QCM : Topologie et espaces métriques (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une famille de parties de EE contient ∅\varnothing et EE, est stable par intersections finies et par réunions quelconques. Comment la qualifier ?

Une topologie discrète sur EE
Une famille de fermés sur EE
Une topologie grossière sur EE
Une topologie sur EE

Une topologie sur $$E$$

Explication

Ces propriétés sont précisément les axiomes définissant une topologie. La stabilité par intersections quelconques est une confusion avec une condition plus forte, tandis que la stabilité par réunion finie ne suffit pas et que les topologies discrète et grossière sont des cas particuliers.

2. Dans un espace topologique, une partie AA n’est ni ouverte ni fermée. Que peut-on conclure au sujet de son complémentaire ?

Il est ouvert et fermé
Il est fermé sans être ouvert
Il n’est ni ouvert ni fermé
Il est ouvert sans être fermé

Il n’est ni ouvert ni fermé

Explication

Le complémentaire de AA est ouvert exactement lorsque AA est fermé, et fermé exactement lorsque AA est ouvert ; si AA n’a aucun de ces statuts, son complémentaire non plus. Confondre fermé et complémentaire d’un ouvert conduit à lui attribuer à tort le statut d’ouvert.

3. Dans un espace topologique, un étudiant affirme que VV est un voisinage de aa parce que a∈Va\in V. Quelle condition supplémentaire doit-il vérifier ?

Un ouvert UU vérifie a∈V⊂Ua\in V\subset U
Un fermé FF vérifie a∈F⊂Va\in F\subset V
La partie VV est ouverte et contient aa
Un ouvert UU vérifie a∈U⊂Va\in U\subset V

Un ouvert $$U$$ vérifie $$a\in U\subset V$$

Explication

Un voisinage de aa contient un ouvert qui contient lui-même aa. Il n’est pas nécessaire que le voisinage soit ouvert, et un fermé contenu dans VV ne répond pas à la définition.

4. Quelle combinaison de propriétés caractérise une distance sur un ensemble EE ?

Positivité, séparation des points, antisymétrie et inégalité triangulaire
Positivité, transitivité, symétrie et inégalité triangulaire
Positivité, séparation des points, symétrie et inégalité triangulaire
Positivité, séparation des points, symétrie et égalité triangulaire

Positivité, séparation des points, symétrie et inégalité triangulaire

Explication

Une distance est positive, s’annule exactement pour deux points égaux, est symétrique et satisfait l’inégalité triangulaire. L’antisymétrie et la transitivité ne remplacent pas ces propriétés, et l’inégalité triangulaire n’est pas une égalité exigée.

5. Dans un espace métrique, on sait que d(x,z)=3d(x,z)=3 et d(z,y)=4d(z,y)=4. Quelle borne la propriété triangulaire impose-t-elle à d(x,y)d(x,y) ?

d(x,y)≤1d(x,y)\le 1
d(x,y)≤7d(x,y)\le 7
d(x,y)≥7d(x,y)\ge 7
d(x,y)≤12d(x,y)\le 12

$$d(x,y)\le 7$$

Explication

L’inégalité triangulaire donne d(x,y)≤d(x,z)+d(z,y)=3+4=7d(x,y)\le d(x,z)+d(z,y)=3+4=7. La borne inférieure inverse le sens, la soustraction ne correspond pas à la règle et le produit donne une opération sans lien avec elle.

6. Dans un espace métrique, une boule ouverte de centre aa et de rayon 55 contient-elle un point xx tel que d(a,x)=5d(a,x)=5 ?

Non, car il faut que d(a,x)>5d(a,x)>5
Oui, car il suffit que d(a,x)≤5d(a,x)\le 5
Non, car il faut que d(a,x)<5d(a,x)<5
Oui, car il suffit que d(a,x)=5d(a,x)=5

Non, car il faut que $$d(a,x)<5$$

Explication

Une boule ouverte de rayon 55 est définie par la condition stricte d(a,x)<5d(a,x)<5, donc un point à distance exactement 55 n’y appartient pas. La condition d(a,x)≤5d(a,x)\le 5 caractérise plutôt la boule fermée.

7. Dans un espace métrique, un ensemble contient, autour de chacun de ses points, une boule ouverte de rayon positif centrée en ce point. Quelle propriété cet ensemble vérifie-t-il ?

Il est dense dans l’espace métrique considéré.
Il est séparé comme sous-espace métrique.
Il est ouvert pour la topologie induite par la distance.
Il est fermé pour la topologie induite par la distance.

Il est ouvert pour la topologie induite par la distance.

