★ À maîtriser
📌 La vision classique réduit les relations internationales aux rapports interétatiques, notamment la diplomatie, la politique étrangère, les conflits et les alliances, tandis que la vision élargie inclut aussi les acteurs non étatiques et les phénomènes transnationaux.
Les principales approches mettent l’accent sur :
Le réalisme classique considère généralement l’État comme l’acteur principal, unitaire et rationnel, qui cherche à maximiser son intérêt national et sa sécurité, y compris par le recours périodique à la force.
Thucydide (471-400 av. J.-C.) rapporte dans l’Histoire de la guerre du Péloponnèse que la peur et le changement de l’équilibre des puissances ont contribué au déclenchement de la guerre entre Athènes et Sparte, qui a duré 27 ans, de 431 à 404 av. J.-C.
📌 Chez Hobbes, les individus peuvent sortir de l’état naturel de guerre par un contrat social avec un prince ou une assemblée, tandis qu’un contrat équivalent entre États supposerait qu’ils abandonnent leur souveraineté à une autorité supranationale.
📌 Pour Hedley Bull, l’anarchie internationale signifie l’absence d’autorité supérieure aux États souverains, mais elle n’implique pas le chaos, car les rapports de force, les règles coutumières et les normes morales communes produisent un ordre international.
Compléments
La discipline mobilise les domaines suivants :
Les objets étudiés comprennent :
Les querelles de la discipline comprennent le débat idéalisme-réalisme de 1919 à 1950, le débat traditionalisme-scientisme de 1950 à 1970, le débat interparadigmatique de 1970 à 1990 et le tournant critique associé au constructivisme, au féminisme, au postcolonialisme et à l’écologisme.
Machiavel et Hobbes défendent une vision pessimiste où les hommes rivalisent pour la richesse, le pouvoir et le prestige, et où les États, mus par la volonté de puissance, rivalisent et peuvent dominer les plus faibles.
Hugo Grotius soutient dans De jure belli ac pacis que le commerce, lié à la prospérité économique des États, peut contribuer à pacifier et à réglementer leurs relations.
Selon Clausewitz, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens et son issue dépend aussi des ressources sociales et économiques de l’État, tandis que sa finalité ultime est la paix. - Karl von Clausewitz, 1780-1831
Selon Kissinger, les alliances stratégiques dépendent de la volonté des États et peuvent exister entre États dont les systèmes économiques, politiques et idéologiques diffèrent, lorsque leurs intérêts stratégiques convergent. - Henry Kissinger
Anarchie sans autorité supérieure, mais pas absence d’ordre chez Hedley Bull.
★ À maîtriser
La lecture réaliste de 1914 explique la guerre par l’anarchie du système, la compétition des puissances et les stratégies de sécurité des États plutôt que par les seuls idéaux, erreurs ou malentendus diplomatiques.
En 1914, l’Allemagne cherche à s’affirmer en Europe, la France veut rééquilibrer sa puissance, le Royaume-Uni craint pour sa suprématie maritime et coloniale, la Russie soutient les Slaves et rivalise avec l’Autriche-Hongrie, tandis que celle-ci veut préserver son statut.
Le plan Schlieffen, élaboré en 1905 par le comte Alfred von Schlieffen, prévoit de battre rapidement la France en passant par la Belgique et le Luxembourg, puis de se retourner contre la Russie avant que celle-ci ne soit prête.
📌 Dans l’analyse réaliste du conflit russo-ukrainien, la Russie cherche à empêcher le rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN et à préserver sa zone d’influence, tandis que l’Ukraine défend sa souveraineté en recherchant des alliés et des garanties occidentales.
Compléments
En 1914, Helmuth von Moltke le Jeune modifie le plan Schlieffen, l’invasion allemande de la Belgique contribue à l’entrée en guerre du Royaume-Uni et l’arrêt de l’avance à la Marne en septembre conduit à l’enlisement dans une guerre de positions.
Le réalisme interprète le plan Schlieffen comme un coup préventif destiné à éviter l’encerclement, mais souligne qu’une stratégie conçue comme rationnelle peut provoquer une escalade incontrôlable.
La révolution orange de novembre 2004 conteste la réélection de Viktor Ianoukovytch et conduit au pouvoir Viktor Iouchtchenko, tandis que l’est russophone et l’ouest ukrainien affichent des préférences électorales différentes.
Indépendance → rapprochement occidental → crise de 2014 → invasion de 2022.
★ À maîtriser
Les divisions entre sunnites, alaouites, chrétiens et Kurdes, l’échec du processus politique, la répression et la radicalisation aggravent le conflit syrien, tandis que des groupes islamistes et djihadistes comme Al-Nosra et Daech émergent.
Dans la guerre syrienne, l’Iran et le Hezbollah libanais soutiennent le régime Assad, tandis que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie soutiennent différents groupes rebelles.
À partir de 2014, l’expansion de Daech attire une coalition internationale comprenant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et des pays arabes, puis la Russie intervient militairement en Syrie en 2015 pour soutenir le régime Assad et sécuriser ses bases.
