QCM : Citoyenneté et EPS (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception de la citoyenneté associe des droits, des devoirs et un sentiment d’appartenance à une communauté politique ?

Un comportement fondé sur des droits, des devoirs et l’appartenance politique
Une identité culturelle partagée, sans référence aux droits et aux devoirs
Un statut juridique défini par des droits, sans dimension comportementale
Une participation aux élections, indépendamment des devoirs collectifs

Un comportement fondé sur des droits, des devoirs et l’appartenance politique

Explication

La citoyenneté comprend à la fois un comportement fondé sur des droits et des devoirs et le sentiment d’appartenir à une communauté politique. La réduction au statut juridique écarte la dimension comportementale, l’identité culturelle remplace l’appartenance politique, et la participation électorale ne suffit pas à définir la citoyenneté.

2. Quels éléments Jean Saint-Martin associe-t-il à la citoyenneté en reprenant Patrice Canivez ?

Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité
Le civisme, la civilité, la participation et la solidarité
La civilité, le suffrage, l’appartenance et la responsabilité
Le civisme, l’obéissance, le jugement et la solidarité

Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité

Explication

Jean Saint-Martin reprend quatre appuis : civisme, civilité, jugement et responsabilité. L’obéissance ne remplace pas le jugement, le suffrage ne remplace pas le civisme, et l’appartenance ou la solidarité ne figurent pas dans cette liste.

3. Dans une réforme, les citoyens votent directement sur les décisions et prennent une part active à la vie politique. À quel modèle de citoyenneté cette organisation correspond-elle ?

À la citoyenneté représentative conceptualisée par Montesquieu
À la citoyenneté participative défendue par Rousseau
À la citoyenneté interactive décrite par Garnier
À la citoyenneté jacobine décrite par Garnier

À la citoyenneté participative défendue par Rousseau

Explication

Le suffrage direct et la participation politique active caractérisent la citoyenneté participative défendue par Rousseau. La délégation du pouvoir relève du modèle représentatif, la séparation des pouvoirs y est associée, et les catégories de Garnier décrivent une autre distinction.

4. Entre 1880 et 1939, une école enseigne la citoyenneté à travers des règles de conduite et des leçons de morale et d’instruction civique. Quelle conception met-elle en œuvre ?

Une citoyenneté participative fondée sur l’exercice direct du pouvoir
Une citoyenneté didactisée qui équilibre les droits et les devoirs
Une citoyenneté fonctionnelle enseignée comme un code de bonne conduite
Une citoyenneté centrée sur les droits individuels et leur protection

Une citoyenneté fonctionnelle enseignée comme un code de bonne conduite

Explication

De 1880 à 1939, la citoyenneté fonctionnelle est enseignée comme un code de bonne conduite par l’instruction civique et la morale. La participation directe renvoie à un autre modèle, les droits individuels ne sont pas au centre de cette conception, et l’équilibre entre droits et devoirs caractérise une période ultérieure.

5. Dans une école de la période 1880-1939, un programme privilégie l’apprentissage de la nation et des devoirs collectifs, tandis que les droits individuels passent au second plan. Quelle logique de citoyenneté cela illustre-t-il ?

La conciliation équilibrée des droits individuels et collectifs
La primauté des droits individuels sur les devoirs collectifs
La subordination des droits individuels à la collectivité
La séparation de l’apprentissage national et des devoirs collectifs

La subordination des droits individuels à la collectivité

Explication

Dans cette période, l’apprentissage de la nation et des devoirs collectifs prédomine, et les droits individuels sont subordonnés à la collectivité. La primauté des droits inverse cette hiérarchie, l’équilibre ne correspond pas à la priorité décrite, et l’apprentissage national est bien lié aux devoirs collectifs.

6. Combien de morts la Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, a-t-elle causé en France ?

Environ 140 000
Environ 1,4 million
Environ 14 millions
Environ 600 000

Environ 1,4 million

Explication

La Première Guerre mondiale a causé 1,4 million de morts. Le chiffre de 140 000 sous-estime le bilan, celui de 14 millions le surestime fortement et 600 000 ne correspond pas au bilan indiqué.

7. Une réforme de 1905 sépare l’Église et l’État et favorise une conception militante et volontariste de la laïcité : de quelle loi s’agit-il ?