Explication

Un ensemble est ouvert dans la topologie induite si chacun de ses points possède une boule ouverte de rayon strictement positif incluse dans l’ensemble. La boule fermée relève d’une autre notion, la densité concerne l’adhérence, et la séparation est une propriété de l’espace métrique.

8. Dans un espace métrique, on considère une boule ouverte, une boule fermée et deux points distincts. Quelle conclusion est garantie ?

La boule ouverte est ouverte, la boule fermée est fermée et les deux points ont des voisinages ouverts disjoints.
La boule ouverte est ouverte, la boule fermée est fermée et les deux points ont des voisinages fermés disjoints.
La boule ouverte est fermée, la boule fermée est ouverte et les deux points ont des voisinages fermés disjoints.
La boule ouverte est fermée, la boule fermée est ouverte et les deux points ont des voisinages ouverts disjoints.

La boule ouverte est ouverte, la boule fermée est fermée et les deux points ont des voisinages ouverts disjoints.

Explication

Toute boule ouverte est ouverte, toute boule fermée est fermée, et un espace métrique sépare deux points distincts par des voisinages ouverts disjoints. L’inversion des propriétés des boules confond leurs types, tandis que la séparation porte ici sur des ouverts.

9. Pour une partie A d’un espace topologique, on cherche le plus grand ouvert entièrement inclus dans A. Quel ensemble obtient-on ?

L’intérieur de A.
L’adhérence de A.
Le complémentaire de A.
La frontière de A.

L’intérieur de A.

Explication

L’intérieur de A est le plus grand ouvert contenu dans A. L’adhérence est le plus petit fermé contenant A, la frontière est définie à partir de l’adhérence et du complémentaire de l’intérieur, et le complémentaire ne caractérise pas cet ouvert maximal.

10. On compare deux constructions associées à une partie A : l’une rassemble les points dont tout voisinage rencontre A, l’autre est le plus grand ouvert inclus dans A. Quelle identification est correcte ?

La première est l’intérieur de A et la seconde est son adhérence.
La première est la frontière de A et la seconde est son intérieur.
La première est l’adhérence de A et la seconde est sa frontière.
La première est l’adhérence de A et la seconde est son intérieur.

La première est l’adhérence de A et la seconde est son intérieur.

Explication

L’adhérence regroupe les points dont tout voisinage rencontre A et constitue le plus petit fermé contenant A ; l’intérieur est le plus grand ouvert contenu dans A. Inverser ces notions confond fermé enveloppant et ouvert inclus, tandis que la frontière n’est aucune de ces deux constructions.

11. Soit F une partie d’un espace métrique (E,d). Pour calculer la distance entre deux points de F dans le sous-espace, quelle fonction faut-il utiliser ?

La fonction d augmentée de 1 sur F × F.
La restriction de d à E × E, avec domaine E.
Le carré de d sur F × F.
La restriction de d à F × F.

La restriction de d à F × F.

Explication

La distance induite sur F est la restriction de la distance ambiante aux couples de points de F, c’est-à-dire à F × F. La mise au carré ou l’ajout d’une constante définiraient d’autres fonctions, et la distance ambiante conserve son domaine E × E.

12. Dans un sous-espace métrique F inclus dans E, une partie D est décrite comme l’intersection de F avec un ouvert de E. Quelle propriété de D cela caractérise-t-il ?

D est ouverte dans F.
D est ouverte dans E.
D est dense dans F.
D est fermée dans F.

D est ouverte dans F.

Explication

Une partie D de F est ouverte dans le sous-espace si et seulement s’il existe un ouvert A de E tel que D = A ∩ F. Le critère analogue avec un fermé caractérise les parties fermées dans F ; être ouverte dans F n’impose pas d’être ouverte dans E.

13. Dans un espace topologique séparé, que signifie que la suite (un)(u_n) converge vers ll ?

Tout voisinage de ll contient des termes d’indices arbitrairement grands.
À partir d’un certain rang, tous ses termes appartiennent à tout voisinage de ll.
Une sous-suite de termes appartient à tout voisinage de ll à partir d’un certain rang.
Tous ses termes appartiennent à un voisinage fixé de ll.

À partir d’un certain rang, tous ses termes appartiennent à tout voisinage de $$l$$.

Explication

La convergence exige que, pour chaque voisinage de ll, tous les termes à partir d’un certain rang y appartiennent. La réponse « un voisinage fixé » omet le quantificateur sur tous les voisinages, tandis que la présence de termes d’indices arbitrairement grands caractérise une valeur d’adhérence.

