Branche parabolique de direction OI : Une courbe admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de (OI) lorsque f(x) tend vers +∞ ou −∞ et que xf(x) tend vers 0.
★ À maîtriser
Si limx→af(x)=b et limx→bg(x)=ℓ, alors limx→a(g∘f)(x)=ℓ.
Si une fonction est croissante et majorée par un réel M sur ]a,b[, elle admet une limite finie ℓ en b avec ℓ≤M.
Si une fonction est décroissante et minorée par un réel m sur ]a,b[, elle admet une limite finie ℓ en b avec ℓ≥m.
Compléments
Si f(1)≤f(x)≤−x1+1+f(1) pour x≥1 et si f est croissante, alors sa limite ℓ en +∞ vérifie f(1)≤ℓ≤1+f(1).
Les branches paraboliques en −∞ se définissent de manière analogue à celles en +∞.
💡 Astuce mémo
Croissante et majorée : limite ≤ majorant ; décroissante et minorée : limite ≥ minorant.
📖 2. Continuité et images d’intervalles
🔑 Notions clés & Définitions
Continuité sur un intervalle : Une fonction est continue sur un intervalle si elle est continue en tout point de cet intervalle.
Prolongement par continuité : Si a∈/Df et si f admet une limite finie ℓ en a, la fonction égale à f sur Df et définie par g(a)=ℓ sur Df∪{a} est continue en a et s’appelle le prolongement par continuité de f en a.
★ À maîtriser
L’image d’un intervalle par une fonction continue sur cet intervalle est un intervalle ou un singleton.
La somme, le produit, les puissances entières, la valeur absolue et, si elle ne s’annule pas, le quotient de deux fonctions continues sur I sont continus sur I.
Si f est continue sur I et g est continue sur l’ensemble f(I), alors g∘f est continue sur I.
Compléments
Les fonctions suivantes sont continues sur tout intervalle inclus dans leur ensemble de définition :
les fonctions polynômes
les fonctions rationnelles
la fonction sinus
la fonction cosinus
la fonction racine carrée
la fonction puissance
la fonction valeur absolue
la fonction tangente
La fonction f(x)=xsinx, définie sur R∖{0}, admet en 0 la limite 1 et se prolonge continûment en posant g(0)=1.
📌 Pour une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle, l’image d’un intervalle à bornes incluses ou exclues est délimitée par les images des bornes et, aux bornes exclues, par les limites unilatérales correspondantes.
📌 Si f est continue et positive sur I, alors f est continue sur I.
📖 3. Bijectivité et équations
🔑 Notions clés & Définitions
Évènements indépendants : Deux événements A et B d’un même univers sont indépendants si P(A∩B)=P(A)×P(B).
★ À maîtriser
Toute fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I est une bijection de I sur f(I).
La réciproque d’une fonction continue et strictement monotone sur I est continue et strictement monotone sur f(I), et elle a le même sens de variation que la fonction initiale.
Si f est continue sur un intervalle I et si m est compris entre f(a) et f(b) pour a,b∈I, alors l’équation f(x)=m admet au moins une solution entre a et b.
Si f est continue et strictement monotone sur I et si m est compris entre f(a) et f(b), alors f(x)=m admet une unique solution entre a et b.
Si f est continue et strictement monotone sur [a,b] et si f(a)f(b)<0, alors f(x)=0 admet une unique solution dans ]a,b[.
La méthode de dichotomie encadre une solution d’une équation f(x)=0 en divisant successivement par deux un intervalle où les images des bornes sont de signes contraires, puis en conservant la moitié où le changement de signe subsiste.
📌 Si A et B ont des probabilités non nulles, A et B sont indépendants si et seulement si PB(A)=P(A) ou PA(B)=P(B).
Compléments
Les courbes représentatives d’une fonction bijective et de sa réciproque sont symétriques par rapport à la droite d’équation y=x.
Pour approcher une solution, la méthode de balayage évalue la fonction sur des points espacés d’un pas fixé jusqu’à trouver deux images de signes contraires, qui encadrent la solution.
Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne peuvent pas être indépendants.
📌 Si A et B sont indépendants, alors leurs événements complémentaires sont également indépendants deux à deux.
