QCM : Valeurs fondamentales en soins — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la dignité d’une personne ?

La reconnaissance sociale attachée à une fonction exercée dans la collectivité
La réputation favorable qu’une personne acquiert grâce à ses responsabilités
L’ensemble des comportements qui manifestent une attitude réservée et maîtrisée
Le sentiment de sa valeur intrinsèque qui appelle le respect d’autrui

Le sentiment de sa valeur intrinsèque qui appelle le respect d’autrui

Explication

La dignité renvoie au sentiment d’une valeur intrinsèque qui commande le respect d’autrui. Elle ne se confond pas avec un statut social, car celui-ci peut être perdu sans que la valeur intrinsèque de la personne disparaisse.

2. Quelle distinction oppose correctement les conceptions ontologique et posturale de la dignité ?

La conception ontologique dépend du comportement social, tandis que la conception posturale appartient à chaque être humain
La conception ontologique concerne une valeur humaine inaliénable, tandis que la conception posturale concerne une attitude de retenue
La conception ontologique varie avec le statut, tandis que la conception posturale exprime une valeur absolue
La conception ontologique concerne une fonction publique, tandis que la conception posturale concerne un droit reconnu par la loi

La conception ontologique concerne une valeur humaine inaliénable, tandis que la conception posturale concerne une attitude de retenue

Explication

La conception ontologique attribue à tout être humain une dignité absolue, intrinsèqu'et inaliénable, tandis que la conception posturale décrit une attitude ou un maintien. La dignitas liée à une fonction publique relève d’une conception sociale et historique différente.

3. Une personne devenue dépendante pour ses soins d’hygiène affirme avoir perdu sa dignité : quelle analyse est correcte ?

Elle conserve son sentiment de dignité puisque la dépendance ne modifie pas son vécu personnel
Elle peut avoir perdu le sentiment de sa dignité sans perdre sa dignité ontologique
Elle a perdu sa dignité ontologique parce qu’elle ne contrôle plus ses fonctions corporelles
Elle acquiert une dignité posturale nouvelle grâce à l’aide apportée par les soignants

Elle peut avoir perdu le sentiment de sa dignité sans perdre sa dignité ontologique

Explication

La dépendance peut altérer le sentiment de dignité, notamment lorsque la personne ne maîtrise plus ses sphincters ou ses soins d’hygiène. Elle ne supprime toutefois pas sa dignité ontologique, qui demeure attachée à sa condition humaine.

4. Quelle pratique infirmière favorise le mieux l’accès d’une personne au sentiment de dignité ?

Associer écoute, accompagnement, respect global et communication sans jugement
Adopter une attitude distante afin de préserver la neutralité professionnelle dans chaque échange
Traiter les besoins physiques avant les dimensions relationnelles et personnelles du soin
Privilégier l’efficacité technique en limitant les échanges émotionnels avec la personne

Associer écoute, accompagnement, respect global et communication sans jugement

Explication

La qualité humaine des soins repose notamment sur l’écoute, l’accompagnement, le respect de la personne dans sa globalité et une communication sans jugement. Une approche centrée sur la seule efficacité technique néglige les dimensions relationnelles qui soutiennent le sentiment de dignité.

5. Que reconnaît la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948 concernant la dignité ?

La dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, avec leur liberté et leur égalité en droits
La dignité accordée aux patients selon leur état de santé et leur capacité à décider
La dignité attribuée aux citoyens selon leur contribution sociale et leur responsabilité juridique
La dignité réservée aux personnes titulaires d’une fonction publique reconnue par la collectivité

La dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, avec leur liberté et leur égalité en droits

Explication

La Déclaration de 1948 affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, en reconnaissant une dignité inhérente à tous. Cette conception se distingue de la dignitas antique, associée à certaines fonctions sociales.

6. Que garantit l’article 16 du Code civil français en matière de dignité ?

La primauté de la personne, l’interdiction des atteintes à sa dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie
La non-discrimination et la qualité de l’accueil dans les établissements de santé
La liberté de chaque professionnel de définir les limites du respect dû à la personne soignée
La protection de l’intimité du patient et de ses proches pendant les soins et après le décès

La primauté de la personne, l’interdiction des atteintes à sa dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie

Explication

L’article 16 du Code civil affirme la primauté de la personne, interdit toute atteinte à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. Le respect de l’intimité du patient et de ses proches relève notamment du Code de déontologie des infirmiers.

7. Depuis quelle date le Code de déontologie des infirmiers impose-t-il le respect de la dignité et de l’intimité du patient, de sa famille et de ses proches, y compris après la mort ?