La guerre syrienne a causé plus de 500 000 morts et plus de 12 millions de déplacés et réfugiés, soit plus de la moitié de la population syrienne.
Dans la vision réaliste, l’absence d’autorité supérieure laisse chaque État agir pour sa survie et ses intérêts vitaux.
La guerre en Syrie est interprétée comme un conflit de puissance où les acteurs cherchent à maximiser leur sécurité dans un environnement instable.
Le régime de Bachar al-Assad cherche à survivre en s’appuyant sur la force militaire et sur ses alliances avec la Russie, l’Iran et le Hezbollah pour rétablir le contrôle territorial.
Compléments
La Syrie est dirigée depuis 1970 par la famille Assad et son régime autoritaire est dominé par le parti Baas et la minorité alaouite, tandis que la majorité de la population est sunnite.
La Syrie occupe une position stratégique entre l’Iran, l’Irak, la Turquie et la Méditerranée, et partage une frontière avec Israël au niveau du plateau du Golan.
La Syrie reste morcelée entre des zones contrôlées par le régime, les Kurdes et les rebelles, avec une présence étrangère de la Turquie, de la Russie, de l’Iran et des États-Unis.
La Russie intervient pour maintenir son allié, sauvegarder ses bases de Tartous et Hmeimim, seul accès permanent russe à la Méditerranée, et réaffirmer son statut de grande puissance face aux États-Unis.
L’Iran cherche à consolider l’axe chiite Téhéran–Bagdad–Damas–Beyrouth, à établir une profondeur stratégique face à Israël et à rivaliser avec l’Arabie saoudite.
Les États-Unis veulent limiter Daech, contenir l’influence de l’Iran et de la Russie et protéger Israël, la Turquie et l’Arabie saoudite afin de préserver l’équilibre des puissances et leur hégémonie mondiale.
La Turquie veut empêcher l’émergence d’un Kurdistan autonome et étendre son influence régionale en soutenant certains groupes rebelles.
Sécurité recherchée par un acteur → menace perçue par l’autre
★ À maîtriser
📌 Contrairement à la conception hobbesienne de l’état de nature comme une jungle conflictuelle, les libéraux le conçoivent comme un état de liberté, d’égalité et d’harmonie relative.
Compléments
📌 Dans la conception libérale, l’État garantit par la loi les libertés individuelles et l’égalité des conditions de concurrence, et dispose de pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire et répressif pour protéger les citoyens.
John Locke, dans le Deuxième traité sur le gouvernement civil (1689), et David Hume, dans le Traité de la nature humaine (1737), défendent la primauté des droits naturels individuels et la limitation du rôle de l’État à la création et au maintien de conditions propices aux échanges.
David Ricardo, dans ses Principes d'économie politique (1817), et Adam Smith, dans ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des Nations (1776), défendent un minimum de contraintes étatiques sur l’entrepreneur.
Selon Jeremy Bentham, les individus sont rationnels, cherchent à maximiser leurs plaisirs, dont la richesse est un élément crucial, et peuvent déterminer eux-mêmes ce qui est moralement bon ou mauvais pour eux.
Hobbes : jungle conflictuelle ; libéraux : liberté et harmonie relative
★ À maîtriser
Les libéraux estiment que les relations internationales peuvent être pacifiées par le capitalisme, le droit et la démocratie : le commerce favorise les ententes et la coopération, tandis que la démocratie soumet les dirigeants à leurs citoyens.
Les libéraux classiques considèrent que la compétition internationale peut rester pacifique si les États sont démocratiques et économiquement interdépendants, car les intérêts communs favorisent les ententes juridiques et les institutions de coopération.
Le projet libéral de la Société des Nations vise la sécurité collective, la négociation et l’arbitrage plutôt que la force, ainsi que la coopération multilatérale en matière de désarmement, de santé, d’économie, de mandats coloniaux et de droits des minorités.
La CECA réunit en 1951 l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg autour de la mise en commun du charbon et de l’acier, et adopte une gestion supranationale.
Compléments
Selon les philosophes idéalistes Emmanuel Kant et Friedrich Hegel (1770-1831), le développement du savoir et de la raison incarnée par la démocratie peut faire triompher la paix universelle sur les passions guerrières.
Thomas Woodrow Wilson et Franklin Delano Roosevelt soutiennent la création d’organisations internationales vouées au maintien de la paix, notamment la Société des Nations après la Première Guerre mondiale, puis l’ONU et la Communauté européenne après la Deuxième Guerre mondiale.
📌 Les juristes positivistes conçoivent la société internationale comme une juxtaposition d’États souverains et égaux liés par le droit interétatique, tandis que les juristes objectivistes privilégient une société internationale d’individus et de groupements d’individus.
Georges Scelle, dans son Précis de droit des gens (1932), soutient que les rapports internationaux doivent s’établir entre personnes liées par la solidarité et se substituer aux rapports interétatiques, l’individu occupant la première place dans les sociétés nationale et internationale.
La Conférence de paix de Paris de 1919 conduit au traité de Versailles, dont une disposition prévoit la création de la Société des Nations.
