QCM : Attachement et pratique gestaltiste — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction entre « Gestalt » et « gestalt » respecte l’usage présenté en Gestalt-thérapie ?

Le grand « G » désigne la méthode et la théorie, tandis que le petit « g » désigne une forme ou une expérience.
Le grand « G » désigne une émotion, tandis que le petit « g » désigne le contexte environnemental.
Le grand « G » désigne l’inconscient, tandis que le petit « g » désigne la relation thérapeutique.
Le grand « G » désigne une forme vécue, tandis que le petit « g » désigne la méthode et la théorie.

Le grand « G » désigne la méthode et la théorie, tandis que le petit « g » désigne une forme ou une expérience.

Explication

La majuscule renvoie à l’approche théorique et méthodologique, alors que la minuscule renvoie à une forme ou à une expérience. Confondre les deux termes inverse précisément cette distinction de niveau.

2. Quel parcours décrit correctement le développement de la Gestalt-thérapie par Fritz Perls ?

Après son installation en Californie en 1959, Fritz Perls a développé la Gestalt-thérapie aux États-Unis avant de quitter l’Europe.
Après son arrivée aux États-Unis en 1946, Fritz Perls y a développé la Gestalt-thérapie avant de s’installer en Californie en 1959.
Après son travail avec Freud en 1930, Fritz Perls a développé la Gestalt-thérapie en Afrique du Sud avant d’arriver aux États-Unis.
Après son départ pour l’Afrique du Sud en 1933, Fritz Perls a développé la Gestalt-thérapie en Autriche avant de rejoindre la Californie.

Après son arrivée aux États-Unis en 1946, Fritz Perls y a développé la Gestalt-thérapie avant de s’installer en Californie en 1959.

Explication

Perls a quitté l’Autriche pour l’Afrique du Sud en 1933, puis est arrivé aux États-Unis en 1946, où il a développé la Gestalt-thérapie avant son installation en Californie. L’association de Perls avec Freud est une confusion avec le parcours de la psychanalyse.

3. Laquelle de ces propositions fait partie des principes présentés de la Gestalt ?

L’analyse prioritaire des événements anciens séparés de l’expérience actuelle.
La réduction des perceptions à des réactions internes sans influence du milieu.
La recherche d’une personnalité stable indépendante du contexte présent.
La conscience de l’interaction avec l’environnement dans l’ici et maintenant.

La conscience de l’interaction avec l’environnement dans l’ici et maintenant.

Explication

La conscience de l’interaction fait partie des principes, avec notamment l’attention à l’ici et maintenant et l’impact de l’environnement. Les autres propositions écartent l’interaction et le présent, qui sont pourtant centraux dans cette approche.

4. Que désigne la frontière-contact dans la conception gestaltiste du contact ?

L’espace intérieur vécu comme protecteur, séparé des échanges avec l’environnement extérieur.
La perception choisie comme figure principale au sein d’un contexte relationnel donné.
La zone d’interaction entre la personne et son environnement, autour d’un espace de sécurité.
L’ensemble des pensées mises temporairement à l’arrière-plan pendant une expérience présente.

La zone d’interaction entre la personne et son environnement, autour d’un espace de sécurité.

Explication

La frontière-contact est la zone où la personne rencontre et influence son environnement, autour d’une zone de sécurité. L’espace protecteur décrit plutôt cette zone de sécurité, et non la frontière-contact elle-même.

5. Une personne ressent une émotion dans un lieu précis, au milieu d’autres personnes, dans un contexte particulier : quels éléments appartiennent au champ de cette expérience ?

La décision consciente prise par la personne, indépendamment de ce qui l’entoure.
Le souvenir ancien qui explique l’émotion, même si le contexte actuel reste inchangé.
La sensation intérieure de la personne, en laissant le lieu et les relations hors de l’analyse.
Le lieu, le contexte, les émotions, l’environnement et les interactions présents dans la situation.

Le lieu, le contexte, les émotions, l’environnement et les interactions présents dans la situation.

Explication

Le champ comprend tout ce qui est présent et influence l’expérience, notamment le lieu, le contexte, les émotions, l’environnement et les interactions. Le réduire au vécu subjectif néglige précisément les dimensions relationnelles et contextuelles.

