Fiche de révision : Suites numériques et calcul intégral

Plan du Cours

  1. Limites et fonctions monotones
  2. Continuité et images d’intervalles
  3. Bijectivité et équations
  4. Partitions et probabilités totales
  5. Variables aléatoires et lois
  6. Dérivabilité et étude des fonctions
  7. Notion et calcul des primitives
  8. Propriétés algébriques du logarithme
  9. Somme de deux carrés et puissances
  10. Configurations géométriques dans le plan
  11. Triangles et nombres complexes
  12. Variations des suites numériques
  13. Limites et convergence des suites
  14. Intégrale et propriétés fondamentales
  15. Calcul intégral et calcul d’aires
  16. Étude des fonctions définies par intégrales
  17. Ajustement linéaire par moindres carrés
  18. Résolution d’équations différentielles

1. Limites et fonctions monotones

Notions clés & Définitions

  • Branche parabolique de direction OI : Une courbe admet en +∞+\infty une branche parabolique de direction celle de (OI)(OI) lorsque f(x)f(x) tend vers +∞+\infty ou −∞-\infty et que f(x)x\frac{f(x)}x tend vers 00.

★ À maîtriser

  • Si lim⁡x→af(x)=b\lim_{x\to a}f(x)=b et lim⁡x→bg(x)=ℓ\lim_{x\to b}g(x)=\ell, alors lim⁡x→a(g∘f)(x)=ℓ\lim_{x\to a}(g\circ f)(x)=\ell.

  • Si une fonction est croissante et majorée par un réel MM sur ]a,b[]a,b[, elle admet une limite finie ℓ\ell en bb avec ℓ≤M\ell\le M.

  • Si une fonction est décroissante et minorée par un réel mm sur ]a,b[]a,b[, elle admet une limite finie ℓ\ell en bb avec ℓ≥m\ell\ge m.

Compléments

  • Si f(1)≤f(x)≤−1x+1+f(1)f(1)\le f(x)\le -\frac1x+1+f(1) pour x≥1x\ge1 et si ff est croissante, alors sa limite ℓ\ell en +∞+\infty vérifie f(1)≤ℓ≤1+f(1)f(1)\le\ell\le1+f(1).

  • Les branches paraboliques en −∞-\infty se définissent de manière analogue à celles en +∞+\infty.

Astuce mémo

Croissante et majorée : limite ≤ majorant ; décroissante et minorée : limite ≥ minorant.

2. Continuité et images d’intervalles

Notions clés & Définitions

  • Continuité sur un intervalle : Une fonction est continue sur un intervalle si elle est continue en tout point de cet intervalle.
  • Prolongement par continuité : Si a∉Dfa\notin D_f et si ff admet une limite finie ℓ\ell en aa, la fonction égale à ff sur DfD_f et définie par g(a)=ℓg(a)=\ell sur Df∪{a}D_f\cup\{a\} est continue en aa et s’appelle le prolongement par continuité de ff en aa.

★ À maîtriser

  • L’image d’un intervalle par une fonction continue sur cet intervalle est un intervalle ou un singleton.

  • La somme, le produit, les puissances entières, la valeur absolue et, si elle ne s’annule pas, le quotient de deux fonctions continues sur II sont continus sur II.

  • Si ff est continue sur II et gg est continue sur l’ensemble f(I)f(I), alors g∘fg\circ f est continue sur II.

Compléments

  • Les fonctions suivantes sont continues sur tout intervalle inclus dans leur ensemble de définition :

    • les fonctions polynômes
    • les fonctions rationnelles
    • la fonction sinus
    • la fonction cosinus
    • la fonction racine carrée
    • la fonction puissance
    • la fonction valeur absolue
    • la fonction tangente
  • La fonction f(x)=sin⁡xxf(x)=\frac{\sin x}{x}, définie sur R∖{0}\mathbb R\setminus\{0\}, admet en 0 la limite 1 et se prolonge continûment en posant g(0)=1g(0)=1.

📌 Pour une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle, l’image d’un intervalle à bornes incluses ou exclues est délimitée par les images des bornes et, aux bornes exclues, par les limites unilatérales correspondantes.

📌 Si ff est continue et positive sur II, alors f\sqrt f est continue sur II.

3. Bijectivité et équations

Notions clés & Définitions

  • Évènements indépendants : Deux événements A et B d’un même univers sont indépendants si P(A∩B)=P(A)×P(B)P(A\cap B)=P(A)\times P(B).

★ À maîtriser

  • Toute fonction continue et strictement monotone sur un intervalle II est une bijection de II sur f(I)f(I).

  • La réciproque d’une fonction continue et strictement monotone sur II est continue et strictement monotone sur f(I)f(I), et elle a le même sens de variation que la fonction initiale.

  • Si ff est continue sur un intervalle II et si mm est compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b) pour a,b∈Ia,b\in I, alors l’équation f(x)=mf(x)=m admet au moins une solution entre aa et bb.

  • Si ff est continue et strictement monotone sur II et si mm est compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), alors f(x)=mf(x)=m admet une unique solution entre aa et bb.

  • Si ff est continue et strictement monotone sur [a,b][a,b] et si f(a)f(b)<0f(a)f(b)<0, alors f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution dans ]a,b[]a,b[.

