QCM : Survie, essais cliniques et régression — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le domaine d’application de la biostatistique ?

La statistique appliquée aux phénomènes économiques, financiers et commerciaux
La statistique appliquée aux systèmes informatiques, industriels et mécaniques
La statistique appliquée aux sciences du vivant, à la biologie et à la médecine
La statistique appliquée aux phénomènes physiques, chimiques et astronomiques

La statistique appliquée aux sciences du vivant, à la biologie et à la médecine

Explication

La biostatistique applique les méthodes statistiques aux sciences du vivant, à la biologie et à la médecine. Les autres domaines relèvent d’autres champs d’application de la statistique.

2. Quelle distinction caractérise la statistique descriptive et la statistique inférentielle ?

La descriptive résume les données observées, tandis que l’inférentielle généralise les résultats à une population
La descriptive généralise les résultats, tandis que l’inférentielle résume les données observées
La descriptive mesure les appareils, tandis que l’inférentielle décrit les variations biologiques
La descriptive étudie les populations, tandis que l’inférentielle classe les variables observées

La descriptive résume les données observées, tandis que l’inférentielle généralise les résultats à une population

Explication

La statistique descriptive décrit les valeurs observées, alors que la statistique inférentielle permet de généraliser les résultats d’un échantillon à une population. La mesure des appareils et la classification des variables ne définissent pas cette distinction.

3. Une différence entre deux mesures d’un même patient provient d’un instrument imprécis : de quelle variabilité s’agit-il ?

De la variabilité métrologique, aussi appelée erreur de mesure
De la variabilité totale considérée indépendamment de ses composantes
De la variabilité biologique inter-individuelle entre plusieurs patients
De la variabilité biologique intra-individuelle du patient étudié

De la variabilité métrologique, aussi appelée erreur de mesure

Explication

La variabilité métrologique provient des appareils de mesure et correspond à l’erreur de mesure. Une variation entre patients serait inter-individuelle, tandis qu’une variation propre au vivant ne provient pas de l’instrument.

4. Comment la variabilité biologique se décompose-t-elle ?

En variabilités descriptive et inférentielle
En variabilités biologique et métrologique
En variabilités intra-individuelle et inter-individuelle
En variabilités nominale et ordinale

En variabilités intra-individuelle et inter-individuelle

Explication

La variabilité biologique comprend les différences observées chez un même individu et celles observées entre plusieurs individus. Les autres couples désignent des méthodes statistiques, des sources générales de variabilité ou des types de variables.

5. À quel ensemble souhaite-t-on généraliser les conclusions d’une expérience ?

À l’échantillon observé, qui constitue une partie sélectionnée de la population cible
À la modalité étudiée, qui correspond à une catégorie particulière de la variable
À la population cible, dont l’effectif est généralement bien supérieur à celui de l’échantillon
À la variable mesurée, qui rassemble les valeurs recueillies chez les participants

À la population cible, dont l’effectif est généralement bien supérieur à celui de l’échantillon

Explication

La population est l’ensemble d’individus auquel on souhaite généraliser les conclusions, et son effectif est très grand par rapport à celui de l’échantillon. L’échantillon n’est qu’un sous-ensemble de cette population.

6. Quelle description correspond à un échantillon ?

Une caractéristique mesurée sur chaque individu avant toute observation
Un sous-ensemble d’une population, qui peut être représentatif ou non de celle-ci
Une catégorie de réponses définie par l’ordre naturel de ses modalités
L’ensemble complet d’individus auquel toutes les conclusions doivent être appliquées

Un sous-ensemble d’une population, qui peut être représentatif ou non de celle-ci

Explication

Un échantillon est un sous-ensemble de la population étudiée, et sa représentativité n’est pas automatique. Une population est l’ensemble cible, tandis qu’une caractéristique mesurée est une variable.

7. Selon la règle donnée, quelle condition rend un échantillon représentatif de sa population ?

Il est obtenu par tirage au sort
Il contient des proportions fixées par le chercheur avant le recrutement
Il comporte un nombre élevé d’individus sélectionnés par convenance
Il reprend les individus les plus faciles à contacter dans la population

Il est obtenu par tirage au sort

Explication

Selon la règle considérée, le tirage au sort constitue la condition nécessaire et suffisante de représentativité. Un effectif important ou une sélection pratique ne garantit pas à lui seul cette propriété.

8. Avant sa mesure, comment définir une variable aléatoire associée à un individu ?

Comme une population entière dont l’effectif reste inconnu avant l’enquête
Comme une valeur déjà observée qui ne peut plus varier dans l’étude
Comme une catégorie dépourvue de toute valeur numérique ou descriptive
Comme une caractéristique pouvant prendre plusieurs valeurs incertaines avant l’observation

Comme une caractéristique pouvant prendre plusieurs valeurs incertaines avant l’observation

Explication

Une variable aléatoire est une caractéristique dont la valeur est incertaine avant l’observation; la valeur observée devient alors une réalisation. Une réalisation n’est donc pas la définition de la variable elle-même.

9. Pour une variable quantitative répartie en classes, comment calcule-t-on la fréquence de la classe kk ?

fk=nknf_k = \frac{n_k}{n}, où nkn_k est l’effectif de la classe et nn l’effectif total
fk=nk+nf_k = n_k+n, où nkn_k est l’effectif de la classe et nn l’effectif total
fk=nnkf_k = n-n_k, où nkn_k est l’effectif de la classe et nn l’effectif total
fk=nnkf_k = \frac{n}{n_k}, où nkn_k est l’effectif de la classe et nn l’effectif total

$$f_k = \frac{n_k}{n}$$, où $$n_k$$ est l’effectif de la classe et $$n$$ l’effectif total

Explication

La fréquence d’une classe est le rapport entre son effectif et l’effectif total, soit fk=nknf_k = \frac{n_k}{n}. Les autres expressions inversent le rapport ou remplacent une fréquence par une somme ou une différence.

10. Dans quel type de représentation la fréquence d’une classe est-elle codée par l’aire du rectangle ?

Dans un histogramme
Dans un tableau de contingence
Dans une courbe de répartition
Dans un diagramme en bâtons

Dans un histogramme

Explication

Dans un histogramme, la fréquence d’une classe est représentée par l’aire du rectangle associé. Dans un diagramme en bâtons, elle est représentée par la hauteur de la barre.

