seuil de rupture, une faille se rompt, de l’énergie est libérée et des ondes sont émises

Explication

Un séisme survient lorsque les contraintes accumulées dans des roches rigides dépassent leur seuil de rupture, ce qui provoque la rupture d’une faille et une libération d’énergie sous forme d’ondes. La fusion des roches n’est pas le mécanisme décrit pour déclencher ce phénomène.

7. Comment évolue généralement la durée enregistrée sur un sismogramme lorsque la distance à la source du séisme augmente ?

Le sismogramme devient plus long, car les vibrations sont enregistrées pendant une durée accrue
Le sismogramme conserve la même durée, car la distance ne modifie pas l’enregistrement
Le sismogramme disparaît, car les sismographes fonctionnent près de la source uniquement
Le sismogramme devient plus court, car les vibrations s’atténuent avant d’atteindre la station

Le sismogramme devient plus long, car les vibrations sont enregistrées pendant une durée accrue

Explication

Les sismogrammes enregistrent les vibrations d’un séisme à l’aide de sismographes et deviennent plus longs lorsque la distance à la source augmente. L’atténuation éventuelle du signal ne change pas la relation indiquée entre distance et durée enregistrée.

8. Quelle caractéristique définit le modèle PREM de la structure interne de la Terre ?

Une représentation mécanique fondée sur la répartition des reliefs océaniques
Une carte géologique fondée sur l’observation directe des continents
Un modèle sphérique fondé sur l’évolution des vitesses sismiques
Un modèle thermique fondé sur la variation de la température de surface

Un modèle sphérique fondé sur l’évolution des vitesses sismiques

Explication

Le modèle PREM décrit la Terre comme une structure sphérique dont les propriétés sont déduites de l’évolution des vitesses des ondes sismiques jusqu’au centre. L’observation directe de la surface ne suffit pas à établir ce modèle interne.

9. Pourquoi l’absence d’ondes S dans une région traversée par les ondes sismiques peut-elle révéler un milieu liquide ?

Parce que les ondes S changent systématiquement de direction dans les roches
Parce que les ondes S sont produites uniquement à la surface
Parce que les ondes S ne se propagent pas dans les liquides
Parce que les ondes S ralentissent fortement dans les solides

Parce que les ondes S ne se propagent pas dans les liquides

Explication

Les ondes S nécessitent un milieu solide pour se propager et sont arrêtées par les liquides. Un changement brutal de leur vitesse ou de leur propagation peut donc signaler une modification de l’état physique du milieu.

10. Que révèle la zone d’ombre sismique située entre 11 500 et 14 500 km de l’épicentre ?

Une diminution progressive de la température dans la croûte terrestre
Une discontinuité profonde associée à un changement de milieu
Une limite superficielle entre deux plaques en déplacement latéral
Une absence de séismes dans la région située autour de l’épicentre

Une discontinuité profonde associée à un changement de milieu

Explication

Cette zone d’ombre indique qu’une discontinuité profonde modifie la propagation des ondes sismiques. Elle ne correspond pas à une simple absence de séismes ni à une limite superficielle entre plaques.

11. Quelle description correspond à la lithosphère ?

Une enveloppe chaude et ductile située sous les plaques
Une enveloppe froide et rigide d’environ 100 km d’épaisseur
Une couche liquide qui transmet les ondes S en profondeur
Une région souple formée par l’accumulation de sédiments océaniques

Une enveloppe froide et rigide d’environ 100 km d’épaisseur

Explication

La lithosphère est une enveloppe froide, rigide et approximativement épaisse de 100 km, susceptible de se casser en s’enfonçant. L’enveloppe plus chaude et ductile correspond à l’asthénosphère.

12. Quel phénomène correspond à la subduction ?

L’écartement de deux plaques au niveau d’une dorsale océanique
L’enfoncement d’une plaque lithosphérique dans l’asthénosphère
La remontée de matériaux chauds depuis le noyau vers la surface
Le coulissement horizontal de deux plaques le long d’une faille

L’enfoncement d’une plaque lithosphérique dans l’asthénosphère

Explication

La subduction désigne l’enfoncement d’une plaque lithosphérique dans l’asthénosphère. L’écartement des plaques correspond à la divergence, qui constitue un mécanisme tectonique différent.