  • La méthode de dichotomie encadre une solution d’une équation f(x)=0f(x)=0 en divisant successivement par deux un intervalle où les images des bornes sont de signes contraires, puis en conservant la moitié où le changement de signe subsiste.

📌 Si A et B ont des probabilités non nulles, A et B sont indépendants si et seulement si PB(A)=P(A)P_B(A)=P(A) ou PA(B)=P(B)P_A(B)=P(B).

Compléments

  • Les courbes représentatives d’une fonction bijective et de sa réciproque sont symétriques par rapport à la droite d’équation y=xy=x.

  • Pour approcher une solution, la méthode de balayage évalue la fonction sur des points espacés d’un pas fixé jusqu’à trouver deux images de signes contraires, qui encadrent la solution.

  • Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne peuvent pas être indépendants.

📌 Si A et B sont indépendants, alors leurs événements complémentaires sont également indépendants deux à deux.

Astuce mémo

Continuité + stricte monotonie → bijection → solution unique.

4. Partitions et probabilités totales

Notions clés & Définitions

  • Partition : Des parties B₁, B₂, …, Bₙ d’un ensemble Ω forment une partition de Ω si elles sont deux à deux disjointes et si leur réunion est Ω.
  • Arbre pondéré : Un arbre de probabilités, ou arbre pondéré, est un schéma qui résume une expérience aléatoire à partir de probabilités conditionnelles.

★ À maîtriser

📐 Formule - Si B₁, B₂, …, Bₙ forment une partition d’un univers Ω, alors pour tout événement A, P(A)=∑i=1nP(A∩Bi)P(A)=\sum_{i=1}^{n}P(A\cap B_i).

Compléments

📐 Formule - Pour chaque événement Bᵢ de probabilité non nulle, P(A∩Bi)=PBi(A)×P(Bi)P(A\cap B_i)=P_{B_i}(A)\times P(B_i).

5. Variables aléatoires et lois

Notions clés & Définitions

  • Variable aléatoire : Une variable aléatoire sur un univers Ω est une application de Ω dans ℝ.
  • Loi de probabilité : La loi de probabilité d’une variable aléatoire X associe à chaque valeur xᵢ prise par X la probabilité P(X=xᵢ).
  • Espérance mathématique : L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X prenant les valeurs x₁, …, xₙ avec les probabilités p₁, …, pₙ est E(X)=∑i=1nxipiE(X)=\sum_{i=1}^{n}x_i p_i.
  • Loi binomiale : Le nombre X de succès d’un schéma de Bernoulli de n épreuves indépendantes et de probabilité de succès p suit la loi binomiale B(n;p), définie par P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}.
  • Variance : La variance d’une variable aléatoire X prenant les valeurs xᵢ avec les probabilités pᵢ est V(X)=∑i=1n(xi−E(X))2piV(X)=\sum_{i=1}^{n}(x_i-E(X))^2p_i.
  • Écart type : L’écart type d’une variable aléatoire X est la racine carrée de sa variance, soit σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}.
  • Épreuve de Bernoulli : Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire ayant deux éventualités exclusives, le succès S et l’échec contraire, de probabilités p et 1−p.
  • Schéma de Bernoulli : Un schéma de Bernoulli consiste à répéter n≥2 fois, de façon indépendante, une même épreuve de Bernoulli de probabilité de succès p.
  • Fonction de répartition : La fonction de répartition d’une variable aléatoire X est la fonction F définie sur ℝ par F(x)=P(X≤x)F(x)=P(X\leq x).

★ À maîtriser

  • Dans un schéma de Bernoulli de n épreuves et de probabilité de succès p, la probabilité d’obtenir exactement k succès est (nk)pk(1−p)n−k\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}, pour 0≤k≤n.

Compléments

  • Dans une loi de probabilité, la somme des probabilités associées à toutes les valeurs de X est égale à 1.

📌 Pour un jeu dont X représente le gain algébrique, le jeu est avantageux si E(X)>0, désavantageux si E(X)<0 et équitable si E(X)=0.

📐 Formule - Si X suit la loi binomiale de paramètres n et p, alors E(X)=npE(X)=np et V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p).

6. Dérivabilité et étude des fonctions

Notions clés & Définitions

  • Dérivabilité à gauche : Une fonction f est dérivable à gauche en x₀ lorsque le taux d’accroissement f(x)−f(x0)x−x0\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} admet une limite finie à gauche ; cette limite est f′g(x₀).
  • Dérivabilité sur un intervalle : Sur un intervalle ouvert, f est dérivable si elle est dérivable en tout point ; sur [a;b], elle doit être dérivable sur ]a;b[, à droite en a et à gauche en b.
  • Dérivées successives : La dérivée seconde est la dérivée de f′, et, de proche en proche, la dérivée d’ordre n est la dérivée de f⁽ⁿ⁻¹⁾ lorsqu’elle existe.

★ À maîtriser

📌 Une fonction est dérivable en x₀ si et seulement si elle est dérivable à gauche et à droite en x₀ et si ses deux nombres dérivés latéraux sont égaux.

📐 Formule - Si g est dérivable en x₀ et f est dérivable en g(x₀), alors (f∘g)′(x0)=g′(x0)f′(g(x0)) (f\circ g)'(x_0)=g'(x_0)f'(g(x_0)).

