QCM : Transistors à effet de champ (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle idée Julius Edgar Lilienfeld a-t-il brevetée au Canada en 1925, à l’origine du transistor à effet de champ ?

Un mécanisme de commande du courant électrique
Un transistor à effet de champ à jonction
Un transistor à pointe réalisé après un échec de conception
Un composant à semi-conducteur proposé pour contrôler le courant

Un mécanisme de commande du courant électrique

Explication

Lilienfeld a breveté en 1925 un « mécanisme de commande du courant électrique », qui énonçait le principe du transistor à effet de champ. L’attribution à Heil confond les deux propositions historiques, le JFET date de 1953 et le transistor à pointe de 1947.

2. En 1953, quel composant George Dacey et Ian Ross ont-ils mis au point aux laboratoires Bell ?

Le mécanisme de commande du courant électrique breveté
Le transistor à pointe de l’équipe de Shockley
Le transistor à effet de champ à jonction, ou JFET
Le transistor à effet de champ métal-oxyde, ou MOSFET

Le transistor à effet de champ à jonction, ou JFET

Explication

Dacey et Ross ont mis au point le JFET en 1953. Le MOSFET est associé à Atalla et Kahng en 1960, le transistor à pointe à l’équipe de Shockley en 1947, et le brevet de Lilienfeld remonte à 1925.

3. Quelle configuration structurelle caractérise un transistor bipolaire NPN ?

Trois régions de silicium dopées, un émetteur très fin et une base N++
Trois régions de silicium dopées, une base très fine et un émetteur P++
Deux régions de silicium dopées, une base très fine et un émetteur N++
Trois régions de silicium dopées, une base très fine et un émetteur N++

Trois régions de silicium dopées, une base très fine et un émetteur N++

Explication

Un NPN comprend trois parties de silicium dopées, avec une base très mince et un émetteur fortement dopé en électrons, noté N++. Un émetteur fin ou de type P inverse ces caractéristiques, tandis que la structure comporte bien trois régions.

4. Dans un NPN correctement polarisé pour amplifier, la jonction base-émetteur est en direct et la jonction base-collecteur en inverse. Quel trajet suit la majorité des électrons injectés par l’émetteur ?

Elle se recombine dans la base et forme le courant de base
Elle traverse la base mince et rejoint le collecteur
Elle traverse le collecteur puis rejoint la base
Elle traverse la base mince et rejoint l’émetteur

Elle traverse la base mince et rejoint le collecteur

Explication

La base-émetteur en direct injecte des électrons, et la base mince en laisse passer la majorité vers la jonction base-collecteur en inverse, où ils sont collectés. La recombinaison dans la base ne concerne qu’une petite fraction, et les polarisations indiquées ne sont pas inversées.

5. Un technicien compare un transistor bipolaire et un transistor à effet de champ comme dispositifs de commande. Quelle association entre courant commandé et grandeur de commande est correcte ?

Le courant collecteur est commandé par le courant de base ; le courant de drain par le courant de grille
Le courant collecteur est commandé par le courant de base ; le courant de drain par la tension grille-source
Le courant de drain est commandé par la tension grille-source ; le courant collecteur par la tension base-émetteur
Le courant collecteur est commandé par la tension grille-source ; le courant de drain par le courant de base

Le courant collecteur est commandé par le courant de base ; le courant de drain par la tension grille-source

Explication

Le transistor bipolaire commande le courant collecteur par le courant de base, tandis que le transistor à effet de champ commande le courant de drain par la tension grille-source. Les réponses fondées sur une commande du bipolaire par tension ou du transistor à effet de champ par courant mélangent ces modes de commande.

6. Dans un JFET, quel mécanisme permet de commander le courant de drain IDI_D ?

Le courant grille-source contrôle le courant dans le canal semi-conducteur par l’action de la jonction PN de grille.
La tension grille-source VGSV_{GS} contrôle le courant dans le canal semi-conducteur par l’action de la jonction PN de grille.
La tension grille-source contrôle le courant dans le canal semi-conducteur par une jonction isolée du type oxyde.
La tension drain-source contrôle le courant dans le canal semi-conducteur par l’action de la jonction PN de drain.

La tension grille-source $$V_{GS}$$ contrôle le courant dans le canal semi-conducteur par l’action de la jonction PN de grille.

Explication

Dans un JFET, la jonction PN de grille agit sur le canal semi-conducteur, et sa tension grille-source commande le courant de drain. Le « courant grille-source » confond commande en tension et commande en courant, la « tension drain-source » attribue le contrôle à une autre tension, et la « jonction isolée par oxyde » décrit plutôt la grille d’un MOSFET.