11. Que représente la fonction de répartition F(a)F(a) ?

La somme des fréquences des valeurs inférieures ou égales à aa
La fréquence correspondant à la seule valeur exactement égale à aa
La moyenne des valeurs observées qui sont proches de aa
La somme des fréquences des valeurs strictement supérieures à aa

La somme des fréquences des valeurs inférieures ou égales à $$a$$

Explication

La fonction de répartition F(a)F(a) cumule les fréquences des valeurs inférieures ou égales à aa. Elle ne se limite ni aux valeurs supérieures, ni à la seule modalité égale à aa.

12. Quelle formule donne la moyenne empirique de nn observations x1,,xnx_1,\ldots,x_n ?

m=1ni=1nxim = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}x_i
m=1ni=1n(xim)2m = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}(x_i-m)^2
m=i=1nxinm = \sum_{i=1}^{n}x_i-n
m=1n1i=1nxim = \frac{1}{n-1}\sum_{i=1}^{n}x_i

$$m = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}x_i$$

Explication

La moyenne empirique est la somme des observations divisée par leur nombre, soit m=1ni=1nxim = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}x_i. La somme des écarts quadratiques intervient dans la variance, et les autres expressions utilisent un dénominateur ou une opération incorrecte.

13. Quel type de phénomène produit des résultats variables, dont la répartition demeure prévisible lorsqu’on répète l’expérience ?

Un phénomène constant
Un phénomène aléatoire
Un phénomène parfaitement contrôlé
Un phénomène déterministe

Un phénomène aléatoire

Explication

Un phénomène aléatoire peut produire des résultats différents, tout en présentant une répartition prévisible. Un phénomène déterministe donne le même résultat à chaque répétition.

14. Dans une expérience aléatoire, que désigne un événement ?

La valeur numérique attribuée à toute l’expérience
La règle qui impose le résultat de l’expérience
La fréquence moyenne calculée après plusieurs expériences
Le résultat ou l’état obtenu lors de l’expérience

Le résultat ou l’état obtenu lors de l’expérience

Explication

Un événement correspond au résultat ou à l’état obtenu lors d’une épreuve ou d’une expérience. Une probabilité est la valeur numérique attribuée à cet événement, et non l’événement lui-même.

15. Quelle affirmation décrit correctement les valeurs possibles d’une probabilité ?

Elle est comprise entre 0 et 1, avec 0 pour un événement impossible et 1 pour un événement certain.
Elle est exprimée par une fréquence, sans borne numérique déterminée à l’avance.
Elle est toujours strictement comprise entre 0 et 1, car les événements extrêmes sont exclus.
Elle est comprise entre 1 et 100, avec 1 pour un événement impossible et 100 pour un événement certain.

Elle est comprise entre 0 et 1, avec 0 pour un événement impossible et 1 pour un événement certain.

Explication

Une probabilité prend une valeur entre 0 et 1 ; 0 correspond à un événement impossible et 1 à un événement certain. L’affirmation qui exclut les valeurs 0 et 1 confond les bornes avec des valeurs interdites.

16. Deux événements A et B ne sont pas exclusifs. Quelle expression calcule correctement la probabilité de leur union ?

Pr(A OU B)=Pr(A)+Pr(B)Pr(A ET B)\Pr(A\ \mathrm{OU}\ B)=\Pr(A)+\Pr(B)-\Pr(A\ \mathrm{ET}\ B)
Pr(A OU B)=Pr(A)Pr(B)Pr(A ET B)\Pr(A\ \mathrm{OU}\ B)=\Pr(A)\Pr(B)-\Pr(A\ \mathrm{ET}\ B)
Pr(A OU B)=Pr(A ET B)Pr(A)Pr(B)\Pr(A\ \mathrm{OU}\ B)=\Pr(A\ \mathrm{ET}\ B)-\Pr(A)-\Pr(B)
Pr(A OU B)=Pr(A)+Pr(B)+Pr(A ET B)\Pr(A\ \mathrm{OU}\ B)=\Pr(A)+\Pr(B)+\Pr(A\ \mathrm{ET}\ B)

$$\Pr(A\ \mathrm{OU}\ B)=\Pr(A)+\Pr(B)-\Pr(A\ \mathrm{ET}\ B)$$

Explication

La somme des probabilités compte deux fois la partie commune, qui doit donc être soustraite. Ajouter cette intersection conduirait à surestimer la probabilité de l’union.

17. Pourquoi l’intersection est-elle soustraite dans la formule de la probabilité d’une union ?

Parce que la somme des probabilités de A et B doit être divisée par leur intersection.
Parce que les issues communes à A et B sont comptées deux fois dans la somme.
Parce que l’intersection représente une probabilité conditionnelle indépendante de l’union.
Parce que l’union exclut les issues qui appartiennent simultanément à A et B.

Parce que les issues communes à A et B sont comptées deux fois dans la somme.

Explication

Les issues appartenant à A et à B apparaissent dans chacun des deux termes additionnés ; elles sont donc comptées deux fois. L’intersection doit être retranchée, même lorsque les événements ne sont pas exclusifs.

18. Si Pr(B)>0\Pr(B)>0, comment calcule-t-on la probabilité conditionnelle de A sachant B ?

Pr(AB)=Pr(A)Pr(AB)\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(A)}{\Pr(A\cap B)}
Pr(AB)=Pr(AB)Pr(B)\Pr(A\mid B)=\Pr(A\cap B)\Pr(B)
Pr(AB)=Pr(AB)Pr(B)\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(A\cap B)}{\Pr(B)}
Pr(AB)=Pr(A)+Pr(B)Pr(AB)\Pr(A\mid B)=\Pr(A)+\Pr(B)-\Pr(A\cap B)

$$\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(A\cap B)}{\Pr(B)}$$

Explication

La probabilité conditionnelle restreint l’univers aux cas où B se réalise, d’où le quotient par Pr(B)\Pr(B). La probabilité non conditionnelle Pr(A)\Pr(A) porte sur l’ensemble de référence et ne constitue pas ce quotient.