6. Dans une situation où une personne se concentre sur une conversation et laisse momentanément d’autres pensées de côté, que représentent la figure et le fond ?

La conversation est la figure, tandis que les pensées momentanément écartées constituent le fond.
Les pensées écartées sont la figure, tandis que la conversation constitue le fond de l’expérience.
La conversation et les pensées écartées sont deux figures vécues avec la même intensité.
La conversation appartient au champ, tandis que les pensées écartées ne font plus partie de l’expérience.

La conversation est la figure, tandis que les pensées momentanément écartées constituent le fond.

Explication

La figure correspond à ce qui est choisi et vécu pleinement dans le présent, tandis que le fond regroupe temporairement ce qui est mis de côté. Les éléments du fond ne disparaissent pas nécessairement de l’expérience ; ils passent simplement à l’arrière-plan.

7. Comment le Self est-il défini dans la conception gestaltiste attribuée à Fritz Perls ?

Comme une instance mentale séparée des interactions avec l’environnement présent.
Comme une structure stable située à l’intérieur de l’individu et indépendante du contexte.
Comme un mouvement et un processus qui se produisent dans le temps et l’espace.
Comme un ensemble fixe de traits transmis par l’histoire personnelle et familiale.

Comme un mouvement et un processus qui se produisent dans le temps et l’espace.

Explication

Le Self est conçu comme un mouvement, un processus et un événement qui se déploie dans le temps et l’espace. Le définir comme une structure intérieure figée contredit cette conception dynamique et relationnelle.

8. Quelles sont les trois fonctions du Self dans la théorie gestaltiste ?

La perception, la pensée et le comportement.
Le corps, l’environnement et la relation.
Le Ça, le Je et la Personnalité.
La sensation, la mémoire et l’imagination.

Le Ça, le Je et la Personnalité.

Explication

Les trois fonctions du Self sont le Ça, le Je et la Personnalité. Les autres ensembles regroupent des dimensions psychologiques ou relationnelles, mais ne correspondent pas à cette articulation fonctionnelle du Self.

9. Une sensation corporelle et un désir émergent sans décision consciente, puis la personne choisit comment y répondre : quelle distinction entre le Ça et le Je cette situation illustre-t-elle ?

Le Ça organise l’identité et les croyances, tandis que le Je fait émerger les pulsions corporelles.
Le Ça observe les émergences avec recul, tandis que le Je les ressent de manière principalement inconsciente.
Le Je produit les sensations et les besoins, tandis que le Ça décide consciemment de la réponse adaptée.
Le Ça fait émerger les sensations et les besoins, tandis que le Je identifie ces émergences et choisit la réaction.

Le Ça fait émerger les sensations et les besoins, tandis que le Je identifie ces émergences et choisit la réaction.

Explication

Le Ça regroupe les sensations, émotions, besoins, désirs et pulsions qui émergent principalement de façon inconsciente ; le Je les reconnaît et choisit une réponse. Attribuer au Ça une décision consciente inverse le rôle passif du Ça et le rôle décisionnel du Je.

10. Quel principe caractérise la théorie du champ en Gestalt ?

L’individu et son environnement forment un tout indissociable, dynamique et changeant dans l’ici et maintenant.
L’individu peut être compris séparément de son environnement grâce à l’étude de ses caractéristiques personnelles.
L’histoire de la personne explique l’expérience présente sans qu’il soit nécessaire d’examiner ses interactions actuelles.
L’environnement constitue un arrière-plan stable, tandis que l’individu produit seul les changements de l’expérience.

L’individu et son environnement forment un tout indissociable, dynamique et changeant dans l’ici et maintenant.

Explication

La théorie du champ considère l’individu et son environnement comme un ensemble en interaction constante, dynamique et changeante dans le présent. Les autres propositions séparent la personne de son contexte ou privilégient une explication indépendante des interactions actuelles.

11. Quelle formulation traduit le mieux la responsabilité personnelle dans une perspective inspirée de Sartre ?

Le passé détermine les décisions actuelles, même lorsque la personne souhaite changer.
Les choix présents dépendent surtout des événements vécus durant l’enfance.
Le passé explique l’histoire d’une personne, mais ses choix présents lui appartiennent.
La responsabilité disparaît lorsqu’une situation a été fortement influencée par l’histoire personnelle.