Le Sénat des États-Unis refuse de ratifier le pacte de la Société des Nations, de sorte que les États-Unis ne rejoignent jamais l’organisation malgré le rôle de Woodrow Wilson dans sa création.
La Société des Nations compte 63 États membres, établit son siège à Genève et comprend un conseil, une assemblée et un secrétariat.
La Société des Nations ne parvient pas à prévenir les agressions des années 1930, notamment celles du Japon en Mandchourie, de l’Italie en Éthiopie et de l’Allemagne nazie, en raison notamment de l’absence de grandes puissances et du manque de moyens coercitifs.
En juin 1955, les six membres de la CECA décident à la conférence de Messine de poursuivre l’intégration économique et confient à un comité présidé par Paul-Henri Spaak l’étude d’un marché commun européen.
Les traités de Rome de 1957 instituent la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et la Communauté économique européenne (CEE).
La Déclaration Schuman de 1950 propose de lier économiquement la France et l’Allemagne afin de rendre une guerre entre elles matériellement impossible.
Le marché commun repose sur la libre circulation des :
Interdépendance et institutions → coopération et règlement pacifique
★ À maîtriser
L’Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21, engage 195 États à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et vise à contenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2100.
L’Accord de Paris est juridiquement contraignant, mais il ne comporte ni mécanisme coercitif ni sanction, et ne mentionne ni le pétrole ni le charbon.
Dans la lecture libérale, le changement climatique est un bien public mondial qui exige la coopération, car ses effets dépassent les frontières nationales et aucun État ne peut le résoudre seul.
Compléments
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est signée en 1992, entre en vigueur en 1994 et ses États signataires se réunissent chaque année depuis 1995.
La COP3 adopte le Protocole de Kyoto en 1997.
L’Accord de Paris entre en vigueur le 4 novembre 2016 après sa ratification par au moins 55 parties représentant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
📌 Contrairement au Protocole de Kyoto de 1997, qui n’engageait que les pays industrialisés, l’Accord de Paris inclut aussi les pays en développement.
L’Accord de Paris vise à limiter la hausse des températures à 1,5 °C, à atteindre la neutralité carbone et à concilier les émissions de gaz à effet de serre avec leur compensation par des puits ou réservoirs de carbone.
Les contributions déterminées au niveau national (CDN) décrivent et communiquent les actions climatiques mises en œuvre par les États, et un bilan collectif est prévu tous les cinq ans à compter de 2023.
La CCNUCC fournit le cadre des COP, qui facilitent la négociation, le partage d’informations et le suivi des engagements sans imposer la coopération par la force.
La lecture libérale souligne que des ONG, des entreprises, des collectivités locales et des scientifiques participent à la gouvernance climatique aux côtés des États.
La lecture réaliste voit l’Accord de Paris comme un compromis entre intérêts nationaux divergents, les pays industrialisés cherchant à préserver leur compétitivité, les pays émergents à poursuivre leur croissance et les pays vulnérables à obtenir des compensations financières.
La lecture réaliste interprète les engagements volontaires de l’Accord de Paris comme une manifestation de la méfiance des États et de leur refus de déléguer leur souveraineté énergétique et économique.
Les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris sous Donald Trump en 2017.
Gains absolus libéraux ≠ gains relatifs réalistes
★ À maîtriser
Selon le matérialisme historique, les sociétés esclavagistes, féodales et capitalistes sont divisées en classes dirigeantes qui possèdent les moyens de production et contrôlent l’État, en classes opprimées qui produisent la richesse sans contrôler les moyens de production ni le pouvoir politique, et en classes intermédiaires disposant d’un accès et d’une influence limités.
Le passage d’un type de société à un autre survient lorsqu’un changement du mode de production fait émerger une nouvelle classe riche qui lutte contre l’ancienne classe dirigeante pour s’emparer du pouvoir politique et instaurer un nouvel ordre économique et social.
Pour Marx et Engels, la lutte des classes est le moteur de l’Histoire, mais elle n’est ni une fatalité ni une caractéristique de la nature humaine : elle n’existait pas avant la propriété privée et doit disparaître avec le remplacement du capitalisme par le communisme.
Selon la théorie marxiste des relations internationales, depuis 1870 la concentration du capital et des moyens de production transforme le capitalisme en impérialisme dominé par des oligopoles financiers issus de la fusion des grandes entreprises bancaires, commerciales et industrielles.
La rivalité des oligopoles financiers pour le partage du monde et la conquête des territoires et des ressources provoque des crises économiques mondiales et des guerres menées par les États au service des oligarchies financières nationales.
Compléments
Le marxisme tire son nom de Karl Marx (1818-1883), mais l’œuvre de Friedrich Engels (1820-1895) est indissociable de la sienne ; cette théorie naît d’une critique du libéralisme, notamment de Hegel, Smith et Ricardo.
Pour Marx et Engels, la concurrence pousse les entreprises à accroître leur taux de plus-value, ce qui provoque des crises de surproduction et l’appauvrissement des classes ouvrières et moyennes.
Pour contrer la baisse des profits liée aux crises de surproduction, les entreprises conquièrent de nouveaux marchés, qui finissent par subir les mêmes stratégies d’exploitation et leurs conséquences négatives.