La loi Combes
La loi Falloux
La loi Ferry
La loi constitutionnelle de 1875

La loi Combes

Explication

La loi Combes de 1905 sépare l’Église et l’État et conduit à l’émergence d’une laïcité militante et volontariste. La loi Ferry est associée à l’école, la loi Falloux à l’enseignement confessionnel et les lois constitutionnelles de 1875 à l’organisation politique.

8. Dans un programme scolaire élaboré après la loi du 27 janvier 1880, la gymnastique vise aussi à former les élèves comme citoyens, même si ce mot n’y figure pas : quelle interprétation correspond à cette finalité ?

La citoyenneté est exclue des finalités de la gymnastique scolaire
La préparation militaire constitue la finalité de la gymnastique scolaire
La citoyenneté fait partie des finalités de la gymnastique scolaire
La citoyenneté apparaît dans la gymnastique scolaire après 1892

La citoyenneté fait partie des finalités de la gymnastique scolaire

Explication

Dès la loi du 27 janvier 1880, l’apprentissage de la citoyenneté figure parmi les finalités de la gymnastique scolaire, même sans emploi explicite du terme. Réduire le programme à l’exercice physique ou à la préparation militaire néglige cette finalité, et la dater d’après 1892 est erroné.

9. Quelle fonction l’école et la gymnastique remplissent-elles dans la construction de l’unité nationale à la fin du XIXe siècle ?

Elles nationalisent les masses et uniformisent les usages du corps
Elles différencient les masses et diversifient les usages du corps
Elles préparent les masses au commandement de l’armée professionnelle
Elles remplacent l’école par des pratiques corporelles locales

Elles nationalisent les masses et uniformisent les usages du corps

Explication

L’école et la gymnastique contribuent à l’unité nationale en « nationalisant les masses » et en uniformisant les usages du corps. La différenciation régionale va à l’encontre de cette uniformisation, tandis que la préparation militaire seule ne rend pas compte de ce rôle.

10. Quel événement met fin au régime autoritaire de Vichy en 1944 ?

La Libération
L’ouverture des chambres à gaz
L’armistice du 8 mai
L’instauration de la Ve République

La Libération

Explication

En 1944, la Libération met fin au régime autoritaire de Vichy. L’armistice intervient en 1945, tandis que la Ve République est instaurée en 1958-1959 et que l’ouverture des chambres à gaz marque une rupture liée à la tragédie humaine.

11. Un établissement cherche à faire vivre ensemble des élèves défavorisés et des élèves issus de minorités ethniques ; quelle notion décrit le mieux cet objectif ?

La citoyenneté électorale
L’uniformité pédagogique
La citoyenneté sociale
La citoyenneté patriotique

La citoyenneté sociale

Explication

La citoyenneté sociale renvoie à la capacité à vivre ensemble et pose la question de l’intégration des élèves défavorisés et des minorités ethniques. Le devoir envers la nation relève de la citoyenneté patriotique, les droits politiques ne couvrent pas toute cette notion, et l’intégration n’exige pas l’uniformité pédagogique.

12. En 1945, une équipe pédagogique veut appliquer les instructions officielles sans imposer à tous les enseignants une méthode uniforme ; quelle démarche correspond à leur orientation ?

Remplacer les méthodes par une rééducation médicale uniforme
Imposer la seule méthode sportive à tous les enseignants
Proposer les méthodes naturelle, suédoise et sportive
Imposer la seule méthode suédoise à tous les enseignants

Proposer les méthodes naturelle, suédoise et sportive

Explication

Les instructions officielles de 1945 proposent les méthodes naturelle, suédoise et sportive afin de mettre fin à l’obligation d’une méthode unique et uniforme. La méthode sportive seule ou la méthode suédoise seule rétablit cette uniformité, tandis que la rééducation médicale uniforme ne correspond pas à cette pluralité méthodologique.

13. Un professeur construit une séance après la Libération pour préparer ses élèves à vivre et agir avec les autres ; quels objectifs éducatifs doit-il privilégier ?