📌 Si f est strictement monotone et dérivable sur un intervalle K, si y₀=f(x₀) et si f′(x₀)≠0, alors f⁻¹ est dérivable en y₀ et (f−1)′(y0)=1f′(x0)(f^{-1})'(y_0)=\frac{1}{f'(x_0)}.

📌 Si a<b, f est dérivable sur [a;b] et m≤f′(x)≤M sur cet intervalle, alors m(b−a)≤f(b)−f(a)≤M(b−a)m(b-a)\leq f(b)-f(a)\leq M(b-a).

  • Pour la fonction h définie par h(x)=x+√|x²−1|, la droite (OI) est une asymptote à sa courbe en −∞, car limₓ→−∞ h(x)=0.

  • La fonction h vérifie limₓ→+∞ h(x)=+∞ et sa courbe admet la droite d’équation y=2x comme asymptote en +∞.

  • La fonction h est strictement décroissante sur ]−∞;−1[ et strictement croissante sur ]1;+∞[.

  • Sur [−1;1], h est croissante sur [−1;√2/2] puis décroissante sur [√2/2;1].

Compléments

  • Si le taux d’accroissement admet une limite infinie à gauche ou à droite en x₀, la courbe admet une demi-tangente verticale au point d’abscisse x₀.

  • La fonction racine carrée est dérivable sur ]0;+∞[ et toute fonction polynôme est dérivable sur ℝ.

📐 Formule - Pour une fonction dérivable u, les règles données sont (un)′=nu′un−1 (u^n)'=nu'u^{n-1}, (u)′=u′2u (\sqrt{u})'=\frac{u'}{2\sqrt{u}}, (cos⁡u)′=−u′sin⁡u (\cos u)'=-u'\sin u, (sin⁡u)′=u′cos⁡u (\sin u)'=u'\cos u et (tan⁡u)′=u′cos⁡2u (\tan u)'=\frac{u'}{\cos^2u} lorsque cos(u)≠0.

📌 Si f est dérivable sur un intervalle I et si |f′(x)|≤M pour tout x de I, alors ∣f(b)−f(a)∣≤M∣b−a∣|f(b)-f(a)|\leq M|b-a| pour tous a,b de I.

  • Pour la fonction f définie par f(x)=x²+x si x<0 et f(x)=√x−x si x≥0, f est continue en 0 mais non dérivable en 0 ; sa courbe a en 0 une demi-tangente gauche de pente 1 et une demi-tangente verticale à droite.

7. Notion et calcul des primitives

Notions clés & Définitions

  • Primitive : Fonction dérivable sur un intervalle I telle que F′(x)=f(x) pour tout x∈I.

★ À maîtriser

📐 Formule - La fonction f(x)=tan(πx/2) est définie sur Df=R∖{1+2k∣k∈Z}D_f=\mathbb{R}\setminus\{1+2k\mid k\in\mathbb{Z}\}.

  • La fonction f(x)=tan(πx/2) est périodique de période 2 et impaire.

📐 Formule - Pour tout x∈D_f, la dérivée de f(x)=tan(πx/2) est f′(x)=π2(1+tan⁡2(πx2))f'(x)=\frac{\pi}{2}\left(1+\tan^2\left(\frac{\pi x}{2}\right)\right).

  • Toute fonction continue sur un intervalle admet au moins une primitive sur cet intervalle.

  • Si F est une primitive de f sur un intervalle I, toutes les primitives de f sur I sont de la forme F(x)+c, où c∈ℝ.

  • Pour toute fonction f continue sur I, tout x₀∈I et tout réel y₀, il existe une unique primitive de f sur I qui prend la valeur y₀ en x₀.

Compléments

  • La droite d’équation x=1 est une asymptote verticale à la courbe de f(x)=tan(πx/2).

  • La fonction f(x)=tan(πx/2) est strictement croissante sur [0;1[.

📐 Formule - Une primitive de la fonction constante f(x)=a est F(x)=ax+cF(x)=ax+c, où c∈ℝ.

📐 Formule - Pour r∈ℚ{−1}, une primitive de f(x)=xrf(x)=x^r est F(x)=xr+1r+1+cF(x)=\frac{x^{r+1}}{r+1}+c sur les intervalles indiqués où l’expression est définie.

📌 Si U et V sont des primitives respectives de u et v sur I, alors U+V est une primitive de u+v et kU est une primitive de ku pour tout réel k.

📌 Si u et v sont dérivables et si V est une primitive de v, alors V∘u est une primitive de u′(x)v(u(x)).

8. Propriétés algébriques du logarithme

Notions clés & Définitions

  • Logarithme népérien : Primitive de la fonction x↦1/x sur ]0;+∞[ qui s’annule en 1.

★ À maîtriser

  • Le domaine de définition de la fonction logarithme népérien est ]0;+∞[ et ln(1)=0.

📐 Formule - Pour tout x>0, ln⁡′(x)=1x\ln'(x)=\frac{1}{x}.

  • La fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[ car sa dérivée vaut 1x\frac{1}{x}, qui est positive pour tout x > 0.

Compléments

📌 Pour tous réels a et b strictement positifs, ln⁡(1b)=−ln⁡(b)\ln\left(\frac{1}{b}\right)=-\ln(b) et ln⁡(ab)=ln⁡(a)−ln⁡(b)\ln\left(\frac{a}{b}\right)=\ln(a)-\ln(b).