7. Pour faire fonctionner un JFET selon son principe de contrôle par la grille, quelle polarisation faut-il appliquer à la jonction PN de grille ?

Polariser la jonction en inverse, avec une tension VGSV_{GS} négative.
Polariser la jonction en direct, avec une tension VGSV_{GS} négative.
Polariser la jonction en direct, avec une tension drain-source négative.
Polariser la jonction en inverse, avec une tension VGSV_{GS} positive.

Polariser la jonction en inverse, avec une tension $$V_{GS}$$ négative.

Explication

La jonction PN de grille doit être polarisée en inverse, ce qui impose une tension VGSV_{GS} négative dans le fonctionnement décrit. La « polarisation en direct » inverse le sens requis, une tension VGSV_{GS} positive ne respecte pas cette condition, et une tension drain-source négative confond la polarisation de grille avec celle du drain.

8. Dans un JFET, on rend VGSV_{GS} progressivement plus négative jusqu’à passer sous VPV_P. Quelle évolution faut-il prévoir ?

La zone de charge d’espace s’étend, le canal se pince et le courant cesse.
La zone de charge d’espace se rétrécit, le canal se pince et le courant augmente.
La zone de charge d’espace s’étend, le canal se pince et le courant augmente.
La zone de charge d’espace se rétrécit, le canal s’ouvre et le courant cesse.

La zone de charge d’espace s’étend, le canal se pince et le courant cesse.

Explication

Une tension VGSV_{GS} plus négative élargit la zone de charge d’espace et pince le canal; lorsque VGSV_{GS} passe sous VPV_P, le courant cesse. « Se rétrécit » inverse l’évolution de la zone, « courant augmente » contredit l’effet du pincement, et l’ouverture du canal ne correspond pas à son étranglement.

9. Un transistor possède une grille séparée du corps par une couche d’oxyde; lorsqu’une tension de grille dépasse un seuil, un canal conducteur se forme. De quel type de transistor s’agit-il ?

Un MOSFET à appauvrissement.
Un MOSFET à enrichissement.
Un MOSFET à enrichissement fonctionnant sous le seuil.
Un JFET à canal N.

Un MOSFET à enrichissement.

Explication

Un MOSFET à enrichissement possède une grille isolée par un oxyde et forme un canal induit lorsque la tension de grille dépasse le seuil nécessaire. Le MOSFET à appauvrissement dispose d’un canal implanté, le JFET utilise une jonction PN de grille, et le fonctionnement sous le seuil ne correspond pas à la formation du canal décrite.

10. Dans un MOSFET N à enrichissement, une tension VGSV_{GS} positive est appliquée à la grille. Quel effet produit-elle dans la région du canal ?

Elle repousse les trous, attire les électrons minoritaires et crée un canal induit de type P.
Elle repousse les trous, attire les électrons minoritaires et crée un canal induit de type N.
Elle attire les trous, repousse les électrons minoritaires et crée un canal induit de type N.
Elle repousse les trous, attire les électrons minoritaires et amincit un canal N déjà implanté.

Elle repousse les trous, attire les électrons minoritaires et crée un canal induit de type N.

Explication

Dans le MOSFET N à enrichissement, la tension positive repousse les trous et attire les électrons minoritaires, formant un canal induit de type N. « Attire les trous » et « canal de type P » inversent les effets ou le type du canal; l’amincissement d’un canal implanté correspond au fonctionnement du MOSFET à appauvrissement.

11. À VGS=0 VV_{GS}=0\,\text{V}, un MOSFET N laisse déjà circuler le courant entre drain et source grâce à un canal N présent avant l’application d’une tension de grille. Quelle catégorie décrit ce transistor ?

Un MOSFET N à enrichissement, dont le canal est implanté à la fabrication.
Un MOSFET N à appauvrissement, dont le canal est implanté à la fabrication.
Un JFET N, dont le canal est formé par une grille isolée à l’oxyde.
Un MOSFET N à enrichissement, dont le canal est induit à tension de grille nulle.

Un MOSFET N à appauvrissement, dont le canal est implanté à la fabrication.

Explication

Le MOSFET N à appauvrissement possède un canal implanté dès la fabrication et peut donc conduire lorsque VGS=0 VV_{GS}=0\,\text{V}. Le MOSFET à enrichissement nécessite un canal induit et est bloqué à tension de grille nulle; le JFET se distingue par une jonction PN de grille, non par une grille isolée à l’oxyde.