Partition : Des parties B₁, B₂, …, Bₙ d’un ensemble Ω forment une partition de Ω si elles sont deux à deux disjointes et si leur réunion est Ω.
Arbre pondéré : Un arbre de probabilités, ou arbre pondéré, est un schéma qui résume une expérience aléatoire à partir de probabilités conditionnelles.
★ À maîtriser
📐 Formule - Si B₁, B₂, …, Bₙ forment une partition d’un univers Ω, alors pour tout événement A, P(A)=∑i=1nP(A∩Bi).
Compléments
📐 Formule - Pour chaque événement Bᵢ de probabilité non nulle, P(A∩Bi)=PBi(A)×P(Bi).
📖 5. Variables aléatoires et lois
🔑 Notions clés & Définitions
Variable aléatoire : Une variable aléatoire sur un univers Ω est une application de Ω dans ℝ.
Loi de probabilité : La loi de probabilité d’une variable aléatoire X associe à chaque valeur xᵢ prise par X la probabilité P(X=xᵢ).
Espérance mathématique : L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X prenant les valeurs x₁, …, xₙ avec les probabilités p₁, …, pₙ est E(X)=∑i=1nxipi.
Loi binomiale : Le nombre X de succès d’un schéma de Bernoulli de n épreuves indépendantes et de probabilité de succès p suit la loi binomiale B(n;p), définie par P(X=k)=(kn)pk(1−p)n−k.
Variance : La variance d’une variable aléatoire X prenant les valeurs xᵢ avec les probabilités pᵢ est V(X)=∑i=1n(xi−E(X))2pi.
Écart type : L’écart type d’une variable aléatoire X est la racine carrée de sa variance, soit σ(X)=V(X).
Épreuve de Bernoulli : Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire ayant deux éventualités exclusives, le succès S et l’échec contraire, de probabilités p et 1−p.
Schéma de Bernoulli : Un schéma de Bernoulli consiste à répéter n≥2 fois, de façon indépendante, une même épreuve de Bernoulli de probabilité de succès p.
Fonction de répartition : La fonction de répartition d’une variable aléatoire X est la fonction F définie sur ℝ par F(x)=P(X≤x).
★ À maîtriser
Dans un schéma de Bernoulli de n épreuves et de probabilité de succès p, la probabilité d’obtenir exactement k succès est (kn)pk(1−p)n−k, pour 0≤k≤n.
Compléments
Dans une loi de probabilité, la somme des probabilités associées à toutes les valeurs de X est égale à 1.
📌 Pour un jeu dont X représente le gain algébrique, le jeu est avantageux si E(X)>0, désavantageux si E(X)<0 et équitable si E(X)=0.
📐 Formule - Si X suit la loi binomiale de paramètres n et p, alors E(X)=np et V(X)=np(1−p).
📖 6. Dérivabilité et étude des fonctions
🔑 Notions clés & Définitions
Dérivabilité à gauche : Une fonction f est dérivable à gauche en x₀ lorsque le taux d’accroissement x−x0f(x)−f(x0) admet une limite finie à gauche ; cette limite est f′g(x₀).
Dérivabilité sur un intervalle : Sur un intervalle ouvert, f est dérivable si elle est dérivable en tout point ; sur [a;b], elle doit être dérivable sur ]a;b[, à droite en a et à gauche en b.
Dérivées successives : La dérivée seconde est la dérivée de f′, et, de proche en proche, la dérivée d’ordre n est la dérivée de f⁽ⁿ⁻¹⁾ lorsqu’elle existe.
★ À maîtriser
📌 Une fonction est dérivable en x₀ si et seulement si elle est dérivable à gauche et à droite en x₀ et si ses deux nombres dérivés latéraux sont égaux.
📐 Formule - Si g est dérivable en x₀ et f est dérivable en g(x₀), alors (f∘g)′(x0)=g′(x0)f′(g(x0)).
📌 Si f est strictement monotone et dérivable sur un intervalle K, si y₀=f(x₀) et si f′(x₀)≠0, alors f⁻¹ est dérivable en y₀ et (f−1)′(y0)=f′(x0)1.
📌 Si a<b, f est dérivable sur [a;b] et m≤f′(x)≤M sur cet intervalle, alors m(b−a)≤f(b)−f(a)≤M(b−a).