19. Quelle formule applique correctement le théorème de Bayes pour relier Pr(AB)\Pr(A\mid B) à Pr(BA)\Pr(B\mid A) ?

Pr(AB)=Pr(AB)Pr(B)Pr(A)\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(A\mid B)\Pr(B)}{\Pr(A)}
Pr(AB)=Pr(BA)Pr(B)Pr(A)\Pr(A\mid B)=\Pr(B\mid A)\Pr(B)\Pr(A)
Pr(AB)=Pr(A)Pr(B)Pr(BA)\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(A)\Pr(B)}{\Pr(B\mid A)}
Pr(AB)=Pr(BA)Pr(A)Pr(B)\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(B\mid A)\Pr(A)}{\Pr(B)}

$$\Pr(A\mid B)=\frac{\Pr(B\mid A)\Pr(A)}{\Pr(B)}$$

Explication

Le théorème de Bayes multiplie la probabilité de B sachant A par la probabilité a priori de A, puis divise par la probabilité de B. Les autres expressions inversent ou suppriment les facteurs nécessaires à cette mise à jour.

20. Si A et B sont indépendants et que Pr(A)=0,4\Pr(A)=0,4, quelle est la valeur de Pr(AB)\Pr(A\mid B) ?

10,41-0,4
0,4Pr(B)0,4\Pr(B)
Pr(B)\Pr(B)
0,40,4

$$0,4$$

Explication

Pour des événements indépendants, le fait que B se réalise ne modifie pas la probabilité de A : Pr(AB)=Pr(A)\Pr(A\mid B)=\Pr(A). Le produit Pr(A)Pr(B)\Pr(A)\Pr(B) donne l’intersection, pas la probabilité conditionnelle.

21. Quelle distinction entre sensibilité et spécificité est correcte pour un test diagnostique ?

La sensibilité est Pr(T+M+)\Pr(T+\mid M+), tandis que la spécificité est Pr(TM)\Pr(T-\mid M-).
La sensibilité est Pr(M+T+)\Pr(M+\mid T+), tandis que la spécificité est Pr(MT)\Pr(M-\mid T-).
La sensibilité est Pr(T+M)\Pr(T+\mid M-), tandis que la spécificité est Pr(TM+)\Pr(T-\mid M+).
La sensibilité est Pr(TM)\Pr(T-\mid M-), tandis que la spécificité est Pr(T+M+)\Pr(T+\mid M+).

La sensibilité est $$\Pr(T+\mid M+)$$, tandis que la spécificité est $$\Pr(T-\mid M-)$$.

Explication

La sensibilité mesure la capacité à détecter les malades, alors que la spécificité mesure la capacité à reconnaître les non-malades. Les probabilités inversées conditionnent le statut médical au résultat du test et correspondent à d’autres mesures.

22. Un test a une sensibilité de 0,920,92 et une spécificité de 0,850,85. Quelles sont les proportions de faux négatifs et de faux positifs ?

Faux négatifs : 0,850,85 ; faux positifs : 0,920,92
Faux négatifs : 0,080,08 ; faux positifs : 0,150,15
Faux négatifs : 0,920,92 ; faux positifs : 0,850,85
Faux négatifs : 0,150,15 ; faux positifs : 0,080,08

Faux négatifs : $$0,08$$ ; faux positifs : $$0,15$$

Explication

La proportion de faux négatifs vaut 10,92=0,081-0,92=0,08 et celle des faux positifs vaut 10,85=0,151-0,85=0,15. Chaque taux d’erreur est donc le complément de la mesure correspondante.

23. Un test présente une prévalence de 0,100,10, une sensibilité de 0,900,90 et une spécificité de 0,950,95. Quelle est approximativement sa valeur prédictive positive ?

0,900,90
0,670,67
0,950,95
0,100,10

$$0,67$$

Explication

La formule donne VPP=0,90×0,100,90×0,10+(10,95)×(10,10)0,67\mathrm{VPP}=\frac{0,90\times0,10}{0,90\times0,10+(1-0,95)\times(1-0,10)}\approx0,67. La VPP dépend donc aussi de la prévalence et ne se confond pas avec la sensibilité ou la spécificité.

24. Quelle condition doit vérifier une fonction discrète pour être une fonction de probabilité valide ?

Chaque probabilité est strictement supérieure à 0 et leur somme vaut 1.
Chaque probabilité est entre 0 et 1 et leur somme vaut une constante positive.
Chaque probabilité peut dépasser 1 si leur moyenne vaut 1.
Chaque probabilité est entre 0 et 1 et leur somme vaut 1.

Chaque probabilité est entre 0 et 1 et leur somme vaut 1.

Explication

Une loi discrète valide associe à chaque valeur une probabilité comprise entre 0 et 1, et la somme de toutes les probabilités doit être égale à 1. Une somme différente de 1 ne définit pas une loi de probabilité, même si chaque terme est admissible.

25. Une variable discrète prend les valeurs 0, 1 et 2 avec les probabilités respectives 0,2, 0,5 et 0,3. Quelle est son espérance ?

0,90{,}9
1,11{,}1
1,51{,}5
2,02{,}0

$$1{,}1$$

Explication

L’espérance se calcule par la somme pondérée 0×0,2+1×0,5+2×0,3=1,10\times0{,}2+1\times0{,}5+2\times0{,}3=1{,}1. Additionner les probabilités sans les pondérer par les valeurs donnerait une quantité différente qui n’est pas l’espérance.

26. Une variable XX suit une loi binomiale avec n=5n=5 et p=0,2p=0{,}2. Quelle expression donne la probabilité d’obtenir exactement deux succès ?

(0,2)2(0,8)3(0{,}2)^2(0{,}8)^3
5(0,2)2(0,8)55(0{,}2)^2(0{,}8)^5
(52)(0,2)2(0,8)3\binom{5}{2}(0{,}2)^2(0{,}8)^3
(52)(0,2)3(0,8)2\binom{5}{2}(0{,}2)^3(0{,}8)^2

$$\binom{5}{2}(0{,}2)^2(0{,}8)^3$$

Explication

La loi binomiale utilise Pr(X=x)=(nx)px(1p)nx\Pr(X=x)=\binom{n}{x}p^x(1-p)^{n-x}, donc deux succès sur cinq donnent l’expression indiquée. L’exposant de 1p1-p compte les trois échecs, tandis que le coefficient dénombre les positions possibles des succès.