12. Dans un MOSFET N à appauvrissement, quelle évolution du courant de drain faut-il prévoir si l’on fait d’abord VGSV_{GS} négative, puis positive ?

La tension négative réduit le courant jusqu’à l’annuler au seuil VTV_T; la tension positive appauvrit le canal et réduit encore le courant.
La tension négative enrichit le canal et augmente le courant; la tension positive réduit le courant jusqu’à l’annuler au seuil VTV_T.
La tension négative réduit le courant sans l’annuler au seuil VTV_T; la tension positive enrichit le canal et augmente le courant.
La tension négative réduit le courant jusqu’à l’annuler au seuil VTV_T; la tension positive enrichit le canal et augmente le courant.

La tension négative réduit le courant jusqu’à l’annuler au seuil $$V_T$$; la tension positive enrichit le canal et augmente le courant.

Explication

Une tension de grille négative repousse les électrons du canal N et réduit le courant jusqu’à son annulation au seuil VTV_T; une tension positive enrichit le canal en électrons et augmente le courant. L’option qui échange les effets inverse les polarités, celle qui annule le courant sous tension positive attribue le seuil au mauvais sens, et l’option qui exclut l’annulation omet le comportement au seuil.

13. Dans un montage, une tension appliquée entre grille et source règle le courant de drain d’un JFET. Quel mode de commande cela illustre-t-il, par comparaison avec un transistor bipolaire ?

La commande par courant de base, comme dans un transistor bipolaire
La commande par tension, alors que le bipolaire est commandé par un courant de base
La commande du courant de grille, alors que le bipolaire est commandé par la tension de base
La commande par courant de collecteur, comme dans un transistor bipolaire

La commande par tension, alors que le bipolaire est commandé par un courant de base

Explication

Dans un JFET ou un MOSFET, la tension grille-source commande le courant de drain, tandis que le transistor bipolaire est commandé par le courant de base. Le courant de base confond les deux modes de commande, le courant de grille inverse entrée et sortie, et le courant de collecteur attribue au JFET une grandeur propre au bipolaire.

14. Une équipe conçoit une puce intégrant de nombreux composants et cherche aussi un interrupteur commandé par une tension. Quel transistor correspond le mieux à ces deux besoins ?

Le transistor à effet tunnel
Le JFET
Le MOSFET
Le transistor bipolaire

Le MOSFET

Explication

Le MOSFET est le composant de choix en microélectronique et sert notamment à réaliser des systèmes électroniques et des interrupteurs commandés en tension. Le JFET est plutôt associé aux amplificateurs à faible bruit, le bipolaire se commande par courant de base, et le transistor à effet tunnel n’est pas l’usage indiqué ici.

15. Une entreprise conçoit des circuits intégrés, mais confie leur fabrication à une autre société. Quel type d’acteur décrit cette organisation ?

Un fabricant intégré de matériel
Un IDM
Un fondeur
Une entreprise fabless

Une entreprise fabless

Explication

Une entreprise fabless conçoit ses circuits et délègue leur fabrication. Un IDM conçoit, fabrique et commercialise ses circuits, tandis qu’un fondeur fabrique des circuits pour des entreprises comme les fabless.

16. Après purification et fonte de la silice, un cylindre de silicium est découpé en fines tranches destinées à la fabrication de circuits intégrés. Comment nomme-t-on ces tranches ?

Des lingots de silicium monocristallin
Des wafers de silicium monocristallin
Des galettes de silice fondue
Des puces de silicium gravées

Des wafers de silicium monocristallin

Explication

Un wafer est une tranche de silicium monocristallin découpée dans un cylindre obtenu après purification et fonte de la silice. Le lingot désigne le cylindre, la silice fondue précède la formation du silicium, et une puce gravée est un produit fabriqué sur le wafer.

17. Une équipe observe qu’entre deux générations de puces séparées d’environ 18 mois, le nombre de transistors par unité de surface a approximativement doublé. Quelle prévision décrit cette évolution ?

Une règle de Moore prévoyant une division par deux tous les 18 mois
Une loi de Gordon Moore formulée en 1996
Une prévision portant sur le nombre total de puces produites
La loi de Moore, proposée par Gordon Moore en 1965

La loi de Moore, proposée par Gordon Moore en 1965

Explication

La loi de Moore prévoit le doublement approximatif du nombre de transistors par unité de surface tous les 18 mois et a été proposée par Gordon Moore en 1965. La division par deux inverse l’évolution, le nombre total de puces ne correspond pas à la grandeur visée, et 1996 n’est pas l’année de la proposition.