📌 Pour tout réel a > 0 et tout rationnel r, ln⁡(ar)=rln⁡(a)\ln(a^r)=r\ln(a) ; en particulier, ln⁡(a)=12ln⁡(a)\ln(\sqrt{a})=\frac{1}{2}\ln(a).

9. Somme de deux carrés et puissances

Notions clés & Définitions

  • Nombre e : L’unique réel de ]2 ; 3[ tel que ln⁡(e)=1\ln(e)=1, et il vaut environ 2,718.
  • Somme de deux carrés : Un entier naturel A est la somme de deux carrés s’il existe deux entiers naturels x et y tels que A=x2+y2A=x^2+y^2.

★ À maîtriser

📌 Pour a > 0 et b > 0, ln⁡(a)>ln⁡(b)  ⟺  a>b\ln(a)>\ln(b)\iff a>b et ln⁡(a)=ln⁡(b)  ⟺  a=b\ln(a)=\ln(b)\iff a=b.

  • Pour résoudre ln⁡(u(x))=ln⁡(v(x))\ln(u(x))=\ln(v(x)) ou ln⁡(u(x))≥ln⁡(v(x))\ln(u(x))\geq\ln(v(x)), on impose d’abord u(x)>0u(x)>0 et v(x)>0v(x)>0, puis on résout respectivement u(x)=v(x)u(x)=v(x) ou u(x)≥v(x)u(x)\geq v(x) sur cet ensemble.

  • Pour prouver qu’une puissance d’une somme de deux carrés reste une somme de deux carrés, on pose z=x+iyz=x+iy, on établit par récurrence que zn=xn+iynz^n=x_n+iy_n avec xn,yn∈Zx_n,y_n\in\mathbb{Z}, puis on utilise An=∣zn∣2=xn2+yn2A^n=|z^n|^2=x_n^2+y_n^2.

📌 Pour tout entier naturel A somme de deux carrés et tout entier n≥1n\geq1, AnA^n est aussi une somme de deux carrés.

Compléments

  • L’équation ln⁡(x2−4)=ln⁡(3x)\ln(x^2-4)=\ln(3x) impose x > 2 ; elle se ramène à x2−3x−4=0x^2-3x-4=0, dont seule la racine x = 4 appartient à l’ensemble de validité.

  • L’inéquation ln⁡(2x+4)≥ln⁡(6−2x)\ln(2x+4)\geq\ln(6-2x) impose −2 < x < 3 et se ramène à x ≥ 1/2 ; son ensemble de solutions est [1/2 ; 3[.

  • Pour tout nombre rationnel r, ln⁡(er)=r\ln(e^r)=r.

  • Si zn=xn+iynz^n=x_n+iy_n et z=x+iyz=x+iy ont des coordonnées entières, alors la multiplication donne xn+1=xxn−yynx_{n+1}=xx_n-yy_n et yn+1=yxn+xyny_{n+1}=yx_n+xy_n, qui sont encore des entiers.

Astuce mémo

Puissance complexe → coordonnées entières → somme de deux carrés.

10. Configurations géométriques dans le plan

★ À maîtriser

  • Pour des points A, B, C et D d’affixes respectives zA,zB,zC,zDz_A,z_B,z_C,z_D avec A≠BA\ne B et C≠DC\ne D, l’argument de zA−zBzC−zD\frac{z_A-z_B}{z_C-z_D} mesure l’angle orienté entre les vecteurs DC→\overrightarrow{DC} et BA→\overrightarrow{BA} modulo 2π2\pi.

📐 Formule - Pour des points A, B, C et D d’affixes respectives zA,zB,zC,zDz_A,z_B,z_C,z_D avec C≠DC\ne D, on a ∣zA−zBzC−zD∣=ABCD\left|\frac{z_A-z_B}{z_C-z_D}\right|=\frac{AB}{CD}.

  • Pour deux droites (AB) et (CD), avec A≠BA\ne B et C≠DC\ne D, elles sont parallèles si et seulement si zA−zBzC−zD∈R∗\frac{z_A-z_B}{z_C-z_D}\in\mathbb{R}^*.

  • Trois points distincts A, B et C sont alignés si et seulement si zA−zBzC−zB∈R∗\frac{z_A-z_B}{z_C-z_B}\in\mathbb{R}^*.

  • Les droites (AB) et (CD), avec A≠BA\ne B et C≠DC\ne D, sont perpendiculaires si et seulement si zA−zBzC−zD∈iR∗\frac{z_A-z_B}{z_C-z_D}\in i\mathbb{R}^*.

Compléments

  • Si ∣z−zA∣=r|z-z_A|=r avec r>0r>0, le point d’affixe z appartient au cercle de centre A et de rayon r.

📌 La condition ∣z−zA∣=λ∣z−zB∣|z-z_A|=\lambda|z-z_B| équivaut à AM=λBMAM=\lambda BM : son lieu est la médiatrice de [AB] si λ=1\lambda=1, et un cercle de diamètre [G₁G₂] si λ≠1\lambda\ne1, où G1=bar⁡{(A;1),(B;λ)}G₁=\operatorname{bar}\{(A;1),(B;\lambda)\} et G2=bar⁡{(A;1),(B;−λ)}G₂=\operatorname{bar}\{(A;1),(B;-\lambda)\}.