L’esprit d’équipe, l’altruisme et la préparation à la vie sociale
La discipline, la virilité et la formation de chefs de groupe
La compétition sportive et l’amélioration des performances individuelles
Le développement physique normal et la correction des postures

L’esprit d’équipe, l’altruisme et la préparation à la vie sociale

Explication

Après la Libération, les objectifs de l’EPS comprennent l’esprit d’équipe, l’altruisme et la préparation à la vie sociale. Le développement physique normal appartient à un autre objectif des instructions, et la performance individuelle ou la formation de chefs ne résume pas ces finalités sociales.

14. Après le désordre de la IVe République, une réforme instaurée à partir de 1959 associe une remise en ordre politique à une nouvelle place de la citoyenneté ; quelle interprétation correspond à cette évolution ?

La citoyenneté devient un simple résultat de la Ve République, sans rôle de moyen
La citoyenneté devient le but et le moyen de la IVe République, marquée par une République présidentielle
La citoyenneté devient le but et le moyen de la Ve République, marquée par trois méthodes d’EPS
La citoyenneté devient le but et le moyen de la Ve République, marquée par une République présidentielle

La citoyenneté devient le but et le moyen de la Ve République, marquée par une République présidentielle

Explication

À partir de 1959, la citoyenneté devient le but et le moyen de la Ve République, tandis que l’instauration d’une République présidentielle marque une remise en ordre politique après le désordre de la IVe République. La réduire à un résultat inverse son rôle, et les trois méthodes d’EPS relèvent des instructions de 1945.

15. Dans un atelier sportif, l’enseignant organise une compétition pour favoriser le développement physique et personnel des élèves. Quelle place la compétition occupe-t-elle dans cette démarche, conformément à l’Essai de Doctrine du Sport de 1965 ?

Un outil destiné à transmettre des techniques sportives
Le but principal de l’éducation physique et sportive
Un procédé visant à classer les élèves selon leurs performances
Un moyen puissant au service de l’éducation de l’être total

Un moyen puissant au service de l’éducation de l’être total

Explication

L’Essai de Doctrine du Sport présente la compétition comme un moyen puissant d’éduquer l’être total, et non comme une finalité. Faire de la compétition le but confond moyen et finalité ; la réduire à la technique ou au classement ne rend pas compte de cette visée éducative globale.

16. Une équipe pédagogique des années 1970 prépare un cycle d’éducation physique centré sur l’apprentissage collectif de la démocratie. Quel objectif s’inscrit dans cette orientation ?

Favoriser la performance compétitive au détriment du respect d’autrui
Privilégier l’entraînement individuel et la progression technique
Associer participation, solidarité et apprentissage des règles de vie
Organiser la sélection des élèves selon leur niveau sportif

Associer participation, solidarité et apprentissage des règles de vie

Explication

Dans les années 1970, l’éducation physique vise notamment la participation, la solidarité, la socialisation et l’apprentissage des règles de vie dans le respect d’autrui. La sélection, l’individualisme et la performance au détriment du respect contredisent cette orientation démocratique.

17. Un programme sportif accueille largement les débutants, mais ses compétitions finales ne sont accessibles qu’aux athlètes les plus performants. Quelle tension caractérise cette organisation du sport ?

Une initiation réservée aux experts s’oppose à une compétition accessible
Une pratique coopérative s’oppose à une pratique sans règles
Une base accessible coexiste avec un sommet sélectif
Une base sélective coexiste avec un sommet ouvert à tous

Une base accessible coexiste avec un sommet sélectif

Explication

Le sport conjugue une base large, ouverte et accessible avec un sommet atteint par les plus performants : sa visée démocratique côtoie donc son caractère sélectif. L’ouverture de la base ne garantit pas l’égalité des résultats, et l’inversion des deux niveaux déforme cette tension.

18. Dans une classe de sport collectif, l’enseignant conserve le groupe-classe et confie aux élèves expérimentés un rôle d’entraide. Quel effet correspond au principe pédagogique en jeu ?

Le groupe favorise la solidarité et l’aide des plus forts aux plus faibles
Les élèves les plus faibles prennent en charge l’apprentissage des plus forts
Le groupe renforce la compétition et l’autonomie des plus forts
La classe sépare les élèves selon leur niveau pour faciliter leur progression

Le groupe favorise la solidarité et l’aide des plus forts aux plus faibles

Explication

Le maintien de la structure classe soumet l’individu au groupe, ce qui favorise la solidarité et conduit les plus forts à aider les plus faibles. La compétition individuelle, la séparation par niveaux ou l’inversion des rôles ne correspondent pas à ce mécanisme.