18. Une puce comporte 500 000 transistors. À quelle catégorie d’intégration appartient-elle ?

LSI
GLSI
ULSI
VLSI

ULSI

Explication

ULSI couvre les puces comptant de 100 000 à 10 millions de transistors, ce qui comprend 500 000. GLSI commence à 100 millions, VLSI s’arrête à 100 000, et LSI correspond à une plage encore inférieure.

19. Dans un MOSFET dont la longueur de grille est de 200 nm, les zones de charge d’espace occupent presque tout le canal. Quelle conséquence cela entraîne-t-il ?

La grille contrôle plus difficilement le courant de source
L’oxyde laisse davantage fuir le courant de grille
La grille contrôle plus difficilement le courant de drain
La grille contrôle plus facilement le courant de drain

La grille contrôle plus difficilement le courant de drain

Explication

À partir de 250 nm de longueur de grille, le canal devient court et les zones de charge d’espace en occupent presque toute la longueur, ce qui complique le contrôle du courant de drain par la grille. Une amélioration du contrôle inverse l’effet, tandis que la fuite dans l’oxyde relève d’un autre problème.

20. En 1998, une équipe décrit une technologie par une dimension équivalente de grille qui diffère de la longueur physique. Quel terme désigne cette dimension ?

La longueur physique de la grille
La catégorie ULSI
La structure FinFET
Le nœud technologique, ou nœud de gravure

Le nœud technologique, ou nœud de gravure

Explication

À partir de 1996, la dimension équivalente de grille, qui peut différer de sa longueur physique, est désignée comme le nœud technologique ou nœud de gravure. La longueur physique est une autre mesure, tandis que FinFET désigne une structure et ULSI une catégorie d’intégration.

21. Dans un FinFET, quelle caractéristique de la grille améliore le contrôle électrostatique du canal ?

Elle agit sur plusieurs faces du canal
Elle agit depuis une seule face au-dessus du canal
Elle agit en réduisant la longueur physique de la grille
Elle repose sur un oxyde à forte permittivité

Elle agit sur plusieurs faces du canal

Explication

Le FinFET est une structure FET 3D dont la grille peut agir sur plusieurs faces du canal, améliorant ainsi son contrôle électrostatique. Une grille placée au-dessus du canal caractérise la commande planaire, tandis que l’oxyde à forte permittivité est associé aux structures 2.5D.

22. Pour améliorer le contrôle du courant de drain, une équipe choisit une architecture où la grille entoure complètement le canal. De quel transistor s’agit-il, proposé en 2022 ?

Le FinFET
Le MOSFET
Le GAAFET
Le JFET

Le GAAFET

Explication

La grille du GAAFET englobe complètement le canal afin d’optimiser le contrôle du courant de drain. Le FinFET correspond à l’architecture précédente, 1988 est la date d’un prototype et le MOSFET est une autre famille de transistors.

23. Un fabricant veut prolonger l’évolution du FinFET pour des nœuds de gravure de 5 nm et 3 nm. Quelle architecture répond à cet objectif ?

Le MOSFET
Le JFET
Le FinFET
Le GAAFET

Le GAAFET

Explication

Le GAAFET est destiné à assurer la continuité du FinFET pour les nœuds de 5 nm et 3 nm. Le MOSFET est une famille plus générale, tandis que le FinFET est le modèle auquel le GAAFET succède dans cette évolution.

24. Dans un JFET canal N, la tension de grille franchit une valeur négative au-delà de laquelle les zones de charge d’espace bloquent le courant dans le canal. Comment nomme-t-on cette tension caractéristique du JFET ?

La tension de pincement VPV_P
La tension grille-source VGSV_{GS}
La tension de seuil VTV_T
La tension drain-source VDSV_{DS}

La tension de pincement $$V_P$$

Explication

La tension de pincement VPV_P caractérise le JFET et correspond au seuil au-delà duquel les zones de charge d’espace empêchent le courant de circuler dans le canal. VTV_T est associée au MOSFET, tandis que VDSV_{DS} et VGSV_{GS} désignent des tensions entre électrodes.

25. Un JFET canal N fonctionne avec une faible valeur de VDSV_{DS}. Son canal présente un étranglement presque uniforme et le courant varie linéairement avec la tension. Dans quelle zone fonctionne-t-il ?