14. Dans un espace métrique, une suite (un)(u_n) vérifie d(un,l)=1n+1d(u_n,l)=\frac{1}{n+1}. Vers quel point converge-t-elle ?

Vers ll, car les distances à ll tendent vers zéro.
Vers le point situé à distance 11 de ll.
Vers 00, quel que soit le point ll.
La suite ne converge pas, car ses termes ne sont pas égaux à ll.

Vers $$l$$, car les distances à $$l$$ tendent vers zéro.

Explication

Dans un espace métrique, converger vers ll équivaut à avoir une distance à ll qui tend vers zéro; ici 1n+1→0\frac{1}{n+1}\to 0. Une distance constante positive ne satisfait pas ce critère, et les termes n’ont pas besoin d’être égaux à leur limite.

15. Dans un espace métrique, un ensemble AA contient des points ana_n tels que an→aa_n\to a. Que peut-on conclure au sujet de aa ?

Le point aa appartient nécessairement à AA.
Le point aa appartient à l’adhérence de AA.
Le point aa est une valeur d’adhérence de toute suite de AA.
Le point aa appartient à l’adhérence seulement si (an)(a_n) est constante.

Le point $$a$$ appartient à l’adhérence de $$A$$.

Explication

L’adhérence de AA est caractérisée par les limites de suites d’éléments de AA, donc a∈A‾a\in\overline{A}. La limite n’a pas à appartenir à AA, et la suite n’a pas à être constante.

16. Quel critère caractérise une valeur d’adhérence aa d’une suite ?

Tout voisinage de aa contient tous les termes de la suite à partir d’un rang.
La suite entière converge vers aa.
Tout voisinage de aa contient des termes de la suite d’indices arbitrairement grands.
Un voisinage de aa contient au moins un terme de la suite.

Tout voisinage de $$a$$ contient des termes de la suite d’indices arbitrairement grands.

Explication

Une valeur d’adhérence est rencontrée dans chaque voisinage par des termes dont les indices peuvent être arbitrairement grands. La convergence de toute la suite est plus forte, et la présence d’un seul terme dans un voisinage ne suffit pas.

17. Une application ff est définie sur DfD_f, et VV est un voisinage de f(a)f(a). Quelle condition exprime la continuité de ff en aa ?

Il existe un voisinage VV de aa tel que f(V∩Df)f(V\cap D_f) soit un voisinage de f(a)f(a).
Il existe un voisinage UU de aa tel que f(U∩Df)⊂Vf(U\cap D_f)\subset V.
Il existe un voisinage UU de aa tel que f(U∩Df)=Vf(U\cap D_f)=V.
Pour tout voisinage UU de aa, on a V⊂f(U∩Df)V\subset f(U\cap D_f).

Il existe un voisinage $$U$$ de $$a$$ tel que $$f(U\cap D_f)\subset V$$.

Explication

La continuité en aa signifie que chaque voisinage de f(a)f(a) contient l’image des points du domaine dans un certain voisinage de aa. L’inclusion inverse et l’égalité imposent des conditions plus fortes qui ne sont pas requises.

18. Une application ff envoie un espace topologique sur un autre. Quelle propriété des images réciproques suffit à établir sa continuité ?

L’image directe de tout fermé de l’espace de départ est fermée.
L’image directe de tout ouvert de l’espace de départ est ouverte.
L’image réciproque de tout ouvert de l’espace d’arrivée est ouverte.
L’image réciproque de tout ouvert de l’espace de départ est ouverte.

L’image réciproque de tout ouvert de l’espace d’arrivée est ouverte.

Explication

Une application est continue si et seulement si l’image réciproque de tout ouvert de l’espace d’arrivée est ouverte; le critère équivalent porte sur les images réciproques des fermés. Une image directe ouverte ou fermée n’est pas le critère général de continuité.

19. Deux distances sur un même ensemble induisent les mêmes ouverts, mais aucune comparaison par des multiples constants dans les deux sens n’est établie. Comment les qualifier ?

Équivalentes au sens des majorations, puisque leurs topologies coïncident.
Non équivalentes topologiquement, faute de comparaison bilatérale.
Topologiquement équivalentes, sans que leur équivalence au sens des majorations soit établie.
Identiques, puisque les mêmes ouverts sont induits.

Topologiquement équivalentes, sans que leur équivalence au sens des majorations soit établie.

Explication

L’équivalence topologique signifie que les distances induisent la même topologie; l’équivalence des distances exige en plus des majorations par des multiples constants dans les deux sens. L’égalité des topologies n’implique donc ni ces majorations ni l’égalité point par point.