Pour la fonction h définie par h(x)=x+√|x²−1|, la droite (OI) est une asymptote à sa courbe en −∞, car limₓ→−∞ h(x)=0.
La fonction h vérifie limₓ→+∞ h(x)=+∞ et sa courbe admet la droite d’équation y=2x comme asymptote en +∞.
La fonction h est strictement décroissante sur ]−∞;−1[ et strictement croissante sur ]1;+∞[.
Sur [−1;1], h est croissante sur [−1;√2/2] puis décroissante sur [√2/2;1].
Compléments
Si le taux d’accroissement admet une limite infinie à gauche ou à droite en x₀, la courbe admet une demi-tangente verticale au point d’abscisse x₀.
La fonction racine carrée est dérivable sur ]0;+∞[ et toute fonction polynôme est dérivable sur ℝ.
📐 Formule - Pour une fonction dérivable u, les règles données sont (un)′=nu′un−1, (u)′=2uu′, (cosu)′=−u′sinu, (sinu)′=u′cosu et (tanu)′=cos2uu′ lorsque cos(u)≠0.
📌 Si f est dérivable sur un intervalle I et si |f′(x)|≤M pour tout x de I, alors ∣f(b)−f(a)∣≤M∣b−a∣ pour tous a,b de I.
Pour la fonction f définie par f(x)=x²+x si x<0 et f(x)=√x−x si x≥0, f est continue en 0 mais non dérivable en 0 ; sa courbe a en 0 une demi-tangente gauche de pente 1 et une demi-tangente verticale à droite.
📖 7. Notion et calcul des primitives
🔑 Notions clés & Définitions
Primitive : Fonction dérivable sur un intervalle I telle que F′(x)=f(x) pour tout x∈I.
★ À maîtriser
📐 Formule - La fonction f(x)=tan(πx/2) est définie sur Df=R∖{1+2k∣k∈Z}.
La fonction f(x)=tan(πx/2) est périodique de période 2 et impaire.
📐 Formule - Pour tout x∈D_f, la dérivée de f(x)=tan(πx/2) est f′(x)=2π(1+tan2(2πx)).
Toute fonction continue sur un intervalle admet au moins une primitive sur cet intervalle.
Si F est une primitive de f sur un intervalle I, toutes les primitives de f sur I sont de la forme F(x)+c, où c∈ℝ.
Pour toute fonction f continue sur I, tout x₀∈I et tout réel y₀, il existe une unique primitive de f sur I qui prend la valeur y₀ en x₀.
Compléments
La droite d’équation x=1 est une asymptote verticale à la courbe de f(x)=tan(πx/2).
La fonction f(x)=tan(πx/2) est strictement croissante sur [0;1[.
📐 Formule - Une primitive de la fonction constante f(x)=a est F(x)=ax+c, où c∈ℝ.
📐 Formule - Pour r∈ℚ{−1}, une primitive de f(x)=xr est F(x)=r+1xr+1+c sur les intervalles indiqués où l’expression est définie.
📌 Si U et V sont des primitives respectives de u et v sur I, alors U+V est une primitive de u+v et kU est une primitive de ku pour tout réel k.
📌 Si u et v sont dérivables et si V est une primitive de v, alors V∘u est une primitive de u′(x)v(u(x)).
📖 8. Propriétés algébriques du logarithme
🔑 Notions clés & Définitions
Logarithme népérien : Primitive de la fonction x↦1/x sur ]0;+∞[ qui s’annule en 1.
★ À maîtriser
Le domaine de définition de la fonction logarithme népérien est ]0;+∞[ et ln(1)=0.
📐 Formule - Pour tout x>0, ln′(x)=x1.
La fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[ car sa dérivée vaut x1, qui est positive pour tout x > 0.
Compléments
📌 Pour tous réels a et b strictement positifs, ln(b1)=−ln(b) et ln(ba)=ln(a)−ln(b).
📌 Pour tout réel a > 0 et tout rationnel r, ln(ar)=rln(a) ; en particulier, ln(a)=21ln(a).
📖 9. Somme de deux carrés et puissances
🔑 Notions clés & Définitions
Nombre e : L’unique réel de ]2 ; 3[ tel que ln(e)=1, et il vaut environ 2,718.
Somme de deux carrés : Un entier naturel A est la somme de deux carrés s’il existe deux entiers naturels x et y tels que A=x2+y2.