Dans la zone de coude
Dans la zone de plateau
Dans la zone de pincement complet
Dans la zone ohmique

Dans la zone ohmique

Explication

À faible VDSV_{DS}, l’étranglement est quasi uniforme et le JFET présente un comportement résistif linéaire, ajustable par VGSV_{GS} : c’est la zone ohmique. Dans la zone de coude, l’étranglement devient non uniforme et le courant évolue de façon non linéaire.

26. Lorsqu’on augmente VDSV_{DS} dans un JFET canal N, l’étranglement devient non uniforme et dépend davantage de cette tension, tandis que IDI_D n’évolue plus linéairement. Quelle zone décrit cette situation ?

La zone de plateau
La zone ohmique
La zone de coude
La zone de pincement complet

La zone de coude

Explication

Dans la zone de coude, l’augmentation de VDSV_{DS} rend l’étranglement non uniforme et dépendant de VDSV_{DS}, ce qui entraîne une évolution non linéaire de IDI_D. La zone ohmique est linéaire, tandis que le plateau correspond à un courant presque constant.

27. Dans un JFET canal N, le pincement se concentre près du drain ; malgré une hausse de VDSV_{DS}, IDI_D reste presque constant. Quel mécanisme explique ce comportement dans la zone de plateau ?

La résistance accrue de la zone pincée maintient le courant presque constant
La disparition du pincement permet au courant de croître avec la tension
La dépendance de l’étranglement à VDSV_{DS} rend le courant non linéaire
L’étranglement uniforme rend le courant proportionnel à la tension

La résistance accrue de la zone pincée maintient le courant presque constant

Explication

Dans la zone de plateau, le pincement près du drain concentre la tension et le champ électrique ; la résistance accrue de la zone pincée maintient alors IDI_D presque constant quand VDSV_{DS} augmente. L’étranglement uniforme décrit la zone ohmique, et une évolution non linéaire du courant caractérise la zone de coude.

28. Un MOSFET canal N à enrichissement a une tension de seuil de 2 V. Quelle condition sur la tension grille-source permet au courant de drain de commencer à circuler ?

Dépasser 2 V
Atteindre la tension de pincement du JFET
Rester sous 2 V
Dépasser 2 V entre drain et source

Dépasser 2 V

Explication

Le courant de drain peut circuler lorsque VGSV_{GS} dépasse la tension de seuil VTV_T. La tension de pincement est associée au JFET, et la condition porte sur VGSV_{GS}, non sur VDSV_{DS}.

29. Dans un MOSFET canal N, on maintient VGSV_{GS} constant et on applique une faible tension VDSV_{DS}. Quel comportement du canal et du courant est attendu dans la zone ohmique ?

Les charges restent uniformes mais la caractéristique devient quadratique
Les charges se concentrent près du drain et le courant se stabilise
Le canal se pince et le courant devient nul
Les charges restent presque uniformes et la caractéristique est linéaire

Les charges restent presque uniformes et la caractéristique est linéaire

Explication

Dans la zone ohmique, une faible VDSV_{DS} maintient une répartition presque uniforme des charges le long du canal, ce qui donne une caractéristique linéaire. La concentration des charges et la stabilisation du courant relèvent du régime de saturation, tandis que le pincement n’implique pas ici une coupure.

30. Dans un montage à FET, l’ingénieur augmente VDSV_{DS} pour favoriser le transport des charges et fait varier VGSV_{GS} pour ajuster la résistance du canal. Quelle interprétation des champs est correcte ?

Les deux tensions créent principalement le champ de transport entre source et drain
VDSV_{DS} crée le champ de transport et VGSV_{GS} le champ de contrôle perpendiculaire
VGSV_{GS} crée le champ de transport et VDSV_{DS} le champ de contrôle perpendiculaire
Les deux tensions créent principalement le champ de contrôle perpendiculaire

$$V_{DS}$$ crée le champ de transport et $$V_{GS}$$ le champ de contrôle perpendiculaire

Explication

VDSV_{DS} produit le champ qui transporte les charges entre source et drain, alors que VGSV_{GS} crée le champ de contrôle perpendiculaire qui ajuste la résistance du canal. Inverser ces rôles ou attribuer aux deux tensions le même rôle confond transport et commande.

31. Un MOSFET à enrichissement commande une charge. Lorsque sa tension grille-source est inférieure à VTV_T, quel état de commutation représente-t-il ?