19. Dans une expérience pédagogique démocratique, les élèves participent activement aux décisions tout en apprenant le respect et la hiérarchie. Quelle conception de la citoyenneté cela traduit-il ?

Une obéissance à la hiérarchie qui écarte la participation active
Une association de la liberté et de la participation avec l’appropriation de valeurs
Une liberté individuelle qui exclut le respect et les valeurs communes
Une participation fondée sur le classement des élèves selon leurs performances

Une association de la liberté et de la participation avec l’appropriation de valeurs

Explication

Dans ces expériences, la citoyenneté associe liberté et participation active, dans un modèle rousseauiste, à l’appropriation de valeurs telles que le respect et la hiérarchie. L’obéissance sans participation, le rejet des valeurs communes ou le classement sportif déforment cette association.

20. Un club scolaire met en place un projet où les élèves réfléchissent à leurs relations et à leur environnement, partagent les décisions et prennent part à la vie démocratique du club. Quel objectif de la République des Sports ce projet illustre-t-il ?

La gestion du club par les adultes et l’obéissance aux décisions
La progression individuelle sans prise de décision collective
La prise de conscience de soi et des autres, l’éducation sociale et la participation démocratique
La formation à la performance sportive et au classement individuel

La prise de conscience de soi et des autres, l’éducation sociale et la participation démocratique

Explication

La République des Sports associe la conscience de soi, des autres et de l’environnement à l’éducation sociale, à la responsabilité et à la participation démocratique au club. La direction réservée aux adultes confond cogestion et gestion verticale, tandis que la performance individuelle ou la progression sans décisions collectives omettent ses objectifs sociaux et démocratiques.

21. Dans une classe organisée selon le modèle associatif de la République des Sports, les élèves élisent des représentants et se voient confier des rôles. Quel principe cette organisation met-elle en pratique ?

L’expérience démocratique par des élections et des prises de responsabilité
L’étude théorique des institutions sans participation des élèves
La sélection des responsables selon les résultats sportifs
La répartition des rôles par nomination de l’enseignant

L’expérience démocratique par des élections et des prises de responsabilité

Explication

Le modèle associatif organise l’expérience démocratique de la classe et du niveau grâce aux élections et aux prises de responsabilité. La nomination par l’enseignant écarte l’élection, la sélection sportive confond responsabilité et performance, et l’étude théorique ne correspond pas à une expérience démocratique vécue.

22. Au début des années 1980, une école confrontée au chômage, à l’exclusion et à la violence urbaine révise ses valeurs éducatives. Quelle évolution de ses préoccupations cette situation favorise-t-elle ?

Une place renforcée de la citoyenneté dans les préoccupations de l’école
Un recul de la citoyenneté face aux difficultés sociales de l’école
Une priorité accrue à la compétition sportive dans les préoccupations de l’école
Une place renforcée des examens dans les préoccupations de l’école

Une place renforcée de la citoyenneté dans les préoccupations de l’école

Explication

Face au chômage, à l’exclusion et à la violence urbaine depuis 1981, l’école est amenée à repenser ses valeurs et la citoyenneté prend une place croissante dans ses préoccupations. La compétition sportive et les examens ne désignent pas cette évolution, tandis que l’idée d’un recul inverse le lien établi.

23. Un observateur compare les orientations citoyennes associées aux gouvernements libéraux depuis 1995 et à la gauche des années 1980. Quelle distinction est la plus juste ?

La citoyenneté de devoir caractérise les deux périodes, sans différence d’orientation politique
La citoyenneté de droits est davantage mise en avant depuis 1995, celle de devoir étant plus marquée à gauche dans les années 1980
La citoyenneté de devoir est davantage mise en avant depuis 1995, celle de droits étant plus marquée à gauche dans les années 1980
La citoyenneté de droits caractérise les deux périodes, sans différence d’orientation politique

La citoyenneté de devoir est davantage mise en avant depuis 1995, celle de droits étant plus marquée à gauche dans les années 1980

Explication

Depuis 1995, les gouvernements libéraux mettent davantage en avant la citoyenneté de devoir, tandis que la citoyenneté de droits est plus marquée par la gauche dans les années 1980; la distinction reste toutefois parfois floue. L’option inversant les tendances permute les associations, et les deux autres effacent soit la nuance historique, soit la distinction entre droits et devoirs.