★ À maîtriser
📌 Pour a > 0 et b > 0, ln(a)>ln(b)⟺a>b et ln(a)=ln(b)⟺a=b.
Pour résoudre ln(u(x))=ln(v(x)) ou ln(u(x))≥ln(v(x)), on impose d’abord u(x)>0 et v(x)>0, puis on résout respectivement u(x)=v(x) ou u(x)≥v(x) sur cet ensemble.
Pour prouver qu’une puissance d’une somme de deux carrés reste une somme de deux carrés, on pose z=x+iy, on établit par récurrence que zn=xn+iyn avec xn,yn∈Z, puis on utilise An=∣zn∣2=xn2+yn2.
📌 Pour tout entier naturel A somme de deux carrés et tout entier n≥1, An est aussi une somme de deux carrés.
Compléments
L’équation ln(x2−4)=ln(3x) impose x > 2 ; elle se ramène à x2−3x−4=0, dont seule la racine x = 4 appartient à l’ensemble de validité.
L’inéquation ln(2x+4)≥ln(6−2x) impose −2 < x < 3 et se ramène à x ≥ 1/2 ; son ensemble de solutions est [1/2 ; 3[.
Pour tout nombre rationnel r, ln(er)=r.
Si zn=xn+iyn et z=x+iy ont des coordonnées entières, alors la multiplication donne xn+1=xxn−yyn et yn+1=yxn+xyn, qui sont encore des entiers.
💡 Astuce mémo
Puissance complexe → coordonnées entières → somme de deux carrés.
📖 10. Configurations géométriques dans le plan
★ À maîtriser
Pour des points A, B, C et D d’affixes respectives zA,zB,zC,zD avec A=B et C=D, l’argument de zC−zDzA−zB mesure l’angle orienté entre les vecteurs DC et BA modulo 2π.
📐 Formule - Pour des points A, B, C et D d’affixes respectives zA,zB,zC,zD avec C=D, on a zC−zDzA−zB=CDAB.
Pour deux droites (AB) et (CD), avec A=B et C=D, elles sont parallèles si et seulement si zC−zDzA−zB∈R∗.
Trois points distincts A, B et C sont alignés si et seulement si zC−zBzA−zB∈R∗.
Les droites (AB) et (CD), avec A=B et C=D, sont perpendiculaires si et seulement si zC−zDzA−zB∈iR∗.
Compléments
Si ∣z−zA∣=r avec r>0, le point d’affixe z appartient au cercle de centre A et de rayon r.
📌 La condition ∣z−zA∣=λ∣z−zB∣ équivaut à AM=λBM : son lieu est la médiatrice de [AB] si λ=1, et un cercle de diamètre [G₁G₂] si λ=1, où G1=bar{(A;1),(B;λ)} et G2=bar{(A;1),(B;−λ)}.
📌 Quatre points deux à deux distincts et non alignés A, B, C et D sont cocycliques si et seulement si zD−zAzC−zA:zD−zBzC−zB∈R∗.
Pour les points d’affixes respectives −2i, 7 − i, 8 + 2i et −1 + 5i, on obtient zB−zAzD−zA=i et zB−zCzD−zC=−3i, donc zB−zAzD−zA:zB−zCzD−zC=−31∈R∗ et les quatre points sont cocycliques.
📖 11. Triangles et nombres complexes
★ À maîtriser
Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est rectangle en A si et seulement si zC−zAzB−zA∈iR∗.
Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est rectangle et isocèle en A si et seulement si zC−zAzB−zA=i ou zC−zAzB−zA=−i.
Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est équilatéral si et seulement si zC−zAzB−zA=eiπ/3 ou zC−zAzB−zA=e−iπ/3.
Compléments
📌 Pour trois points non alignés A, B et C et un angle 0<α<π, le triangle ABC est isocèle en A si et seulement si zB−zAzC−zA=eiα ou zB−zAzC−zA=e−iα.
Pour les points d’affixes respectives 1+i, 3 et 3+5i, on a zC−zAzB−zA=−21i∈iR∗, donc le triangle ABC est rectangle en A.
Pour les points d’affixes respectives −3+2i, −2−3i et 3−2i, on a zC−zBzA−zB=i, donc le triangle ABC est rectangle isocèle en B.