Un interrupteur ouvert, avec courant de drain
Un interrupteur fermé, sans courant de drain
Un interrupteur ouvert, sans courant de drain
Un interrupteur fermé, avec courant de drain

Un interrupteur ouvert, sans courant de drain

Explication

Sous le seuil, le MOSFET à enrichissement bloque le courant et équivaut à un interrupteur ouvert. La conduction et l’équivalent d’un interrupteur fermé correspondent à une tension grille-source supérieure au seuil.

32. Un concepteur veut limiter l’échauffement d’un MOSFET utilisé comme interrupteur fermé. Dans quelle zone doit-il le faire fonctionner pour obtenir une faible résistance drain-source ?

Dans la zone bloquée
Dans la zone de coude
Dans la zone ohmique
Dans la zone de saturation

Dans la zone ohmique

Explication

En commutation, la zone ohmique permet d’obtenir une faible résistance drain-source et de limiter l’échauffement. La zone bloquée correspond à l’interrupteur ouvert, tandis que la saturation ne donne pas le fonctionnement recherché pour un interrupteur fermé.

33. Un MOSFET coupe le courant d’un moteur à bobinage. Quelle chaîne d’événements peut conduire au claquage drain-source ?

La charge résistive fait varier le champ magnétique et crée une surtension pouvant dépasser BVDSS.
La variation du courant modifie le champ magnétique et crée une surtension pouvant dépasser BVDSS.
La variation du courant réduit le champ magnétique et abaisse VDS sous BVDSS.
La variation de la tension modifie le champ magnétique et crée une surtension sous BVDSS.

La variation du courant modifie le champ magnétique et crée une surtension pouvant dépasser BVDSS.

Explication

À l’ouverture, la variation brusque du courant fait évoluer le champ magnétique de l’inductance et produit une surtension susceptible de dépasser BVDSS, entraînant le claquage drain-source. L’inversion de la causalité, la baisse de tension et la confusion avec une charge résistive ne décrivent pas ce mécanisme.

34. Un moteur à bobinage est commandé par un transistor et une diode est montée en parallèle sur le moteur. Que fait cette diode lorsque le transistor s’ouvre et qu’une surtension apparaît ?

Elle bloque le courant inductif et transfère son énergie vers la grille du transistor.
Elle coupe le courant de commande et empêche la surtension de se former dans la bobine.
Elle conduit en permanence et détourne le courant normal du moteur vers la masse.
Elle devient passante et dissipe l’énergie libérée par la rupture du courant inductif.

Elle devient passante et dissipe l’énergie libérée par la rupture du courant inductif.

Explication

La diode de roue libre, placée en parallèle avec la charge inductive, devient passante lors de la surtension et dissipe l’énergie libérée à la rupture du courant. La diode en série, la conduction permanente et l’action sur le courant de commande correspondent à d’autres fonctions.

35. Dans un circuit, la grille d’un MOSFET est maintenue à une tension constante après sa mise en conduction. Quel comportement du courant de grille faut-il attendre ?

Il reste important en régime établi, car la grille conduit continuellement.
Il égale le courant de drain en régime établi, car les deux courants sont liés.
Il devient nul pendant la charge, puis augmente en régime établi.
Il devient nul en régime établi, après un courant transitoire de charge.

Il devient nul en régime établi, après un courant transitoire de charge.

Explication

En régime établi, la grille ne consomme pas de courant, mais sa capacité doit être chargée ou déchargée, ce qui provoque un courant transitoire. Le courant permanent confond ce phénomène transitoire avec le régime établi, et le courant de grille ne se confond pas avec celui du drain.

36. La tension maximale de commande d’une grille est de 12 V. Pour qu’une diode Zener puisse protéger cette grille selon le critère de seuil, quelle tension Ez convient ?

Une tension Ez inférieure à 12 V.
Une tension Ez supérieure à 12 V.
Une tension Ez égale à 12 V.
Une tension Ez indépendante de la commande maximale.

Une tension Ez supérieure à 12 V.

Explication

Le seuil Ez de la diode Zener doit être supérieur à la tension maximale de commande pour assurer la protection de la grille. Un seuil inférieur ou égal ne respecte pas ce critère, tandis que l’indépendance vis-à-vis de la commande n’est pas la règle donnée.