24. Dans une démocratie française, que signifie le fait que chaque citoyen détient une part de souveraineté politique ?

Il contribue aux décisions d’intérêt général, directement ou par ses représentants.
Il défend des intérêts particuliers sans participer aux choix collectifs.
Il exerce la souveraineté uniquement en occupant une fonction élective.
Il appartient à la Nation sans prendre part aux décisions politiques.

Il contribue aux décisions d’intérêt général, directement ou par ses représentants.

Explication

La citoyenneté française associe démocratie et construction de la Nation : chaque citoyen participe aux décisions d’intérêt général, directement ou par ses représentants. L’appartenance nationale seule ne décrit pas cette souveraineté, le mandat électif n’est pas requis et les décisions concernent l’intérêt général.

25. Un enseignant veut éduquer à la citoyenneté en mettant l’accent sur l’idée qu’elle s’acquiert progressivement. Quelle démarche correspond à cette orientation ?

Présenter la citoyenneté comme une conquête par laquelle on devient citoyen.
Limiter l’éducation citoyenne à la mémorisation des institutions politiques.
Présenter la citoyenneté comme une qualité présente dès la naissance.
Étudier la citoyenneté comme un objet disciplinaire sans autre démarche.

Présenter la citoyenneté comme une conquête par laquelle on devient citoyen.

Explication

Cette démarche part de l’idée qu’on ne naît pas citoyen, mais qu’on le devient par une conquête. Faire de la citoyenneté un objet disciplinaire est l’autre approche, tandis que la naissance ou la seule mémorisation institutionnelle ne rendent pas compte de cette acquisition progressive.

26. Quelle expression Pierre Arnaud emploie-t-il en 2000 pour caractériser la place de la citoyenneté dans les programmes d’EPS ?

Une « méta finalité ».
Une compétence sportive particulière.
Un objectif d’apprentissage ordinaire.
Une finalité de formation du citoyen cultivé et autonome.

Une « méta finalité ».

Explication

Pierre Arnaud qualifie en 2000 la citoyenneté de « méta finalité » des programmes d’EPS. L’objectif de former un citoyen cultivé et autonome appartient à la formulation du programme de 2009, et les deux autres expressions ne sont pas l’attribution donnée à Arnaud.

27. Lors d’un match scolaire, un élève conteste sans cesse les décisions arbitrales et provoque ses adversaires. Quelle intervention correspond aux propositions d’éducation civique en EPS ?

L’amener à respecter l’arbitre, les règles du jeu et les autres joueurs.
L’encourager à contester les décisions pour défendre son équipe.
Lui confier la gestion associative afin de régler le conflit.
Lui faire répéter les gestes techniques sans aborder son comportement.

L’amener à respecter l’arbitre, les règles du jeu et les autres joueurs.

Explication

Les propositions d’éducation civique en EPS comprennent l’apprentissage des règles du jeu, de la vie ensemble, la lutte contre l’incivilité et le respect de l’arbitre. Défendre son équipe en contestant l’arbitre contredit ce respect, la responsabilité associative est une autre idée et l’entraînement technique ne traite pas la conduite en cause.

28. Une équipe pédagogique compare les objectifs des programmes d’EPS de 1996 et de 2009. Quelle synthèse respecte leur différence ?

Trois objectifs dans les deux programmes.
Trois objectifs en 1996, puis un objectif en 2009.
Un objectif en 1996, puis trois objectifs en 2009.
Un objectif dans les deux programmes.

Trois objectifs en 1996, puis un objectif en 2009.

Explication

Le programme d’EPS de 1996 comprend trois objectifs, tandis que celui de 2009 retient un objectif : former un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué. Inverser les nombres, les rendre identiques ou attribuer trois objectifs à 2009 ne respecte pas cette distinction.

29. Lors d’un projet collectif en EPS, quelle évolution correspond à l’objectif attribué aux actions collectives par les IO de 1985 ?