Le passé explique l’histoire d’une personne, mais ses choix présents lui appartiennent.

Explication

La responsabilité personnelle reconnaît l’influence du passé sans lui attribuer le pouvoir de déterminer entièrement les choix présents. L’idée que le passé fixe les décisions actuelles confond contexte biographique et responsabilité personnelle.

12. Quelle attitude correspond à l’acceptation d’une situation difficile sans tomber dans la résignation ?

Approuver la situation parce qu’elle ne peut pas être modifiée rapidement.
Refuser de voir la situation afin de préserver son équilibre émotionnel.
Reconnaître la réalité présente tout en conservant la possibilité d’agir.
Baisser les bras face à la situation et renoncer à toute tentative de changement.

Reconnaître la réalité présente tout en conservant la possibilité d’agir.

Explication

Accepter consiste à reconnaître ce qui est présent, sans devoir l’approuver ni renoncer à agir. La résignation implique au contraire un abandon de l’action et une caution de ce qui ne correspond pas à soi.

13. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre un stresseur et le stress ?

Le stresseur est la situation déclenchante, tandis que le stress est la réponse de l’organisme.
Le stresseur est une réaction corporelle, tandis que le stress désigne l’événement déclencheur.
Le stresseur correspond au retour au calme, tandis que le stress désigne une exigence extérieure.
Le stresseur est une stratégie d’adaptation, tandis que le stress représente une personne agressive.

Le stresseur est la situation déclenchante, tandis que le stress est la réponse de l’organisme.

Explication

Un stresseur peut être un événement, une personne, une exigence ou une situation vécue comme agressive, alors que le stress désigne la réponse de l’organisme. La réaction corporelle relève donc du stress et non de la définition du stresseur.

14. Quelle situation illustre le mieux un stress chronique plutôt qu’un stress aigu ?

Une mobilisation face à une difficulté suivie d’un retour progressif au calme.
Une réaction brève permettant de répondre efficacement à une menace immédiate.
Une activation prolongée qui se poursuit sans retour au calme et désadapte l’organisme.
Une montée d’énergie suivie d’une récupération rapide après la disparition du stresseur.

Une activation prolongée qui se poursuit sans retour au calme et désadapte l’organisme.

Explication

Le stress chronique se prolonge sans retour au calme et finit par désadapter progressivement l’organisme. Une réponse brève suivie d’une récupération correspond plutôt au stress aigu, qui peut être adaptatif.

15. Lequel de ces éléments appartient aux stresseurs existentiels ?

La nécessité de choisir et les crises liées aux étapes de la vie.
La répétition d’un exercice physique et l’apprentissage d’un geste technique.
La modification d’un horaire professionnel et l’entretien d’un espace de travail.
La variation quotidienne de la température et l’organisation des repas.

La nécessité de choisir et les crises liées aux étapes de la vie.

Explication

Les stresseurs existentiels comprennent notamment la nécessité de choisir, la responsabilité, la liberté, la maladie, la perte et les crises des étapes de la vie. Les autres propositions décrivent des situations ordinaires qui ne correspondent pas à cette catégorie.

16. Quel ensemble de manifestations peut indiquer une activation liée au stress ?

Une diminution du cortisol, une souplesse accrue et une digestion constamment facilitée.
Une hausse du rythme cardiaque, des tremblements et des crispations musculaires.
Une amélioration du sommeil, une respiration régulière et une absence de sensation corporelle.
Une baisse du rythme cardiaque, une détente musculaire et une vigilance réduite.

Une hausse du rythme cardiaque, des tremblements et des crispations musculaires.

Explication

Le stress peut augmenter le cortisol, l’adrénaline et le rythme cardiaque, avec des manifestations comme les tremblements et les crispations musculaires. Les autres ensembles décrivent surtout des signes de détente ou contredisent les réactions physiologiques mentionnées.

17. Comment la Gestalt envisage-t-elle le rapport entre stress et détente ?

La mobilisation d’énergie peut rester compatible avec un état de détente.
Le stress devient bénéfique lorsque la tension corporelle remplace la respiration.
La détente apparaît lorsque l’organisme cesse de répondre à toute sollicitation.
Toute mobilisation d’énergie s’oppose à la détente et doit être supprimée.