📌 Quatre points deux à deux distincts et non alignés A, B, C et D sont cocycliques si et seulement si zC−zAzD−zA:zC−zBzD−zB∈R∗\frac{z_C-z_A}{z_D-z_A}:\frac{z_C-z_B}{z_D-z_B}\in\mathbb{R}^*.

  • Pour les points d’affixes respectives −2i, 7 − i, 8 + 2i et −1 + 5i, on obtient zD−zAzB−zA=i\frac{z_D-z_A}{z_B-z_A}=i et zD−zCzB−zC=−3i\frac{z_D-z_C}{z_B-z_C}=-3i, donc zD−zAzB−zA:zD−zCzB−zC=−13∈R∗\frac{z_D-z_A}{z_B-z_A}:\frac{z_D-z_C}{z_B-z_C}=-\frac{1}{3}\in\mathbb{R}^* et les quatre points sont cocycliques.

11. Triangles et nombres complexes

★ À maîtriser

  • Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est rectangle en A si et seulement si zB−zAzC−zA∈iR∗\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}\in i\mathbb{R}^*.

  • Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est rectangle et isocèle en A si et seulement si zB−zAzC−zA=i\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}=i ou zB−zAzC−zA=−i\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}=-i.

  • Pour trois points non alignés A, B et C, le triangle ABC est équilatéral si et seulement si zB−zAzC−zA=eiπ/3\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}=e^{i\pi/3} ou zB−zAzC−zA=e−iπ/3\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}=e^{-i\pi/3}.

Compléments

📌 Pour trois points non alignés A, B et C et un angle 0<α<π0<\alpha<\pi, le triangle ABC est isocèle en A si et seulement si zC−zAzB−zA=eiα\frac{z_C-z_A}{z_B-z_A}=e^{i\alpha} ou zC−zAzB−zA=e−iα\frac{z_C-z_A}{z_B-z_A}=e^{-i\alpha}.

  • Pour les points d’affixes respectives 1+i1+i, 33 et 3+5i3+5i, on a zB−zAzC−zA=−12i∈iR∗\frac{z_B-z_A}{z_C-z_A}=-\frac{1}{2}i\in i\mathbb{R}^*, donc le triangle ABC est rectangle en A.

  • Pour les points d’affixes respectives −3+2i-3+2i, −2−3i-2-3i et 3−2i3-2i, on a zA−zBzC−zB=i\frac{z_A-z_B}{z_C-z_B}=i, donc le triangle ABC est rectangle isocèle en B.

  • Pour les points d’affixes respectives −1+i3-1+i\sqrt{3}, 22 et −1−i3-1-i\sqrt{3}, on a zA−zBzC−zB=e−iπ/3\frac{z_A-z_B}{z_C-z_B}=e^{-i\pi/3}, donc le triangle ABC est équilatéral.

Astuce mémo

Un quotient dans iℝ* signale un angle droit ; un quotient égal à ±i signale aussi des côtés égaux.

12. Variations des suites numériques

Notions clés & Définitions

  • Suite croissante : Une suite réelle est croissante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un≤un+1u_n\leq u_{n+1}.
  • Suite décroissante : Une suite réelle est décroissante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un≥un+1u_n\geq u_{n+1}.
  • Suite majorée : S’il existe un réel MM tel que, pour tout nn de son ensemble de définition, $u_n\leq M.
  • Suite minorée : S’il existe un réel mm tel que, pour tout nn de son ensemble de définition, $u_n\geq m.
  • Suite bornée : À la fois majorée et minorée.
  • Suite constante : Une suite réelle est constante lorsque, pour tout indice n de son ensemble de définition, un=un+1u_n=u_{n+1}.
  • Suite monotone : Une suite est monotone lorsqu’elle est croissante ou décroissante.

★ À maîtriser

  • La méthode algébrique étudie les variations d’une suite en examinant la différence un+1−unu_{n+1}-u_n ou, si un>0u_n>0, le quotient un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n}.

📌 Si un+1−un≥0u_{n+1}-u_n\geq0 pour tout n, alors la suite est croissante, et si un+1−un≤0u_{n+1}-u_n\leq0 pour tout n, elle est décroissante.

Compléments

📌 Si un>0u_n>0 pour tout n, alors un+1un≥1\frac{u_{n+1}}{u_n}\geq1 implique que la suite est croissante, tandis que un+1un≤1\frac{u_{n+1}}{u_n}\leq1 implique qu’elle est décroissante.

📌 Si un=f(n)u_n=f(n), alors la suite a le même sens de variation que la fonction f sur un intervalle contenant son ensemble d’indices.

  • Pour wn=n2+3nw_n=n^2+3n, on a wn+1−wn=2n+4>0w_{n+1}-w_n=2n+4>0 pour tout entier naturel n, donc la suite est croissante.

  • Pour vn=e−2n+1v_n=e^{-2n+1}, on a vn+1vn=e−2<1\frac{v_{n+1}}{v_n}=e^{-2}<1 pour tout entier naturel n, donc la suite est décroissante.

  • Un raisonnement par récurrence peut servir à démontrer qu’une suite est majorée, minorée ou bornée.