Dans la théorie marxiste, la mondialisation du capitalisme est une solution temporaire à la baisse tendancielle des taux de profit et crée à long terme des conditions favorables à une révolution socialiste mondiale.
Après la révolution prolétarienne, la société nouvelle traverse une phase socialiste où l’État socialise progressivement les moyens de production et élimine les classes, puis une phase communiste caractérisée par la disparition définitive des classes et de l’État.
Selon Lénine, la guerre de 1914-1918 est une guerre entre puissances impérialistes visant un nouveau partage du monde, une redistribution des colonies et la création de nouveaux espaces pour le capital financier.
En 1917, le Parti bolchevik appelle à transformer la guerre impérialiste en révolution socialiste, appel suivi avec succès en Russie mais pas en Allemagne, où les tentatives révolutionnaires de 1918 et 1919 sont écrasées.
Concentration du capital → rivalités impérialistes → guerre
★ À maîtriser
La lecture marxiste explique la Première Guerre mondiale par les contradictions internes du capitalisme, plutôt que par les seules alliances diplomatiques ou erreurs stratégiques.
Dans L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine relie la guerre à la concentration du capital, à l'émergence des monopoles, à la recherche de marchés et de matières premières et à la rivalité impérialiste pour le partage du monde.
Dans l'analyse marxiste, la guerre détourne les travailleurs des luttes de classes, les mobilise derrière le nationalisme et légitime une économie de guerre renforçant le contrôle des classes dominantes.
Dans la lecture marxiste de la première guerre du Golfe, le contrôle du pétrole du Golfe est central parce que cette ressource est vitale à la reproduction du capitalisme mondial et que l'invasion du Koweït menaçait l'accès des multinationales occidentales à cette ressource.
La guerre de 1991 est interprétée comme une démonstration de l'hégémonie américaine après la guerre froide et comme une défense des monarchies rentières du Golfe, dont les élites collaborent avec le capital international.
Dans l'analyse marxiste, l'invasion américaine de 2003 participe à une stratégie impérialiste visant à remodeler le Moyen-Orient et à sécuriser la domination américaine face à d'autres pôles de puissance.
Compléments
À la veille de 1914, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les États-Unis et le Japon participent à une course coloniale.
L'Allemagne, puissance industrielle montante disposant de peu de colonies, cherche à remettre en cause l'ordre colonial dominé par la Grande-Bretagne et la France.
En 1914, les partis socialistes nationaux se rallient chacun à leur gouvernement, tandis que l'Internationale ouvrière éclate malgré son idéal de fraternité des travailleurs.
Pour la perspective marxiste, une paix durable exige l'abolition du capitalisme et l'établissement d'un ordre socialiste international.
L'occupation de l'Irak a ouvert la voie à une redistribution des richesses au profit de multinationales pétrolières et industrielles et de sociétés de sécurité privée, illustrant le « capitalisme de guerre ».
La restructuration néolibérale de l'Irak comprend le démantèlement d'entreprises publiques, l'ouverture forcée au capital étranger et la marginalisation des ouvriers et des paysans.
Dans la lecture marxiste, la fragmentation ethno-confessionnelle de la société irakienne affaiblit la possibilité d'une résistance de classe unifiée, tandis que les mouvements contre l'occupation expriment la contradiction entre impérialisme et peuples dominés.
La synthèse marxiste oppose la préservation du statu quo pétrolier mondial en 1991 à la tentative de reconfiguration néolibérale régionale en 2003.
★ À maîtriser
En 2009, le contingent privé présent sur l'ensemble du théâtre irakien est estimé entre 190 000 et 200 000 hommes, dont 163 000 en Irak, contre 140 000 soldats américains, soit environ 1,4 contractor par soldat régulier. - Bricet des Vallons, G.-H., Armées et sociétés militaires privées en Irak : de l'amalgame à la symbiose
Entre 2003 et 2007, les entreprises civiles ont reçu environ 100 milliards de dollars en Irak, tandis que le marché de la sécurité privée représentait environ 6 milliards de dollars selon le Special Inspector General.
Le plan « Great Trust », révélé par le Washington Post le 31 août 2025, prévoit de transformer Gaza en station touristique luxueuse et en pôle technologique sous tutelle américaine pendant au moins dix ans.
Le plan de paix pour Gaza articule un volet militaire conditionnant la cessation des hostilités au désarmement du Hamas et à la destruction de ses infrastructures, un volet humanitaire prévoyant la libération des otages et de détenus palestiniens ainsi que la reprise de l'aide, et un volet politique prévoyant une force multinationale et un comité civil supervisé par un Conseil de la paix présidé par Donald Trump.