27. Une variable de Bernoulli code par 1 la survenue d’un événement de probabilité p=0,7p=0{,}7. Quelle est sa variance ?

0,210{,}21
0,300{,}30
0,490{,}49
0,700{,}70

$$0{,}21$$

Explication

Pour une variable de Bernoulli, la variance vaut p(1p)p(1-p), soit 0,7×0,3=0,210{,}7\times0{,}3=0{,}21. La valeur 0,70{,}7 est l’espérance, tandis que 0,490{,}49 correspond à p2p^2 et non à la variance.

28. Quelle propriété caractérise une variable aléatoire continue ?

Elle ne peut prendre que des valeurs entières dont la somme des probabilités vaut 1.
Elle associe une probabilité ponctuelle à chaque valeur réelle possible.
Elle peut prendre toute valeur d’un domaine et la probabilité d’une valeur exacte est nulle.
Elle prend un ensemble fini de valeurs, chacune ayant une probabilité positive.

Elle peut prendre toute valeur d’un domaine et la probabilité d’une valeur exacte est nulle.

Explication

Une variable continue peut prendre n’importe quelle valeur dans son domaine, mais la probabilité d’une valeur exacte est nulle. Les probabilités se calculent plutôt sur des intervalles, ce qui la distingue d’une variable discrète.

29. Pour une densité ff, comment calcule-t-on la probabilité que XX appartienne à l’intervalle [u,v][u,v] ?

Pr(uXv)=uvxf(x)dx\Pr(u\le X\le v)=\int_u^v x f(x)\,dx
Pr(uXv)=f(u)+f(v)\Pr(u\le X\le v)=f(u)+f(v)
Pr(uXv)=uvf(x)dx\Pr(u\le X\le v)=\int_u^v f(x)\,dx
Pr(uXv)=f(v)f(u)\Pr(u\le X\le v)=f(v)-f(u)

$$\Pr(u\le X\le v)=\int_u^v f(x)\,dx$$

Explication

Pour une variable continue, la probabilité d’un intervalle est l’aire sous la densité, soit uvf(x)dx\int_u^v f(x)\,dx. La quantité f(x)f(x) est une densité ponctuelle et non une probabilité, tandis que l’expression avec xf(x)x f(x) intervient dans le calcul de l’espérance.

30. Si XN(100,16)X\sim N(100,16), quelle transformation suit une loi normale centrée réduite ?

Y=X16100Y=\frac{X-16}{100}
Y=X10016Y=\frac{X-100}{16}
Y=X+1004Y=\frac{X+100}{4}
Y=X1004Y=\frac{X-100}{4}

$$Y=\frac{X-100}{4}$$

Explication

Dans N(m,s2)=N(100,16)N(m,s^2)=N(100,16), l’écart-type vaut s=4s=4. La standardisation correcte est donc Y=(Xm)/s=(X100)/4Y=(X-m)/s=(X-100)/4, qui suit N(0,1)N(0,1).

31. Un échantillon de n=100n=100 variables indépendantes possède une moyenne commune mm et une variance s2s^2. Quelle approximation décrit la moyenne de l’échantillon selon le théorème central limite ?

N(100m,100s2)N(100m,100s^2)
N(m,s2100)N\left(m,\frac{s^2}{100}\right)
N(m100,s2)N\left(\frac{m}{100},s^2\right)
N(m,100s2)N\left(m,100s^2\right)

$$N\left(m,\frac{s^2}{100}\right)$$

Explication

Le théorème central limite indique que la moyenne est approximativement distribuée selon N(m,s2/n)N(m,s^2/n) lorsque nn est suffisamment grand. Avec n=100n=100, sa variance devient donc s2/100s^2/100, et non une variance multipliée par 100.

32. Dans le tableau tabagisme-cancer, quelles sont les proportions de cancer chez les fumeurs et chez les non-fumeurs ?

0,50{,}5 dans les deux groupes
0,050{,}05 dans les deux groupes
0,50{,}5 chez les fumeurs et 0,050{,}05 chez les non-fumeurs
0,050{,}05 chez les fumeurs et 0,50{,}5 chez les non-fumeurs

$$0{,}5$$ chez les fumeurs et $$0{,}05$$ chez les non-fumeurs

Explication

La proportion observée est de 0,50{,}5 chez les fumeurs et de 0,050{,}05 chez les non-fumeurs. Inverser ces deux valeurs conduit à attribuer le risque le plus élevé au mauvais groupe.

33. Quelle expression définit le risque relatif du cancer chez les fumeurs par rapport aux non-fumeurs ?

RR=Pr(CF)Pr(CFˉ)RR=\frac{\Pr(C\mid F)}{\Pr(C\mid\bar F)}
RR=Pr(FC)Pr(FˉC)RR=\frac{\Pr(F\mid C)}{\Pr(\bar F\mid C)}
RR=a/cb/dRR=\frac{a/c}{b/d}
RR=Pr(CF)Pr(CFˉ)Pr(CFˉ)RR=\frac{\Pr(C\mid F)-\Pr(C\mid\bar F)}{\Pr(C\mid\bar F)}

$$RR=\frac{\Pr(C\mid F)}{\Pr(C\mid\bar F)}$$

Explication

Le risque relatif compare directement le risque de cancer chez les fumeurs au risque chez les non-fumeurs, d’où le rapport Pr(CF)/Pr(CFˉ)\Pr(C\mid F)/\Pr(C\mid\bar F). L’expression ad/(bc)ad/(bc) ou (a/c)/(b/d) (a/c)/(b/d) correspond à l’odds ratio, qui compare des cotes.