La mobilisation d’énergie peut rester compatible avec un état de détente.

Explication

En Gestalt, le stress peut être compris comme une mobilisation d’énergie compatible avec la détente, plutôt que comme son contraire automatique. Assimiler toute mobilisation à une tension désorganisante crée la confusion signalée par cette distinction.

18. Quelle pratique fait partie du processus de retour au calme ?

Prendre conscience de son activation, respirer et revenir à l’ici et maintenant.
Contrôler les réactions d’autrui, supprimer toute émotion et planifier chaque événement.
Se distraire durablement, ignorer son niveau d’activation et repousser les tâches en cours.
Analyser toutes les causes passées, accélérer son activité et éviter les sensations corporelles.

Prendre conscience de son activation, respirer et revenir à l’ici et maintenant.

Explication

Le retour au calme repose sur la conscience du niveau d’activation, l’intégration de moments de respiration et le retour à l’ici et maintenant. Les autres propositions remplacent cette régulation par l’évitement, la suractivité ou un contrôle qui ne fait pas partie du processus décrit.

19. Quelle fonction caractérise principalement l’axe vertical ?

Il soutient le centrage, la maîtrise de soi et la présence en reliant symboliquement la personne à la terre et au ciel.
Il sert à exprimer les émotions adressées aux autres dans les situations de dialogue.
Il organise les échanges sociaux et facilite l’adaptation aux attentes des personnes rencontrées.
Il représente l’intensité des activités extérieures et la multiplication des contacts relationnels.

Il soutient le centrage, la maîtrise de soi et la présence en reliant symboliquement la personne à la terre et au ciel.

Explication

L’axe vertical est décrit comme une colonne d’énergie reliant symboliquement la personne à la terre et au ciel, et soutenant le centrage, la maîtrise de soi et la présence. Les relations et les échanges relèvent principalement de l’axe horizontal.

20. Quelle association entre les axes et leurs fonctions est correcte ?

L’axe horizontal concerne la présence corporelle, tandis que l’axe vertical décrit les interactions relationnelles.
L’axe horizontal concerne les relations, tandis que l’axe vertical concerne le lien à soi et le centrage intérieur.
L’axe horizontal concerne le lien à soi, tandis que l’axe vertical organise les échanges avec les autres.
L’axe horizontal concerne la maîtrise de soi, tandis que l’axe vertical représente les activités sociales.

L’axe horizontal concerne les relations, tandis que l’axe vertical concerne le lien à soi et le centrage intérieur.

Explication

L’axe horizontal représente les relations et les échanges avec les autres, tandis que l’axe vertical ramène au lien à soi, au corps et au centrage intérieur. Inverser ces fonctions constitue précisément la confusion à éviter.

21. Une personne se sent submergée par ses relations et ses activités ; quelle orientation peut l’aider à retrouver ses ressources ?

Revenir à sa verticalité pour se recentrer et retrouver un appui intérieur.
Multiplier les échanges afin de résoudre la surcharge par une activité relationnelle accrue.
Se détourner de toute perception corporelle afin de réduire l’attention portée à la situation.
Rester dans l’horizontalité en ajoutant de nouvelles activités pour diversifier ses contacts.

Revenir à sa verticalité pour se recentrer et retrouver un appui intérieur.

Explication

Lorsque l’horizontalité devient envahissante, revenir à la verticalité aide à se recentrer et à retrouver ses ressources intérieures. Ajouter des relations ou des activités risque au contraire d’accentuer la surcharge qui a provoqué la perte de centrage.

22. Quelle séquence correspond à la posture du praticien dans la relation thérapeutique ?

Le praticien se place dans l’horizontalité, puis demande au client de maintenir seul son équilibre intérieur.
Le praticien se centre dans sa verticalité, puis accueille les contenus apportés horizontalement par le client.
Le praticien accueille d’abord les contenus du client, puis tente ensuite de retrouver son centrage intérieur.
Le praticien évite les contenus relationnels, puis concentre l’échange sur ses propres expériences corporelles.

Le praticien se centre dans sa verticalité, puis accueille les contenus apportés horizontalement par le client.

Explication

La posture thérapeutique commence par un centrage du praticien dans sa verticalité, avant l’accueil horizontal des contenus apportés par le client. Accueillir les contenus sans ce centrage inverse la séquence proposée et risque de fragiliser la présence thérapeutique.