Le 29 juillet 1994
Le 10 décembre 1948
Le 4 mars 2002
Le 25 novembre 2016

Le 25 novembre 2016

Explication

Le Code de déontologie des infirmiers impose cette obligation depuis le 25 novembre 2016, et elle s’étend aux proches ainsi qu’à la personne décédée. La date de 1948 renvoie plutôt à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

8. Comment définir l’intimité d’une personne ?

La distance physique maintenue entre deux personnes dans un lieu public
L’ensemble des informations personnelles que tout proche peut divulguer
Le domaine personnel et privé qu’elle peut révéler à qui elle l’autorise
Les émotions qu’une personne exprime devant un groupe de connaissances

Le domaine personnel et privé qu’elle peut révéler à qui elle l’autorise

Explication

L’intimité concerne la vie personnelle, privée et secrète, dont la personne contrôle la révélation et les destinataires. L’idée qu’un proche puisse divulguer librement ces informations confond intimité et information accessible à autrui.

9. Quelle zone de proxémie Edward Hall associe-t-il à une distance allant d’environ 0,45 mètre jusqu’au contact physique ?

La distance sociale
La distance personnelle
La distance intime
La distance publique

La distance intime

Explication

La distance intime s’étend d’environ 0,45 mètre jusqu’au contact physique. La distance personnelle se situe davantage entre 0,45 et 1,20 mètre, sans correspondre à cette zone de contact.

10. Quelle caractéristique distingue la distance intime de la distance personnelle dans la classification d’Edward Hall ?

La distance personnelle est réservée aux soins nécessitant un contact
La distance intime est plus proche et peut aller jusqu’au contact physique
La distance intime concerne les échanges publics à plusieurs mètres
La distance personnelle commence à partir de 3,60 mètres environ

La distance intime est plus proche et peut aller jusqu’au contact physique

Explication

Dans la classification de Hall, la distance intime est la zone la plus rapprochée et peut inclure le contact physique. La distance personnelle correspond plutôt à l’intervalle situé entre 0,45 et 1,20 mètre.

11. Laquelle de ces propositions correspond à une fonction de l’intimité selon Alan Westin ?

La transmission publique des émotions personnelles
La diffusion spontanée des confidences reçues
La communication ouverte à l’ensemble du groupe
La communication limitée et protégée

La communication limitée et protégée

Explication

Westin inclut la communication limitée et protégée parmi les quatre fonctions de l’intimité. Une communication ouverte à tous ne correspond pas à la protection et à la restriction associées à cette fonction.

12. Que permet principalement la libération émotionnelle dans un espace protégé ?

Analyser méthodiquement un événement pour en relativiser les effets
Préserver les confidences d’un patient grâce au secret professionnel
Déterminer la distance physique adaptée à une relation de soins
Exprimer des tensions, des angoisses, des pleurs ou des joies

Exprimer des tensions, des angoisses, des pleurs ou des joies

Explication

La libération émotionnelle permet de laisser s’exprimer différentes émotions et tensions dans un cadre protégé. L’analyse et la relativisation d’un événement relèvent plutôt de l’auto-évaluation.

13. Un patient confie une information personnelle à un infirmier pendant un soin : quelle obligation s’applique à l’infirmier ?

Préserver cette confidence en respectant le secret professionnel
Reformuler cette confidence devant le patient afin de la rendre publique
Partager cette confidence avec l’équipe élargie pour faciliter les échanges
Transmettre cette confidence à l’entourage dès qu’elle semble importante

Préserver cette confidence en respectant le secret professionnel

Explication

Dans la relation de soins, l’infirmier reçoit des confidences et doit les protéger par le secret professionnel. Le fait qu’une information paraisse importante ne justifie pas sa divulgation à l’entourage ou à un groupe élargi.

14. Quelles dimensions influencent l’intimité d’une personne ?

Les dimensions émotionnelle, professionnelle et géographique
Les dimensions familiale, médicale et exclusivement biologique
Les dimensions publique, sociale et personnelle
Les dimensions culturelle, politique et socio-économique

Les dimensions culturelle, politique et socio-économique

Explication

L’intimité est influencée par des dimensions culturelle, politique et socio-économique. Les distances publique, sociale et personnelle appartiennent plutôt à la classification proxémique des espaces relationnels.