Compléments
En l'absence de statistiques officielles, les projections indiquent que les deux tiers des forces privées en Irak sont employés par des firmes de logistique et d'ingénierie de la reconstruction. - Bricet des Vallons, G.-H., Armées et sociétés militaires privées en Irak : de l'amalgame à la symbiose, 2009
Le chiffre d'affaires de Blackwater est passé de 5,4 millions de dollars en 2001 à près de 1,2 milliard, tandis que celui de DynCorp est passé de 30 millions en 1995 à 800 millions en 2003 puis 2,2 milliards en 2007. - Bricet des Vallons, G.-H., Armées et sociétés militaires privées en Irak : de l'amalgame à la symbiose, 2009
Le marché de la protection du département d'État est réparti entre (Bricet des Vallons, G.-H., 2009) :
Le projet envisage :
Le plan Great Trust affiche l'objectif de faire passer la valeur économique de Gaza de zéro à 324 milliards de dollars.
Le projet prévoit le déplacement de plus de 2 millions de Gazaouis, officiellement volontaire, avec une prime de 5 000 dollars par personne, quatre ans de loyer et un an de nourriture ; les propriétaires recevraient un jeton numérique échangeable ultérieurement.
★ À maîtriser
Selon l'analyse réaliste, l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990 vise à renforcer la puissance économique et stratégique irakienne et à réviser l'équilibre régional au profit de l'Irak.
Dans la lecture réaliste, les États-Unis interviennent en 1991 pour protéger leurs alliés, notamment l'Arabie saoudite, préserver leur accès au pétrole et restaurer l'équilibre régional ; la coalition s'aligne stratégiquement derrière la puissance américaine.
La lecture libérale présente la guerre de 1991 comme une action collective sous mandat du Conseil de sécurité, notamment la résolution 678, visant à défendre le droit international et la souveraineté du Koweït.
La guerre de 2003 est engagée par les États-Unis et une coalition de volontaires sans approbation explicite du Conseil de sécurité, contrairement à l'intervention de 1991.
Compléments
Après le 11 septembre 2001, la stratégie américaine de sécurité préventive est formulée dans la National Security Strategy de 2002 et sert, selon l'analyse réaliste, à justifier l'usage de la force pour préserver l'hégémonie américaine.
Selon l'analyse réaliste, les objectifs stratégiques de la guerre de 2003 comprennent le contrôle géopolitique d'une région pétrolière, le containment de rivaux potentiels et le renforcement de la crédibilité militaire américaine.
Les justifications avancées sont : la menace supposée des armes de destruction massive, la promotion de la démocratie et le renversement d'une dictature, la défense des droits humains
La lecture libérale critique la guerre de 2003 comme une rupture avec le multilatéralisme qui affaiblit la crédibilité de l'ONU et discrédite les justifications démocratiques et humanitaires lorsqu'elles sont perçues comme des prétextes.
Dans un entretien publié par Le Monde le 17 mars 2023, Loulouwa Al-Rachid estime que l'invasion de 2003 a déstabilisé les équilibres régionaux, dérégulé l'usage de la force et constitué une attaque impérialiste justifiée par des mensonges sur les armes de destruction massive et le 11-Septembre. - Entretien Le Monde
1991 : mandat collectif ; 2003 : intervention sans approbation explicite
★ À maîtriser
📌 Pour des néoréalistes state centrist comme Kissinger, les États décident de former des alliances de sécurité pour contrebalancer les superpuissances, tandis que Kenneth Waltz considère que les États faibles se coalisent spontanément et que l'équilibre de puissance est automatique.
La stabilité de l'équilibre des puissances dépend de la quantité et de la fiabilité des informations sur les intentions des autres États : une information plus complète réduit les méprises et les risques de conflit.
Les néoréalistes considèrent l'interdépendance politique, militaire et économique comme une source d'inégalités, notamment par l'emprise des firmes multinationales des pays riches sur les économies moins développées.
Compléments
Les théories néoréaliste, néolibérale et néomarxiste adaptent les approches classiques à l'évolution des relations internationales et combinent des idées réalistes, libérales et marxistes avec des emprunts à l'économie, à la psychologie et aux mathématiques.
Dans la métaphore du billard d'Arnold Wolfers, les grandes puissances heurtent et écartent les plus faibles, et le ralentissement des mouvements produit un équilibre international temporaire, rompu par une nouvelle impulsion.
📌 Un premier courant juge le système multipolaire plus instable que le système bipolaire parce que l'information est plus difficile à réunir, tandis qu'un second estime que la stabilité dépend surtout de la prévisibilité des comportements lorsque la structure ne change pas.
📌 Pour les néoréalistes, la coopération économique est possible sous la direction d'une puissance hégémonique, tandis que les libéraux estiment que l'interdépendance économique réduit les inégalités de développement et renforce les intérêts communs.
Les néoréalistes associent la coopération économique du XIXe siècle et du début du XXe siècle au contrôle du système monétaire international par la Banque d'Angleterre, puis celle de l'après-guerre au leadership monétaire des États-Unis.
Selon les néoréalistes, l'absence d'hégémon durant les années 1930, liée à l'affaiblissement britannique et au refus américain d'assumer le leadership, a conduit au chaos, à l'instabilité et à une grave crise économique.
Des boules de billard figurent les États qui se heurtent et modifient leurs trajectoires
★ À maîtriser
À l’automne 1961, les États-Unis déploient en Turquie des missiles nucléaires Jupiter dont la puissance individuelle est cent fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima.
