QCM : Zoologie et classification du vivant (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline scientifique globale de la biologie étudie le règne animal, qu’il soit vivant ou éteint ?

La zoologie
L’écologie
La taxonomie
La paléontologie

La zoologie

Explication

La zoologie est une discipline de la biologie centrée sur le règne animal, vivant ou éteint. L’écologie étudie les relations avec l’environnement, la taxonomie traite des espèces et la paléontologie porte sur les êtres fossiles.

2. Une équipe cherche à établir une classification des animaux en s’appuyant sur les principes de la taxonomie ; quel objectif de la zoologie poursuit-elle ?

L’anatomie comparée
La systématique
La phylogénie
La taxonomie

La systématique

Explication

La systématique est l’objectif de classification de la zoologie et s’appuie sur la taxonomie. La taxonomie délimite, décrit et nomme les espèces, tandis que la phylogénie étudie leurs relations évolutives et l’anatomie comparée leurs structures.

3. Un naturaliste affirme que les espèces ont été créées sous leur forme actuelle et ne se transforment pas au fil du temps ; à quelle conception cette position correspond-elle ?

Au transformisme de Lamarck
Au fixisme et au créationnisme
À la classification de Linné
À l’évolutionnisme de Darwin et Wallace

Au fixisme et au créationnisme

Explication

Le fixisme et le créationnisme considèrent les espèces comme immuables et créées telles quelles. L’évolutionnisme admet leur transformation, Lamarck propose un mécanisme transformiste, et Linné est associé à une méthode de classification.

4. Un chercheur classe un animal dans une succession de groupes emboîtés allant de l’espèce au règne et lui attribue un nom composé du genre et de l’espèce ; quelle approche historique utilise-t-il ?

La classification de Carl von Linné
Le transformisme de Lamarck
La systématique phylogénétique de Willi Hennig
La classification de Cuvier

La classification de Carl von Linné

Explication

Linné a établi une classification hiérarchique par emboîtement et une nomenclature binomiale fondée sur le genre et l’espèce. Hennig privilégie les caractères dérivés partagés, Lamarck défend le transformisme et Cuvier fonde les embranchements sur le plan d’organisation.

5. Dans une explication de l’allongement du cou des girafes, un naturaliste invoque l’usage répété d’une partie du corps et la transmission de caractères acquis ; à quel penseur cette explication correspond-elle ?

À Hennig
À Linné
À Darwin
À Lamarck

À Lamarck

Explication

Lamarck expliquait la transformation par l’usage ou le non-usage des parties et l’hérédité des caractères acquis, illustrée par la girafe. Darwin est associé à la sélection naturelle, Linné au fixisme et à la classification, et Hennig à la systématique phylogénétique.

6. Pour classer plusieurs espèces, une biologiste privilégie les caractères dérivés qu’elles partagent plutôt que leur simple ressemblance générale ; quelle démarche applique-t-elle ?

Le transformisme de Lamarck
La classification hiérarchique de Linné
La classification d’Aristote
La systématique phylogénétique de Hennig

La systématique phylogénétique de Hennig

Explication

La systématique phylogénétique fondée par Willi Hennig regroupe les espèces d’après les caractères dérivés partagés, plutôt que par simple ressemblance. Aristote proposait une échelle linéaire, Lamarck un mécanisme transformiste et Linné une classification hiérarchique.

7. Un caractère est présent chez l’ancêtre commun et conservé chez tous ses descendants. Quelle est sa valeur pour déterminer les liens de parenté entre ces descendants ?

Il établit une parenté entre tous les organismes qui le possèdent.
Il permet de les regrouper par caractère dérivé partagé.
Il ne renseigne pas sur leurs liens de parenté.
Il indique une nouveauté apparue chez leurs ancêtres.

Il ne renseigne pas sur leurs liens de parenté.

Explication

Une plésiomorphie est un caractère ancestral conservé et partagé par tous, sans valeur informative pour distinguer leurs liens de parenté. L’idée de nouveauté évolutive confond plésiomorphie et apomorphie ; le caractère dérivé partagé correspond à une synapomorphie ; le simple partage d’un caractère ancestral ne suffit pas à établir une parenté particulière.

8. Un caractère nouveau, hérité du plus proche ancêtre commun et partagé par tous les membres d’un groupe, permet de construire quel type de groupe ?

Un groupe défini par une plésiomorphie.
Un groupe fondé sur une nouveauté apparue séparément dans chaque lignée.
Un groupe monophylétique.
Un groupe réunissant tous les porteurs du caractère, quelle que soit leur ascendance.

Un groupe monophylétique.

Explication

Une synapomorphie est un caractère dérivé partagé, hérité du plus proche ancêtre commun, et elle sert à construire un groupe monophylétique. Une plésiomorphie est ancestrale ; réunir tous les porteurs sans tenir compte de leur ascendance ignore la définition cladistique ; des apparitions séparées ne correspondent pas à l’héritage commun décrit.

9. Dans un arbre, un chercheur regroupe un ancêtre et trois lignées descendantes, mais laisse de côté une quatrième lignée issue de cet ancêtre. Comment qualifier ce groupe ?

