QCM : Théories du pouvoir médiatique (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au fait social chez Émile Durkheim ?

Une manière d’agir, de penser et de sentir extérieure à l’individu, qui exerce sur lui une pression ou une influence inconsciente
Une décision personnelle qui exprime les préférences conscientes d’un individu dans sa vie quotidienne
Une règle officielle formulée par une institution et appliquée par une sanction juridique explicite
Une réaction biologique innée qui détermine les comportements sans intervention de la société

Une manière d’agir, de penser et de sentir extérieure à l’individu, qui exerce sur lui une pression ou une influence inconsciente

Explication

Pour Durkheim, le fait social est extérieur à l’individu et exerce sur lui une pression ou une influence inconsciente. Le choix personnel néglige cette contrainte sociale, la règle juridique réduit le fait social à une norme officielle et la réaction biologique le confond avec un phénomène naturel.

2. Dans l’approche de Rémy Rieffel, que désigne un média au-delà de la technique qui transmet des messages ?

Un ensemble de contenus produits par une technique de transmission
Un canal matériel qui transporte les messages jusqu’à un terminal
Une organisation économique, sociale et symbolique qui traite les messages et suscite des usages variés
Un groupe de destinataires réunis autour d’un même message

Une organisation économique, sociale et symbolique qui traite les messages et suscite des usages variés

Explication

Pour Rieffel, les médias comprennent à la fois des techniques et leurs produits, ainsi qu’une organisation qui traite les messages et suscite des usages. Le « canal matériel » réduit le média à sa dimension technique, les « seuls contenus » confondent le média avec ses produits, et le « groupe de destinataires » le réduit à son public.

3. Deux chercheurs expliquent un changement social : le premier l’attribue à la forme technique d’un nouveau média, même lorsque ses contenus varient; le second l’attribue aux messages persuasifs diffusés. Quelle thèse correspond à McLuhan ?

Le médium est le message : l’outil technique transforme la société indépendamment de ses contenus
Le canal est neutre : seuls les messages transmis peuvent transformer la société
Les usages sont le message : les pratiques des récepteurs déterminent la transformation sociale
Les contenus sont le message : leur pouvoir de persuasion transforme la société

Le médium est le message : l’outil technique transforme la société indépendamment de ses contenus

Explication

Pour McLuhan, « le médium est le message » : l’outil technique transforme la société indépendamment des contenus qu’il véhicule. La persuasion par les contenus est précisément la confusion avec les théories centrées sur les messages; les usages des récepteurs et l’idée d’un canal neutre ne formulent pas cette thèse.

4. Pour étudier une société, une chercheuse considère que l’école, la famille et les médias sont des éléments d’un même système et examine le rôle de chacun. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’approche fonctionnaliste, qui examine la fonction de chaque élément dans le système social.
L’approche individualiste, qui examine les choix personnels hors du système social.
L’approche sémiologique, qui examine les signes produits par les institutions.
L’approche empiriste, qui examine les observations comme source de connaissance.

L’approche fonctionnaliste, qui examine la fonction de chaque élément dans le système social.

Explication

Le fonctionnalisme conçoit la société comme un système dont chaque élément remplit une fonction. L’approche individualiste privilégie les choix personnels, la sémiologie porte sur les signes et l’empirisme concerne les sources de connaissance.

5. Dans un environnement où des informations circulent sur les réseaux sociaux, une rédaction vérifie les faits, mène une enquête et publie un dossier largement repris. Quel aspect du pouvoir journalistique cette situation illustre-t-elle ?

Il disparaît dès que des sources d’information circulent sur les réseaux sociaux
Il repose surtout sur les relais algorithmiques et les recommandations personnalisées
Il dépend surtout de la rapidité des échanges et de leur diffusion décentralisée
Il persiste grâce aux compétences professionnelles, à la légitimité et à une large portée

Il persiste grâce aux compétences professionnelles, à la légitimité et à une large portée

Explication

Le pouvoir journalistique persiste grâce aux rédactions, à la vérification, à l’enquête, à une certaine légitimité et à des médias capables de toucher un large public. La viralité et la décentralisation décrivent la transformation de la circulation, non les fondements de ce pouvoir.