Astuce mémo

Majorée : au-dessus, minorée : au-dessous

13. Limites et convergence des suites

Notions clés & Définitions

  • Suite convergente : Une suite est convergente lorsqu’elle admet une limite finie ; une suite qui n’est pas convergente est divergente.

★ À maîtriser

📌 Si un=f(n)u_n=f(n), où ff est définie sur un intervalle [a,+∞[[a,+\infty[, et si f(x)f(x) tend vers ll lorsque xx tend vers +∞+\infty, alors unu_n tend vers ll lorsque nn tend vers +∞+\infty.

📌 Toute suite décroissante et minorée est convergente, et toute suite croissante et majorée est convergente.

📐 Formule - Pour une suite géométrique (an)(a^n), la limite est $0$ si −1<a<1-1<a<1, $1$ si a=1a=1, et +∞+\infty si a>1a>1 ; si a≤−1a\leq-1, la suite n’a pas de limite.

📐 Formule - Pour α>0\alpha>0, lim⁡n→+∞ln⁡nnα=0,\lim_{n\to+\infty}\frac{\ln n}{n^\alpha}=0, et, pour a>1a>1 et α>0\alpha>0, lim⁡n→+∞nαan=0.\lim_{n\to+\infty}\frac{n^\alpha}{a^n}=0.

📌 Si, à partir d’un certain rang, vn≤un≤wnv_n\leq u_n\leq w_n et si vnv_n et wnw_n tendent vers le même réel ll, alors unu_n tend vers ll.

📌 Si une suite récurrente à valeurs dans un ensemble fermé KK vérifie un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), si ff est continue sur KK et si la suite converge vers ll, alors l∈Kl\in K et f(l)=lf(l)=l.

Compléments

  • Si une suite numérique admet une limite, cette limite est unique.

📐 Formule - Pour tout réel α>0\alpha>0, lim⁡n→+∞nα=+∞etlim⁡n→+∞1nα=0.\lim_{n\to+\infty}n^\alpha=+\infty\quad\text{et}\quad\lim_{n\to+\infty}\frac{1}{n^\alpha}=0.

📌 Toute suite décroissante et non minorée diverge vers −∞-\infty, tandis que toute suite croissante et non majorée diverge vers +∞+\infty.

📐 Formule - Pour une suite puissance (nα)(n^\alpha), sa limite est $0$ si α<0\alpha<0, $1$ si α=0\alpha=0 et +∞+\infty si α>0\alpha>0 ; de plus, ln⁡n\ln n tend vers +∞+\infty.

  • Si deux suites convergentes vérifient un≤vnu_n\leq v_n à partir d’un certain rang, alors leurs limites vérifient lim⁡un≤lim⁡vn\lim u_n\leq\lim v_n.

  • Si un≤vnu_n\leq v_n à partir d’un certain rang et si vnv_n tend vers −∞-\infty, alors unu_n tend vers −∞-\infty ; si un≥vnu_n\geq v_n et si vnv_n tend vers +∞+\infty, alors unu_n tend vers +∞+\infty.

  • Si unu_n tend vers aa, si ff est définie sur l’ensemble contenant les termes de la suite et si f(x)f(x) tend vers le réel ll lorsque xx tend vers aa, alors f(un)f(u_n) tend vers ll.

  • Euler a démontré que lim⁡n→+∞(1+122+132+⋯+1n2)=π26.\lim_{n\to+\infty}\left(1+\frac1{2^2}+\frac1{3^2}+\cdots+\frac1{n^2}\right)=\frac{\pi^2}{6}.

14. Intégrale et propriétés fondamentales

Notions clés & Définitions

  • Intégrale : Si ff est continue sur un intervalle contenant aa et bb et si FF est une primitive de ff, l’intégrale de ff de aa à bb est le nombre F(b)−F(a)F(b)-F(a), indépendant du choix de FF.
  • Valeur moyenne : La valeur moyenne de ff continue sur [a,b][a,b] est le nombre 1b−a∫abf(x) dx.\frac{1}{b-a}\int_a^b f(x)\,dx.

★ À maîtriser

📐 Formule - Si FF est une primitive de ff, alors ∫abf(x) dx=F(b)−F(a),∫aaf(x) dx=0,∫abf(x) dx=−∫baf(x) dx.\int_a^b f(x)\,dx=F(b)-F(a),\qquad \int_a^a f(x)\,dx=0,\qquad \int_a^b f(x)\,dx=-\int_b^a f(x)\,dx.

📌 Si ff est continue et positive sur [a,b][a,b], alors ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx est l’aire, en unités d’aire, de la région comprise entre sa courbe, l’axe des abscisses et les droites x=ax=a et x=bx=b.

Compléments

  • Dans ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx, aa et bb sont les bornes et la variable d’intégration est muette ; on peut la remplacer par une autre lettre.

📐 Formule - Pour des fonctions continues sur un intervalle contenant a,b,ca,b,c, ∫abf(x) dx=∫acf(x) dx+∫cbf(x) dx.\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^c f(x)\,dx+\int_c^b f(x)\,dx.

📐 Formule - Pour des fonctions continues f,gf,g et un réel λ\lambda, ∫ab(f+g)(x) dx=∫abf(x) dx+∫abg(x) dx,∫abλf(x) dx=λ∫abf(x) dx.\int_a^b(f+g)(x)\,dx=\int_a^b f(x)\,dx+\int_a^b g(x)\,dx,\qquad \int_a^b\lambda f(x)\,dx=\lambda\int_a^b f(x)\,dx.