Il est monophylétique, car il réunit plusieurs lignées apparentées.
Il est monophylétique si les lignées incluses partagent un caractère ancestral.
Il est monophylétique, car il inclut l’ancêtre commun.
Il n’est pas monophylétique, car un descendant est exclu.

Il n’est pas monophylétique, car un descendant est exclu.

Explication

Un groupe monophylétique comprend un ancêtre commun et la totalité de ses descendants ; l’exclusion d’une lignée descendante rend donc ici le groupe non monophylétique. Inclure l’ancêtre ou plusieurs lignées ne suffit pas si tous ses descendants ne sont pas représentés, et un caractère ancestral partagé ne remplace pas cette condition.

10. Sur un arbre phylogénétique enraciné à l’aide d’un extra-groupe, que représente chaque nœud ?

Un caractère dérivé partagé par les descendants.
Une espèce actuelle de l’arbre.
L’extra-groupe utilisé pour enraciner l’arbre.
Un ancêtre commun.

Un ancêtre commun.

Explication

Dans un arbre phylogénétique, chaque nœud représente un ancêtre commun. Une espèce actuelle se situe à l’extrémité d’une branche, un caractère partagé n’est pas un nœud, et l’extra-groupe sert à enracin­er l’arbre plutôt qu’à désigner chaque ancêtre.

11. Un nœud d’arbre se divise en quatre branches, et les données disponibles ne permettent pas de trancher entre une divergence quasi simultanée et une incertitude. Comment classer ce nœud ?

Une polytomie dont l’interprétation reste incertaine.
Une dichotomie correspondant à deux branches principales.
Une racine indiquant le sens d’évolution des lignées.
Une polytomie démontrant une divergence simultanée réelle.

Une polytomie dont l’interprétation reste incertaine.

Explication

Un nœud présentant au moins trois branches est une polytomie, laquelle peut refléter une divergence quasi simultanée ou une incertitude liée aux données. Quatre branches ne constituent pas une dichotomie, et l’incertitude ne prouve pas à elle seule une divergence simultanée ; la racine est une notion distincte.

12. Une cellule observée possède un noyau bien délimité. À quel domaine appartient l’organisme dont elle provient ?

Bacteria
Virus
Eukarya
Archaea

Eukarya

Explication

Les organismes d’Eukarya ont des cellules à noyau bien délimité. Bacteria et Archaea sont des domaines procaryotes, tandis que les virus ne constituent pas un domaine du vivant.

13. Pourquoi les virus ne figurent-ils pas dans l’arbre du vivant, alors que leur statut d’être vivant reste débattu ?

Ils possèdent des cellules et des ribosomes, mais leur taille les exclut.
Ils n’ont pas de noyau, mais possèdent des ribosomes et une énergie propre.
Ils n’ont ni cellule, ni ribosomes, ni énergie propre.
Ils sont des cellules sans noyau qui produisent leur propre énergie.

Ils n’ont ni cellule, ni ribosomes, ni énergie propre.

Explication

Les virus sont absents de l’arbre parce qu’ils n’ont ni cellule, ni ribosomes, ni énergie propre, même si leur statut d’être vivant demeure discuté. L’absence de noyau, la production d’énergie ou la taille ne résument pas les motifs indiqués.

14. Une classification doit suivre les rangs taxonomiques de base du plus général au plus précis. Quel rang vient immédiatement après l’ordre ?

Famille
Classe
Genre
Embranchement

Famille

Explication

La suite des rangs est domaine, règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre et espèce : la famille suit donc l’ordre. Le genre vient après la famille, tandis que classe et embranchement sont des rangs plus généraux.

15. Une équipe propose de rapprocher les Xenacoelomorpha des échinodermes et des hémichordés. Quelle hypothèse défend-elle ?

L’hypothèse Nephrozoa
L’hypothèse des Bilateria
L’hypothèse Xenambulacraria
L’hypothèse des métazoaires basaux

L’hypothèse Xenambulacraria

Explication

Xenambulacraria rapproche les Xenacoelomorpha des échinodermes et des hémichordés. Nephrozoa les place comme groupe frère de tous les Bilateria, et la position de ce groupe reste controversée.

16. L’analyse embryonnaire d’un animal révèle trois feuillets, dont le mésoderme. Dans quelle catégorie cette caractéristique le situe-t-elle ?

Spiralia
Protozoaires
Bilateria
Métazoaires basaux

Bilateria

Explication

Les Bilateria sont triploblastiques : leurs trois feuillets comprennent le mésoderme, et ils se divisent en protostomiens et deutérostomiens. Les métazoaires basaux possèdent deux feuillets, tandis que les protozoaires sont unicellulaires.

17. Lorsqu’on suit le développement embryonnaire d’un animal, le blastopore devient d’abord l’anus, puis la bouche. À quel groupe cet animal appartient-il ?

Aux protostomiens
Aux Ecdysozoa
Aux deutérostomiens
Aux Spiralia

Aux deutérostomiens

Explication

Chez les deutérostomiens, le blastopore devient l’anus avant que la bouche ne se forme. Les protostomiens présentent l’ordre inverse, tandis que Spiralia et Ecdysozoa sont des groupes de protostomiens.