6. Une rédaction enquête sur des décisions politiques, des pratiques d’entreprises et des procédures judiciaires afin d’informer les citoyens et de défendre la démocratie. Quel modèle journalistique illustre cette mission ?

Le relais éditorial, conçu comme un soutien aux intérêts économiques
L’objectivité, conçue comme une promesse de distinction professionnelle
Le watchdog, conçu comme un contre-pouvoir au service du citoyen
La déontologie, conçue comme un ensemble de règles de vérification

Le watchdog, conçu comme un contre-pouvoir au service du citoyen

Explication

Le watchdog enquête sur les dérives des pouvoirs politiques, économiques et judiciaires au service du citoyen et de la démocratie. Le « relais éditorial » confond cette mission avec la défense des propriétaires, la « déontologie » désigne des règles professionnelles et l’« objectivité » un principe directeur.

7. Une plateforme classe automatiquement les nouvelles dans le fil de chaque utilisateur à partir d’un système de recommandation. Quel mécanisme est à l’œuvre ?

La vérification éditoriale de l’information
La désintermédiation de l’information
La curation algorithmique de l’information
Le gatekeeping d’une rédaction classique

La curation algorithmique de l’information

Explication

La curation algorithmique est le traitement automatisé de la circulation de l’information par des recommandations qui sélectionnent ou trient les contenus. La désintermédiation contourne un intermédiaire, tandis que la vérification et le gatekeeping relèvent de pratiques éditoriales.

8. Quelles dimensions une analyse complète des médias prend-elle en compte ?

La production, les contenus, la réception et les usages, en confondant dispositifs et contenus
L’influence et les effets, la production, les contenus et les dispositifs, sans les usages
L’influence et les effets, la production, les contenus, les dispositifs techniques, la réception et les usages
L’influence et les effets, les contenus, les dispositifs techniques et la réception, sans la production

L’influence et les effets, la production, les contenus, les dispositifs techniques, la réception et les usages

Explication

L’analyse des médias comprend cinq dimensions : influence et effets, production, contenus, dispositifs techniques, réception et usages. Omettre la production, assimiler dispositifs et contenus ou négliger les usages laisse de côté une dimension distincte.

9. Une analyse d’un réseau social décrit ses serveurs et interfaces, puis ses représentations et usages collectifs. Comment ces deux dimensions doivent-elles être envisagées dans l’approche socio-technique de Rieffel ?

Comme deux explications concurrentes dont une seule prévaut
Comme deux dimensions distinctes mais indissociables
Comme une dimension technique complétée par les seuls usages
Comme une dimension matérielle qui suffit à expliquer le média

Comme deux dimensions distinctes mais indissociables

Explication

L’approche distingue le technico-matériel du socio-symbolique, tout en les considérant comme indissociables. Les « explications concurrentes » les opposent, les « seuls usages » réduisent le social, et la « dimension matérielle suffisante » élimine l’analyse socio-symbolique.

10. Une information locale est partagée instantanément par des habitants, reprise par des créateurs de contenu puis discutée dans plusieurs médias. Quelle transformation de la circulation de l’information cette situation illustre-t-elle ?

Une circulation plus rapide, participative et décentralisée qui transforme le pouvoir journalistique
Une circulation plus lente, éditorialisée et centralisée qui renforce le contrôle journalistique
Une circulation qui supprime le pouvoir journalistique au profit des créateurs de contenu
Une circulation descendante, réservée aux rédactions et indépendante des publics

Une circulation plus rapide, participative et décentralisée qui transforme le pouvoir journalistique

Explication

La circulation de l’information est devenue plus rapide, instantanée, participative et décentralisée; elle transforme et fragmente le pouvoir journalistique sans le faire disparaître. Une diffusion centralisée ou la disparition totale de ce pouvoir ne correspond pas à cette évolution.

11. Quelle idée caractérise l’empirisme comme courant philosophique ?

La fonction sociale détermine la validité des connaissances.
La mesure des audiences constitue la source de connaissance.
L’expérience et l’observation sont des sources de connaissance.
La raison abstraite est la source de connaissance.

L’expérience et l’observation sont des sources de connaissance.