📌 Si ff et gg sont continues sur [a,b][a,b] et si 0≤f(x)≤g(x)0\leq f(x)\leq g(x) sur cet intervalle, alors 0≤∫abf(x) dx≤∫abg(x) dx0\leq\int_a^b f(x)\,dx\leq\int_a^b g(x)\,dx.

📐 Formule - Si ff est continue et vérifie m≤f(x)≤Mm\leq f(x)\leq M sur [a,b][a,b], alors m(b−a)≤∫abf(x) dx≤M(b−a).m(b-a)\leq\int_a^b f(x)\,dx\leq M(b-a).

📐 Formule - Si ff est continue et ∣f(x)∣≤M|f(x)|\leq M avec M≥0M\geq0 sur [a,b][a,b], alors ∣∫abf(x) dx∣≤M(b−a).\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|\leq M(b-a).

Astuce mémo

L’intégrale positive représente l’aire sous la courbe

15. Calcul intégral et calcul d’aires

★ À maîtriser

📐 Formule - Si uu et vv sont dérivables sur [a,b][a,b] et si leurs dérivées sont continues, alors ∫abu(x)v′(x) dx=[u(x)v(x)]ab−∫abu′(x)v(x) dx.\int_a^b u(x)v'(x)\,dx=[u(x)v(x)]_a^b-\int_a^b u'(x)v(x)\,dx.

  • Pour calculer une intégrale de la forme ∫abf(αx+β) dx\int_a^b f(\alpha x+\beta)\,dx, avec α≠0\alpha\ne0, on pose t=αx+βt=\alpha x+\beta, puis dt=α dxdt=\alpha\,dx et on transforme les bornes en αa+β\alpha a+\beta et αb+β\alpha b+\beta.

📌 Si ff est continue et positive sur [a,b][a,b], l’aire sous sa courbe vaut ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx ; si ff est négative, elle vaut −∫abf(x) dx-\int_a^b f(x)\,dx.

📌 Si ff est continue sur un intervalle KK et a∈Ka\in K, la fonction x↦∫axf(t) dtx\mapsto\int_a^x f(t)\,dt est la primitive de ff qui s’annule en aa, et sa dérivée vaut f(x)f(x).

Compléments

📌 Si ff est continue et paire sur un intervalle symétrique, alors ∫−aaf(x) dx=2∫0af(x) dx\int_{-a}^a f(x)\,dx=2\int_0^a f(x)\,dx ; si ff est impaire, cette intégrale est nulle.

📌 Si ff est continue et périodique de période TT, alors son intégrale sur un intervalle de longueur TT est indépendante de l’origine de cet intervalle : ∫aa+Tf(x) dx=∫0Tf(x) dx\int_a^{a+T}f(x)\,dx=\int_0^T f(x)\,dx.

  • Si ff change de signe sur [a,b][a,b], on partage l’intervalle en sous-intervalles où son signe est constant et on additionne les aires en prenant l’opposé de l’intégrale sur les portions négatives.

📐 Formule - Si f≤gf\leq g sur [a,b][a,b], l’aire comprise entre leurs courbes vaut ∫ab(g(x)−f(x)) dx.\int_a^b\bigl(g(x)-f(x)\bigr)\,dx.

📌 Si f−gf-g change de signe sur [a,b][a,b], on partage l’intervalle selon les croisements des courbes et on intègre, sur chaque portion, la différence positive entre la courbe supérieure et la courbe inférieure.

Astuce mémo

Primitive, parties, changement de variable, symétrie

16. Étude des fonctions définies par intégrales

Notions clés & Définitions

  • Fonction F : La fonction définie par F(x)=∫1xett dtF(x)=\int_1^x \frac{e^t}{t}\,dt est définie sur ]0,+∞[ et sa dérivée est F′(x)=exxF'(x)=\frac{e^x}{x}.

★ À maîtriser

  • Comme F′(x)=exx>0F'(x)=\frac{e^x}{x}>0 pour x>0, la fonction F est strictement croissante sur ]0,+∞[.

Compléments

  • Pour f(x)=x+1-e^x, on a f(x)-(x+1)=-e^x<0 sur ℝ, donc la courbe de f est située sous la droite y=x+1.

  • La dérivée de f(x)=x+1-e^x est f'(x)=1-e^x ; f est croissante sur ]-∞,0] puis décroissante sur [0,+∞[ et atteint son maximum f(0)=0.

  • L’aire en cm² de la région comprise entre la courbe de f(x)=x+1-e^x, la droite y=x+1 et les droites x=-2 et x=0 vaut 4(1−e−2)4(1-e^{-2}).

  • Pour f(x)=F(x)-\ln x, on a f(x)=∫1xet−1t dtf(x)=\int_1^x \frac{e^t-1}{t}\,dt ; ainsi F(x)<ln x pour 0<x<1 et F(x)>ln x pour x>1.

  • La fonction F vérifie lim⁡x→0+F(x)=−∞\lim_{x\to0^+}F(x)=-\infty et lim⁡x→+∞F(x)=+∞\lim_{x\to+\infty}F(x)=+\infty.

  • La courbe de F admet l’axe des ordonnées, d’équation x=0, comme asymptote verticale.