L’opération Anadyr consiste à envoyer secrètement à Cuba des armes atomiques, 60 000 hommes, des bombardiers et du matériel militaire soviétiques.
Le 22 octobre 1962, Kennedy annonce le blocus naval de Cuba et exige le retrait des missiles soviétiques.
Le 28 octobre 1962, l’URSS annonce le démantèlement de ses sites de missiles nucléaires à Cuba ; les États-Unis s’engagent à ne pas attaquer l’île et, secrètement, à retirer dans les mois suivants leurs 15 missiles Jupiter en Turquie. Les missiles Jupiter américains en Italie sont également retirés en 1963, sans faire partie de ce compromis.
📌 Dans la lecture de Waltz, l’URSS cherche à rétablir un équilibre stratégique après un déséquilibre perçu, tandis que Mearsheimer interprète l’installation des missiles à Cuba comme une expansion opportuniste visant à tester les limites américaines.
Compléments
La crise des missiles de Cuba oppose les États-Unis à l’URSS en octobre 1962.
Après le débarquement de la baie des Cochons en avril 1961, organisé par la CIA et approuvé par John F. Kennedy, l’échec de l’opération resserre les liens entre Cuba et l’URSS.
Le 14 octobre 1962, des photographies prises par un avion espion confirment la présence de missiles soviétiques à Cuba.
Le 27 octobre 1962, après la destruction d’un avion U-2 américain au-dessus de Cuba, Kennedy refuse une riposte immédiate et n’autorise le bombardement des sites qu’en cas de nouvelle agression.
Pour Waltz, la bipolarité est la structure la plus stable, car le nombre réduit d’acteurs facilite la communication stratégique et rend le rapport de force global plus clair.
La logique de destruction mutuelle assurée (MAD) contribue à la retenue nucléaire en dissuadant les deux camps de franchir le seuil de la guerre ouverte.
Le néoréalisme néglige :
Pour Washington, les missiles à Cuba sont offensifs ; pour Moscou, ils rétablissent la dissuasion.
★ À maîtriser
Les revendications sur les îles et atolls de la mer de Chine méridionale concernent la Chine, Taïwan, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et le sultanat de Brunei ; l’Indonésie est concernée par les différends maritimes, mais ne revendique pas les îles disputées.
Les ressources en mer de Chine méridionale comprennent des ressources halieutiques et énergétiques ; certaines estimations évoquent 7,5 trillions de barils de pétrole, dont la moitié au nord, et des ressources gazières encore plus importantes.
La mer de Chine méridionale concentre près de 30 % du commerce maritime international.
La stratégie américaine d’endiguement dans l’Indo-Pacifique repose sur une présence militaire permanente, des patrouilles de liberté de navigation et le renforcement d’alliances.
📌 Le Vietnam adopte une stratégie de balancing par la modernisation militaire et le rapprochement avec les États-Unis, tandis que la Malaisie pratique le hedging en maintenant sa coopération économique avec la Chine et en renforçant ses liens sécuritaires avec Washington.
Compléments
Les îles Paracels se situent entre Hainan et la côte vietnamienne, tandis que les Spratleys se trouvent entre Palawan, Bornéo et le sud du Vietnam et sont contestées par Pékin, Hanoï, Manille et Kuala Lumpur.
La Chine revendique près de 90 % de la mer de Chine méridionale au moyen de la ligne en neuf traits.
En 2012, Manille et Pékin s’affrontent au sujet de l’atoll de Scarborough, tandis que des patrouilleurs chinois sectionnent des câbles vietnamiens en 2007, 2011 et 2012.
Le QUAD réunit les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie, tandis que l’AUKUS réunit l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis.
📌 Les Philippines alternent entre coopération et confrontation avec la Chine selon les présidences.
En 2016, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye invalide les revendications chinoises fondées sur la ligne en neuf traits, mais la Chine refuse la décision.
Selon la lecture néoréaliste, le droit international reste subordonné aux rapports de force et à la puissance.
Pour Waltz, les États évitent rationnellement la guerre lorsque ses coûts dépassent ses bénéfices, ce qui favorise une dissuasion prudente malgré un équilibre instable.
Renforcement militaire chinois → insécurité des voisins → course aux armements.
★ À maîtriser
Le néolibéralisme fonde la coopération internationale et la paix sur l’interdépendance économique, commerciale et financière des États.
Les néolibéraux considèrent que les États ne sont pas les seuls acteurs majeurs du système international, puisque les forces transnationales comme les firmes multinationales et les ONG humanitaires ou environnementales jouent aussi un rôle de premier plan.
📌 La théorie fonctionnaliste de David Mitrany explique l’intégration par la coopération d’experts face aux problèmes de la modernisation, tandis que la théorie néofonctionnaliste d’Ernest Haas insiste aussi sur le transfert des loyautés, attentes et capacités des dirigeants vers des institutions supranationales.
📌 Les néoréalistes considèrent que l’interdépendance peut produire un jeu à somme nulle favorable aux États forts, tandis que les néolibéraux estiment que tous les États en tirent des gains relatifs et parfois des gains absolus supérieurs aux coûts pour chaque partenaire.
