QCM : Structure sociale et classes sociales (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la stratification sociale ?

Un classement des individus établi uniquement selon leurs préférences culturelles et leurs loisirs
Une répartition des activités professionnelles entre les différents secteurs économiques
Un système de différenciation fondé sur la distribution inégale des ressources et des positions sociales
Un ensemble de positions sociales définies par les relations de proximité entre individus

Un système de différenciation fondé sur la distribution inégale des ressources et des positions sociales

Explication

La stratification sociale renvoie aux différenciations produites par la distribution inégale des ressources et des positions. La répartition des activités entre secteurs concerne plutôt la structure socioprofessionnelle.

2. Comment caractériser l’espace social ?

Comme une répartition des habitants déterminée par leur lieu de résidence et la composition de leur ménage
Comme une échelle où les positions sont ordonnées selon le seul niveau de revenu de leurs occupants
Comme un ensemble de positions distinctes, définies les unes par rapport aux autres par des distances et des inégalités
Comme un classement administratif des professions qui attribue à chaque individu une catégorie unique

Comme un ensemble de positions distinctes, définies les unes par rapport aux autres par des distances et des inégalités

Explication

L’espace social rassemble des positions différentes et séparées, que caractérisent leurs distances et leurs situations inégales. Un classement fondé sur le seul revenu ne rend pas compte de cette définition relationnelle.

3. Quelle démarche permet de caractériser la stratification sociale d’une société ?

Retenir le revenu et le diplôme, sans prendre en compte les professions ni les appartenances déclarées
S’appuyer sur le sexe, l’origine et le lieu de résidence, sans considérer les ressources économiques
Combiner des critères économiques, démographiques et l’identification subjective à un groupe social
Classer les individus selon leur profession, en écartant les caractéristiques démographiques et leurs perceptions

Combiner des critères économiques, démographiques et l’identification subjective à un groupe social

Explication

La stratification s’appuie sur des critères socio-économiques et démographiques, ainsi que sur l’identification subjective à un groupe. Se limiter aux seuls critères économiques laisse de côté deux autres dimensions importantes.

4. Que décrit la structure socioprofessionnelle ?

Le classement des individus selon leurs diplômes et leurs qualifications scolaires
La répartition des activités professionnelles et des actifs au sein de la société
La composition des ménages selon l’âge, le sexe et le lieu de résidence de leurs membres
La distribution des ressources et des positions inégales entre les groupes sociaux

La répartition des activités professionnelles et des actifs au sein de la société

Explication

La structure socioprofessionnelle décrit comment les activités professionnelles et les actifs se répartissent dans la société. La distribution inégale des ressources et des positions renvoie plutôt à la stratification sociale.

5. Quelle évolution caractérise la structure socioprofessionnelle française depuis la seconde moitié du XXe siècle ?

La baisse des emplois salariés et la diminution de la part du secteur tertiaire
La progression des emplois salariés et l’augmentation de la part du secteur tertiaire
Le recul du secteur secondaire accompagné d’une baisse générale de l’activité professionnelle
La progression des emplois indépendants et l’augmentation de la part du secteur primaire

La progression des emplois salariés et l’augmentation de la part du secteur tertiaire

Explication

La structure socioprofessionnelle française évolue vers davantage d’emplois salariés et une part accrue du tertiaire. La hausse des emplois indépendants ne correspond pas à la tendance indiquée.

6. Entre 1994 et 2019, comment a évolué la part des actifs titulaires d’un diplôme de niveau bac +3 ou plus ?

Elle est passée de 9 % à 19 %
Elle est passée de 25 % à 9 %
Elle est passée de 9 % à 25 %
Elle est passée de 15 % à 25 %

Elle est passée de 9 % à 25 %

Explication

La part des actifs titulaires d’un diplôme bac +3 ou plus a augmenté de 9 % en 1994 à 25 % en 2019. L’évolution inverse confond le sens de la hausse observée.

7. Entre 1994 et 2019, quelle évolution des catégories d’emploi accompagne la montée en qualification ?

La part des cadres, ingénieurs et professions intermédiaires augmente, tandis que celle des employés et des ouvriers recule
La part des employés et des ouvriers augmente, tandis que celle des cadres et des professions intermédiaires recule
La part des professions intermédiaires et des employés augmente, tandis que celle des cadres et des ouvriers recule
La part des cadres et des ingénieurs augmente, tandis que celle des professions intermédiaires et des ouvriers recule

La part des cadres, ingénieurs et professions intermédiaires augmente, tandis que celle des employés et des ouvriers recule

Explication

La montée en qualification s’accompagne d’une hausse des cadres, ingénieurs et professions intermédiaires, et d’un recul des employés et ouvriers. Le distracteur qui fait progresser les employés et ouvriers inverse l’évolution indiquée.

