QCM : Variations et mutations génétiques — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une variation nucléotidique ?

Une modification aléatoire d’une séquence d’acide nucléique, de plusieurs gènes ou de leur nombre
Un changement brusque et héréditaire modifiant un ou plusieurs caractères observables
Une coexistence d’allèles dont la fréquence la plus rare dépasse 1 % dans une population
Une modification de moins de 20 nucléotides dans une séquence d’ADN

Une modification aléatoire d’une séquence d’acide nucléique, de plusieurs gènes ou de leur nombre

Explication

Une variation nucléotidique correspond à une modification aléatoire pouvant toucher une séquence d’acide nucléique, l’agencement de plusieurs gènes ou leur nombre. La coexistence d’allèles fréquents définit plutôt un polymorphisme, tandis que les autres propositions décrivent une mutation ou une variation ponctuelle.

2. Dans une population, plusieurs allèles existent à un même locus et l’allèle le moins fréquent représente 2 % des individus. Comment cette situation est-elle définie ?

Une variation rare, car l’allèle majoritaire reste le plus fréquent
Une mutation, car plusieurs allèles occupent le même locus
Un polymorphisme, car la fréquence de l’allèle rare dépasse 1 %
Une variation ponctuelle, car un seul locus est concerné

Un polymorphisme, car la fréquence de l’allèle rare dépasse 1 %

Explication

Il s’agit d’un polymorphisme puisque plusieurs allèles coexistent à un locus et que la fréquence du plus rare est supérieure à 1 %. Une variation rare se caractérise par une fréquence inférieure à ce seuil, et les deux autres notions ne reposent pas sur ce critère.

3. Quel critère caractérise une mutation au sens génétique ?

Un changement brusque et héréditaire de l’information génétique affectant un ou plusieurs caractères
La présence de plusieurs allèles à un locus avec une fréquence rare supérieure à 1 %
Une modification aléatoire touchant une séquence d’acide nucléique ou l’organisation de plusieurs gènes
Une modification de l’ADN limitée à moins de 20 nucléotides consécutifs

Un changement brusque et héréditaire de l’information génétique affectant un ou plusieurs caractères

Explication

Une mutation est une modification de l’information génétique décelable par un changement brusque et héréditaire affectant un ou plusieurs caractères. Une modification générale d’une séquence relève d’une variation nucléotidique, tandis que le seuil de 1 % définit un polymorphisme.

4. Quelle substitution constitue une transition ?

L’ajout de plusieurs nucléotides dans une séquence
La perte de plusieurs nucléotides dans une séquence
Le remplacement d’une purine par une pyrimidine
Le remplacement d’une purine par une autre purine

Le remplacement d’une purine par une autre purine

Explication

Une transition remplace une base par une autre base de la même catégorie, par exemple une purine par une purine. Le remplacement entre catégories correspond à une transversion, tandis que l’ajout ou la perte de bases sont des insertions ou des délétions.

5. Quelle association décrit correctement les conséquences respectives d’une insertion, d’une duplication et d’une délétion ?

Perdre des bases, ajouter des nucléotides, puis copier des bases
Remplacer une base, ajouter des répétitions, puis inverser une séquence
Ajouter des bases, copier des nucléotides, puis perdre des bases
Copier des bases, perdre des nucléotides, puis ajouter des bases

Ajouter des bases, copier des nucléotides, puis perdre des bases

Explication

Une insertion ajoute quelques bases, une duplication copie un ou plusieurs nucléotides et une délétion entraîne la perte de quelques bases. Les autres associations permutent ces définitions ou introduisent des mécanismes qui ne correspondent pas aux trois types demandés.

6. Lequel de ces ensembles regroupe les trois grands types de polymorphisme nucléotidique ?

Oxydations, alkylations et désaminations de l’ADN
Polymorphismes de restriction, polymorphismes de répétition et polymorphismes d’un nucléotide simple
Insertions, duplications et délétions de quelques nucléotides
Transitions, transversions et mutations de décalage du cadre de lecture

Polymorphismes de restriction, polymorphismes de répétition et polymorphismes d’un nucléotide simple

Explication

Les trois grands types sont les polymorphismes de restriction, de répétition et à l’échelle du nucléotide simple. Les transitions et les transversions décrivent des substitutions, les insertions et délétions des remaniements de séquence, et les dernières notions sont des agents ou processus mutagènes.

7. Lorsqu’une erreur d’incorporation survient pendant la réplication, quelle séquence d’événements peut conduire à une mutation ?

Une mutation est fixée, puis un mésappariement apparaît pendant la réparation
Un mésappariement apparaît, puis il peut se fixer sous forme de mutation
Une délétion se produit, puis toutes les bases voisines sont dupliquées
Une boucle répétée se forme, puis une radiation UV corrige l’appariement

Un mésappariement apparaît, puis il peut se fixer sous forme de mutation

Explication

L’erreur d’incorporation provoque d’abord un mésappariement, lequel peut ensuite être stabilisé et devenir une mutation. Les autres propositions inversent le processus ou associent à tort cette erreur à une radiation ou à une duplication systématique.

8. Une insertion produite par glissement de l’ADN polymérase ajoute deux nucléotides dans une séquence codante. Quelle conséquence est attendue ?

Une expansion de triplets, car toute insertion concerne une zone répétée
Un décalage du cadre de lecture, car deux n’est pas un multiple de trois
Une substitution silencieuse, car l’insertion touche une séquence codante
Une transition, car deux nucléotides appartiennent à des catégories différentes

Un décalage du cadre de lecture, car deux n’est pas un multiple de trois

Explication

Le glissement de l’ADN polymérase peut provoquer une insertion ou une délétion, et une variation dont la taille n’est pas un multiple de trois décale le cadre de lecture. Une transition est une substitution de bases, tandis qu’une expansion de triplets concerne des boucles dans des régions répétées.

9. Lequel de ces ensembles contient uniquement des agents mutagènes endogènes ?

Boucles simple brin, VNTR et répétitions dinucléotidiques
Oxydations, alkylations, dépurination et désamination
Agents intercalants, bromure d’éthidium et radiations UV
Insertions, délétions et duplications de nucléotides

Oxydations, alkylations, dépurination et désamination

Explication

Les oxydations, alkylations, dépurination et désamination sont des agents mutagènes endogènes produits dans l’organisme. Le bromure d’éthidium et les radiations UV sont des agents exogènes, tandis que les autres propositions décrivent des structures ou des types de variations.

10. Sur quelle référence la nomenclature des mutations est-elle généralement établie, et par rapport à quel nucléotide la position est-elle indiquée ?

Sur l’ADN mitochondrial, par rapport à l’origine de réplication
Sur l’ARN transcrit, par rapport au codon STOP
Sur l’ADNc, par rapport au A du codon ATG
Sur l’ADN génomique, par rapport au premier intron

Sur l’ADNc, par rapport au A du codon ATG

Explication

La nomenclature repose généralement sur l’ADNc et numérote les variations à partir du A du codon ATG, qui constitue le codon start. La notation de l’ADN génomique utilise plutôt le préfixe « g », ce qui correspond à une autre référence.

11. Comment note-t-on une variation située dix nucléotides avant le A du codon ATG, si elle remplace une adénine par une thymine ?

c.10- A>T
g.-10 A>T
c.*10 A>T
c.-10 A>T

c.-10 A>T

Explication

Une variation en amont du A de l’ATG reçoit un signe moins avant sa position, d’où la notation c.-10 A>T. L’astérisque sert à désigner une position située après le codon STOP.

12. Quelle variation est généralement considérée comme sans conséquence fonctionnelle notable ?

Une substitution dans un intron sans rôle d’épissage
Une mutation modifiant un site essentiel d’épissage
Une mutation créant un codon STOP prématuré
Une mutation décalant le cadre de lecture

Une substitution dans un intron sans rôle d’épissage

Explication

Une variation située dans une région intronique dépourvue de rôle d’épissage est généralement sans conséquence. En revanche, une atteinte d’un site d’épissage peut perturber la maturation de l’ARN et avoir un effet fonctionnel.

13. Quelle mutation entraîne directement la création d’un codon STOP ?

Une mutation non-sens
Une mutation faux-sens
Une mutation d’épissage
Une mutation iso-sémantique

Une mutation non-sens

Explication

Une mutation non-sens transforme un codon codant en codon STOP, ce qui constitue une conséquence directe sur la traduction. Une mutation faux-sens modifie plutôt l’acide aminé, tandis qu’une mutation iso-sémantique conserve le même acide aminé.

14. Une mutation altère un site de transcription et modifie la quantité d’ARN produit sans changer directement la séquence codante : quel type de conséquence décrit-elle ?

Une conséquence indirecte
Une conséquence de décalage du cadre
Une conséquence non-sens
Une conséquence iso-sémantique

Une conséquence indirecte

Explication

Une mutation des sites de transcription peut perturber l’expression du gène et constitue une conséquence indirecte. Les mutations non-sens, iso-sémantiques et les décalages du cadre affectent directement la séquence ou la traduction du produit génique.

15. Quelle distinction caractérise correctement une mutation constitutionnelle et une mutation somatique ?

La constitutionnelle touche principalement les tumeurs, la somatique concerne les cellules germinales
La constitutionnelle épargne les gamètes, la somatique atteint toutes les cellules et devient héréditaire
La constitutionnelle est présente dans toutes les cellules et héréditaire, la somatique épargne les gamètes et n’est pas héréditaire
La constitutionnelle apparaît dans une cellule après la naissance, la somatique est présente dans toutes les cellules et héréditaire

La constitutionnelle est présente dans toutes les cellules et héréditaire, la somatique épargne les gamètes et n’est pas héréditaire

Explication

Une mutation constitutionnelle est présente dans toutes les cellules et peut être transmise à la descendance, tandis qu’une mutation somatique concerne les cellules de l’organisme en dehors des gamètes. La mutation somatique n’est donc pas héréditaire selon cette distinction.

16. Quel énoncé compare correctement la perte de fonction et le gain de fonction ?

La perte de fonction est généralement dominante, tandis que le gain de fonction est récessif
La perte de fonction crée une activité nouvelle, tandis que le gain de fonction abolit une activité
La perte de fonction est généralement récessive, tandis que le gain de fonction est dominant
La perte de fonction concerne RAS, tandis que le gain de fonction concerne l’exemple de Rb

La perte de fonction est généralement récessive, tandis que le gain de fonction est dominant

Explication

La perte de fonction correspond généralement à l’abolition d’une activité par une mutation récessive, comme dans l’exemple de Rb. Le gain de fonction crée une nouvelle activité et est associé à un caractère dominant, comme dans l’exemple de RAS.

17. Quelle situation correspond le mieux à une transmission autosomique récessive ?

La maladie atteint généralement tous les individus atteints d’une même génération
La maladie apparaît lorsque l’individu est homozygote pour l’allèle responsable
La maladie touche préférentiellement les hommes dont les femmes sont porteuses
La maladie est transmise exclusivement par la lignée maternelle

La maladie apparaît lorsque l’individu est homozygote pour l’allèle responsable

Explication

Une transmission autosomique récessive nécessite généralement l’homozygotie pour que le phénotype pathologique s’exprime. La répartition dans une génération évoque plutôt une transmission autosomique dominante, tandis que les deux autres situations renvoient à des modes différents.

18. Dans une transmission liée à l’X, quelle répartition est généralement observée ?

Les hommes et les femmes sont atteints avec une fréquence comparable
Les atteints transmettent la maladie par la lignée mitochondriale
Les femmes sont préférentiellement atteintes et les hommes sont souvent porteurs
Les hommes sont préférentiellement atteints et les femmes sont souvent porteuses

Les hommes sont préférentiellement atteints et les femmes sont souvent porteuses

Explication

Les maladies liées à l’X sont préférentiellement observées chez les hommes, tandis que les femmes peuvent être porteuses. Cette répartition les distingue des transmissions autosomiques, qui concernent les deux sexes selon des proportions plus comparables.

19. Quel mode de transmission ne suit pas les règles classiques de ségrégation mendélienne ?

La transmission liée à l’X
La transmission autosomique dominante
La transmission autosomique récessive
La transmission mitochondriale

La transmission mitochondriale

Explication

Les transmissions mitochondriales ne répondent pas aux règles classiques de ségrégation mendélienne. Les transmissions autosomiques dominante, autosomique récessive et liée à l’X suivent, quant à elles, ces règles de ségrégation.

20. Une même maladie héréditaire peut être provoquée par des anomalies touchant différents segments d’ADN chromosomiques : quelle notion décrit cette situation ?

La perte de fonction
L’hétérogénéité génétique
La transmission autosomique dominante
La mutation constitutionnelle

L’hétérogénéité génétique

Explication

L’hétérogénéité génétique désigne la possibilité qu’une même pathologie résulte d’anomalies situées dans différents segments d’ADN chromosomiques. La mutation constitutionnelle décrit une répartition cellulaire et héréditaire, tandis que les autres notions concernent un mode de transmission ou un effet fonctionnel.

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Qu'est-ce qu'une variation nucléotidique ?

Une modification aléatoire affectant une séquence d’acide nucléique, plusieurs gènes ou leur nombre.

Qu'impose la fréquence minimale de l’allèle le plus rare pour un polymorphisme ?

Elle doit être supérieure à 1 % dans la population générale.

Qu'est-ce que le polymorphisme ?

La coexistence de plusieurs allèles à un locus donné.

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