  • La courbe de F admet en +∞ une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées, car lim⁡x→+∞F(x)x=+∞\lim_{x\to+\infty}\frac{F(x)}{x}=+\infty.

17. Ajustement linéaire par moindres carrés

Notions clés & Définitions

  • Série statistique double : Une série statistique double de caractères quantitatifs X et Y est l’ensemble des triplets (xᵢ,yⱼ,nᵢⱼ), où nᵢⱼ est l’effectif du couple (xᵢ,yⱼ) dans une population de n individus.
  • Nuage de points : Le nuage de points associé à une série double est l’ensemble des points de coordonnées (xᵢ,yⱼ) dont les effectifs nᵢⱼ sont non nuls.
  • Point moyen : Le point moyen G d’un nuage de n points a pour coordonnées les moyennes des coordonnées, xG=xˉ=x1+⋯+xnnx_G=\bar{x}=\frac{x_1+\cdots+x_n}{n} et yG=yˉ=y1+⋯+ynny_G=\bar{y}=\frac{y_1+\cdots+y_n}{n}.
  • Série marginale : La série marginale d’un caractère regroupe ses modalités et leurs effectifs obtenus en additionnant les effectifs conjoints correspondants ; les fréquences marginales sont ces effectifs divisés par l’effectif total.

★ À maîtriser

📐 Formule - Le coefficient de corrélation linéaire est r=Cov⁡(X,Y)V(X)V(Y)r=\frac{\operatorname{Cov}(X,Y)}{\sqrt{V(X)}\sqrt{V(Y)}} ; il a le même signe que la covariance et vérifie −1≤r≤1-1\le r\le1.

📌 En pratique, si 0,87≤r<1 ou -1<r≤-0,87, les caractères présentent une forte corrélation linéaire.

📐 Formule - La droite de régression de Y en X a pour équation y=ax+by=ax+b, avec a=Cov⁡(X,Y)V(X)a=\frac{\operatorname{Cov}(X,Y)}{V(X)} et b=yˉ−axˉb=\bar{y}-a\bar{x}.

Compléments

📐 Formule - La covariance d’une série double peut se calculer par Cov⁡(X,Y)=1n∑nij(xi−xˉ)(yj−yˉ)=1n∑nijxiyj−xˉyˉ\operatorname{Cov}(X,Y)=\frac{1}{n}\sum n_{ij}(x_i-\bar{x})(y_j-\bar{y})=\frac{1}{n}\sum n_{ij}x_i y_j-\bar{x}\bar{y}.

  • Les deux droites de régression passent par le point moyen G ; leurs coefficients directeurs vérifient aa'=r².

  • L’équation d’une droite d’ajustement permet d’estimer une valeur de Y à partir de X, ou de X à partir de Y, selon la variable expliquée.

18. Résolution d’équations différentielles

Notions clés & Définitions

  • Équation différentielle : Une équation différentielle est une équation dont l’inconnue est une fonction et qui fait intervenir au moins une dérivée de cette fonction.

★ À maîtriser

📐 Formule - Les solutions de y′+ay=0y'+ay=0 sur ℝ sont y(x)=ke−axy(x)=ke^{-ax}, avec k∈ℝ.

📐 Formule - Pour a≠0, les solutions de y′+ay=by'+ay=b sur ℝ sont y(x)=ke−ax+bay(x)=ke^{-ax}+\frac{b}{a}, avec k∈ℝ.

📐 Formule - Pour ω≠0, les solutions de y′′−ω2y=0y''-\omega^2y=0 sont y(x)=ae−ωx+beωxy(x)=ae^{-\omega x}+be^{\omega x}, avec a,b∈ℝ.

Compléments

  • Pour tous réels x₀ et y₀, l’équation y′+ay=by'+ay=b admet une unique solution sur ℝ vérifiant y(x₀)=y₀.

  • Dans le modèle où la vitesse d’accroissement d’une population est proportionnelle à sa taille, on pose f'(t)=af(t) ; avec f(0)=4,75 millions en 1990 et f(5)=5,5 millions en 1995, le modèle prévoit l’atteinte de 20 millions en 2038.

Astuce mémo

Pour y'' + m y = 0, m < 0 donne des exponentielles, tandis que m > 0 donne des sinus et cosinus.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Suites numériques et calcul intégral avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. On sait que lim⁡x→2f(x)=5\lim_{x\to 2}f(x)=5 et que lim⁡y→5g(y)=−3\lim_{y\to 5}g(y)=-3. Quelle est alors la limite de g(f(x))g(f(x)) lorsque xx tend vers 22 ?

2. Une fonction décroissante sur ]1,4[]1,4[ est minorée par −2-2. Que peut-on conclure sur sa limite en 44 ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Suites numériques et calcul intégral avec 10 flashcards interactives.

Quelle limite obtient-on pour g∘fg\circ f si f(x)f(x) tend vers bb et g(y)g(y) vers ℓ\ell ?

ℓ\ell.

Quelle limite une fonction croissante et majorée sur ]a,b[]a,b[ admet-elle en bb ?

Une limite finie ℓ\ell telle que ℓ≤M\ell\le M.

Quand une fonction est-elle continue sur un intervalle ?

Lorsqu’elle est continue en tout point de cet intervalle.

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