34. Dans l’exemple tabagisme-cancer, que signifie un risque relatif égal à 10 ?

Le cancer est dix fois plus fréquent chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
Les fumeurs ont dix fois plus de chances d’être indemnes que les non-fumeurs.
L’odds ratio est nécessairement égal à dix dans cet échantillon.
La proportion de fumeurs est dix fois supérieure à celle des non-fumeurs.

Le cancer est dix fois plus fréquent chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Explication

Un risque relatif de 10 signifie que le risque observé de cancer chez les fumeurs est dix fois celui des non-fumeurs. Cette interprétation concerne les risques et ne permet pas de conclure que l’odds ratio possède la même valeur.

35. Pour un tableau de contingence comportant les effectifs a,b,c,da,b,c,d, quelle formule donne l’odds ratio ?

OR=a/cb/d=adbcOR=\frac{a/c}{b/d}=\frac{ad}{bc}
OR=acbdOR=\frac{a-c}{b-d}
OR=a/(a+c)b/(b+d)OR=\frac{a/(a+c)}{b/(b+d)}
OR=a+bc+dOR=\frac{a+b}{c+d}

$$OR=\frac{a/c}{b/d}=\frac{ad}{bc}$$

Explication

L’odds ratio est le rapport des cotes, soit (a/c)/(b/d)=ad/(bc) (a/c)/(b/d)=ad/(bc). La formule avec les dénominateurs a+ca+c et b+db+d compare des risques et correspond au risque relatif.

36. Quelle forme de relation la régression linéaire représente-t-elle entre une variable réponse yy et une variable explicative xx ?

Une relation qualitative décrite par des catégories ordonnées
Une relation circulaire décrite par une équation quadratique
Une relation affine décrite par une droite y=ax+by=ax+b
Une relation logarithmique décrite par une fonction croissante

Une relation affine décrite par une droite $$y=ax+b$$

Explication

La régression linéaire modélise le lien entre xx et yy par une droite d’équation y=ax+by=ax+b. Une relation quadratique ou logarithmique relève d’autres formes de régression non linéaire.

37. Dans une régression linéaire, comment calcule-t-on l’ordonnée à l’origine bb à partir de la pente aa et des moyennes observées ?

b=yˉaxˉb=\bar y-a\bar x
b=cov(x,y)/var(x)b=\operatorname{cov}(x,y)/\operatorname{var}(x)
b=xˉayˉb=\bar x-a\bar y
b=yˉ+axˉb=\bar y+a\bar x

$$b=\bar y-a\bar x$$

Explication

L’ordonnée à l’origine se calcule par b=yˉaxˉb=\bar y-a\bar x, tandis que aa est déterminée par le rapport entre covariance et variance de xx. L’expression avec la covariance correspond donc à la pente, et non à l’ordonnée à l’origine.

38. Une pente estimée vaut a=2,5a=-2,5 dans une régression de YY sur XX. Comment interpréter cette valeur ?

Une unité supplémentaire de XX est associée en moyenne à une hausse de 2,5 unités de YY
Une unité supplémentaire de XX est associée en moyenne à une baisse de 2,5 unités de YY
Une unité supplémentaire de YY est associée en moyenne à une hausse de 2,5 unités de XX
La valeur moyenne de YY est égale à moins 2,5 lorsque XX vaut zéro

Une unité supplémentaire de $$X$$ est associée en moyenne à une baisse de 2,5 unités de $$Y$$

Explication

Une pente négative signifie que YY diminue en moyenne lorsque XX augmente, ici de 2,5 unités pour une unité de XX. La dernière proposition décrit plutôt une ordonnée à l’origine, pas une pente.

39. La corrélation entre la consommation de glace et les noyades augmente pendant l’été. Quelle conclusion est méthodologiquement correcte ?

Un facteur de confusion, comme la température, peut expliquer leur variation simultanée
L’association disparaît dès que les variables sont mesurées sur une échelle quantitative
La corrélation prouve que les noyades entraînent une consommation accrue de glace
La consommation de glace provoque nécessairement une hausse des noyades

Un facteur de confusion, comme la température, peut expliquer leur variation simultanée

Explication

Une corrélation décrit une association, mais elle ne suffit pas à établir un lien causal, car une troisième variable peut agir sur les deux phénomènes. Ici, la température constitue un facteur de confusion plausible.

40. Une variable qualitative binaire est codée 00 et 11 dans le modèle y=ax+by=ax+b. Que représente alors le coefficient aa ?

La variance de yy calculée parmi les individus codés 11
La moyenne générale de yy indépendamment du codage choisi
La différence entre la moyenne de yy pour le code 11 et celle pour le code 00
La différence entre les deux variances de yy selon le codage

La différence entre la moyenne de $$y$$ pour le code $$1$$ et celle pour le code $$0$$

Explication

Avec un codage binaire, a=f(1)f(0)a=f(1)-f(0) mesure l’écart entre les deux moyennes de yy. Le coefficient bb correspond à la moyenne associée au groupe codé 00, et non à la moyenne générale.

41. Comment modélise-t-on généralement une variable qualitative comportant trois modalités dans une régression ?

On choisit une catégorie de référence et on estime un coefficient pour chacune des deux autres modalités
On attribue les valeurs 00, 11 et 22 en supposant des écarts identiques entre modalités
On remplace les trois modalités par une seule moyenne avant d’ajuster la régression
On estime un coefficient unique sans définir de catégorie de comparaison

On choisit une catégorie de référence et on estime un coefficient pour chacune des deux autres modalités

Explication

Pour trois modalités, une catégorie sert généralement de référence et chaque autre catégorie reçoit un coefficient comparatif. Le codage numérique 0,1,20,1,2 imposerait une structure d’écarts qui n’est pas généralement justifiée pour une variable qualitative nominale.

42. Pourquoi un codage nominal arbitraire par 00, 11 et 22 peut-il être inadapté pour une variable à trois modalités ?

Il transforme automatiquement la variable qualitative en mesure continue exacte
Il empêche toute comparaison entre la catégorie de référence et les autres modalités
Il exige que les moyennes de la variable réponse soient identiques entre catégories
Il impose une égalité des écarts entre catégories qui peut être dépourvue de justification

Il impose une égalité des écarts entre catégories qui peut être dépourvue de justification

Explication

Le codage 0,1,20,1,2 traite les différences numériques entre codes comme si elles avaient un sens, ce qui impose des écarts égaux entre catégories. Pour une variable nominale, cet ordre et cette distance ne sont généralement pas fondés.

