UE 4.3 : Soins d'urgence : fiche de révision
Protéger, alerter, secourir : arrêt cardiaque, obstruction des voies aériennes, hémorragies, malaise et AFGSU, la fiche de l'UE 4.3 pour le semestre 2.
1Protéger, alerter, secourir
Toute situation d'urgence suit le même ordre : protéger, alerter, secourir. Protéger, c'est d'abord repérer un danger persistant (circulation, électricité, fumée, objet tranchant) et le supprimer ou s'en écarter, sans s'exposer soi-même : un sauveteur blessé est une victime de plus. Alerter, c'est transmettre un message clair aux secours. Les numéros à connaître : 15 (SAMU), 18 (sapeurs-pompiers), 112 (numéro d'urgence européen), 114 (pour les personnes sourdes ou malentendantes). Dans un établissement de santé, on applique la procédure interne : numéro d'urgence du site, chariot d'urgence, appel du médecin.
Le message d'alerte précise : qui appelle et d'où, le lieu exact, la nature du problème, le nombre de victimes, leur état (conscience, respiration, saignement), les gestes déjà effectués. On répond aux questions et on ne raccroche pas avant d'y avoir été invité. Le bilan qui guide tout repose sur trois questions : la victime saigne-t-elle abondamment ? Répond-elle ? Respire-t-elle ? L'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 2 (AFGSU 2), obligatoire pour obtenir le diplôme d'État, est valable quatre ans.
2Arrêt cardiaque et réanimation cardio-pulmonaire
L'arrêt cardiaque se reconnaît à deux signes : la victime ne répond pas et ne respire pas, ou respire de façon anormale (mouvements lents, bruyants, inefficaces, appelés gasps). La respiration se contrôle après libération des voies aériennes, pendant dix secondes au plus. La chaîne de survie compte quatre maillons : alerte précoce, réanimation cardio-pulmonaire (RCP) précoce, défibrillation précoce, prise en charge médicale spécialisée. Chaque minute sans massage diminue les chances de survie : on fait alerter, on demande un défibrillateur et on commence aussitôt.
Chez l'adulte, la RCP alterne 30 compressions thoraciques et 2 insufflations. Les compressions se font sur un plan dur, au centre de la poitrine, bras tendus, à une fréquence de 100 à 120 par minute et sur une profondeur de 5 à 6 cm, en relâchant complètement entre chaque compression. On limite au maximum les interruptions et on se relaie toutes les deux minutes environ pour rester efficace. Le défibrillateur automatisé externe (DAE) se met en œuvre dès qu'il est disponible : on suit ses instructions et personne ne touche la victime pendant l'analyse et le choc. Chez l'enfant et le nourrisson, la séquence est adaptée (insufflations initiales, rapport différent) : reporte-toi à ton référentiel AFGSU.
3Obstruction des voies aériennes, hémorragies, malaise
Obstruction partielle : la victime tousse, parle, respire. On l'encourage à tousser et on ne pratique aucune manœuvre, qui risquerait d'aggraver la situation. Obstruction totale : elle ne peut plus parler, ni tousser, ni respirer, et porte souvent les mains à sa gorge. Chez l'adulte et l'enfant, on donne jusqu'à 5 claques dans le dos, entre les omoplates, puis en cas d'échec jusqu'à 5 compressions abdominales (manœuvre de Heimlich), en alternant. Chez la femme enceinte ou la personne obèse, les compressions sont thoraciques. Si la victime perd connaissance, on débute la RCP.
Hémorragie externe : on comprime directement la plaie, avec la main protégée (gants ou tissu), on allonge la victime, on fait alerter, puis on relaie par un pansement compressif. Si la compression est impossible ou inefficace sur un membre, on pose un garrot, dont on note l'heure et que seul un médecin fait retirer. Devant un malaise, on met la personne au repos (allongée, ou assise si elle respire difficilement), on l'interroge (depuis quand, première fois, antécédents, traitements) et on transmet au 15. Signes à ne pas manquer : douleur dans la poitrine, déformation du visage, faiblesse d'un bras, trouble de la parole. Une victime inconsciente qui respire est placée en position latérale de sécurité.
4Pièges du partiel et méthode de révision
Les erreurs classiques : secourir avant d'avoir protégé ; prendre des gasps pour une respiration et retarder le massage ; pratiquer des claques dans le dos sur une victime qui tousse encore ; mettre en position latérale de sécurité une victime qui ne respire pas, alors qu'il faut masser ; interrompre les compressions trop longtemps pour poser le défibrillateur ; desserrer un garrot de sa propre initiative ; confondre le 15 et le 18. En situation simulée, l'oubli le plus fréquent reste l'alerte, ou une alerte incomplète.