Explication

L’empirisme fait de l’expérience et de l’observation des sources de connaissance. La déduction seule renvoie à une autre approche, tandis que la fonction sociale et la mesure des audiences ne définissent pas ce courant.

12. Dans une société, l’arrivée d’une nouvelle technologie modifie les valeurs des habitants et leur manière de percevoir le monde. Quelle idée de l’approche déterministe de McLuhan cette situation illustre-t-elle ?

La technique reste extérieure à l’être humain et modifie seulement ses outils
Les contenus médiatiques déterminent les valeurs et les perceptions des individus
La technique redéfinit l’être humain, ses valeurs et sa manière de voir le monde
Les choix individuels transforment les techniques sans modifier la vision du monde

La technique redéfinit l’être humain, ses valeurs et sa manière de voir le monde

Explication

Dans le déterminisme de McLuhan, la technique transforme l’être humain, ses valeurs et sa manière de voir le monde. La primauté des contenus confond cette approche avec les théories de la persuasion, tandis que les deux autres propositions minimisent le rôle transformateur de la technique.

13. Deux publics ayant des profils sociologiques et des prédispositions différents interprètent diversement le même message médiatique. Quelle explication correspond à la perspective de Hall et Hoggart ?

Le message détermine une interprétation identique chez tous les publics
Le décodage varie selon les prédispositions et le profil sociologique
La réception dépend exclusivement des choix de l’industrie médiatique
La différence résulte de la transformation du média par l’usager réflexif

Le décodage varie selon les prédispositions et le profil sociologique

Explication

Pour Hall et Hoggart, les individus ne reçoivent pas tous les discours médiatiques de la même manière : le décodage varie notamment selon leurs prédispositions et leur profil sociologique. L’interprétation identique, la détermination par la production seule et la réappropriation des dispositifs correspondent à d’autres idées.

14. Dans son analyse des mythes professionnels des journalistes, quelle fonction Jacques Le Bohec leur attribue-t-il ?

Décrire les contraintes économiques, temporelles et organisationnelles
Établir des règles de vérification et de prévention des conflits d’intérêts
Supprimer les rapports de pouvoir entre journalistes et dirigeants
Construire une image d’indépendance et de neutralité absolues

Construire une image d’indépendance et de neutralité absolues

Explication

Jacques Le Bohec analyse les mythes professionnels comme des dispositifs d’auto-légitimation qui construisent une image d’indépendance et de neutralité absolues. La description des contraintes concerne la réalité du travail, la suppression des rapports de pouvoir n’est pas leur fonction, et les règles de vérification relèvent de la déontologie.

15. Une personne choisit un média pour répondre à un besoin personnel, tout en pouvant satisfaire ce besoin par d’autres activités. Quelle idée de la théorie des usages et gratifications cette situation illustre-t-elle ?

Une audience passive reçoit des médias des contenus imposés indépendamment de ses besoins.
Une audience active choisit des médias selon ses besoins, parmi plusieurs sources de satisfaction.
Une audience homogène choisit les mêmes médias sous l’effet d’influences uniformes.
Une audience active utilise les médias sans concurrence d’autres sources de satisfaction.

Une audience active choisit des médias selon ses besoins, parmi plusieurs sources de satisfaction.

Explication

La théorie décrit une audience active dont les usages répondent à des besoins individuels, les médias étant en concurrence avec d’autres sources de satisfaction. L’audience passive, l’absence de concurrence et l’uniformité des choix contredisent ces postulats.

16. Deux reportages traitent de la même manifestation, mais l’un met en avant les dégâts matériels et l’autre les revendications des participants. Quel mécanisme explique cette différence d’interprétation ?

L’agenda public, qui classe les préoccupations de l’opinion
L’agenda-building, qui fait entrer un sujet dans le débat public
Le cadrage, qui rend certains aspects de la réalité plus saillants
L’agenda médiatique, qui classe les sujets selon leur visibilité

Le cadrage, qui rend certains aspects de la réalité plus saillants

Explication

Le cadrage sélectionne certains aspects de la réalité et les rend plus saillants afin d’orienter l’interprétation. L’agenda médiatique hiérarchise les sujets, l’agenda-building cherche à y inscrire un thème et l’agenda public classe les préoccupations de l’opinion.