8. Selon Marx, quel critère détermine l’appartenance de classe ?

Le revenu perçu et le statut résidentiel au sein de l’espace social
La place occupée dans le système productif et les rapports de production
L’origine sociale et l’identification subjective à un groupe de référence
Le niveau de diplôme obtenu et la profession exercée dans le secteur tertiaire

La place occupée dans le système productif et les rapports de production

Explication

Pour Marx, l’appartenance de classe dépend d’un critère économique : la place dans le système productif et les rapports de production. Le diplôme et le secteur professionnel ne constituent pas le critère déterminant énoncé ici.

9. Dans le capitalisme décrit par Marx, quelle distinction oppose capitalistes et prolétaires ?

Les capitalistes possèdent leur force de travail, tandis que les prolétaires vendent les moyens de production
Les deux classes possèdent les moyens de production, mais les prolétaires reçoivent un salaire inférieur
Les prolétaires possèdent les moyens de production, tandis que les capitalistes vendent leur force de travail contre un salaire
Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires vendent leur force de travail contre un salaire

Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires vendent leur force de travail contre un salaire

Explication

Les capitalistes détiennent les moyens de production, alors que les prolétaires ne possèdent que leur force de travail et la vendent contre un salaire. Le distracteur qui attribue les moyens de production aux prolétaires inverse précisément cette distinction.

10. Pourquoi les rapports entre classes sont-ils conflictuels selon Marx ?

Parce que les différences de classe viennent surtout de l’identification subjective des individus
Parce que les intérêts des classes sont antagonistes et que les bourgeois dominent les prolétaires
Parce que les classes poursuivent des intérêts complémentaires et partagent le pouvoir économique
Parce que les prolétaires dominent les bourgeois en contrôlant les moyens de production

Parce que les intérêts des classes sont antagonistes et que les bourgeois dominent les prolétaires

Explication

Les rapports de classe sont conflictuels parce que leurs intérêts s’opposent et que les bourgeois dominent les prolétaires. L’idée d’intérêts complémentaires contredit cette opposition fondamentale.

11. Comment l’exploitation des prolétaires permet-elle aux capitalistes d’obtenir une plus-value selon Marx ?

En attribuant aux travailleurs la propriété des moyens de production et des profits
En versant un salaire inférieur à la valeur produite par les travailleurs
En versant un salaire égal à la valeur produite et en réduisant les coûts de production
En payant les travailleurs au-dessus de la valeur produite pour accroître leur consommation

En versant un salaire inférieur à la valeur produite par les travailleurs

Explication

Marx définit l’exploitation par l’écart entre la valeur produite par les prolétaires et le salaire qu’ils reçoivent, écart qui permet d’extorquer une plus-value. Un salaire égal à la valeur produite ne décrit pas ce mécanisme.

12. Dans la stratification de Weber, à quel ordre correspond le statut social, par opposition à la classe et au parti ?

À l’ordre économique, tandis que la classe relève de l’ordre politique et le parti de l’ordre social
À l’ordre politique, tandis que la classe relève de l’ordre social et le parti de l’ordre économique
À l’ordre social, tandis que la classe et le parti relèvent tous deux de l’ordre politique
À l’ordre social, tandis que la classe relève de l’ordre économique et le parti de l’ordre politique

À l’ordre social, tandis que la classe relève de l’ordre économique et le parti de l’ordre politique

Explication

Weber distingue la classe économique, le statut social et le parti politique. Confondre le statut avec l’ordre politique revient à attribuer au statut la dimension propre au parti.

13. Quelle distinction caractérise l’analyse de Weber par rapport à une analyse marxiste centrée sur les classes et les rapports de production ?

Elle considère les classes sociales comme les seuls groupes pertinents dans les ordres économique, social et politique.
Elle distingue plusieurs hiérarchies sociales et ne ramène pas la stratification aux seules classes sociales.
Elle explique la stratification principalement par les rapports de production et les conflits entre classes.
Elle définit les hiérarchies sociales à partir de la seule possession des moyens de production.

Elle distingue plusieurs hiérarchies sociales et ne ramène pas la stratification aux seules classes sociales.

Explication

L’approche de Weber distingue plusieurs dimensions de la hiérarchie sociale au lieu de réduire la stratification aux classes. L’explication centrée sur les rapports de production correspond plutôt à l’approche marxiste.

14. Un ensemble de personnes partage des conditions de vie et des caractéristiques objectives, sans nécessairement éprouver un sentiment commun d’appartenance : comment Marx peut-il le qualifier ?