13. Quelle différence mécanique distingue l’asthénosphère de la lithosphère ?

L’asthénosphère est plus superficielle, alors que la lithosphère est plus profonde
L’asthénosphère est plus froide, plus rigide et plus cassante
L’asthénosphère est plus chaude, moins rigide et plus ductile
L’asthénosphère est liquide, tandis que la lithosphère est entièrement solide

L’asthénosphère est plus chaude, moins rigide et plus ductile

Explication

L’asthénosphère est plus chaude et moins rigide que la lithosphère, ce qui lui permet de se déformer de manière ductile. Elle n’est pas définie comme une couche liquide, et sa position est généralement sous la lithosphère.

14. Que représente un géotherme ?

La variation de la pression atmosphérique entre la surface et le noyau
La quantité de chaleur dissipée par unité de surface et de temps
L’évolution de la température en fonction de la profondeur
La vitesse de propagation des ondes sismiques selon la profondeur

L’évolution de la température en fonction de la profondeur

Explication

Un géotherme est le tracé de la température en fonction de la profondeur terrestre. La quantité d’énergie dissipée par surface et par temps correspond plutôt au flux géothermique.

15. Dans quelle région le gradient géothermique est-il particulièrement élevé ?

Dans le manteau profond et au centre du noyau
Dans la lithosphère et près de la limite noyau-manteau
Dans les régions où la température interne reste constante
À l’intérieur des plaques, loin des limites tectoniques

Dans la lithosphère et près de la limite noyau-manteau

Explication

La température augmente avec la profondeur, mais son gradient est particulièrement élevé dans la lithosphère et à la limite entre le noyau et le manteau. Il est plus faible dans le manteau et le noyau.

16. Comment définit-on le flux géothermique ?

La quantité de matière chaude transférée entre le manteau et la croûte
La température moyenne mesurée à différentes profondeurs terrestres
La quantité d’énergie thermique dissipée par unité de surface et de temps
La vitesse d’augmentation de la température avec la profondeur

La quantité d’énergie thermique dissipée par unité de surface et de temps

Explication

Le flux géothermique mesure l’énergie thermique dissipée par la Terre rapportée à une surface et à une durée. La variation de température avec la profondeur décrit le géotherme, et non le flux.

17. Quel mécanisme transfère la chaleur de proche en proche sans déplacement global de matière ?

La convection thermique
La conduction thermique
La désintégration radioactive
Le refroidissement planétaire

La conduction thermique

Explication

La conduction transmet l’énergie entre des régions de température différente sans mouvement global de matière. La convection, au contraire, associe le transfert thermique à un déplacement de matière.

18. Quelle situation illustre un transfert thermique par convection ?

Un solide transmet l’énergie entre particules voisines
Une planète perd progressivement son énergie interne
Un fluide chaud se déplace et transporte de l’énergie
Un noyau atomique instable libère de l’énergie

Un fluide chaud se déplace et transporte de l’énergie

Explication

La convection implique le déplacement de matière au sein du milieu, comme celui d’un fluide chaud. La transmission entre particules voisines dans un solide relève plutôt de la conduction.

19. Quelle répartition décrit correctement le flux thermique global de la Terre en surface ?

Environ trois quarts sont radioactifs et un quart vient du refroidissement terrestre
Environ trois quarts viennent du refroidissement terrestre et un quart des océans
Environ un quart est radioactif et trois quarts viennent du refroidissement terrestre
La moitié est radioactive et l’autre moitié vient du refroidissement terrestre

Environ trois quarts sont radioactifs et un quart vient du refroidissement terrestre

Explication

Le flux thermique terrestre en surface est d’environ 4,2×1013 W4{,}2 \times 10^{13}\ \mathrm{W}, dont près de trois quarts proviennent de la radioactivité. Le refroidissement de la Terre fournit environ le quart restant.