17. Pour étudier comment un média finance ses activités et assure leur continuité grâce aux abonnements et à la publicité, quel pilier de ME.D.I.A.TS faut-il mobiliser ?

Le Discours
Le Modèle économique
Les Acteurs
L’Institution

Le Modèle économique

Explication

Le Modèle économique porte sur le financement et la pérennité, notamment par la publicité et l’abonnement. Le Discours concerne les contenus et leur ligne éditoriale, les Acteurs les logiques des personnes impliquées, et l’Institution le cadre légal et déontologique.

18. Au tournant des années 1970, quelle question remplace l’interrogation « que font les médias aux gens ? » ?

Comment les producteurs choisissent-ils les contenus médiatiques ?
Que font les gens avec les médias ?
Comment les médias déterminent-ils les opinions des gens ?
Combien de personnes sont exposées aux médias ?

Que font les gens avec les médias ?

Explication

Le tournant des années 1970 inverse la perspective : il s’agit d’étudier ce que les gens font avec les médias. La détermination des opinions conserve l’ancienne orientation, tandis que les deux autres questions portent sur la production ou la mesure de l’audience.

19. Une chercheuse étudie le smartphone comme une prolongation des capacités corporelles de ses utilisateurs, plutôt que comme un simple canal d’information. Quelle conception du média mobilise-t-elle ?

Le média comme instrument de persuasion, défini par ses contenus
Le média comme canal d’information, défini par les messages transmis
Le média comme extension du corps, en rapport avec la biologie humaine
Le média comme institution économique, définie par son financement

Le média comme extension du corps, en rapport avec la biologie humaine

Explication

McLuhan conçoit le média comme une extension du corps et s’intéresse à son rapport avec la biologie humaine, plutôt qu’à sa seule fonction informative. Le canal informatif réduit cette conception, la persuasion privilégie les contenus et l’analyse économique porte sur un autre aspect.

20. Une station transmet une information à ses auditeurs sans leur permettre de répondre ni d’interagir immédiatement. Comment qualifier ce processus de communication ?

Un processus d’influence culturelle par la séduction et les idées.
Un processus interactif avec échange immédiat entre les participants.
Un processus unilatéral sans retour ni interaction immédiate.
Un processus de réception active avec interprétation du message.

Un processus unilatéral sans retour ni interaction immédiate.

Explication

La communication linéaire est un processus unilatéral où un émetteur transmet une information à un récepteur sans retour ni interaction immédiate. L’échange immédiat et la réception active impliquent une autre dynamique, tandis que l’influence culturelle relève du soft power.

21. Dans un schéma de communication, le message va de l’émetteur au récepteur et aucun retour vers l’émetteur n’est représenté. Quelle caractéristique explique que le modèle de Lasswell soit linéaire ?

Il décrit une communication unidirectionnelle, sans retour en arrière.
Il décrit une communication réciproque, avec retour vers l’émetteur.
Il décrit une communication définie par son contenu culturel.
Il décrit une communication sans émetteur ni récepteur identifiable.

Il décrit une communication unidirectionnelle, sans retour en arrière.

Explication

Le modèle de Lasswell est linéaire parce qu’il représente une communication à sens unique, de l’émetteur au récepteur, sans retour en arrière. Une communication réciproque suppose un retour, et le contenu culturel ne détermine pas le caractère linéaire.

22. Une chercheuse examine comment le contrôle d’un groupe de presse par des investisseurs et leurs intérêts financiers influencent les sujets et les angles publiés. Quel champ théorique mobilise-t-elle ?

L’étude des manipulations orchestrées de l’information
L’économie politique des médias
L’analyse de la proximité sociologique des élites
La sociologie du travail journalistique

L’économie politique des médias

Explication

L’économie politique des médias étudie comment la propriété et les intérêts financiers des entreprises de presse façonnent les contenus et les rapports de pouvoir. La sociologie du travail porte sur les routines et contraintes, la proximité des élites est une critique associée à Halimi, et la manipulation orchestrée n’est pas l’explication retenue par Neveu.