Développer la solidarité tout en respectant les différences individuelles et celles des groupes
Faire respecter les règles communes sans prendre en compte les différences des groupes
Renforcer la solidarité en demandant aux participants d’adopter les mêmes comportements
Développer la compétition individuelle en limitant les responsabilités collectives

Développer la solidarité tout en respectant les différences individuelles et celles des groupes

Explication

Les IO de 1985 associent la participation aux actions collectives au développement de la solidarité, dans le respect des différences individuelles et des particularités des groupes humains. L’uniformité confond solidarité et similitude, le seul respect des règles omet les différences, et la compétition individuelle ne correspond pas à l’objectif énoncé.

30. Dans le cadre du second thème du baccalauréat professionnel, un établissement veut renforcer la démocratie. Quelle initiative réunit les formes de participation citoyenne visées ?

Voter lors des élections et laisser les décisions publiques aux représentants élus
Participer à des groupes chargés de faire appliquer les règles sans défendre d’intérêts
S’engager dans des associations caritatives et éviter les débats politiques publics
Débattre dans l’espace public, s’engager dans des associations et rejoindre des groupes défendant des intérêts

Débattre dans l’espace public, s’engager dans des associations et rejoindre des groupes défendant des intérêts

Explication

La démocratie suppose ici une participation active au débat public, aux associations civiles, sociales et politiques, ainsi qu’aux groupes défendant des intérêts. La seule consultation électorale réduit cette participation, les associations caritatives n’en couvrent qu’une partie, et faire appliquer les règles n’équivaut pas à défendre des intérêts.

31. Quelle conception de la citoyenneté met l’accent sur la construction collective de la socialisation au moyen d’arrangements informels ?

Une auto-construction collective de la socialisation par des arrangements informels
Une transmission institutionnelle de la socialisation par des règles officielles
Un engagement personnel individuel détaché de la construction collective
Une socialisation déterminée par l’application de règles imposées

Une auto-construction collective de la socialisation par des arrangements informels

Explication

Cette conception définit la citoyenneté comme une auto-construction collective de la socialisation par des arrangements informels. La transmission institutionnelle et les règles imposées ne sont pas des arrangements informels, tandis que l’engagement individuel ne rend pas compte de sa dimension collective.

32. Quel objectif Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement déclarent-ils vouloir atteindre en 1985 pour une classe d’âge ?

Que 80 % obtiennent le diplôme du baccalauréat
Que 70 % atteignent le niveau du baccalauréat
Que 80 % des élèves du secondaire atteignent le niveau du baccalauréat
Que 80 % atteignent le niveau du baccalauréat

Que 80 % atteignent le niveau du baccalauréat

Explication

En 1985, Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement déclarent vouloir que 80 % d’une classe d’âge atteignent le niveau du baccalauréat. Atteindre ce niveau ne signifie pas nécessairement obtenir le diplôme, et l’objectif porte sur 80 % d’une classe d’âge, non 70 % ni sur un groupe restreint aux élèves du secondaire.

33. Un établissement secondaire met en place un accompagnement visant à faire réussir un nombre croissant d’élèves. En quoi cette démarche peut-elle faire du secondaire un vecteur de démocratie ?

Elle réserve la réussite aux élèves qui poursuivent des études supérieures
Elle favorise la réussite du plus grand nombre
Elle sélectionne les élèves les plus performants
Elle applique les mêmes règles sans viser la réussite des élèves

Elle favorise la réussite du plus grand nombre

Explication

Le secondaire est présenté comme un vecteur de démocratie lorsqu’il permet la réussite du plus grand nombre. La sélection des seuls plus performants limite cette ambition, l’accès aux études supérieures n’en est pas le critère indiqué, et appliquer des règles sans favoriser la réussite ne répond pas à ce principe.

34. Quels chercheurs dénoncent dès 1964 la fonction de reproduction du système éducatif ?

Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron
Montesquieu et Jean-Jacques Rousseau
Pierre Bourdieu et Hébrard
Pierre Arnaud et Jean-Claude Passeron

Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron

Explication

Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron dénoncent dès 1964 la fonction de reproduction du système éducatif. Pierre Arnaud est associé à une analyse des limites historiques de la citoyenneté, Montesquieu et Rousseau à une grille d’oppositions, et Hébrard à la perspective de l’élève acteur de sa vie physique.