15. Avant d’entrer dans l’espace physique d’une personne pour réaliser un soin, quelle conduite respecte son intimité ?

Commencer rapidement le soin pour réduire la durée de l’exposition
Entrer sans prévenir si le soin est prévu dans le planning
Attendre que la personne devine le geste à partir du matériel préparé
Annoncer le soin et lui laisser le temps de s’y préparer

Annoncer le soin et lui laisser le temps de s’y préparer

Explication

Une intrusion non sollicitée dans l’espace d’une personne constitue une atteinte physique à son intimité ; il faut donc annoncer le soin et permettre sa préparation. La présence d’un soin programmé ne supprime pas la nécessité d’informer la personne avant le geste.

16. Laquelle de ces situations constitue une atteinte psychique à l’intimité pendant les soins ?

Expliquer à l’avance le déroulement d’un soin nécessitant une proximité physique
Respecter le souhait spirituel exprimé par le patient pendant son hospitalisation
Poser une question indiscrète ou juger les souhaits spirituels du patient
Permettre au patient de se préparer avant l’entrée dans son espace personnel

Poser une question indiscrète ou juger les souhaits spirituels du patient

Explication

Les questions indiscrètes, les jugements et le non-respect des souhaits spirituels portent atteinte à la dimension psychique de l’intimité. Informer le patient et respecter ses souhaits contribuent au contraire à protéger cette intimité.

17. Quelle attitude caractérise la pudeur dans une situation de soins ?

Une exposition de l’intime destinée à faciliter les échanges
Une réserve qui empêche toute communication avec le soignant
Une démonstration de maîtrise visant à contrôler la relation
Une retenue qui évite de gêner moralement autrui

Une retenue qui évite de gêner moralement autrui

Explication

La pudeur correspond à une attitude de discrétion ou de retenue protégeant la décence et le confort moral d’autrui. L’exposition de l’intime sans protection relève au contraire de l’impudeur.

18. Comment un soignant respecte-t-il la pudeur d’une personne lors d’un soin corporel ?

Il expose rapidement le corps afin de réaliser le soin sans interruption
Il protège la personne des regards et découvre son corps avec son accord
Il demande l’accord après avoir découvert le corps pour gagner du temps
Il laisse la personne se couvrir une fois le soin corporel complètement terminé

Il protège la personne des regards et découvre son corps avec son accord

Explication

Le respect de la pudeur suppose de réaliser le soin à l’abri des regards et de découvrir progressivement la personne avec son consentement. Une exposition immédiate et totale ne protège pas son intimité.

19. Quelle définition correspond le mieux à l’autonomie ?

La possibilité de suivre les consignes d’autrui sans prendre de décision
La faculté de préserver ses habitudes sans modifier son comportement
L’absence de toute aide humaine dans les activités de la vie quotidienne
La capacité de choisir, d’agir, de répondre à ses besoins et de s’adapter

La capacité de choisir, d’agir, de répondre à ses besoins et de s’adapter

Explication

L’autonomie associe la capacité de décider pour soi, d’agir, de répondre à ses besoins et de s’adapter à son environnement. Elle ne se réduit pas à l’absence d’aide humaine, qui renvoie davantage à l’indépendance.

20. Quelle distinction entre autonomie fonctionnelle et autonomie psychologique est correcte ?

La première concerne les émotions, tandis que la seconde concerne les gestes du quotidien
La première concerne le quotidien, tandis que la seconde concerne les décisions et les objectifs
La première concerne les outils numériques, tandis que la seconde concerne les capacités physiques
La première concerne le travail, tandis que la seconde concerne les relations sociales

La première concerne le quotidien, tandis que la seconde concerne les décisions et les objectifs

Explication

L’autonomie fonctionnelle concerne les activités de la vie quotidienne, alors que l’autonomie psychologique implique de décider, de prendre de la distance et d’agir selon ses objectifs. Les autres associations confondent ces formes avec d’autres domaines ou les inversent.

21. Laquelle de ces listes regroupe les formes d’autonomie décrites ?

Motrice, cognitive, médicale, domestique et relationnelle
Fonctionnelle, psychologique, professionnelle, sociale et numérique
Physique, affective, familiale, financière et institutionnelle
Individuelle, collective, préventive, éducative et thérapeutique

Fonctionnelle, psychologique, professionnelle, sociale et numérique

Explication

Les formes décrites sont l’autonomie fonctionnelle, psychologique, professionnelle, sociale et numérique. Les autres listes proposent des catégories qui ne correspondent pas à cette classification.

22. Dans quelle situation une dépendance est-elle caractérisée ?

Lorsqu’une personne utilise une canne pour accomplir une activité quotidienne
Lorsqu’une incapacité persistante à réaliser une activité nécessite une aide humaine
Lorsqu’une personne demande des explications pour comprendre un soin proposé
Lorsqu’une personne adapte son environnement afin de rester capable d’agir

Lorsqu’une incapacité persistante à réaliser une activité nécessite une aide humaine

Explication

La dépendance apparaît lorsqu’une incapacité à effectuer une activité de la vie quotidienne persiste et requiert une aide humaine. L’usage d’une aide technique, comme une canne, ne supprime pas à lui seul l’indépendance.