23. Après une journée stressante, une personne regarde une fiction pour sortir de sa routine et se détendre. Quel besoin cette utilisation des médias satisfait-elle principalement ?

Le besoin d’intégration personnelle
Le besoin cognitif
Le besoin d’intégration sociale
Le besoin d’évasion

Le besoin d’évasion

Explication

Le besoin d’évasion permet de s’éloigner de la routine et de gérer le stress. Le besoin cognitif vise l’acquisition de connaissances, l’intégration personnelle renforce notamment la confiance en soi, et l’intégration sociale consolide les liens avec autrui.

24. Une équipe veut analyser un média en tenant compte conjointement de ses dimensions plutôt qu’en privilégiant un seul aspect. Quel cadre correspond à la proposition de Benoît Lafon ?

Une typologie des médias, centrée sur leurs formats
Une analyse économique, centrée sur le financement
L’approche socio-technique, centrée sur les supports
Le modèle ME.D.I.A.TS, grille d’analyse globale

Le modèle ME.D.I.A.TS, grille d’analyse globale

Explication

Lafon propose ME.D.I.A.TS comme une grille globale intégrant simultanément les différentes dimensions du phénomène médiatique. L’approche socio-technique est associée à Rieffel, tandis que l’analyse économique et la typologie des formats ne couvrent pas à elles seules cette ambition intégrative.

25. Une entreprise transforme des œuvres culturelles en produits standardisés destinés à la vente. Quel concept Adorno et Horkheimer mobilisent-ils pour critiquer cette évolution ?

Le braconnage culturel
La neutralité médiatique
L’industrie culturelle
La réception différenciée

L’industrie culturelle

Explication

Le concept d’industrie culturelle critique la transformation de la culture en marchandise sous l’effet de l’industrialisation. La réception différenciée concerne les publics, le braconnage la réappropriation des dispositifs et la neutralité médiatique est précisément contestée par ce courant.

26. Dans une campagne médiatique, un analyste suppose que les messages produisent directement des idées et des comportements chez un public passif et atomisé. Quel modèle décrit cette hypothèse ?

Le modèle du soft power.
Le modèle de la communication linéaire.
Le modèle de la réception active.
Le modèle de la seringue hypodermique.

Le modèle de la seringue hypodermique.

Explication

La seringue hypodermique postule que les médias injectent directement idées et comportements dans un public passif et atomisé. La réception active suppose un public actif, la communication linéaire décrit le sens de transmission et le soft power désigne une forme d’influence étatique.

27. Une information diffusée par des médias de masse est d’abord reprise par des personnes influentes, puis transmise par des relais de proximité à d’autres individus. Quel parcours décrit cette situation ?

Médias de masse, relais locaux, leaders d’opinion et individus
Médias de masse, individus, leaders d’opinion et relais locaux
Médias de masse, leaders d’opinion, relais locaux et individus
Leaders d’opinion, médias de masse, individus et relais locaux

Médias de masse, leaders d’opinion, relais locaux et individus

Explication

Le flux décrit va des médias de masse aux leaders d’opinion, puis aux relais locaux et aux individus. Inverser les médias et les leaders, placer les relais avant les leaders ou supprimer l’étape des leaders modifie ce parcours.

28. Pourquoi le modèle du flux à deux niveaux s’écarte-t-il de l’idée d’un public passif face aux médias ?

Il met en évidence l’influence des échanges au sein des réseaux sociaux primaires.
Il considère que les messages médiatiques déterminent directement les opinions individuelles.
Il attribue les réactions du public à la seule exposition répétée aux médias.
Il explique la circulation des messages par les institutions médiatiques nationales.

Il met en évidence l’influence des échanges au sein des réseaux sociaux primaires.

Explication

Le modèle souligne le rôle des réseaux primaires, comme la famille, les collègues et les amis, dans la circulation de l’influence. Les effets directs, les institutions médiatiques et la répétition de l’exposition ne rendent pas compte de ce rôle relationnel.

29. Pour un projet de recherche, une équipe compare les médias reconnus à différentes périodes : journaux, cinéma et livres, puis Internet et réseaux sociaux. Quelle conclusion correspond à l’évolution de la catégorie des médias ?