Pour les points d’affixes respectives −1+i3, 2 et −1−i3, on a zC−zBzA−zB=e−iπ/3, donc le triangle ABC est équilatéral.
💡 Astuce mémo
Un quotient dans iℝ* signale un angle droit ; un quotient égal à ±i signale aussi des côtés égaux.
📖 12. Variations des suites numériques
🔑 Notions clés & Définitions
Suite croissante : Une suite réelle est croissante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un≤un+1.
Suite décroissante : Une suite réelle est décroissante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un≥un+1.
Suite majorée : S’il existe un réel M tel que, pour tout n de son ensemble de définition, $u_n\leq M.
Suite minorée : S’il existe un réel m tel que, pour tout n de son ensemble de définition, $u_n\geq m.
Suite bornée : À la fois majorée et minorée.
Suite constante : Une suite réelle est constante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un=un+1.
Suite monotone : Une suite est monotone lorsqu’elle est croissante ou décroissante.
★ À maîtriser
La méthode algébrique étudie les variations d’une suite en examinant la différence un+1−un ou, si un>0, le quotient unun+1.
📌 Si un+1−un≥0 pour tout n, alors la suite est croissante, et si un+1−un≤0 pour tout n, elle est décroissante.
Compléments
📌 Si un>0 pour tout n, alors unun+1≥1 implique que la suite est croissante, tandis que unun+1≤1 implique qu’elle est décroissante.
📌 Si un=f(n), alors la suite a le même sens de variation que la fonction f sur un intervalle contenant son ensemble d’indices.
Pour wn=n2+3n, on a wn+1−wn=2n+4>0 pour tout entier naturel n, donc la suite est croissante.
Pour vn=e−2n+1, on a vnvn+1=e−2<1 pour tout entier naturel n, donc la suite est décroissante.
Un raisonnement par récurrence peut servir à démontrer qu’une suite est majorée, minorée ou bornée.
💡 Astuce mémo
Majorée : au-dessus, minorée : au-dessous
📖 13. Limites et convergence des suites
🔑 Notions clés & Définitions
Suite convergente : Une suite est convergente lorsqu’elle admet une limite finie ; une suite qui n’est pas convergente est divergente.
★ À maîtriser
📌 Si un=f(n), où f est définie sur un intervalle [a,+∞[, et si f(x) tend vers l lorsque x tend vers +∞, alors un tend vers l lorsque n tend vers +∞.
📌 Toute suite décroissante et minorée est convergente, et toute suite croissante et majorée est convergente.
📐 Formule - Pour une suite géométrique (an), la limite est $0$ si −1<a<1, $1$ si a=1, et +∞ si a>1 ; si a≤−1, la suite n’a pas de limite.
📐 Formule - Pour α>0, limn→+∞nαlnn=0, et, pour a>1 et α>0, limn→+∞annα=0.
📌 Si, à partir d’un certain rang, vn≤un≤wn et si vn et wn tendent vers le même réel l, alors un tend vers l.
📌 Si une suite récurrente à valeurs dans un ensemble fermé K vérifie un+1=f(un), si f est continue sur K et si la suite converge vers l, alors l∈K et f(l)=l.
Compléments
Si une suite numérique admet une limite, cette limite est unique.
📐 Formule - Pour tout réel α>0, limn→+∞nα=+∞etlimn→+∞nα1=0.
📌 Toute suite décroissante et non minorée diverge vers −∞, tandis que toute suite croissante et non majorée diverge vers +∞.
📐 Formule - Pour une suite puissance (nα), sa limite est $0$ si α<0, $1$ si α=0 et +∞ si α>0 ; de plus, lnn tend vers +∞.
Si deux suites convergentes vérifient un≤vn à partir d’un certain rang, alors leurs limites vérifient limun≤limvn.
Si un≤vn à partir d’un certain rang et si vn tend vers −∞, alors un tend vers −∞ ; si un≥vn et si vn tend vers +∞, alors un tend vers +∞.
Si un tend vers a, si f est définie sur l’ensemble contenant les termes de la suite et si f(x) tend vers le réel l lorsque x tend vers a, alors f(un) tend vers l.
Euler a démontré que limn→+∞(1+221+321+⋯+n21)=6π2.