37. Dans un inverseur CMOS, l’entrée passe à 0 logique. Quel état de sortie obtient-on ?

Une sortie à 0, car le canal N conduit et le canal P est bloqué
Une sortie à 0, car le canal P conduit et le canal N est bloqué
Une sortie à 1, car le canal P conduit et le canal N est bloqué
Une sortie à 1, car le canal N conduit et le canal P est bloqué

Une sortie à 1, car le canal P conduit et le canal N est bloqué

Explication

Avec une entrée à 0, le MOSFET canal N est bloqué et le canal P conduit, ce qui porte la sortie à 1. Les réponses associant l’entrée 0 à une sortie 0 inversent la fonction logique, tandis que celles qui inversent les états des canaux confondent leurs rôles.

38. Lorsqu’un circuit CMOS inverseur maintient une sortie stable, quel comportement de consommation le distingue d’une logique NMOS au point QH ?

Le CMOS consomme en permanence au point QH, tandis que le NMOS consomme lors des commutations
Les deux logiques consomment en permanence au point QH, y compris à sortie stable
Le CMOS consomme lors des commutations, tandis que le NMOS consomme en permanence au point QH
Les deux logiques consomment uniquement lors des commutations, sans courant en régime stable

Le CMOS consomme lors des commutations, tandis que le NMOS consomme en permanence au point QH

Explication

Dans l’inverseur CMOS, la consommation se produit lors des commutations, alors que la logique NMOS consomme en permanence au point QH. Les autres réponses attribuent à CMOS la consommation continue, généralisent cette consommation aux deux technologies ou prêtent à NMOS la consommation de commutation.

39. Quelle propriété définit une source de courant idéale lorsque la tension à ses bornes varie ?

Elle maintient une puissance constante lorsque la tension à ses bornes varie
Elle fait varier le courant proportionnellement à la tension à ses bornes
Elle maintient une tension constante quelle que soit l’intensité qui la traverse
Elle maintient un courant constant quelle que soit la tension à ses bornes

Elle maintient un courant constant quelle que soit la tension à ses bornes

Explication

Une source de courant idéale maintient un courant constant indépendamment de la tension à ses bornes. Une tension constante décrit plutôt une source de tension, tandis que les réponses proposant une variation du courant ou une puissance constante ne correspondent pas à cette définition.

40. Pour polariser une LED avec un JFET réglé à VGS=0 VV_{GS}=0\,\mathrm{V}, quelle condition de fonctionnement et quelle valeur de courant faut-il retenir ?

Zone de saturation, avec un courant de drain égal à zéro
Zone de saturation, avec un courant de drain égal à IDSSI_{DSS}
Zone ohmique, avec un courant de drain égal à IDSSI_{DSS}
Zone ohmique, avec un courant de drain fixé par la tension de grille

Zone de saturation, avec un courant de drain égal à $$I_{DSS}$$

Explication

À VGS=0 VV_{GS}=0\,\mathrm{V}, le courant de drain du JFET vaut IDSSI_{DSS}, et le transistor doit fonctionner en zone de saturation pour servir de source de courant. La zone ohmique ne satisfait pas la règle de fonctionnement, et un courant nul ou déterminé par la tension de grille ne décrit pas cette polarisation.

41. Une source de courant possède une conductance de sortie gos=40 μSg_{os}=40\,\mu\mathrm{S}. Quelle résistance interne lui associer ?

25 kΩ25\,\mathrm{k}\Omega
25 μΩ25\,\mu\Omega
40 kΩ40\,\mathrm{k}\Omega
0,025 kΩ0{,}025\,\mathrm{k}\Omega

$$25\,\mathrm{k}\Omega$$

Explication

La résistance interne vérifie R0=1/gosR_0=1/g_{os} ; ainsi, 1/(40×10−6 S)=25 000 Ω=25 kΩ1/(40\times10^{-6}\,\mathrm{S})=25\,000\,\Omega=25\,\mathrm{k}\Omega. 40 kΩ40\,\mathrm{k}\Omega reprend la valeur numérique sans inversion, tandis que les autres valeurs traduisent une erreur d’inversion ou d’unité.

42. Autour de son point de polarisation, un JFET reçoit une petite variation de tension grille-source de 2 mV2\,\text{mV} et possède une transconductance de 4 mS4\,\text{mS}. Quelle variation du courant de drain prédit le modèle au premier ordre ?

2 mA2\,\text{mA}
−8 μA-8\,\mu\text{A}
8 μA8\,\mu\text{A}
0,5 μA0{,}5\,\mu\text{A}

$$8\,\mu\text{A}$$

Explication

Au premier ordre, id=gmvgsi_d=g_m v_{gs}, donc 4 mS×2 mV=8 μA4\,\text{mS}\times2\,\text{mV}=8\,\mu\text{A}. La valeur 0,5 μA0{,}5\,\mu\text{A} inverse le rapport, 2 mA2\,\text{mA} oublie les préfixes milli, et le signe négatif emprunte une convention de gain qui ne figure pas dans cette relation.