43. Quelle distinction décrit correctement l’échantillonnage, l’estimation et le test ?

L’échantillonnage mesure une population connue, l’estimation tire les individus au sort et le test calcule une moyenne descriptive
L’échantillonnage remonte de l’échantillon vers la population, l’estimation anticipe un futur échantillon et le test décrit les modalités
L’échantillonnage compare une théorie aux observations, l’estimation forme les groupes et le test prédit la fluctuation future
L’échantillonnage anticipe un futur échantillon, l’estimation remonte de l’échantillon vers la population et le test confronte observations et hypothèse

L’échantillonnage anticipe un futur échantillon, l’estimation remonte de l’échantillon vers la population et le test confronte observations et hypothèse

Explication

L’échantillonnage étudie les résultats possibles d’un tirage futur, l’estimation utilise un échantillon pour déduire une caractéristique de la population, et le test confronte une théorie ou des groupes aux observations. La deuxième proposition inverse notamment les rôles de l’échantillonnage et de l’estimation.

44. Que désigne la fluctuation d’échantillonnage ?

Une modification des individus de la population au cours de la période d’étude
Une erreur de mesure produite par un instrument mal étalonné
Une différence stable entre deux populations présentant des caractéristiques distinctes
La variation des résultats obtenus lorsque plusieurs échantillons sont tirés d’une même population

La variation des résultats obtenus lorsque plusieurs échantillons sont tirés d’une même population

Explication

La fluctuation d’échantillonnage correspond aux différences entre les résultats de plusieurs échantillons issus de la même population. Elle provient du tirage des individus et ne constitue pas nécessairement une différence systématique entre populations.

45. Quelle procédure favorise l’obtention d’un échantillon représentatif d’une population ?

Recruter les participants parmi les personnes les plus faciles à contacter
Effectuer un tirage au sort donnant une possibilité adéquate de sélection aux membres de la population
Interroger un groupe disponible puis généraliser ses réponses à la population
Sélectionner des volontaires partageant une caractéristique recherchée

Effectuer un tirage au sort donnant une possibilité adéquate de sélection aux membres de la population

Explication

Le tirage au sort favorise une représentation adéquate de la population et limite le biais de recrutement. Les autres procédures peuvent surreprésenter les personnes accessibles, volontaires ou présentant une caractéristique particulière.

46. Que signifie un intervalle de pari de niveau 1α1-\alpha ?

C’est le plus petit intervalle qui contient une réalisation future avec une probabilité 1α1-\alpha
C’est une estimation ponctuelle dont l’erreur maximale vaut exactement α\alpha
C’est un intervalle qui contient la moyenne observée avec une probabilité α\alpha
C’est une plage qui contient toutes les valeurs possibles de la population avec une probabilité 1α1-\alpha

C’est le plus petit intervalle qui contient une réalisation future avec une probabilité $$1-\alpha$$

Explication

Un intervalle de pari de niveau 1α1-\alpha est défini comme le plus petit intervalle contenant une réalisation future avec cette probabilité. Il concerne donc une réalisation future, et non toutes les valeurs possibles de la population.

47. Quelle distinction caractérise l’intervalle de pari et l’intervalle de confiance ?

L’intervalle de pari décrit la vraie valeur de la population, tandis que l’intervalle de confiance décrit des observations futures.
L’intervalle de pari et l’intervalle de confiance sont construits à partir des mêmes valeurs, mais avec des niveaux différents.
L’intervalle de pari utilise des estimations d’échantillon, tandis que l’intervalle de confiance utilise des valeurs de la population.
L’intervalle de pari utilise des valeurs de la population, tandis que l’intervalle de confiance utilise des estimations d’échantillon.

L’intervalle de pari utilise des valeurs de la population, tandis que l’intervalle de confiance utilise des estimations d’échantillon.

Explication

L’intervalle de pari est fondé sur les valeurs de la population, alors que l’intervalle de confiance est calculé à partir d’estimations issues d’un échantillon. Confondre l’intervalle de pari avec les observations futures inverse les objets auxquels ces deux intervalles s’appliquent.

48. Que signifie correctement un intervalle de confiance à 95 % construit pour une population ?

La moyenne estimée diffère de la vraie valeur de la population dans 95 % des échantillons.
La vraie valeur possède une probabilité individuelle de 95 % d’appartenir à l’intervalle déjà calculé.
La procédure utilisée produit, à long terme, des intervalles contenant la vraie valeur dans 95 % des cas.
L’échantillon contient 95 % des valeurs possibles de la caractéristique étudiée dans la population.

La procédure utilisée produit, à long terme, des intervalles contenant la vraie valeur dans 95 % des cas.

Explication

Un niveau de confiance de 95 % décrit la performance à long terme de la procédure de construction des intervalles. Il ne s’interprète pas comme une probabilité de 95 % attribuée à la vraie valeur après le calcul d’un intervalle particulier.

49. Un échantillon comporte n=20n=20 observations et donne so2=4s_o^2=4. Quelle estimation sans biais de la variance faut-il utiliser ?

s^2=2021×4\hat{s}^{2}=\frac{20}{21}\times4
s^2=1920×4\hat{s}^{2}=\frac{19}{20}\times4
s^2=2019×4\hat{s}^{2}=\frac{20}{19}\times4
s^2=4+2019\hat{s}^{2}=4+\frac{20}{19}

$$\hat{s}^{2}=\frac{20}{19}\times4$$

Explication

L’estimateur sans biais multiplie so2s_o^2 par le facteur nn1\frac{n}{n-1}, ce qui donne ici 2019×4\frac{20}{19}\times4. Le facteur inverse corrigerait la variance dans la mauvaise direction et ne correspond pas à la formule demandée.

50. Pour construire un intervalle de confiance d’une moyenne avec n<30n<30, σ\sigma inconnu et une variable normalement distribuée, quelle loi intervient dans la valeur critique ?