23. Quelle séquence décrit correctement la communication bienveillante ?

Observer les faits, exprimer son ressenti, formuler son besoin et présenter une demande
Interpréter les intentions, exprimer son jugement, défendre sa position et imposer une solution
Évaluer la situation, cacher son émotion, généraliser le problème et réclamer une réparation
Décrire son besoin, nier son ressenti, analyser l’autre et attendre qu’il devine la demande

Observer les faits, exprimer son ressenti, formuler son besoin et présenter une demande

Explication

La communication bienveillante distingue les faits observables des jugements, puis relie le ressenti au besoin avant de formuler une demande. L’interprétation et l’imposition d’une solution ne correspondent pas à cette démarche.

24. Quelle distinction caractérise le mieux « donner un cadre » et « dominer » dans la communication ?

Donner un cadre évite tout désaccord, tandis que dominer facilite l’expression des besoins personnels
Donner un cadre maintient une frontière perméable, tandis que dominer retourne l’action contre soi
Donner un cadre exprime une émotion, tandis que dominer consiste à formuler une demande précise
Donner un cadre favorise la sécurité et le lien, tandis que dominer cherche à prendre le pouvoir

Donner un cadre favorise la sécurité et le lien, tandis que dominer cherche à prendre le pouvoir

Explication

Donner un cadre vise la sécurité et le lien, alors que dominer cherche une prise de pouvoir en laissant peu de place à l’autre. Les autres réponses associent ces notions à des mécanismes qui relèvent d’autres dimensions de la communication ou du contact.

25. Que se passe-t-il lors d’une confluence ?

La frontière entre soi et l’autre devient très perméable, au risque de se perdre dans l’autre
La personne avale des valeurs et des règles sans les examiner ni les assimiler
La personne retourne vers elle une énergie qu’elle aurait pu diriger vers son interlocuteur
La personne attribue à l’autre des contenus internes qu’elle ne reconnaît pas comme siens

La frontière entre soi et l’autre devient très perméable, au risque de se perdre dans l’autre

Explication

La confluence désigne une frontière trop mêlée entre soi et l’autre, ce qui peut faire perdre à la personne le contact avec sa propre différenciation. Les autres propositions décrivent respectivement la projection, la rétroflexion et l’introjection.

26. Une personne pense que son collègue est très agressif alors qu’elle ressent elle-même une forte agressivité non reconnue. Quel mécanisme illustre cette situation ?

L’introjection, car une idée venue d’autrui est adoptée sans examen personnel
La projection, car un contenu interne est attribué à une personne extérieure
La rétroflexion, car une énergie dirigée vers l’autre est retournée contre soi
La confluence, car la frontière entre les deux personnes devient excessivement perméable

La projection, car un contenu interne est attribué à une personne extérieure

Explication

La projection consiste à attribuer à l’extérieur un contenu qui appartient à soi, comme une émotion ou une impulsion. L’introjection concerne l’assimilation non examinée, la rétroflexion retourne l’énergie contre soi et la confluence mêle les frontières.

27. Quelle distinction oppose correctement l’attachement et l’estime de soi ?

L’attachement concerne les qualités personnelles, tandis que l’estime de soi concerne la sécurité du lien
L’attachement apparaît après les expériences scolaires, tandis que l’estime de soi naît dans les premiers liens
L’attachement dépend des réussites adultes, tandis que l’estime de soi repose sur les besoins corporels précoces
L’attachement concerne la sécurité du lien, tandis que l’estime de soi concerne la valeur personnelle

L’attachement concerne la sécurité du lien, tandis que l’estime de soi concerne la valeur personnelle

Explication

L’attachement permet de recevoir un lien sécurisant, tandis que l’estime de soi repose sur le sentiment d’avoir de la valeur et des qualités propres. Les autres réponses inversent ces notions ou leur attribuent des conditions de construction qui ne correspondent pas à la distinction donnée.