📖 14. Intégrale et propriétés fondamentales
🔑 Notions clés & Définitions
Intégrale : Si f est continue sur un intervalle contenant a et b et si F est une primitive de f, l’intégrale de f de a à b est le nombre F(b)−F(a), indépendant du choix de F.
Valeur moyenne : La valeur moyenne de f continue sur [a,b] est le nombre b−a1∫abf(x)dx.
★ À maîtriser
📐 Formule - Si F est une primitive de f, alors ∫abf(x)dx=F(b)−F(a),∫aaf(x)dx=0,∫abf(x)dx=−∫baf(x)dx.
📌 Si f est continue et positive sur [a,b], alors ∫abf(x)dx est l’aire, en unités d’aire, de la région comprise entre sa courbe, l’axe des abscisses et les droites x=a et x=b.
Compléments
Dans ∫abf(x)dx, a et b sont les bornes et la variable d’intégration est muette ; on peut la remplacer par une autre lettre.
📐 Formule - Pour des fonctions continues sur un intervalle contenant a,b,c, ∫abf(x)dx=∫acf(x)dx+∫cbf(x)dx.
📐 Formule - Pour des fonctions continues f,g et un réel λ, ∫ab(f+g)(x)dx=∫abf(x)dx+∫abg(x)dx,∫abλf(x)dx=λ∫abf(x)dx.
📌 Si f et g sont continues sur [a,b] et si 0≤f(x)≤g(x) sur cet intervalle, alors 0≤∫abf(x)dx≤∫abg(x)dx.
📐 Formule - Si f est continue et vérifie m≤f(x)≤M sur [a,b], alors m(b−a)≤∫abf(x)dx≤M(b−a).
📐 Formule - Si f est continue et ∣f(x)∣≤M avec M≥0 sur [a,b], alors ∫abf(x)dx≤M(b−a).
💡 Astuce mémo
L’intégrale positive représente l’aire sous la courbe
📖 15. Calcul intégral et calcul d’aires
★ À maîtriser
📐 Formule - Si u et v sont dérivables sur [a,b] et si leurs dérivées sont continues, alors ∫abu(x)v′(x)dx=[u(x)v(x)]ab−∫abu′(x)v(x)dx.
Pour calculer une intégrale de la forme ∫abf(αx+β)dx, avec α=0, on pose t=αx+β, puis dt=αdx et on transforme les bornes en αa+β et αb+β.
📌 Si f est continue et positive sur [a,b], l’aire sous sa courbe vaut ∫abf(x)dx ; si f est négative, elle vaut −∫abf(x)dx.
📌 Si f est continue sur un intervalle K et a∈K, la fonction x↦∫axf(t)dt est la primitive de f qui s’annule en a, et sa dérivée vaut f(x).
Compléments
📌 Si f est continue et paire sur un intervalle symétrique, alors ∫−aaf(x)dx=2∫0af(x)dx ; si f est impaire, cette intégrale est nulle.
📌 Si f est continue et périodique de période T, alors son intégrale sur un intervalle de longueur T est indépendante de l’origine de cet intervalle : ∫aa+Tf(x)dx=∫0Tf(x)dx.
Si f change de signe sur [a,b], on partage l’intervalle en sous-intervalles où son signe est constant et on additionne les aires en prenant l’opposé de l’intégrale sur les portions négatives.
📐 Formule - Si f≤g sur [a,b], l’aire comprise entre leurs courbes vaut ∫ab(g(x)−f(x))dx.
📌 Si f−g change de signe sur [a,b], on partage l’intervalle selon les croisements des courbes et on intègre, sur chaque portion, la différence positive entre la courbe supérieure et la courbe inférieure.
💡 Astuce mémo
Primitive, parties, changement de variable, symétrie
📖 16. Étude des fonctions définies par intégrales
🔑 Notions clés & Définitions
Fonction F : La fonction définie par F(x)=∫1xtetdt est définie sur ]0,+∞[ et sa dérivée est F′(x)=xex.
★ À maîtriser
Comme F′(x)=xex>0 pour x>0, la fonction F est strictement croissante sur ]0,+∞[.
Compléments
Pour f(x)=x+1-e^x, on a f(x)-(x+1)=-e^x<0 sur ℝ, donc la courbe de f est située sous la droite y=x+1.