La loi normale standard avec une variance connue
La loi de Student à n1n-1 degrés de liberté
La loi de Student à nn degrés de liberté
La loi binomiale fondée sur le nombre de succès

La loi de Student à $$n-1$$ degrés de liberté

Explication

Dans ce contexte de petit échantillon, la moyenne standardisée utilise la loi de Student à n1n-1 degrés de liberté. L’approximation normale standard correspond plutôt au cadre où l’écart-type de la population est connu ou aux grands échantillons.

51. Pour une proportion estimée sur un échantillon, quelles conditions justifient l’approximation normale de l’intervalle de confiance ?

npo<5np_o<5 et n(1po)<5n(1-p_o)<5
po=0,5p_o=0,5 et l’écart-type de la population est connu
n30n\geq30 et la moyenne de la variable est connue
npo5np_o\geq5 et n(1po)5n(1-p_o)\geq5

$$np_o\geq5$$ et $$n(1-p_o)\geq5$$

Explication

L’approximation normale de l’intervalle d’une proportion est retenue lorsque les deux effectifs attendus, nponp_o et n(1po)n(1-p_o), atteignent au moins 5. De petits effectifs dans ces deux catégories rendent cette approximation inadéquate et appellent plutôt un traitement binomial.

52. Quel rôle joue l’hypothèse nulle H0H_0 dans un test statistique ?

Elle fixe directement la puissance du test avant le recueil des données.
Elle attribue l’écart observé au hasard autour d’une valeur de référence.
Elle affirme qu’une différence réelle existe entre les observations comparées.
Elle décrit la probabilité que l’échantillon ait été obtenu par erreur.

Elle attribue l’écart observé au hasard autour d’une valeur de référence.

Explication

L’hypothèse nulle considère que le hasard explique l’écart observé par rapport à une référence ou entre deux observations. L’affirmation d’une différence réelle relève plutôt de l’hypothèse alternative H1H_1.

53. Une erreur de type I se produit dans quelle situation ?

Rejeter H0H_0 alors que H0H_0 est fausse
Ne pas rejeter H0H_0 alors que H0H_0 est fausse
Ne pas rejeter H0H_0 alors que H0H_0 est vraie
Rejeter H0H_0 alors que H0H_0 est vraie

Rejeter $$H_0$$ alors que $$H_0$$ est vraie

Explication

L’erreur de type I est le rejet à tort d’une hypothèse nulle vraie, ce qui correspond à un faux positif. Le non-rejet d’une hypothèse nulle fausse constitue au contraire une erreur de type II.

54. Si β\beta désigne la probabilité d’une erreur de type II, comment exprime-t-on la puissance statistique d’un test ?

β\beta, soit la probabilité de rejeter H0H_0 lorsque H0H_0 est vraie
1α1-\alpha, soit la probabilité de conserver H0H_0 lorsque H1H_1 est vraie
α\alpha, soit la probabilité de rejeter H0H_0 lorsque H0H_0 est vraie
1β1-\beta, soit la probabilité de rejeter H0H_0 lorsque H1H_1 est vraie

$$1-\beta$$, soit la probabilité de rejeter $$H_0$$ lorsque $$H_1$$ est vraie

Explication

La puissance vaut 1β1-\beta et mesure la probabilité de rejeter correctement H0H_0 lorsque l’hypothèse alternative est vraie. Le paramètre α\alpha concerne plutôt le risque d’erreur de type I.

55. Quelle séquence respecte la démarche générale d’un test statistique ?

Calculer la statistique, fixer α\alpha, poser H0H_0, déterminer la limite, puis recueillir les données.
Poser H0H_0, fixer α\alpha, recueillir les données, calculer la statistique, déterminer la limite de rejet, puis comparer.
Recueillir les données, rejeter H0H_0, fixer α\alpha, calculer la statistique, puis déterminer la limite de rejet.
Fixer α\alpha, déterminer la limite, rejeter H0H_0, recueillir les données, puis calculer la statistique.

Poser $$H_0$$, fixer $$\alpha$$, recueillir les données, calculer la statistique, déterminer la limite de rejet, puis comparer.

Explication

La procédure commence par la formulation de H0H_0 et le choix de α\alpha, avant le recueil et l’analyse des données. La décision finale compare ensuite la statistique observée à la limite de rejet déterminée sous H0H_0.

56. Pour comparer une proportion observée à une proportion théorique, quelle statistique standardisée utilise-t-on ?

zo=poππ(1π)nz_o=\frac{p_o-\pi}{\sqrt{\frac{\pi(1-\pi)}{n}}}
zo=poπpo(1po)nz_o=\frac{p_o-\pi}{\sqrt{\frac{p_o(1-p_o)}{n}}}
zo=poππ(1π)n1z_o=\frac{p_o-\pi}{\sqrt{\frac{\pi(1-\pi)}{n-1}}}
zo=poπpoπnz_o=\frac{p_o-\pi}{\sqrt{\frac{p_o\pi}{n}}}

$$z_o=\frac{p_o-\pi}{\sqrt{\frac{\pi(1-\pi)}{n}}}$$

Explication

Le test d’une proportion contre une valeur théorique utilise la variance fondée sur π(1π)\pi(1-\pi), d’où cette statistique. Utiliser pop_o au dénominateur correspond à une autre construction et ne respecte pas la formule de ce test.

57. Dans le test d’une proportion observée contre une proportion théorique, quelles conditions permettent l’approximation par la loi normale centrée réduite ?

π5\pi\geq5 et 1π51-\pi\geq5
npo5np_o\geq5 et n(1po)5n(1-p_o)\geq5
nπ5n\pi\geq5 et n(1π)5n(1-\pi)\geq5
n1π5n_1\pi\geq5 et n2(1π)5n_2(1-\pi)\geq5

$$n\pi\geq5$$ et $$n(1-\pi)\geq5$$

Explication

Les conditions portent sur les effectifs théoriques calculés à partir de π\pi : nπn\pi et n(1π)n(1-\pi) doivent atteindre 5. Les proportions observées interviennent dans d’autres tests, notamment celui comparant deux groupes.