23. Que met principalement en évidence la notion de vulnérabilité ?

La nécessité d’appliquer une assistance technique pour préserver les déplacements
La capacité d’une personne à décider et à agir selon ses propres objectifs
L’exposition d’une personne ou d’un groupe à une fragilité morale ou matérielle
Le déficit fonctionnel qui empêche une personne d’effectuer une activité quotidienne

L’exposition d’une personne ou d’un groupe à une fragilité morale ou matérielle

Explication

La vulnérabilité désigne une exposition à une fragilité pouvant être morale ou matérielle, individuelle ou sociale. La dépendance met davantage l’accent sur un déficit fonctionnel et une limitation des activités.

24. Quelle démarche infirmière contribue au maintien de l’autonomie d’une personne ?

Proposer une conduite standardisée sans vérifier la compréhension des soins
Réaliser les soins à la place de la personne afin de réduire ses efforts quotidiens
Recueillir les données, évaluer la situation, respecter les choix et accompagner les besoins
Se concentrer sur les troubles physiques en laissant les préférences personnelles de côté

Recueillir les données, évaluer la situation, respecter les choix et accompagner les besoins

Explication

Le maintien de l’autonomie repose sur l’évaluation globale, le repérage des troubles, la compréhension des soins, le respect des choix et l’accompagnement des besoins. Faire les soins à la place de la personne ou négliger ses préférences risque au contraire de réduire sa participation.

25. Quel est le rôle principal de la grille AGGIR chez une personne âgée ?

Mesurer les capacités cognitives pour repérer un trouble mnésique
Évaluer les activités instrumentales nécessaires à la vie autonome
Apprécier les activités quotidiennes selon six domaines fonctionnels
Évaluer l’autonomie physique et psychique afin d’attribuer un GIR

Évaluer l’autonomie physique et psychique afin d’attribuer un GIR

Explication

La grille AGGIR évalue l’autonomie physique et psychique, attribue un groupe iso-ressources de 1 à 6 et contribue à déterminer l’éligibilité à l’APA. Le MMSE concerne plutôt les capacités cognitives et la mémoire.

26. Dans la grille AGGIR, que signifie une cotation A pour une activité ?

La personne réalise l’activité seule, totalement, habituellement et correctement
La personne ne réalise pas l’activité malgré les aides proposées
La personne réalise l’activité avec une surveillance régulière d’un proche
La personne réalise l’activité avec une aide partielle ou de façon incorrecte

La personne réalise l’activité seule, totalement, habituellement et correctement

Explication

La cotation A indique que l’activité est réalisée seule, totalement, habituellement et correctement. Une réalisation partielle ou incorrecte correspond à B, tandis que l’absence de réalisation correspond à C.

27. Une personne âgée obtient un score ADL de Katz égal à 6 ; quelle interprétation convient ?

Elle présente une autonomie complète dans les activités quotidiennes
Elle présente une dépendance importante dans les activités quotidiennes
Elle nécessite une évaluation cognitive complémentaire par le MMSE
Elle relève d’un niveau de dépendance correspondant au GIR 1

Elle présente une autonomie complète dans les activités quotidiennes

Explication

Dans l’échelle ADL de Katz, un score de 6 correspond à une autonomie complète pour les activités de la vie quotidienne. Le GIR et le MMSE mesurent des dimensions différentes et ne peuvent pas être déduits directement de ce score.

28. Quel outil permet d’évaluer des activités instrumentales comme gérer l’argent, utiliser les transports et prendre les médicaments ?

L’échelle ADL de Katz
Le MMSE
La grille AGGIR
L’échelle IADL de Lawton

L’échelle IADL de Lawton

Explication

L’échelle IADL de Lawton évalue les activités instrumentales nécessaires à une vie autonome, notamment la gestion de l’argent, des médicaments et des transports. L’ADL de Katz porte sur les activités quotidiennes, tandis que le MMSE explore les capacités cognitives.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Valeurs fondamentales en soins.

Qu'est-ce que la dignité selon sa définition fondamentale ?

La dignité est le sentiment de la valeur intrinsèque d’une personne ou d’une chose.

Que signifie le terme latin dignus ?

Dignus signifie « qui vaut » ou « qui a de la valeur ».

Que désignait le terme latin dignitas à Rome ?

Dignitas désignait une charge publique liée à une fonction.

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