La dérivée de f(x)=x+1-e^x est f'(x)=1-e^x ; f est croissante sur ]-∞,0] puis décroissante sur [0,+∞[ et atteint son maximum f(0)=0.
L’aire en cm² de la région comprise entre la courbe de f(x)=x+1-e^x, la droite y=x+1 et les droites x=-2 et x=0 vaut 4(1−e−2).
Pour f(x)=F(x)-\ln x, on a f(x)=∫1xtet−1dt ; ainsi F(x)<ln x pour 0<x<1 et F(x)>ln x pour x>1.
La fonction F vérifie limx→0+F(x)=−∞ et limx→+∞F(x)=+∞.
La courbe de F admet l’axe des ordonnées, d’équation x=0, comme asymptote verticale.
La courbe de F admet en +∞ une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées, car limx→+∞xF(x)=+∞.
📖 17. Ajustement linéaire par moindres carrés
🔑 Notions clés & Définitions
Série statistique double : Une série statistique double de caractères quantitatifs X et Y est l’ensemble des triplets (xᵢ,yⱼ,nᵢⱼ), où nᵢⱼ est l’effectif du couple (xᵢ,yⱼ) dans une population de n individus.
Nuage de points : Le nuage de points associé à une série double est l’ensemble des points de coordonnées (xᵢ,yⱼ) dont les effectifs nᵢⱼ sont non nuls.
Point moyen : Le point moyen G d’un nuage de n points a pour coordonnées les moyennes des coordonnées, xG=xˉ=nx1+⋯+xn et yG=yˉ=ny1+⋯+yn.
Série marginale : La série marginale d’un caractère regroupe ses modalités et leurs effectifs obtenus en additionnant les effectifs conjoints correspondants ; les fréquences marginales sont ces effectifs divisés par l’effectif total.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le coefficient de corrélation linéaire est r=V(X)V(Y)Cov(X,Y) ; il a le même signe que la covariance et vérifie −1≤r≤1.
📌 En pratique, si 0,87≤r<1 ou -1<r≤-0,87, les caractères présentent une forte corrélation linéaire.
📐 Formule - La droite de régression de Y en X a pour équation y=ax+b, avec a=V(X)Cov(X,Y) et b=yˉ−axˉ.
Compléments
📐 Formule - La covariance d’une série double peut se calculer par Cov(X,Y)=n1∑nij(xi−xˉ)(yj−yˉ)=n1∑nijxiyj−xˉyˉ.
Les deux droites de régression passent par le point moyen G ; leurs coefficients directeurs vérifient aa'=r².
L’équation d’une droite d’ajustement permet d’estimer une valeur de Y à partir de X, ou de X à partir de Y, selon la variable expliquée.
📖 18. Résolution d’équations différentielles
🔑 Notions clés & Définitions
Équation différentielle : Une équation différentielle est une équation dont l’inconnue est une fonction et qui fait intervenir au moins une dérivée de cette fonction.
★ À maîtriser
📐 Formule - Les solutions de y′+ay=0 sur ℝ sont y(x)=ke−ax, avec k∈ℝ.
📐 Formule - Pour a≠0, les solutions de y′+ay=b sur ℝ sont y(x)=ke−ax+ab, avec k∈ℝ.
📐 Formule - Pour ω≠0, les solutions de y′′−ω2y=0 sont y(x)=ae−ωx+beωx, avec a,b∈ℝ.
Compléments
Pour tous réels x₀ et y₀, l’équation y′+ay=b admet une unique solution sur ℝ vérifiant y(x₀)=y₀.
Dans le modèle où la vitesse d’accroissement d’une population est proportionnelle à sa taille, on pose f'(t)=af(t) ; avec f(0)=4,75 millions en 1990 et f(5)=5,5 millions en 1995, le modèle prévoit l’atteinte de 20 millions en 2038.
💡 Astuce mémo
Pour y'' + m y = 0, m < 0 donne des exponentielles, tandis que m > 0 donne des sinus et cosinus.
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1. On sait que limx→2f(x)=5 et que limy→5g(y)=−3. Quelle est alors la limite de g(f(x)) lorsque x tend vers 2 ?
2. Une fonction décroissante sur ]1,4[ est minorée par −2. Que peut-on conclure sur sa limite en 4 ?