58. Quelle méthode convient pour comparer deux mesures prises sur les mêmes sujets ?

Calculer la différence entre les deux mesures de chaque sujet puis tester la moyenne de ces différences
Regrouper les deux séries et tester leur proportion moyenne commune
Comparer les écarts-types des deux mesures sans former de différences individuelles
Comparer directement les moyennes des deux séries comme si les sujets étaient différents

Calculer la différence entre les deux mesures de chaque sujet puis tester la moyenne de ces différences

Explication

Avec des données appariées, chaque sujet fournit une différence et l’analyse porte ensuite sur la moyenne de ces différences. Comparer directement deux moyennes indépendantes ignore le lien entre les mesures d’un même sujet.

59. Dans un test du χ2\chi^2 d’ajustement comportant kk catégories, quelle loi suit approximativement la statistique sous H0H_0 ?

Une loi de Student à k1k-1 degrés de liberté
Une loi du χ2\chi^2 à kk degrés de liberté
Une loi normale centrée réduite à k1k-1 degrés de liberté
Une loi du χ2\chi^2 à k1k-1 degrés de liberté

Une loi du $$\chi^2$$ à $$k-1$$ degrés de liberté

Explication

La statistique d’ajustement suit sous H0H_0 une loi du χ2\chi^2 comportant k1k-1 degrés de liberté. Le nombre de catégories est réduit d’une unité en raison de la contrainte sur les effectifs attendus.

60. Comment définit-on le temps de survie lorsqu’un patient est censuré ?

Comme le délai jusqu’à la dernière nouvelle ou la fin du suivi
Comme la durée séparant deux événements successifs du patient
Comme le délai jusqu’au décès observé chez le patient
Comme le temps nécessaire pour atteindre une survie de 50 %

Comme le délai jusqu’à la dernière nouvelle ou la fin du suivi

Explication

En cas de censure, le temps de survie observé s’arrête à la date de dernière nouvelle ou à la fin du suivi. Le délai jusqu’au décès correspond au temps d’événement, qui concerne les patients non censurés.

61. Que représente S(t)S(t) dans une analyse de survie ?

La proportion de patients censurés exactement à la durée tt
La probabilité qu’un patient ait connu l’événement après la durée tt
La probabilité qu’un patient dépasse la durée tt sans événement
La probabilité qu’un patient ait connu l’événement avant ou à la durée tt

La probabilité qu’un patient dépasse la durée $$t$$ sans événement

Explication

La fonction de survie est définie par S(t)=Pr(T>t)=1F(t)S(t)=\Pr(T>t)=1-F(t) et mesure la probabilité de dépasser tt sans événement. La probabilité d’avoir atteint l’événement avant ou à tt est donnée par F(t)F(t).

62. Sur une courbe de Kaplan-Meier, que provoque une censure avant le temps d’événement suivant ?

Elle ramène la courbe à sa valeur initiale et conserve l’effectif à risque
Elle laisse la courbe au même niveau et réduit le nombre de patients à risque
Elle augmente la courbe en ajoutant un patient au groupe à risque
Elle provoque une marche descendante correspondant à un décès

Elle laisse la courbe au même niveau et réduit le nombre de patients à risque

Explication

Une censure ne modifie pas directement la valeur de la courbe, mais elle retire le patient du groupe à risque pour les temps ultérieurs. Une marche descendante correspond à un événement observé, comme un décès.

63. Comment détermine-t-on la médiane de survie lorsque la courbe ne prend pas exactement la valeur 0,50,5 ?

On choisit le temps où la courbe atteint sa valeur maximale après le suivi
On retient le plus grand temps pour lequel S(t)0,5S(t)\leq0,5
On calcule la moyenne des temps précédant et suivant la valeur 0,50,5
On retient le plus petit temps pour lequel S(t)0,5S(t)\geq0,5

On retient le plus petit temps pour lequel $$S(t)\geq0,5$$

Explication

La médiane est le temps où la survie vaut 0,5 ; si cette valeur n’est pas atteinte exactement, on retient le plus petit temps vérifiant S(t)0,5S(t)\geq0,5. Une moyenne entre deux temps n’est pas la règle définie pour cette estimation.

64. Quel est le principe distinctif d’un essai clinique randomisé ?

Attribuer les traitements selon le niveau initial de risque
Attribuer les traitements selon le choix du patient et du médecin
Attribuer les patients aux traitements par tirage au sort
Attribuer le traitement le plus efficace aux patients les plus exposés

Attribuer les patients aux traitements par tirage au sort

Explication

La randomisation répartit les patients entre les traitements par tirage au sort, ce qui tend à équilibrer les facteurs de confusion connus et inconnus. Une attribution fondée sur le risque initial peut au contraire créer des groupes différents dès le départ.

65. Pour être considéré comme un facteur de confusion dans l’étude du lien entre XX et YY, un facteur ZZ doit être associé à quoi ?

À la fois à XX et à YY
À XX mais pas à YY
À une variable extérieure sans lien avec XX ni YY
À YY mais pas à XX

À la fois à $$X$$ et à $$Y$$

Explication

Un facteur de confusion est lié à l’exposition ou au traitement XX ainsi qu’au résultat YY, ce qui peut modifier l’association observée entre eux. Une variable associée à une seule de ces deux variables ne répond pas à cette définition.

66. Quelle distinction oppose correctement le degré de signification et l’amplitude d’un effet ?

Le degré de signification quantifie la différence, tandis que l’amplitude mesure la compatibilité avec le hasard
Le degré de signification évalue la compatibilité avec le hasard, tandis que l’amplitude quantifie la différence observée
Le degré de signification mesure la puissance, tandis que l’amplitude indique la taille de l’échantillon
Le degré de signification décrit la randomisation, tandis que l’amplitude identifie les facteurs de confusion

Le degré de signification évalue la compatibilité avec le hasard, tandis que l’amplitude quantifie la différence observée

Explication

Le degré de signification indique dans quelle mesure une différence est compatible avec le hasard, alors que l’amplitude s’exprime par des mesures comme le RR, l’OR ou une pente. Une différence statistiquement significative peut donc avoir une amplitude faible.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que la biostatistique ?

La statistique appliquée aux sciences du vivant, biologie et médecine.

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