La catégorie désigne désormais les réseaux sociaux à l’exclusion des autres médias
La catégorie est restée limitée aux supports imprimés et audiovisuels
La catégorie s’est élargie en remplaçant les médias imprimés par Internet
La catégorie s’est élargie avec l’apparition de nouveaux dispositifs médiatiques

La catégorie s’est élargie avec l’apparition de nouveaux dispositifs médiatiques

Explication

La catégorie des médias évolue : elle a inclus les journaux, le cinéma et les livres, puis Internet et les réseaux sociaux. La définition figée nie cette évolution, le remplacement des supports imprimés n’est pas établi, et réduire les médias aux réseaux sociaux exclut à tort les autres formes.

30. Une équipe étudie comment une plateforme numérique et les institutions qui la gèrent influencent les pratiques culturelles, tandis que les attentes sociales transforment la plateforme. Quelle démarche adopte-t-elle ?

Une analyse des relations entre technique, pouvoir, culture et société, et de leurs transformations réciproques
Une étude des performances techniques de la plateforme indépendamment de son contexte social
Une mesure des effets de persuasion exercés par les médias sur les comportements individuels
Une analyse limitée aux informations publiées et à leur exactitude factuelle

Une analyse des relations entre technique, pouvoir, culture et société, et de leurs transformations réciproques

Explication

La sociologie des médias étudie les relations entre technique, pouvoir, culture et société, ainsi que la manière dont les institutions médiatiques et la société se façonnent mutuellement. L’exactitude des contenus, les effets de persuasion et les performances techniques isolées ne couvrent chacun qu’un aspect plus restreint.

31. Une journaliste doit choisir entre publier rapidement une accusation non vérifiée provenant d’une source ayant un intérêt personnel, ou attendre pour la vérifier et éviter tout conflit d’intérêts. Quelle conduite correspond aux règles déontologiques journalistiques ?

Présenter les versions opposées sans vérifier les faits ni les intérêts en jeu
Écarter toute source ayant un intérêt, même après vérification des faits
Vérifier les faits, préserver son indépendance et éviter le conflit d’intérêts
Publier rapidement l’accusation et signaler ensuite l’intérêt de la source

Vérifier les faits, préserver son indépendance et éviter le conflit d’intérêts

Explication

Les règles déontologiques mettent notamment l’accent sur l’indépendance, la vérification des faits et le refus des conflits d’intérêts, comme dans la Charte de Munich de 1971. La publication rapide néglige la vérification, l’exclusion de toute source confond intérêt et impossibilité de vérifier, et la juxtaposition des versions ne garantit pas la véracité.

32. Une chaîne de médias appartenant à de grands groupes diffuse des discours qui confortent l’ordre social en place et contribuent à obtenir l’adhésion du public. Comment l’École de Francfort interpréterait-elle ce rôle ?

La réception uniforme des discours selon le seul contenu des messages
La reproduction de l’idéologie dominante et la fabrication du consentement
La transmission neutre de l’information et la libre circulation des opinions
La réappropriation quotidienne des dispositifs par les usagers

La reproduction de l’idéologie dominante et la fabrication du consentement

Explication

Pour l’École de Francfort, les médias sont des industries capitalistes qui contribuent à reproduire l’idéologie dominante et à fabriquer le consentement des masses. La neutralité des médias, l’uniformité de la réception et la réappropriation par les usagers renvoient à des conceptions différentes ou opposées.

33. Une personnalité politique publie directement une annonce sur ses réseaux sociaux, que son public consulte sans passer par une rédaction. Quel phénomène décrit cette situation ?

La médiation éditoriale de l’information
La désintermédiation de l’information
La vérification journalistique de l’annonce
La curation algorithmique des contenus

La désintermédiation de l’information

Explication

La désintermédiation correspond à la suppression ou au contournement du journalisme entre une source et le public. La curation algorithmique désigne un tri automatisé, la vérification relève du travail journalistique et la médiation éditoriale maintient un intermédiaire.

34. Une chercheuse étudie les médias en Grande-Bretagne dans les années 1970 et 1980. Quel déplacement des Cultural Studies correspond à cette période ?