La Cour pénale internationale est une juridiction internationale reconnue par 125 États parties et compétente pour juger le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression.
La CPI ne peut généralement exercer sa compétence que si le crime a été commis sur le territoire d’un État partie ou si la personne mise en cause est ressortissante d’un État partie, sauf attribution exceptionnelle de compétence par le Conseil de sécurité de l’ONU.
📌 La compétence de la CPI est complémentaire : elle intervient seulement lorsque l’État compétent ne peut pas ou ne veut pas véritablement mener les poursuites.
Dans une lecture néolibérale, les ONG réduisent les asymétries d’information, facilitent la mise en œuvre des normes internationales, renforcent la crédibilité des régimes et servent d’interface entre gouvernements, organisations internationales et citoyens.
Dans la création de la CPI, les ONG assurent le monitoring des engagements étatiques, favorisent la socialisation institutionnelle et réduisent l’incertitude en diffusant des données fiables.
Compléments
📌 Les libéraux anglo-saxons privilégient les échanges économiques pour faire prévaloir les intérêts individuels, tandis que les libéraux idéalistes allemands et français mettent l’accent sur l’extension du droit et de la démocratie politique.
Pour les néolibéraux, la politique intérieure et la politique étrangère interagissent continuellement, car les conflits et compromis des groupes d’intérêts influencent les deux niveaux.
Les néolibéraux jugent l’intégration complexe et incertaine en raison de la multiplicité des domaines et des acteurs, ainsi que de l’incompatibilité possible des objectifs.
Pour les néolibéraux, la coopération internationale découle de la convergence des intérêts des États et de la création de régimes internationaux, et non uniquement du leadership d’un État.
La CPI siège à La Haye et compte 18 juges élus par les États parties au Statut de Rome pour un mandat non renouvelable de neuf ans.
📌 La qualité officielle de chef d’État, de membre d’un gouvernement ou d’un parlement, de représentant élu ou d’agent d’un État n’exonère pas une personne de sa responsabilité pénale devant la CPI.
★ À maîtriser
Le postmodernisme considère que les réalités et les vérités sont des interprétations subjectives ou intersubjectives plutôt qu’une réalité objective unique explicable par la science.
Dans la perspective constructiviste, les institutions façonnent les identités, les intérêts et les comportements, tandis que les individus créent, reproduisent et transforment ces institutions. - Katzenstein, Keohane et Krasner
Le constructivisme repose sur trois postulats (Alexander Wendt, Nicholas Onuf, Martha Finnemore, Peter Katzenstein) :
Le 29 novembre 2012, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la résolution 67/19, accordant à la Palestine le statut d’État observateur non membre par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Compléments
Des ONG comme Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem et Al-Haq ont documenté les violations des droits humains, diffusé un récit juridique et moral sur l’occupation et l’autodétermination, et exercé une pression normative en faveur des droits palestiniens.
Le 29 novembre 2012, la reconnaissance de la Palestine à l’ONU a constitué une reconnaissance symbolique majeure sans créer un État de facto ni modifier immédiatement la réalité territoriale.
La perspective constructiviste analyse la reconnaissance de la Palestine comme une lutte symbolique et normative, où les récits concurrents façonnent les perceptions des États, des médias et des opinions publiques.
L’intégration de la Palestine à l’UNESCO en 2011 puis à l’ONU en 2012 illustre la socialisation normative par l’intériorisation des codes du multilatéralisme et la transformation des perceptions des autres États.
Dans une lecture constructiviste, les termes « peuple palestinien », « État palestinien », « occupation » et « colonisation » ont un effet constitutif sur les représentations et les normes internationales.
📌 Le constructivisme explique la transformation des discours, mais rend moins bien compte des rapports de force matériels, et l’efficacité des normes dépend de la volonté politique des États.
Les interactions transforment les institutions, qui façonnent à leur tour identités et comportements.
★ À maîtriser
📌 Les critiques reprochent à Huntington de traiter les civilisations comme des blocs homogènes et anhistoriques, de réduire les conflits à la culture et à la religion, et de négliger les facteurs politiques et les interdépendances.
Compléments
Les communautés identitaires se fondent sur des caractéristiques communes telles que le territoire, l’histoire et les conditions économiques et politiques, ainsi que sur des valeurs culturelles partagées comme la religion, la morale, la langue et les traditions.
Les communautariens dénoncent l’atomisme méthodologique et défendent les liens multiculturels ainsi qu’une politique de reconnaissance des différences, qu’ils jugent favorables à la tolérance et à la concorde civile.
Selon Huntington, les conflits futurs surviendraient surtout entre civilisations et le long de leurs zones de contact, car les différences culturelles et religieuses sont profondes, durables et moins négociables que les différences idéologiques ou économiques.
📌 La théorie de Huntington s’oppose à la thèse de Francis Fukuyama dans La Fin de l’histoire (1992) : Fukuyama prévoit la victoire du modèle démocratique libéral et la fin des grands affrontements, tandis que Huntington anticipe un réveil identitaire.
La guerre du Golfe de 1991 contredit le modèle d’un conflit entre civilisations, car l’Irak et le Koweït appartenaient à la même aire civilisationnelle et la coalition américaine comprenait plusieurs pays arabo-musulmans.