43. Quelle grandeur décrit la transconductance gmg_m d’un JFET au point de polarisation ?

Le rapport du courant de drain au carré de la tension grille-source
La dérivée du courant de drain par rapport à la tension grille-source
La pente maximale de transfert, quel que soit le point de polarisation
La dérivée de la tension drain-source par rapport au courant de drain

La dérivée du courant de drain par rapport à la tension grille-source

Explication

La transconductance est la dérivée locale du courant de drain par rapport à la tension grille-source au point de polarisation. La dérivée drain-source correspond à une conductance de sortie, le rapport courant-tension n’est pas la définition, et la pente maximale ne décrit pas nécessairement le point considéré.

44. Dans le modèle petit signal d’un JFET, une perturbation donne gmvgs=0,30 mAg_m v_{gs}=0{,}30\,\text{mA} et vds/rds=0,05 mAv_{ds}/r_{ds}=0{,}05\,\text{mA}. Quelle variation du courant de drain faut-il prévoir ?

0,30 mA0{,}30\,\text{mA}
0,25 mA0{,}25\,\text{mA}
0,05 mA0{,}05\,\text{mA}
0,35 mA0{,}35\,\text{mA}

$$0{,}35\,\text{mA}$$

Explication

Le modèle complet additionne les contributions : id=gmvgs+vds/rdsi_d=g_m v_{gs}+v_{ds}/r_{ds}, soit 0,30+0,05=0,35 mA0{,}30+0{,}05=0{,}35\,\text{mA}. La valeur 0,30 mA0{,}30\,\text{mA} néglige la contribution drain-source, tandis que 0,25 mA0{,}25\,\text{mA} la soustrait.

45. Un technicien choisit le point de fonctionnement d’un JFET destiné à amplifier un signal. Dans quelle zone doit-il le faire fonctionner ?

Dans la zone de coupure
Dans la zone de saturation
Dans la zone ohmique
À la frontière entre coupure et saturation

Dans la zone de saturation

Explication

Pour amplifier, le JFET doit fonctionner en zone de saturation. La zone ohmique correspond à un autre régime de fonctionnement, et la coupure ou sa frontière ne constituent pas le régime d’amplification indiqué.

46. Dans un montage amplificateur, la tension d’entrée varie de 0,20 V0{,}20\,\text{V} et la tension de sortie de −1,0 V-1{,}0\,\text{V}. Quel est le gain en tension défini comme le rapport de ces variations ?

−1,20-1{,}20
−0,20-0{,}20
−5-5
55

$$-5$$

Explication

Par définition, AV=vs/veA_V=v_s/v_e; ici −1,0/0,20=−5-1{,}0/0{,}20=-5. Le résultat −0,20-0{,}20 inverse le rapport, 55 ignore le signe de la variation de sortie, et −1,20-1{,}20 calcule une différence plutôt qu’un rapport.

47. Un JFET possède une résistance de source non découplée, avec gm=2 mSg_m=2\,\text{mS}, RD=3 kΩR_D=3\,\text{k}\Omega et RS=1 kΩR_S=1\,\text{k}\Omega. Quel gain en tension et quelle relation de phase prévoit le modèle ?

−6-6, avec une sortie en opposition de phase
−2-2, avec une sortie en opposition de phase
−3-3, avec une sortie en opposition de phase
22, avec une sortie en phase

$$-2$$, avec une sortie en opposition de phase

Explication

La formule est AV=−gmRD/(1+gmRS)A_V=-g_mR_D/(1+g_mR_S). Ici gmRD=6g_mR_D=6 et 1+gmRS=31+g_mR_S=3, d’où AV=−2A_V=-2 et une sortie en opposition de phase; −6-6 omet la dégénérescence de source, tandis que 22 perd le signe indiquant l’opposition.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Transistors à effet de champ.

Qui a breveté en 1925 l’idée à l’origine du transistor à effet de champ ?

Julius Edgar Lilienfeld.

Quel nom anglais Lilienfeld donne-t-il à son brevet de 1925 ?

« electric current control mechanism ».

En quelle année Dacey et Ross mettent-ils au point le JFET ?

En 1953.

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Consultez la fiche de révision complète sur Transistors à effet de champ.

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