De l’analyse des usages vers celle des industries culturelles
De l’analyse de la réception vers celle de la production médiatique
De l’analyse des médias vers celle de leurs seules techniques
De l’analyse de la production vers celle de la réception et des usages

De l’analyse de la production vers celle de la réception et des usages

Explication

Dans les années 1970 et 1980, les Cultural Studies déplacent notamment l’analyse de la production vers la réception et les usages. L’option centrée sur la production inverse ce mouvement, celle qui le situe dans les années 1950 et 1960 confond période d’émergence et déplacement, et celle consacrée aux techniques ne décrit pas ce tournant.

35. Quels sont les cinq piliers qui composent le modèle ME.D.I.A.TS ?

Modèle économique, Discours, Organisation, Audiences et Technologies numériques
Modèle économique, Discours, Institution, Acteurs et Techniques en société
Financement, Discours, Institution, Publics et Techniques de production
Modèle économique, Information, Institution, Acteurs et Supports médiatiques

Modèle économique, Discours, Institution, Acteurs et Techniques en société

Explication

Les cinq piliers sont le Modèle économique, le Discours, l’Institution, les Acteurs et les Techniques en société. « Audiences » substitue une notion plus étroite aux acteurs, « organisation » ne reprend pas le pilier institutionnel, et « supports médiatiques » ne correspond pas aux techniques en société.

36. Quelle critique Serge Halimi formule-t-il dans Les nouveaux chiens de garde ?

Les élites politiques, industrielles et les grands journalistes sont proches, et les médias dominants relaient les intérêts de leurs propriétaires
Les journalistes forment une caste omnipotente qui exerce un pouvoir absolu sur la société
Les routines professionnelles suffisent à expliquer les contenus sans influence des propriétaires
Les médias dominants échappent aux intérêts économiques grâce à leur indépendance éditoriale

Les élites politiques, industrielles et les grands journalistes sont proches, et les médias dominants relaient les intérêts de leurs propriétaires

Explication

Halimi dénonce la proximité sociologique entre les élites politiques, industrielles et les grands journalistes, ainsi que le rôle des médias dominants comme relais des intérêts économiques de leurs propriétaires. La « caste omnipotente » renvoie à une vision contestée par Neveu, les routines sans influence des propriétaires inversent la critique, et l’indépendance éditoriale ne correspond pas à son diagnostic.

37. Un sujet occupe la une et reçoit beaucoup de temps d’antenne, tandis qu’un sondage montre que l’opinion publique place un autre sujet au premier rang de ses préoccupations. Quelle distinction permet d’interpréter ce décalage ?

L’agenda médiatique reflète les priorités de l’opinion, tandis que l’agenda public reflète les choix des médias
L’agenda médiatique mobilise des acteurs, tandis que l’agenda public détermine l’ordre des titres
L’agenda médiatique sélectionne les aspects d’un sujet, tandis que l’agenda public propose des solutions
L’agenda médiatique reflète le choix des médias, tandis que l’agenda public reflète les priorités de l’opinion

L’agenda médiatique reflète le choix des médias, tandis que l’agenda public reflète les priorités de l’opinion

Explication

L’agenda médiatique hiérarchise les sujets à travers les choix de une, le temps d’antenne et l’ordre des titres; l’agenda public hiérarchise les préoccupations jugées prioritaires par l’opinion. Les autres réponses inversent ces agendas ou confondent la distinction avec le cadrage et l’agenda-building.

38. Dans un environnement où le public peut consulter de nombreuses sources d’actualité, quelle évolution décrit le mieux le rôle des médias ?

Passer de la diffusion exclusive à la vérification et à l’explication
Remplacer l’explication par le classement automatisé des contenus
Conserver la diffusion exclusive de l’actualité au public
Abandonner le travail journalistique au profit des sources directes

Passer de la diffusion exclusive à la vérification et à l’explication

Explication

La multiplication des sources conduit les médias à privilégier la vérification et l’explication plutôt que la diffusion exclusive de l’actualité. Le maintien de l’exclusivité ignore cette évolution, tandis que l’abandon du journalisme ou sa réduction au classement algorithmique ne correspond pas au rôle redéfini.