Méthode : les gestes d'urgence ne s'apprennent pas sur une fiche, ils se répètent. Avant la formation, mémorise les arbres de décision (la victime répond-elle ? respire-t-elle ?) et les chiffres de la RCP. Pendant la formation, pratique sur mannequin autant de fois que possible et verbalise chaque étape à voix haute, comme tu le feras devant le formateur. Les recommandations de réanimation sont révisées régulièrement : en cas de différence entre deux sources, c'est le référentiel enseigné par ton centre de formation qui fait foi.
Définitions à connaître par cœur
Quiz : teste-toi sur ue 4.3 : soins d'urgence
9 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !
1. Quel est l'ordre des actions face à une urgence ?
- A.Alerter, secourir, protéger
- B.Secourir, protéger, alerter
- C.Protéger, alerter, secourir
- D.Protéger, secourir, alerter
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Réponse : C. Protéger, alerter, secourir
On sécurise d'abord, on alerte ensuite, puis on réalise les gestes de secours.
2. Chez l'adulte, la RCP alterne…
- A.30 compressions et 2 insufflations
- B.15 compressions et 5 insufflations
- C.5 compressions et 1 insufflation
- D.30 compressions et 5 insufflations
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Réponse : A. 30 compressions et 2 insufflations
30 compressions puis 2 insufflations, en limitant au maximum les interruptions du massage.
3. À quelle fréquence réalise-t-on les compressions thoraciques ?
- A.60 à 80 par minute
- B.80 à 100 par minute
- C.140 à 160 par minute
- D.100 à 120 par minute
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Réponse : D. 100 à 120 par minute
100 à 120 compressions par minute, sur 5 à 6 cm de profondeur chez l'adulte.
4. Une victime inconsciente présente des gasps. Tu considères qu'elle…
- A.respire, et tu la places en PLS
- B.est en arrêt cardiaque, et tu débutes la RCP
- C.fait un malaise, et tu surélèves ses jambes
- D.s'étouffe, et tu donnes des claques dans le dos
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Réponse : B. est en arrêt cardiaque, et tu débutes la RCP
Les gasps ne sont pas une respiration efficace : on alerte, on masse et on demande un défibrillateur.
5. Un adulte s'étouffe mais tousse vigoureusement. Tu…
- A.donnes 5 claques dans le dos
- B.réalises des compressions abdominales
- C.l'encourages à tousser et le surveilles
- D.l'allonges sur le dos
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Réponse : C. l'encourages à tousser et le surveilles
L'obstruction est partielle : la toux est le moyen le plus efficace, et une manœuvre pourrait déplacer le corps étranger.
6. Le premier geste face à une hémorragie externe est…
- A.la compression directe de la plaie
- B.la pose d'un garrot
- C.la mise en PLS
- D.le nettoyage soigneux de la plaie à l'eau
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Réponse : A. la compression directe de la plaie
On comprime immédiatement, main protégée. Le garrot n'intervient que si la compression est impossible ou inefficace.
7. Une victime ne répond pas mais respire normalement. Tu…
- A.débutes le massage cardiaque
- B.la laisses allongée sur le dos, tête fléchie en avant
- C.l'assois contre un mur
- D.la places en position latérale de sécurité
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Réponse : D. la places en position latérale de sécurité
La PLS garde les voies aériennes libres. On alerte et on surveille la respiration jusqu'à l'arrivée des secours.
8. Quel numéro permet de joindre le SAMU ?
- A.Le 17
- B.Le 15
- C.Le 18
- D.Le 114
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Réponse : B. Le 15
Le 15 est le numéro du SAMU. Le 18 joint les sapeurs-pompiers, le 112 est le numéro d'urgence européen.
9. Pendant l'analyse du rythme par le défibrillateur…
- A.on poursuit les compressions
- B.on réalise les insufflations
- C.personne ne touche la victime
- D.on retire les électrodes
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Réponse : C. personne ne touche la victime
Tout contact fausse l'analyse et expose au choc. On reprend le massage dès que l'appareil l'indique.
Questions fréquentes
L'AFGSU est-elle obligatoire pour être infirmier ?
Oui : l'AFGSU de niveau 2 est exigée pour obtenir le diplôme d'État. Elle est préparée pendant la formation, dans le cadre de l'UE 4.3, et doit ensuite être renouvelée tous les quatre ans.
Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?
La victime ne répond pas et ne respire pas, ou respire de façon anormale. Inutile de chercher longuement un pouls : après dix secondes au plus de contrôle de la respiration, on alerte et on commence les compressions.
Quand utiliser le défibrillateur ?
Dès qu'il est disponible, sans attendre la fin d'un cycle. Une personne continue le massage pendant que l'autre installe les électrodes, puis on suit les instructions vocales de l'appareil.
Comment est évaluée l'UE 4.3 ?
Au semestre 2, sa validation repose en général sur l'obtention de l'AFGSU : présence à la formation et réalisation des gestes en situation simulée. Vérifie les modalités dans ton IFSI.