18. Dans une expérience, des cellules embryonnaires séparées conservent leur totipotence et peuvent donner naissance à des jumeaux monozygotes. Quel type de segmentation caractérise le développement observé ?

Une segmentation spiralée et indéterminée
Une segmentation radiaire et déterminée
Une segmentation radiaire et indéterminée
Une segmentation spiralée et déterminée

Une segmentation radiaire et indéterminée

Explication

La segmentation radiaire et indéterminée des deutérostomiens produit des cellules totipotentes, ce qui peut permettre la formation de jumeaux monozygotes. La segmentation spiralée et déterminée caractérise les protostomiens; les deux autres choix associent incorrectement les caractéristiques.

19. De nouvelles données et de nouveaux outils conduisent des chercheurs à revoir le regroupement de plusieurs espèces. Quelle interprétation de la classification est la plus juste ?

Un inventaire descriptif des espèces sans hypothèse de parenté
Une hypothèse provisoire liée aux données et aux outils disponibles
Une correction qui intervient seulement lorsqu’une erreur est démontrée
Un classement définitif établi indépendamment des données disponibles

Une hypothèse provisoire liée aux données et aux outils disponibles

Explication

Une classification est une hypothèse provisoire construite à partir des données et des outils disponibles à un moment donné; elle peut donc évoluer. La considérer comme définitive, comme un simple inventaire ou comme révisable seulement après une erreur ne rend pas compte de ce principe.

20. Quelle conception de l’évolution Darwin et Wallace défendent-ils, tout en reconnaissant que les mécanismes génétiques des mutations leur étaient inconnus ?

Une évolution des autres espèces par sélection naturelle, mais sans origine évolutive commune avec l’humain
Une transformation par usage et non-usage des organes, suivie de l’hérédité des caractères acquis
Une évolution graduelle par sélection naturelle, fondée sur des variations héréditaires et une descendance avec modification
Une succession de formes apparues par changements brusques, sans continuité entre les générations

Une évolution graduelle par sélection naturelle, fondée sur des variations héréditaires et une descendance avec modification

Explication

Darwin et Wallace expliquent l’évolution par la sélection naturelle de variations héréditaires, avec descendance modifiée et changements graduels; ils incluent l’humain dans cette histoire. L’usage et le non-usage renvoient à Lamarck, les changements brusques écartent le gradualisme, et l’exclusion de l’humain contredit leur conception.

21. Une équipe cherche à délimiter des espèces à l’aide de trois critères : la capacité des organismes à se reproduire entre eux, leur ressemblance globale et leur occupation d’une même niche. Quelle définition associe correctement chaque critère ?

Biologique : interfécondité ; phénétique : même niche ; écologique : ressemblance globale
Biologique : interfécondité ; phénétique : ressemblance globale ; écologique : même niche
Biologique : même niche ; phénétique : interfécondité ; écologique : ressemblance globale
Biologique : ressemblance globale ; phénétique : même niche ; écologique : interfécondité

Biologique : interfécondité ; phénétique : ressemblance globale ; écologique : même niche

Explication

La définition biologique repose sur l’interfécondité, la définition phénétique sur la ressemblance globale des caractères et la définition écologique sur l’occupation d’une même niche. Les autres associations échangent les critères de ressemblance, de niche ou de reproduction.

22. Quelle estimation du nombre total d’espèces eucaryotes Mora et ses collègues ont-ils publiée en 2011 ?

Environ 6,5 millions
Environ 1 000 milliards
Environ 8,7 millions
Environ 2,2 millions

Environ 8,7 millions

Explication

Mora et al. estimaient à environ 8,7 millions le nombre total d’espèces eucaryotes. L’estimation allant jusqu’à mille milliards concerne principalement les micro-organismes, tandis que 6,5 millions et 2,2 millions correspondent respectivement aux parts terrestres et marines.

23. Une équipe observe un animal pluricellulaire dont le développement ne forme ni véritables tissus spécialisés ni feuillets embryonnaires homologues. Quelle interprétation correspond à cette organisation ?

Il s’agit d’une éponge, dépourvue de véritables tissus et de feuillets homologues.
Il s’agit d’un métazoaire à gastrulation, formant nécessairement trois feuillets.
Il s’agit d’un eumétazoaire, doté de tissus spécialisés et de feuillets embryonnaires.
Il s’agit d’un protozoaire, constitué de plusieurs cellules sans tissus.

Il s’agit d’une éponge, dépourvue de véritables tissus et de feuillets homologues.

Explication

Les éponges sont des métazoaires qui ne possèdent ni véritables tissus ni feuillets embryonnaires homologues. Les protozoaires sont unicellulaires, les eumétazoaires ont de vrais tissus et une gastrulation, et celle-ci peut former deux ou trois feuillets.

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Sur quel règne la zoologie est-elle centrée ?

Le règne animal, vivant ou éteint.

Quel est l’objectif de la systématique en zoologie ?

La classification.

Sur quelle science la systématique est-elle fondée ?

La taxonomie.

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