20. Pour deux points quelconques x,x′x,x', on veut garantir que δ(f(x),f(x′))<ε\delta(f(x),f(x'))<\varepsilon dès que d(x,x′)<αd(x,x')<\alpha, avec un même α\alpha. Quelle propriété cherche-t-on à vérifier ?

L’isométrie de ff.
La continuité de ff en un point fixé.
La continuité uniforme de ff.
La surjectivité de ff.

La continuité uniforme de $$f$$.

Explication

La continuité uniforme requiert un même α\alpha pour toutes les paires de points, pour chaque ε>0\varepsilon>0. La continuité en un point peut utiliser un choix local dépendant de ce point, tandis qu’une isométrie impose une égalité des distances.

21. Dans un produit de plusieurs espaces topologiques, comment obtient-on les ouverts de la topologie produit ?

En réunissant des produits de fermés de chaque facteur
En prenant seulement les produits d’ouverts de chaque facteur
En intersectant des ouverts provenant d’un seul facteur
En réunissant des produits d’ouverts de chaque facteur

En réunissant des produits d’ouverts de chaque facteur

Explication

La topologie produit est constituée des réunions d’ouverts élémentaires, chaque ouvert élémentaire étant un produit d’ouverts des facteurs. La réponse « seulement les produits » omet les réunions, tandis que les produits de fermés et les ouverts d’un seul facteur ne décrivent pas la définition.

22. Dans R3\mathbb{R}^3, un ensemble AA contient-il un voisinage de aa dès lors qu’il contient un pavé ouvert centré en aa ?

Oui, la présence d’un tel pavé caractérise un voisinage de aa
Non, il faut qu’une boule centrée en aa soit contenue dans AA
Non, il faut que AA soit elle-même un pavé ouvert
Oui, à condition que le pavé soit fermé et borné

Oui, la présence d’un tel pavé caractérise un voisinage de $$a$$

Explication

Dans Rn\mathbb{R}^n, une partie est un voisinage de aa si et seulement si elle contient un pavé ouvert centré en aa. Exiger un pavé fermé modifie la caractérisation, et la réponse sur la forme de AA confond contenu et égalité.

23. Une suite métrique vérifie que, pour tout ε>0\varepsilon>0, ses termes upu_p et uqu_q sont à distance inférieure à ε\varepsilon dès que p,q≥Np,q\geq N, pour un certain NN. Quelle propriété cette condition établit-elle ?

La suite a des termes consécutifs rapprochés
La suite est de Cauchy
La suite converge vers une limite précisée
La suite est bornée

La suite est de Cauchy

Explication

La condition de Cauchy compare entre eux tous les termes suffisamment éloignés dans la suite, au-delà d’un rang donné. La convergence compare les termes à une limite, la bornitude est une propriété distincte, et la seule comparaison des termes consécutifs est insuffisante.

24. Dans un espace métrique donné, une suite satisfait le critère de Cauchy. Quelle propriété de l’espace permet de conclure qu’elle converge dans cet espace ?

L’espace est séparé
La suite est bornée
L’espace est complet
La suite converge dans un espace ambiant

L’espace est complet

Explication

Un espace métrique est complet lorsque toute suite de Cauchy y converge. La bornitude ou la séparation ne garantit pas cette conclusion, et la convergence dans un espace ambiant ne suffit pas à assurer une limite dans l’espace considéré.

25. Un espace métrique ambiant EE est complet, et un sous-espace F⊂EF\subset E n’est pas fermé dans EE. Que peut-on conclure sur la complétude de FF avec la distance induite ?

FF est complet
FF est complet dès que EE l’est
FF n’est pas complet
La complétude de FF ne dépend pas de sa fermeture

$$F$$ n’est pas complet

Explication

Dans un espace métrique complet, un sous-espace est complet si et seulement s’il est fermé dans l’espace ambiant ; un sous-espace non fermé n’est donc pas complet. La complétude de l’ambiant ne se transmet pas automatiquement à tous ses sous-espaces.

26. Dans la définition considérée, quelles conditions font d’un espace topologique un espace compact ?

Tout recouvrement ouvert admet un sous-recouvrement fini, sans condition de séparation.
Il est séparé et toute famille de fermés non vides a une intersection non vide.
Toute suite de points admet une sous-suite convergente.
Il est séparé et tout recouvrement ouvert admet un sous-recouvrement fini.

Il est séparé et tout recouvrement ouvert admet un sous-recouvrement fini.

Explication

La définition exige à la fois la séparation et la propriété de sous-recouvrement fini pour les recouvrements ouverts. La réponse sans séparation omet une condition, l’intersection de fermés évoque une autre propriété, et la sous-suite convergente relève du cadre métrique.