Les interprétations communautariennes opposent les communautés conçues comme totalitaires et incompatibles avec les libertés individuelles à celles envisagées comme pluralistes et compatibles avec ces libertés.
Intégration libérale contre fragmentation identitaire.
★ À maîtriser
Selon le droit international public, l’État comporte cinq éléments : un territoire, une population, un système de gouvernement, une personnalité juridique internationale et la souveraineté.
La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins des côtes, tandis que le plateau continental peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins dans plusieurs cas.
Compléments
Les théories des relations internationales présentent l’État comme l’incarnation de la raison ou de l’intérêt général chez les libéraux classiques, un lieu d’arbitrage des groupes d’intérêt chez les néolibéraux, l’expression de la puissance et de la souveraineté chez les réalistes, et l’instrument de domination de classe chez les marxistes.
L’État exerce une souveraineté complète et exclusive sur l’espace atmosphérique qui recouvre son territoire terrestre et maritime, jusqu’à 12 milles marins des côtes, comme situé entre 3 et 80 kilomètres d’altitude.
Au-delà de 80 kilomètres, l’espace extra-atmosphérique et les corps célestes ne peuvent faire l’objet d’une appropriation étatique selon le traité de l’ONU de 1967 et l’Accord de 1979.
Les principaux critères d’attribution de la nationalité sont : la filiation par le sang (jus sanguinis), la naissance ou la résidence sur le territoire (jus soli), la combinaison de ces critères
La résolution du 24 octobre 1970 de l’Assemblée générale de l’ONU et l’acte final de la CSCE de 1975 reconnaissent le droit de chaque État de choisir son système politique, économique, social et culturel sans ingérence extérieure.
En 1992, l’opération Restore Hope menée par les États-Unis et les Casques bleus de l’ONU en Somalie a été justifiée par des raisons humanitaires liées à la famine.
La personnalité juridique internationale assure la continuité de l’État malgré les changements territoriaux ou de régime et impute à l’État les actes de ses gouvernants accomplis en qualité officielle ; elle ne rend pas automatiquement l’État responsable des actes de ses ressortissants à l’étranger.
★ À maîtriser
Compléments
La mondialisation, l’universalisation du modèle démocratique et les interventions menées au nom des droits humanitaires ont contribué à l’érosion de la souveraineté étatique et à la remise en question de la non-ingérence.
L’exclusivité de compétence réserve aux autorités qualifiées de l’État les actes de contrainte sur son territoire, sauf accord international.
L’autonomie de compétence protège la liberté de décision des autorités étatiques contre les injonctions extérieures et fonde la règle de non-ingérence, sauf intervention formellement sollicitée par l’État concerné.
La plénitude de compétence signifie qu’aucun domaine n’échappe à la juridiction de l’État, lequel peut toutefois transférer certaines compétences à des acteurs civils ou à une autorité extérieure.
En juillet 2010, la Cour internationale de Justice estime que la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo est conforme au droit international en général, sans statuer sur sa qualité d’État souverain.
La déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, proclamée en 2008, a été reconnue par 69 pays, dont le Canada, les États-Unis et 22 États membres de l’UE, tandis que le FMI et la Banque mondiale sont les seules organisations internationales citées comme l’ayant admis comme membre.
| Approche | Guerre de 1991 | Guerre de 2003 |
|---|---|---|
| Marxiste | Défense du statu quo pétrolier et de l'hégémonie américaine | Reconfiguration impérialiste et néolibérale de la région |
| Réaliste | Rétablissement de l'équilibre régional et protection des alliés | Préservation de l'hégémonie et crédibilité militaire américaine |
| Libérale | Action collective sous mandat de l'ONU | Rupture avec le multilatéralisme et absence d'approbation explicite |
| Lecture | Interprétation soviétique | Dynamique |
|---|---|---|
| Waltz | Rétablir un équilibre stratégique | Équilibrage défensif |
| Mearsheimer | Tester les limites américaines | Expansion opportuniste |
Teste tes connaissances sur Théories des relations internationales avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Une étude porte sur la diplomatie et les alliances entre États, mais aussi sur les ONG et les échanges transnationaux. Quelle conception des relations internationales adopte-t-elle ?
2. Un gouvernement évalue les options de sa politique étrangère en fonction de la sécurité et de l’intérêt national, et envisage périodiquement l’usage de la force. Quelle interprétation correspond au réalisme classique ?
Mémorisez les concepts clés de Théories des relations internationales avec 10 flashcards interactives.
Que désignent les relations internationales ?
Les relations et communications politiques traversant les frontières entre États, organisations et acteurs transnationaux.
Comment la vision classique distingue-t-elle les relations internationales de la vision élargie ?
La vision classique se limite aux rapports interétatiques, tandis que la vision élargie inclut les acteurs non étatiques et les phénomènes transnationaux.
Qu’explique la lecture réaliste de la guerre de 1914 ?
Elle l’explique par l’anarchie du système, la compétition des puissances et les stratégies de sécurité des États.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches