Fiche de révision : VIH et maladies virales

Plan du Cours

  1. Caractéristiques et structure des virus
  2. Culture et titration virales
  3. Étapes de la multiplication virale
  4. Génome et réplication des rétrovirus
  5. VIH, SIDA et prévention
  6. Dépistage et prévention du VIH
  7. Hépatites virales et transmission
  8. Transmission et épidémies d’Ebola
  9. Rougeole, rubéole et varicelle
  10. Rhume et grippe
  11. COVID-19 et mesures de prévention
  12. Rage et poliomyélite
  13. Traitement et prévention de la rage
  14. Poliomyélite et poliovirus
  15. Caractéristiques des orthomyxovirus
  16. Cytomégalovirus : infection et transmission
  17. Manifestations et diagnostic du CMV
  18. Traitement de l’infection à CMV

1. Caractéristiques et structure des virus

Notions clés & Définitions

  • Capside : Structure protéique qui entoure et protège le génome viral et qui est composée de sous-unités appelées capsomères.

★ À maîtriser

  • Les virus contiennent un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, et ne peuvent se multiplier qu’à l’intérieur d’une cellule hôte.

  • La multiplication virale dépend des capacités de synthèse de la cellule hôte : celle-ci produit les composants viraux, qui sont ensuite assemblés en nouveaux virions.

  • La réplication des génomes des virus à ARN est généralement moins fidèle que celle des virus à ADN, car les ARN polymérases virales ne disposent pas des mêmes mécanismes de détection et de correction des erreurs que les ADN polymérases.

📌 La nucléocapside désigne l’association du génome viral et de sa capside, tandis qu’un virus enveloppé possède en plus une enveloppe dérivée des membranes cellulaires.

  • Les virus enveloppés sont fragilisés par la température, la dessiccation, le pH acide et les enzymes digestives, alors que les virus nus résistent davantage à ces conditions.

Compléments

📌 Le génome viral peut être monocaténaire ou bicaténaire, et sa nature ADN ou ARN contribue à la classification des virus.

  • Les virus nus ne quittent leur cellule hôte qu’après sa lyse, tandis que les virus enveloppés peuvent être libérés par bourgeonnement sans détruire la cellule.

Astuce mémo

Virus nu : capside seule autour du génome ; virus enveloppé : membrane externe fragile.

2. Culture et titration virales

Notions clés & Définitions

  • Culture cellulaire : Culture obtenue en faisant croître des cellules prélevées sur un organe, dissociées puis déposées sur une surface adaptée et recouvertes d’un milieu de culture.
  • Titre viral : Mesure de la quantité de virus obtenue en déterminant le nombre d’unités infectieuses par volume de liquide.
  • Plage de lyse : Zone claire formée dans un tapis de cellules hôtes à la suite de leur destruction par une infection virale.

★ À maîtriser

  • La titration par plages consiste à infecter un tapis cellulaire avec une suspension virale, à laisser apparaître les zones de lyse puis à compter les plages pour estimer le nombre d’unités infectieuses de l’échantillon.

  • L’efficacité des plages de lyse est souvent de 50 % ou plus pour les bactériophages, contre 0,1 à 1 % pour les virus animaux.

Compléments

📌 Les lignées cellulaires peuvent être repiquées et se développer durablement, tandis que les cultures primaires ne sont maintenues que pendant plusieurs jours.

Astuce mémo

Diluer, infecter, laisser apparaître les plages, puis les compter.

3. Étapes de la multiplication virale

★ À maîtriser

  • Les principales étapes de la multiplication virale sont : l’attachement, la pénétration ou l’injection du génome, la décapsidation, la phase d’éclipse avec synthèse et multiplication des génomes, la maturation par assemblage, la libération

  • Lors de l’attachement, des protéines de capside des virus nus ou des glycoprotéines d’enveloppe des virus enveloppés se lient à des récepteurs de la membrane de la cellule hôte.

  • Lors de la décapsidation, la capside est détruite tandis que le génome viral est libéré et préservé pour transmettre son information génétique à la machinerie cellulaire.

  • Les nouveaux génomes viraux sont encapsidés par des protéines virales, puis les virus nus sont libérés par éclatement cellulaire et les virus enveloppés par bourgeonnement.

Compléments

  • La durée d’un cycle viral varie de quelques minutes à quelques jours selon le virus.

📌 Les virus nus pénètrent le plus souvent par endocytose, tandis que les virus enveloppés pénètrent généralement par fusion de leur enveloppe avec la membrane cellulaire, parfois après endocytose.

  • Les poliovirus ont un génome à ARN positif qui sert directement d’ARN messager et peut être traduit par les ribosomes cellulaires sans transcription préalable.

Astuce mémo

Attachement → pénétration → décapsidation → synthèse → assemblage → libération.

4. Génome et réplication des rétrovirus

Notions clés & Définitions

  • Transcriptase inverse : ADN polymérase virale qui copie l’information du génome à ARN en ADN.
  • Provirus : ADN rétroviral intégré dans le génome de la cellule hôte, où il peut persister de façon stable et rester latent.

★ À maîtriser

  • Le génome d’un rétrovirus comporte deux copies identiques d’ARN simple brin de polarité positive.

  • Les rétrovirus possèdent les gènes suivants : gag, qui code des protéines structurales, pol, qui code notamment la transcriptase inverse, env, qui code les protéines d’enveloppe

  • La réplication rétrovirale comprend : l’entrée et la décapsidation, la transcription inverse de l’ARN en ADN double brin, l’intégration de cet ADN dans le génome de l’hôte, la transcription virale, l’assemblage, le bourgeonnement

Compléments

  • La transcriptase inverse rétrovirale utilise comme amorce un ARNt cellulaire spécifique incorporé au virion par la cellule hôte.

Astuce mémo

ARN → ADN → intégration → transcription → assemblage.

5. VIH, SIDA et prévention

★ À maîtriser

📌 Le VIH comprend deux types, VIH-1 et VIH-2, qui présentent globalement 42 % d’homologie ; le VIH-2 est décrit comme moins virulent et localisé principalement en Afrique de l’Ouest, tandis que plus de 99 % des cas de sida sont attribués au VIH-1.

  • Le nombre normal de lymphocytes CD4 est de 500 à 1 500/mm³, et le risque de sida devient important lorsque leur nombre passe sous 200/mm³.

  • Le VIH se fixe aux lymphocytes T CD4 par sa glycoprotéine gp120 et utilise notamment le corécepteur CCR5 pour entrer dans certaines cellules, puis peut utiliser CXCR4 pour infecter les lymphocytes T.

  • Après transcription inverse, l’ADN du VIH peut s’intégrer au chromosome de la cellule hôte sous forme de provirus et rester latent avant la reprise de la production virale.

📌 Le dépistage ELISA recherche les anticorps anti-VIH, tandis que la RT-PCR estime la quantité de virus dans le sang et sert notamment au suivi de l’infection et de la réponse au traitement.

Compléments

  • Le document rapporte que plus de 42,3 millions de personnes sont mortes de maladies liées au sida depuis le début de l’épidémie en 1981 et que plus de 40,8 millions de personnes sont actuellement contaminées par le virus.

  • La fenêtre sérologique peut durer plus de 6 semaines après l’exposition au VIH, et la détection combinée de l’antigène p24 et des anticorps peut réduire ce délai de 1 à 2 semaines selon le cours.

  • Le cours cite comme mesures de prévention du VIH le non-partage des aiguilles ou dispositifs associés aux drogues et les relations sexuelles protégées.

Astuce mémo

La baisse des CD4 → fragilise les défenses et favorise les infections opportunistes.

6. Dépistage et prévention du VIH

Notions clés & Définitions

  • Charge virale : Le nombre de virus présents dans le sang, estimé par RT-PCR.

★ À maîtriser

📌 Les tests rapides de dépistage du VIH sont plus faciles et rapides à mettre en œuvre, mais sont généralement moins sensibles que les tests ELISA.

  • Après une exposition au VIH, la fenêtre sérologique peut durer plus de 6 semaines, période pendant laquelle les tests peuvent rester négatifs faute de réponse détectable.

  • La numération des lymphocytes CD4 indique directement l’étendue de la dépression immunitaire induite par le VIH.

  • La prévention du VIH comprend le non-partage des aiguilles et des objets personnels pouvant porter du sang, les relations sexuelles protégées, le port de gants lors des soins et l’évitement des pratiques sexuelles susceptibles d’éroder les muqueuses.

  • La variabilité génétique du VIH entrave le développement d’un vaccin et aucun vaccin contre le VIH n’est disponible dans le cours.

Compléments

  • La détection combinée de l’antigène de capside p24 du VIH et des anticorps permet de réduire la fenêtre de détection à 1 à 2 semaines.

  • Après la découverte initiale de l’infection, la RT-PCR permet de suivre son évolution et la réponse au traitement antirétroviral.

  • Le préservatif en latex protège de la transmission des infections sexuellement transmissibles et sert aussi de contraceptif.

Astuce mémo

ELISA détecte ; RT-PCR quantifie

7. Hépatites virales et transmission

Notions clés & Définitions

  • Hépatite : Une inflammation du foie, le plus souvent causée par un agent infectieux, pouvant être aiguë ou chronique.

★ À maîtriser

  • Le virus de l’hépatite A est un virus nu à ARN de la famille des Picornaviridae, transmis principalement par voie féco-orale, notamment par des aliments ou coquillages souillés.

  • Le virus de l’hépatite B est enveloppé, possède un ADN partiellement double brin et se transmet notamment par voie sexuelle, par le sang et de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.

  • Le virus de l’hépatite C est un virus enveloppé à ARN simple brin, transmis principalement par voie parentérale, et l’infection devient chronique dans 70 à 80 % des cas.

  • Le virus de l’hépatite D est un virus défectif dont la multiplication dépend du VHB, car son enveloppe contient l’antigène HBs.

  • Les hépatites A et B peuvent être prévenues par des vaccins efficaces, tandis qu’aucun vaccin n’est disponible dans le cours pour les autres hépatites.

Compléments

  • Environ 254 millions de personnes ont une infection chronique par le VHB, et celui-ci est responsable de 75 % des carcinomes hépatocellulaires.

  • Le VHE est un virus non enveloppé à ARN transmis par voie féco-orale et peut provoquer une forme fulminante chez la femme enceinte.

Astuce mémo

Le VHD dépend du VHB

8. Transmission et épidémies d’Ebola

★ À maîtriser

  • Le virus Ebola appartient à la famille des filovirus et provoque une fièvre hémorragique virale dont la mortalité varie de 25 à 90 % selon les épidémies.

  • Les chauves-souris frugivores sont probablement les hôtes naturels du virus Ebola, et l’humain peut se contaminer en manipulant des animaux sauvages infectés.

  • Ebola se transmet entre humains par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques infectés, ainsi que par contact indirect avec des environnements contaminés.

  • La période d’incubation d’Ebola varie de 2 à 21 jours et est le plus souvent comprise entre 5 et 12 jours.

Compléments

  • Le risque de transmission d’Ebola est nul pendant l’incubation, modéré au début des symptômes et intense lorsque la maladie est installée.

  • Les symptômes initiaux d’Ebola comprennent une fièvre supérieure à 38 °C, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge, puis peuvent apparaître vomissements, diarrhées, éruptions cutanées et atteintes rénale ou hépatique.

Astuce mémo

Animal infecté → transmission humaine → épidémie

9. Rougeole, rubéole et varicelle

★ À maîtriser

  • La rougeole est une fièvre éruptive liée à un paramyxovirus, dont les lésions cutanées progressent du visage vers le reste du corps en quatre jours.

  • La rubéole touche le plus souvent les enfants de 5 à 9 ans et peut entraîner des anomalies fœtales graves si elle est contractée durant les trois premiers mois de grossesse.

  • La varicelle est contagieuse de 1 à 2 jours avant l’éruption et jusqu’à ce que toutes les vésicules soient recouvertes de croûtes, généralement 3 à 4 jours après l’éruption.

  • Après la varicelle, le virus varicelle-zona peut rester latent dans les ganglions sensitifs et se réactiver en zona, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées.

Compléments

  • La rougeole peut provoquer une fièvre élevée, une conjonctivite, une toux et des complications telles qu’une otite, une pneumonie ou, rarement, une encéphalomyélite.

10. Rhume et grippe

★ À maîtriser

📌 La grippe et le rhume sont des infections virales des voies respiratoires, mais la grippe est généralement plus sérieuse et le rhume plus banal et fréquent.

  • Les rhinovirus sont des virus à ARN simple brin de la famille des Picornaviridae et sont les agents les plus fréquents du rhume.

  • La grippe est due aux virus influenza de type A, B ou C, et le type A est le plus pathogène chez l’humain.

Compléments

  • Les coronavirus sont responsables d’environ 15 % des rhumes chez l’adulte, tandis que les adénovirus et les virus respiratoires ou orthomyxovirus sont impliqués dans environ 10 % des rhumes communs.

  • La grippe se transmet par voie aérienne et provoque notamment fièvre, frissons, fatigue et céphalées, tandis que des complications bactériennes secondaires peuvent entraîner une pneumonie.

  • La grippe espagnole de 1918, causée par un virus grippal A, a tué plus de 30 millions de personnes dans le monde.

Astuce mémo

Grippe : fièvre forte ; rhume : écoulement nasal

11. COVID-19 et mesures de prévention

Notions clés & Définitions

  • COVID-19 : Une infection respiratoire virale apparue en 2019 et causée par le SARS-CoV-2, un coronavirus.

★ À maîtriser

  • Le SARS-CoV-2 se transmet notamment par des gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, parle, chante ou respire, et peut aussi se transmettre par des aérosols ou des surfaces contaminées.

  • Environ 40 % des adultes infectés par le SARS-CoV-2 ne présentent aucun symptôme, mais peuvent contaminer d’autres personnes pendant environ une semaine.

  • Les formes sévères concernent 10 à 15 % des personnes infectées par la COVID-19, contre moins de 5 % pour la grippe saisonnière.

  • La prévention de la COVID-19 comprend :

    • la vaccination
    • la distanciation d’au moins un mètre
    • le port du masque
    • l’aération des espaces
    • l’hygiène des mains
    • l’hygiène respiratoire
    • l’isolement en cas de maladie

Compléments

  • La période d’incubation de la COVID-19 est estimée en moyenne à 5 jours, et la personne infectée peut devenir contagieuse dès le troisième jour de cette période.

  • Le remdesivir a été approuvé au Canada le 27 juillet 2020 pour traiter les formes graves de COVID-19 chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg.

  • Le cours cite trois vaccins contre la COVID-19 autorisés au Canada : Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca ; les deux premiers utilisent l’ARN messager et le troisième une technologie adénovirale.

12. Rage et poliomyélite

Notions clés & Définitions

  • Zoonose : Une maladie animale transmissible à l’humain par contact direct, aérosol ou morsure.

★ À maîtriser

  • La rage est une maladie virale mortelle causée par un Lyssavirus, généralement transmise à l’humain par morsure d’un animal infecté, notamment un chien ou une chauve-souris.

  • Sans traitement, la rage déclarée est presque toujours fatale, mais une vaccination post-exposition peut être administrée et doit être réalisée le plus tôt possible.

  • La poliomyélite est une maladie très contagieuse causée par un poliovirus qui envahit le système nerveux et peut provoquer des paralysies irréversibles.

Compléments

  • Une paralysie irréversible survient dans un cas sur 200 infections poliomyélitiques, et 5 à 10 % des patients paralysés meurent lorsque leurs muscles respiratoires sont atteints.

  • Les poliovirus appartiennent à la famille des Picornaviridae et comprennent trois sérotypes : 1, 2 et 3.

13. Traitement et prévention de la rage

★ À maîtriser

  • Il n’existe pas de traitement lorsque la rage est déclarée.

📌 Après une exposition risquée à la rage, une vaccination post-exposition doit être recherchée dans un centre antirabique et réalisée le plus tôt possible, avant que la maladie ne se déclare.

Compléments

  • La vaccination des renards et des animaux de compagnie est présentée comme la stratégie la plus efficace et la moins coûteuse contre la rage.

📌 La vaccination humaine préventive contre la rage est recommandée aux personnes exposées par leur travail, par des contacts personnels avec des animaux susceptibles d’être infectés ou par un voyage dans une zone où la rage est présente et où l’accès à la prophylaxie post-exposition est limité.

Astuce mémo

Rage déclarée : pas de traitement ; exposition à risque : vaccination rapide.

14. Poliomyélite et poliovirus

★ À maîtriser

  • Le poliovirus appartient à la famille des picornavirus et au genre des entérovirus, et comprend trois sérotypes : 1, 2 et 3.

  • Une paralysie irréversible survient dans un cas sur 200 infections par le poliovirus.

  • La transmission du poliovirus est interhumaine et se fait essentiellement par voie féco-orale, notamment par l’eau souillée, les aérosols ou les aliments contaminés par les selles.

  • Le vaccin antipoliomyélitique inactivé injectable (VPI), développé par Jonas Salk dans les années 50, contient les trois sérotypes inactivés et induit une bonne immunité générale.

  • Le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO), développé par Albert Sabin dans les années 50, contient les trois sérotypes vivants atténués et induit une immunité générale rapide ainsi qu’une immunité intestinale qui réduit la transmission du poliovirus sauvage.

  • En 1988, l’OMS a lancé l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, fondée sur la vaccination de tous les enfants du monde.

Compléments

  • Parmi les patients paralysés, 5 à 10 % meurent lorsque leurs muscles respiratoires sont paralysés.

  • Les personnes infectées peuvent transmettre le poliovirus pendant environ une semaine dans la gorge et pendant 3 à 6 semaines, voire davantage, dans les excréments.

  • L’atteinte des neurones moteurs responsables des paralysies flasques survient chez 1 à 2 % des sujets infectés.

  • L’initiative de l’OMS a réduit l’incidence de la poliomyélite de plus de 99 %, avec 101 cas notifiés dans le monde en 2015, et la maladie n’est restée endémique que dans deux pays : l’Afghanistan et le Pakistan.

Astuce mémo

Vaccination → baisse de plus de 99 % de l’incidence.

15. Caractéristiques des orthomyxovirus

Points essentiels

  • Les orthomyxovirus sont des virus enveloppés dont le génome est fragmenté en plusieurs segments réunis dans une même particule virale.

  • Le virus influenza, responsable de la grippe, appartient à la famille des Orthomyxoviridae.

Astuce mémo

Imagine un virus enveloppé contenant son génome en plusieurs segments.

16. Cytomégalovirus : infection et transmission

★ À maîtriser

  • Le cytomégalovirus humain (CMVH), aussi appelé human herpesvirus 5 (HHV-5), appartient à la famille des Herpesviridae et à la sous-famille des β-herpesvirinae.

  • Après la primo-infection, le CMV peut rester latent dans divers tissus pendant toute la vie, puis être réactivé par différents stimuli.