Une classe en soi, définie par des conditions communes sans conscience collective nécessairement partagée
Un groupe de statut, défini par le prestige et la reconnaissance sociale de ses membres
Une classe pour soi, définie par la conscience commune d’intérêts à défendre
Un parti politique, défini par l’organisation de ses membres autour d’un pouvoir commun

Une classe en soi, définie par des conditions communes sans conscience collective nécessairement partagée

Explication

Une classe en soi réunit des individus aux conditions objectives communes sans impliquer nécessairement une conscience d’appartenance. Une classe pour soi suppose au contraire une conscience commune et des intérêts à défendre.

15. Qu’est-ce qui caractérise une classe pour soi dans l’analyse de Marx ?

Ses membres occupent des emplois semblables, même s’ils n’identifient pas d’intérêts communs.
Ses membres sont réunis par un prestige social lié à l’instruction ou à leur profession.
Ses membres ont conscience d’appartenir au groupe et d’avoir des intérêts communs à défendre.
Ses membres partagent des conditions objectives, sans conscience commune de leur appartenance.

Ses membres ont conscience d’appartenir au groupe et d’avoir des intérêts communs à défendre.

Explication

Une classe pour soi suppose que ses membres reconnaissent leur appartenance au groupe et leurs intérêts communs. Des conditions objectives partagées sans cette conscience décrivent plutôt une classe en soi.

16. Dans la société contemporaine, quelle évolution des distances au sein d’une même classe est associée à l’individualisation du travail ?

Elles diminuent parce que les statuts d’emploi et les conditions de travail deviennent plus semblables.
Elles augmentent principalement parce que les travailleurs qualifiés deviennent plus précaires.
Elles augmentent avec la diversification des statuts d’emploi et des conditions de travail.
Elles restent stables tandis que les différences entre classes s’effacent progressivement.

Elles augmentent avec la diversification des statuts d’emploi et des conditions de travail.

Explication

La diversification des statuts d’emploi et des conditions de travail accroît les distances intra-classes, évolution renforcée par l’individualisation du travail. La précarité des travailleurs peu qualifiés concerne plutôt les écarts entre catégories de travailleurs.

17. Quelle tendance caractérise les distances entre classes dans la société contemporaine ?

Elles s’effacent à mesure que les travailleurs qualifiés et peu qualifiés accèdent à des rémunérations et à une stabilité semblables.
Elles persistent et tendent à se creuser entre travailleurs qualifiés, mieux rémunérés et stables, et travailleurs peu qualifiés, plus précaires.
Elles persistent parce que les travailleurs peu qualifiés bénéficient généralement d’une stabilité supérieure à celle des travailleurs qualifiés.
Elles se creusent surtout entre salariés d’une même classe, selon leur niveau d’individualisation au travail.

Elles persistent et tendent à se creuser entre travailleurs qualifiés, mieux rémunérés et stables, et travailleurs peu qualifiés, plus précaires.

Explication

Les distances inter-classes persistent et tendent à augmenter entre les travailleurs qualifiés, mieux rémunérés et plus stables, et les travailleurs peu qualifiés, plus souvent précaires. La diversification des conditions au sein d’une même classe correspond aux distances intra-classes.

18. Quel ensemble de transformations définit la moyennisation ?

La diversification des statuts d’emploi, qui renforce les distances au sein de chaque classe
La hausse du poids des salariés dans l’emploi, portée par l’expansion de l’industrie et des services
La hausse des qualifications, qui entraîne le déclin des secteurs primaire et secondaire
La diminution des inégalités, le rapprochement des modes de vie et l’effacement des frontières entre les classes

La diminution des inégalités, le rapprochement des modes de vie et l’effacement des frontières entre les classes

Explication

La moyennisation associe la diminution des inégalités au rapprochement des modes de vie et à l’effacement des frontières de classe. La hausse du poids des salariés dans l’emploi définit plutôt la salarisation.

19. Dans une économie où l’emploi salarié prend une place croissante avec l’expansion de l’industrie et des services, quel processus est à l’œuvre ?

L’individualisation du travail, qui accroît la diversité des statuts au sein des classes
La salarisation, qui correspond à l’augmentation du poids des salariés dans l’emploi
La moyennisation, qui correspond au rapprochement des modes de vie et à la baisse des inégalités
La désindustrialisation, qui correspond au recul de la place des salariés dans l’emploi

La salarisation, qui correspond à l’augmentation du poids des salariés dans l’emploi

Explication

La salarisation désigne la hausse du poids des salariés dans l’emploi et s’associe ici à la progression de l’industrie et des services. Le rapprochement des modes de vie et la diminution des inégalités caractérisent la moyennisation.

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Que désigne la stratification sociale ?

Des systèmes de différenciation fondés sur la distribution inégale des ressources et des positions dans la société.

Comment les positions de l’espace social sont-elles définies les unes par rapport aux autres ?

Par des distances et des situations plus ou moins inégales.

Quels critères socio-économiques fondent la stratification sociale ?

Le revenu, la profession et le diplôme.

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