27. Dans un espace topologique compact, une famille décroissante de fermés non vides est considérée. Que peut-on conclure au sujet de leur intersection ?

Elle est non vide si chaque fermé est aussi ouvert.
Elle est vide.
Elle est non vide si les diamètres tendent vers zéro.
Elle est non vide.

Elle est non vide.

Explication

Dans un espace compact, toute suite décroissante de fermés non vides a une intersection non vide. La condition sur les diamètres concerne une distinction métrique, l’intersection vide contredit la propriété, et l’ouverture des fermés n’est pas requise.

28. Dans un espace métrique compact, on considère une suite quelconque de points. Quelle propriété est garantie ?

Elle admet une valeur d’adhérence, donc une sous-suite convergente.
Elle converge dans son ensemble, sans extraction de sous-suite.
Elle admet une valeur d’adhérence seulement si elle est de Cauchy.
Elle converge dès qu’elle est de Cauchy, mais n’a pas forcément de valeur d’adhérence.

Elle admet une valeur d’adhérence, donc une sous-suite convergente.

Explication

La compacité métrique équivaut au fait que toute suite possède une valeur d’adhérence, ou une sous-suite convergente. La complétude porte sur les suites de Cauchy, tandis qu’une valeur d’adhérence ne garantit pas la convergence de la suite entière.

29. Un ensemble de points de Rn\mathbb{R}^n est fermé et borné. Quelle conclusion s’applique à cet ensemble ?

Il est complet, mais pas nécessairement compact.
Il est compact seulement s’il est aussi ouvert.
Il est borné, mais sa fermeture reste à vérifier.
Il est compact.

Il est compact.

Explication

Dans Rn\mathbb{R}^n, une partie est compacte si et seulement si elle est fermée et bornée. La fermeture seule ou la bornitude seule ne suffit pas à cette caractérisation, et l’ouverture n’est pas une condition supplémentaire.

30. Une application continue envoie une partie connexe d’un espace topologique vers quelle catégorie de partie de l’espace d’arrivée ?

Une partie compacte.
Une partie ouverte.
Une partie connexe.
Une partie fermée.

Une partie connexe.

Explication

L’image continue d’une partie connexe est connexe. La compacité, l’ouverture et la fermeture ne découlent pas de cette seule propriété.

31. Parmi les parties de R\mathbb{R}, lesquelles sont connexes ?

Exactement les intervalles.
Exactement les intervalles fermés et bornés.
Les intervalles bornés, qu’ils soient fermés ou non.
Toutes les parties de R\mathbb{R}.

Exactement les intervalles.

Explication

Les parties connexes de R\mathbb{R} sont exactement les intervalles, qu’ils soient ouverts, fermés, bornés ou non. La compacité concerne plutôt les intervalles fermés et bornés, et toute partie n’est pas nécessairement un intervalle.

32. Une application NN sur un espace vectoriel vérifie l’homogénéité et l’inégalité triangulaire, mais un vecteur non nul vv satisfait N(v)=0N(v)=0. Comment la qualifier ?

Une norme, car l’homogénéité et l’inégalité triangulaire suffisent.
Ni une norme ni une semi-norme, car un vecteur non nul a une valeur nulle.
Une semi-norme, mais pas une norme.
Une norme, car la valeur nulle est permise pour tout vecteur.

Une semi-norme, mais pas une norme.

Explication

Une norme doit s’annuler seulement au vecteur nul, en plus de satisfaire l’homogénéité et l’inégalité triangulaire. Une semi-norme n’impose pas que son noyau se réduise au vecteur nul.

33. Pour le vecteur x=(−2,5,−1)x=( -2, 5, -1) de R3\mathbb{R}^3, quelle valeur donne la norme somme des valeurs absolues des coordonnées ?

88
55
30\sqrt{30}
44

$$8$$

Explication

La norme somme additionne les valeurs absolues : ∣−2∣+∣5∣+∣−1∣=2+5+1=8|-2|+|5|+|-1|=2+5+1=8. La norme maximum vaut 55, la norme euclidienne vaut 30\sqrt{30}, et 44 résulte ici de l’omission d’une coordonnée négative.

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Quelles propriétés caractérisent une topologie sur un ensemble E ?

Elle contient ∅ et E, et est stable par intersection finie et réunion quelconque.

Comment caractérise-t-on un fermé dans un espace topologique ?

C’est une partie dont le complémentaire est ouvert.

Quelle condition définit un voisinage de a ?

Il contient un ouvert U tel qu'a ∈ U ⊂ V.

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