20. Où est produite la plus grande partie de la chaleur radioactive terrestre ?

Dans la croûte, qui en produit environ deux tiers
Dans le noyau, qui en produit environ deux tiers
Dans la lithosphère océanique, qui en produit environ deux tiers
Dans le manteau, qui en produit environ deux tiers

Dans le manteau, qui en produit environ deux tiers

Explication

La chaleur radioactive provient notamment de l’uranium, du thorium et du potassium, et environ deux tiers sont produits dans le manteau. La croûte n’en fournit qu’environ un tiers.

21. Comment la tomographie sismique repère-t-elle les hétérogénéités du manteau ?

Elle mesure la température locale sans utiliser les temps de parcours sismiques
Elle compare les vitesses observées à celles prévues par un modèle moyen
Elle cartographie les roches à partir de leur composition chimique directe
Elle compare la profondeur des séismes à celle des frontières tectoniques

Elle compare les vitesses observées à celles prévues par un modèle moyen

Explication

La tomographie sismique utilise les écarts entre les vitesses mesurées et celles prévues par un modèle moyen comme PREM pour reconstruire des anomalies en trois dimensions. Elle ne se réduit donc pas à une mesure locale indépendante d’un modèle.

22. Quelle interprétation est généralement associée à une anomalie négative de vitesse sismique ?

Une zone forcément dépourvue de matière
Une zone où les séismes sont nécessairement plus nombreux
Une zone moins dense ou plus chaude
Une zone plus dense ou plus froide

Une zone moins dense ou plus chaude

Explication

Une anomalie négative de vitesse correspond généralement à des matériaux moins denses ou plus chauds, qui ralentissent les ondes. Une anomalie positive est plutôt associée à une zone plus dense ou plus froide.

23. Que se sont-ils observé en 1964 entre Tonga et Fidji ?

Jack Oliver, Bryan Isacks et Lynn Sykes ont mesuré une arrivée des ondes P deux secondes plus précoce à Tonga
Harry Hess, Alfred Wegener et Arthur Holmes ont mesuré une arrivée des ondes P deux secondes plus précoce à Tonga
Jack Oliver, Bryan Isacks et Lynn Sykes ont mesuré une arrivée des ondes P deux secondes plus tardive à Tonga
John Tuzo Wilson, Marie Tharp et Bruce Heezen ont mesuré une arrivée des ondes P deux secondes plus tardive à Tonga

Jack Oliver, Bryan Isacks et Lynn Sykes ont mesuré une arrivée des ondes P deux secondes plus précoce à Tonga

Explication

En 1964, Jack Oliver, Bryan Isacks et Lynn Sykes ont constaté que les ondes P arrivaient deux secondes plus tôt à Tonga qu’à Fidji. Cette observation est liée aux propriétés thermiques et mécaniques différentes des milieux traversés.

24. Pourquoi les ondes sismiques arrivent-elles plus tard à Fidji qu’à Tonga sous l’arc des Tonga ?

Elles se propagent vers Fidji dans un milieu dépourvu de matière solide
Elles parcourent vers Fidji une croûte plus dense et plus froide
Elles traversent vers Fidji une lithosphère plus froide et cassante
Elles traversent vers Fidji une asthénosphère plus chaude et ductile

Elles traversent vers Fidji une asthénosphère plus chaude et ductile

Explication

Vers Tonga, les ondes traversent une lithosphère froide et cassante, tandis que vers Fidji elles traversent une asthénosphère plus chaude et ductile, ce qui ralentit leur propagation. L’hypothèse d’une lithosphère froide vers Fidji inverse les milieux décrits.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'une plaque lithosphérique ?

Une portion de lithosphère avec des mouvements relatifs.

Que montrent les mesures géodésiques sur les plaques d’Amérique du Sud et d’Afrique ?

Elles s’éloignent l’une de l’autre.

Que montrent les mesures géodésiques sur les plaques pacifique et australienne ?

Elles se rapprochent l’une de l’autre.

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