39. Quels auteurs ont décrit, dans un ouvrage publié en 2003, l’érosion du monopole journalistique d’accès à l’information et la fin du gatekeeping exclusif des rédactions classiques ?

Les créateurs de contenu et les journalistes citoyens
Arnaud Mercier et Grégory Derville
Dominique Cardon et Jean-Marie Charon
Arnaud Mercier et Jean-Marie Charon

Arnaud Mercier et Jean-Marie Charon

Explication

Arnaud Mercier et Jean-Marie Charon décrivent cette érosion du pouvoir journalistique dans leur texte de 2003. Dominique Cardon est associé à une réflexion sur Internet, tandis que Grégory Derville et les créateurs de contenu ne sont pas les auteurs de cette analyse.

40. À quels chercheurs et à quelle période associe-t-on le modèle du flux de communication à deux niveaux ?

McCombs et Shaw, entre 1940 et 1950
Lasswell et Aristote, entre 1940 et 1950
Lazarsfeld et Katz, entre 1940 et 1950
Lazarsfeld et Katz, à partir des années 1970

Lazarsfeld et Katz, entre 1940 et 1950

Explication

Le modèle du flux à deux niveaux est associé à Lazarsfeld et Katz et se situe entre 1940 et 1950. McCombs et Shaw relèvent d’une autre approche, tandis que la période des années 1970 correspond au tournant des usages et gratifications.

41. Après plusieurs semaines où les médias accordent une forte attention à la pénurie d’eau, le public la considère comme un enjeu prioritaire. Quel mécanisme décrit cette évolution ?

Le cadrage médiatique
L’agenda public
L’agenda-building
L’agenda-setting

L’agenda-setting

Explication

L’agenda-setting désigne la manière dont l’attention médiatique accordée à un sujet contribue à son importance aux yeux du public. L’agenda public est la hiérarchie des préoccupations, le cadrage oriente l’interprétation et l’agenda-building désigne les efforts pour inscrire un thème à l’agenda.

42. Dans un débat, une intervenante affirme que les médias constituent une caste omnipotente qui gouverne la société, sans considérer les autres milieux de pouvoir. Quelle position correspond à la critique d’Erick Neveu ?

Rejeter cette vision absolue et tenir compte des autres milieux de pouvoir
Conclure que les médias n’exercent aucune influence sur la société
Expliquer que les médias relaient les intérêts économiques de leurs propriétaires
Confirmer que les médias forment une caste omnipotente et autonome

Rejeter cette vision absolue et tenir compte des autres milieux de pouvoir

Explication

Neveu rejette la vision des journalistes comme pouvoir absolu ou caste omnipotente et critique le discours sur la médiacratie lorsqu’il néglige les autres milieux de pouvoir. Confirmer leur omnipotence reprend précisément la thèse critiquée, nier toute influence va trop loin, et le relais des intérêts des propriétaires relève de la critique de Halimi.

43. Des communautés en ligne discutent de sujets différents dans des bulles de filtres, tandis qu’une campagne virale lancée par des citoyens attire ensuite l’attention des médias. Quelle dynamique est à l’œuvre ?

Les agendas s’effacent, et les journalistes perdent leur rôle de vérification
Les agendas se centralisent, et les rédactions imposent les sujets aux citoyens
Les agendas restent unifiés, et les citoyens reprennent les priorités des médias
Les agendas se fragmentent, et des sujets peuvent émerger du bas vers le haut

Les agendas se fragmentent, et des sujets peuvent émerger du bas vers le haut

Explication

Les chambres d’écho et les bulles de filtres fragmentent les agendas, alors que des agendas citoyens ou viraux peuvent émerger du bas vers le haut. La centralisation et l’impulsion exclusive des rédactions contredisent ces deux caractéristiques.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Théories du pouvoir médiatique.

Comment Émile Durkheim définit-il le fait social ?

Une manière d’agir, de penser et de sentir extérieure à l’individu, qui exerce sur lui une pression ou une influence inconsciente.

Dans quel ouvrage Émile Durkheim définit-il le fait social ?

Les règles de la méthode de sociologie.

Qu’étudie la sociologie des médias ?

Les relations entre technique, pouvoir, culture et société, ainsi que leurs influences mutuelles avec les institutions médiatiques.

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