Suites numériques : arithmétiques et géométriques : fiche de révision
Définition explicite ou par récurrence, suites arithmétiques et géométriques, sens de variation, sommes des termes : la fiche complète du chapitre suites de première spécialité.
1Le cours condensé
Une suite (uₙ) associe à chaque entier naturel n un réel uₙ. Elle peut être définie de façon explicite (uₙ = f(n), par exemple uₙ = 3n + 1) ou par récurrence (premier terme et relation uₙ₊₁ = f(uₙ), par exemple u₀ = 2 et uₙ₊₁ = 2uₙ − 1). Une suite est croissante si uₙ₊₁ ≥ uₙ pour tout n, décroissante si uₙ₊₁ ≤ uₙ ; on étudie le signe de uₙ₊₁ − uₙ, ou le quotient uₙ₊₁/uₙ comparé à 1 pour une suite à termes strictement positifs, ou les variations de f si uₙ = f(n).
Suite arithmétique de raison r : uₙ₊₁ = uₙ + r ; terme général uₙ = u₀ + nr (ou uₙ = uₚ + (n − p)r) ; croissante si r > 0, décroissante si r < 0. Somme des termes : u₀ + u₁ + … + uₙ = (n + 1)(u₀ + uₙ)/2, c'est-à-dire nombre de termes × (premier + dernier)/2. Cas particulier : 1 + 2 + … + n = n(n + 1)/2.
Suite géométrique de raison q : uₙ₊₁ = q × uₙ ; terme général uₙ = u₀ × qⁿ. Pour u₀ > 0 : croissante si q > 1, décroissante si 0 < q < 1, constante si q = 1. Somme : u₀ + … + uₙ = u₀ × (1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q) pour q ≠ 1 ; en particulier 1 + q + … + qⁿ = (1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q).
2Un exemple entièrement corrigé
Un capital de 1 000 € est placé à 3 % par an à intérêts composés. On note uₙ le capital après n années. Chaque année le capital est multiplié par 1,03 : uₙ₊₁ = 1,03 uₙ avec u₀ = 1 000, donc (uₙ) est géométrique de raison 1,03 et uₙ = 1 000 × 1,03ⁿ. Après 10 ans : u₁₀ = 1 000 × 1,03¹⁰ ≈ 1 343,92 €. La suite est croissante car u₀ > 0 et q = 1,03 > 1.
Seuil : à partir de quelle année le capital dépasse-t-il 1 500 € ? On cherche le plus petit n tel que 1,03ⁿ > 1,5. Par tableau de valeurs ou algorithme (boucle « tant que »), on trouve 1,03¹³ ≈ 1,469 < 1,5 et 1,03¹⁴ ≈ 1,513 > 1,5 : n = 14. Somme des intérêts perçus sur 5 ans : u₁ + … + u₅ − 5 × 1 000 se calcule avec la formule de somme géométrique.
3Méthodes types et pièges
Méthodes : reconnaître la nature d'une suite (montrer que uₙ₊₁ − uₙ est constant, ou uₙ₊₁/uₙ constant), passer d'une définition par récurrence à une formule explicite, calculer une somme, déterminer un seuil avec un algorithme Python (while), modéliser une situation (population, capital, remboursement), étudier les variations. Les suites auxiliaires (vₙ = uₙ − ℓ géométrique quand uₙ₊₁ = auₙ + b) apparaissent en fin d'année et surtout en terminale.
Pièges : compter les termes d'une somme (de u₀ à uₙ il y a n + 1 termes) ; confondre raison et premier terme ; appliquer la formule de somme géométrique avec q = 1 ; croire qu'une suite définie par récurrence se calcule directement pour n = 50 (il faut la formule explicite ou un algorithme) ; oublier que « décroissante » exige uₙ₊₁ ≤ uₙ pour TOUT n, pas seulement les premiers.
4Comment s'entraîner
Pour chaque exercice, commence par écrire la relation de récurrence à partir du texte (« augmente de 5 % » → × 1,05 ; « perd 200 chaque année » → − 200), puis la nature et le terme général. Entraîne-toi à écrire les algorithmes de seuil en Python et à les lire. Refais les calculs de sommes à la main puis vérifie à la calculatrice. Les flashcards Revizly (formule → nom, situation → nature de la suite) fixent les formules ; les QCM générés depuis ton cours vérifient les réflexes de modélisation.