35. Dans une critique de la place de l’EPS à l’école, quelle conception de la citoyenneté est dénoncée comme un tribut permettant à la discipline d’y être présente ?

Une sociabilité des bons usages, morale sans projet politique
Un apprentissage moteur qui constitue la priorité disciplinaire
Une formation civique articulant droits et projet politique
Une participation politique centrée sur la décision collective

Une sociabilité des bons usages, morale sans projet politique

Explication

La citoyenneté en EPS est critiquée comme une « sociabilité des bons usages », c’est-à-dire une morale déconnectée d’un projet politique et présentée comme le tribut à payer pour la présence de la discipline à l’école. La participation, le projet politique et la priorité motrice renvoient à d’autres notions.

36. Dans un lycée, quelle répartition des valeurs correspond à la distinction entre filières générale, technologique et professionnelle ?

Droit et obéissance en générale ; devoir et liberté en technologique et professionnelle
Liberté et égalité en générale ; représentation et participation en technologique et professionnelle
Droit et liberté en générale ; devoir et obéissance en technologique et professionnelle
Devoir et obéissance en générale ; droit et liberté en technologique et professionnelle

Droit et liberté en générale ; devoir et obéissance en technologique et professionnelle

Explication

La filière générale met en avant le droit et la liberté, tandis que les filières technologique et professionnelle valorisent le devoir et l’obéissance. L’inversion des groupes de filières et la substitution de l’obéissance à la liberté brouillent cette distinction.

37. Une équipe pédagogique veut faire contribuer l’EPS à la citoyenneté sans perdre de vue la finalité centrale de la discipline. Quelle orientation est cohérente avec cette exigence ?

Remplacer le travail moteur par un enseignement politique complet
Faire de la citoyenneté le but principal et de la motricité un moyen
Contribuer à la citoyenneté, tout en gardant la motricité prioritaire
Écarter l’apprentissage citoyen pour préserver l’objectif moteur

Contribuer à la citoyenneté, tout en gardant la motricité prioritaire

Explication

La contribution de l’éducation physique à l’apprentissage de la citoyenneté est reconnue, mais elle demeure partielle puisque la motricité reste l’objectif prioritaire. En faire le but principal ou écarter toute contribution citoyenne ne respecte pas cette articulation.

38. Après l’armistice de juin 1940, quel événement du 10 juillet marque la fin de la IIIe République ?

Daladier déclare la guerre à l’Allemagne.
Les parlementaires accordent les pleins pouvoirs à Pétain.
Les parlementaires signent l’armistice avec l’Allemagne.
Pétain accorde les pleins pouvoirs aux parlementaires.

Les parlementaires accordent les pleins pouvoirs à Pétain.

Explication

Le 10 juillet 1940, les parlementaires remettent les pleins pouvoirs à Pétain, décision qui marque la fin de la IIIe République et de la démocratie. La signature de l’armistice renvoie à l’événement antérieur, la déclaration de guerre à Daladier, et l’option sur Pétain inverse les rôles.

39. Au lendemain de la capitulation allemande du 8 mai 1945, quel état de la population française constitue un enjeu de la période ?

Elle est surtout confrontée à des difficultés liées à la démocratisation scolaire.
Elle est en meilleure santé grâce à une amélioration générale de l’hygiène.
Elle est politiquement stable et ne connaît plus de difficultés sanitaires.
Elle est affaiblie et connaît de nombreux problèmes de santé et d’hygiène.

Elle est affaiblie et connaît de nombreux problèmes de santé et d’hygiène.

Explication

À la capitulation allemande, la population française est affaiblie et confrontée à de nombreux problèmes de santé et d’hygiène. L’instabilité politique concerne la période de la IVe République, tandis que l’amélioration sanitaire et la démocratisation scolaire ne décrivent pas cet état de la population.

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Selon Burdeau (1956), qu’est-ce que la citoyenneté ?

Un comportement fondé sur des droits et des devoirs, ainsi qu’un sentiment d’appartenance à une communauté politique.

Qui a présenté en 2001 les quatre appuis de la citoyenneté en reprenant Canivez (1995) ?

Jean Saint-Martin.

Quels sont les quatre appuis de la citoyenneté selon Jean Saint-Martin (2001) ?

Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité.

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