  • Lors de la primo-infection, le CMV peut être excrété dans :

    • la salive
    • les sécrétions respiratoires
    • les urines
    • les larmes
    • les sécrétions cervico-vaginales
    • le sperme
    • le lait maternel
  • Le CMV se transmet verticalement de la mère à l’enfant par voie transplacentaire, pendant l’accouchement ou en post-partum, et horizontalement par contact direct avec des liquides biologiques, notamment par voie orale, aéro-pharyngée ou sexuelle.

Compléments

  • Les analyses sanguines montrent que 60 à 90 % des adultes ont été infectés par le CMV à un moment de leur vie.

  • L’homme est le seul réservoir connu du cytomégalovirus humain.

  • Sensible à la chaleur et à la dessiccation, le CMV perd rapidement son pouvoir infectieux dans le milieu extérieur, si bien que sa transmission nécessite un contact étroit ou intime.

  • La transmission iatrogène du CMV survient essentiellement après une transplantation d’organes ou une greffe de cellules souches hématopoïétiques, lorsque le virus est latent dans les produits du don.

Astuce mémo

Primo-infection → latence → réactivation.

17. Manifestations et diagnostic du CMV

★ À maîtriser

  • La plupart des infections à CMV sont asymptomatiques, mais elles peuvent provoquer de la fièvre et de la fatigue, tandis que les formes graves touchent surtout les nourrissons infectés avant la naissance et les personnes immunodéprimées.

  • Chez les personnes immunodéprimées, le CMV peut provoquer une rétinite pouvant entraîner la cécité, une encéphalite ou des ulcères douloureux de l’intestin ou de l’œsophage.

  • Une infection congénitale à CMV peut entraîner une fausse couche, une mort in utero ou le décès du nouveau-né, et les nouveau-nés survivants peuvent présenter une perte de l’audition ou un déficit intellectuel.

  • Chez les nouveau-nés, le diagnostic du CMV est généralement établi par la mise en culture d’un échantillon d’urine afin d’identifier le virus.

Compléments

📌 La mononucléose à CMV et celle due à l’EBV peuvent provoquer fièvre et fatigue, mais le mal de gorge sévère est associé à l’EBV et non au CMV.

  • Chez les personnes immunodéprimées, une biopsie des tissus touchés est souvent nécessaire pour confirmer une infection à CMV, car les analyses sanguines d’anticorps ne confirment pas une maladie due à la réactivation du virus.

Astuce mémo

CMV : pas de mal de gorge sévère ; EBV : mal de gorge sévère.

18. Traitement de l’infection à CMV

★ À maîtriser

📌 Les infections modérées à CMV guérissent généralement spontanément et ne nécessitent pas de traitement.

  • En cas d’infection à CMV menaçant la vie ou la vue, des antiviraux comme le valganciclovir, le ganciclovir, le cidofovir ou le foscarnet, seuls ou associés, peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse.

Compléments

  • En cas de rétinite à CMV très sévère, les médicaments antiviraux peuvent être injectés directement dans l’œil.

  • Les antiviraux contre le CMV peuvent ralentir l’évolution de la maladie et préserver la vue, mais ils ont de graves effets secondaires et peuvent ne pas guérir l’infection.

📌 Chez une personne immunodéprimée, l’infection à CMV peut s’atténuer lorsque le système immunitaire redevient normal ou lorsque le traitement immunodépresseur impliqué est arrêté.

  • Chez les personnes greffées, des antiviraux comme le ganciclovir, le valganciclovir ou le foscarnet sont souvent prescrits à titre préventif.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur VIH et maladies virales avec 57 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant les caractéristiques générales des virus :

2. Lors de la multiplication virale, quel rôle joue la cellule hôte ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de VIH et maladies virales avec 95 flashcards interactives.

Quel type d’acide nucléique un virus contient-il ?

Un seul type : ADN ou ARN.

De quoi dépend la multiplication virale dans une cellule hôte ?

Des capacités de synthèse de la cellule hôte.

Quelle réplication est généralement moins fidèle, celle des virus à ARN ou à ADN ?

Celle des virus à ARN.

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