Définitions à connaître par cœur
Quiz : teste-toi sur suites numériques : arithmétiques et géométriques
8 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !
1. La suite définie par uₙ = 5 − 2n est :
- A.Géométrique de raison −2
- B.Arithmétique de raison −2
- C.Arithmétique de raison 5
- D.Ni l'un ni l'autre
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Réponse : B. Arithmétique de raison −2
uₙ₊₁ − uₙ = −2 pour tout n : arithmétique de raison −2 et de premier terme 5.
2. Si (uₙ) est géométrique de raison 3 et u₀ = 2, alors u₄ vaut :
- A.14
- B.54
- C.162
- D.24
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Réponse : C. 162
u₄ = u₀ × 3⁴ = 2 × 81 = 162.
3. La somme 1 + 2 + 3 + … + 100 vaut :
- A.5 000
- B.5 050
- C.10 100
- D.4 950
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Réponse : B. 5 050
n(n + 1)/2 avec n = 100 : 100 × 101/2 = 5 050.
4. Une suite géométrique de premier terme positif et de raison 0,8 est :
- A.Croissante
- B.Décroissante
- C.Constante
- D.Non monotone
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Réponse : B. Décroissante
Pour u₀ > 0 et 0 < q < 1, chaque terme vaut 80 % du précédent : la suite décroît.
5. Combien de termes compte la somme u₀ + u₁ + … + u₁₂ ?
- A.12
- B.13
- C.11
- D.24
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Réponse : B. 13
De l'indice 0 à l'indice 12, il y a 12 + 1 = 13 termes.
6. 1 + q + q² + … + qⁿ (q ≠ 1) vaut :
- A.(1 − qⁿ)/(1 − q)
- B.(1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q)
- C.(qⁿ⁺¹ − 1)/q
- D.n × q
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Réponse : B. (1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q)
Somme des n + 1 premiers termes d'une suite géométrique de premier terme 1 : (1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q).
7. « Une population augmente de 4 % par an » se modélise par :
- A.uₙ₊₁ = uₙ + 4
- B.uₙ₊₁ = 1,04 uₙ
- C.uₙ₊₁ = 0,04 uₙ
- D.uₙ₊₁ = uₙ + 0,04
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Réponse : B. uₙ₊₁ = 1,04 uₙ
Augmenter de 4 %, c'est multiplier par 1 + 4/100 = 1,04 : suite géométrique de raison 1,04.
8. Pour montrer qu'une suite est croissante, on peut étudier :
- A.Le signe de uₙ
- B.Le signe de uₙ₊₁ − uₙ
- C.La valeur de u₀
- D.Le signe de n
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Réponse : B. Le signe de uₙ₊₁ − uₙ
uₙ₊₁ − uₙ ≥ 0 pour tout n caractérise une suite croissante.
Questions fréquentes
Comment savoir si une suite est arithmétique ou géométrique ?
Calcule uₙ₊₁ − uₙ : s'il est constant, elle est arithmétique. Calcule uₙ₊₁/uₙ : s'il est constant (termes non nuls), elle est géométrique. Sinon, ni l'une ni l'autre — il peut y avoir une suite auxiliaire.
Que fait l'algorithme de seuil ?
Il calcule les termes un à un dans une boucle « tant que » jusqu'à dépasser la valeur cherchée, et renvoie le rang atteint. Savoir l'écrire et le lire en Python est explicitement au programme.
Les limites de suites sont-elles en première ?
Non, elles arrivent en terminale. En première, on étudie la nature, les variations, les sommes et les seuils.
Comment ne pas confondre les deux formules de somme ?
Arithmétique : nombre de termes × (premier + dernier)/2. Géométrique : premier terme × (1 − qⁿᵒᵐᵇʳᵉ ᵈᵉ ᵗᵉʳᵐᵉˢ)/(1 − q). Retiens « moyenne des extrêmes » pour l'une et « 1 − q puissance » pour l'autre.