28. Pourquoi la confiance en soi peut-elle évoluer à l’âge adulte ?

Elle reste déterminée par les expériences de l’enfance et ne dépend plus des expériences ultérieures
Elle se réactualise à travers les réussites, les échecs, les responsabilités et la reconnaissance reçue
Elle se développe principalement lorsque les besoins corporels deviennent conscients et sont correctement nommés
Elle repose surtout sur l’absence de limites et sur la diminution des critiques adressées pendant l’enfance

Elle se réactualise à travers les réussites, les échecs, les responsabilités et la reconnaissance reçue

Explication

La confiance en soi se construit dans l’enfance puis peut se modifier grâce aux expériences adultes, notamment les réussites, les échecs, les responsabilités et la reconnaissance. Elle n’est donc pas une caractéristique innée ni figée par l’enfance.

29. Quel accompagnement aide un enfant à construire son estime de soi ?

Associer des critiques constructives, des limites, des encouragements et des reflets de ses progrès
Laisser l’enfant décider de toutes les règles, supprimer les remarques critiques et valoriser chaque résultat
Fixer des exigences élevées, ignorer ses progrès, réduire les encouragements et sanctionner ses hésitations
Multiplier les compliments vagues, éviter les limites, corriger chaque erreur et comparer ses résultats

Associer des critiques constructives, des limites, des encouragements et des reflets de ses progrès

Explication

L’estime de soi se construit grâce à un équilibre entre critiques constructives, limites, encouragements et retours explicites sur les progrès. Des compliments vagues ou l’absence de cadre ne fournissent pas nécessairement les repères nécessaires au développement de cette estime.

30. Dans la fonction Je, quelle opération permet de transformer une pulsion en contact adapté ?

Identifier le désir du Ça, évaluer ce qui convient à l’organisme et choisir une manière d’entrer en contact
Recevoir un lien sécurisant et développer progressivement le sentiment d’avoir une valeur personnelle
Rassembler les croyances, les goûts et les expériences afin de stabiliser l’image de soi
Laisser émerger les besoins corporels et les émotions avant toute possibilité de les nommer

Identifier le désir du Ça, évaluer ce qui convient à l’organisme et choisir une manière d’entrer en contact

Explication

La fonction Je reconnaît les désirs et les pulsions du Ça, évalue leur pertinence pour l’organisme et choisit comment entrer en contact. L’émergence des besoins relève du Ça, l’identité de la fonction Personnalité et la sécurité du lien de l’attachement.

31. Comment le self est-il défini en Gestalt ?

Comme une image de soi composée principalement de croyances, de goûts et de souvenirs personnels
Comme une structure psychique fixe organisée autour de traits stables et indépendants du contact
Comme un processus dynamique de rencontre composé des fonctions Ça, Je et Personnalité
Comme une réserve inconsciente de pulsions corporelles qui précède toute relation avec l’environnement

Comme un processus dynamique de rencontre composé des fonctions Ça, Je et Personnalité

Explication

En Gestalt, le self désigne un processus dynamique de rencontre et comprend les fonctions Ça, Je et Personnalité. Le concevoir comme une structure fixe réduit cette dynamique, tandis que les autres réponses décrivent une fonction particulière plutôt que le self dans son ensemble.

32. Quelle réalité relève principalement de la fonction Ça ?

Une règle apprise auprès d’autrui puis intégrée après un examen critique approfondi
Une émotion corporelle ou un besoin qui émerge avant d’être clairement nommé
Une décision consciente concernant l’intensité et la forme du contact avec l’environnement
Une représentation de soi construite à partir de croyances, de goûts et d’expériences

Une émotion corporelle ou un besoin qui émerge avant d’être clairement nommé

Explication

La fonction Ça correspond à ce qui émerge de manière largement inconsciente, notamment le corps, les émotions, les pulsions et les besoins. La décision de contact relève du Je, tandis que l’identité et les représentations relèvent de la fonction Personnalité.

33. Quelle action caractérise la fonction Je dans une situation de contact ?

Conserver les expériences et les croyances qui contribuent à l’image de soi
Choisir consciemment ou inconsciemment l’intensité du contact après avoir évalué ce qui convient
Subir une frustration qui transforme progressivement un besoin non accueilli en croyance limitante
Faire émerger une sensation corporelle sans qu’elle soit encore reliée à un besoin identifié

Choisir consciemment ou inconsciemment l’intensité du contact après avoir évalué ce qui convient

Explication

La fonction Je identifie les désirs du Ça, évalue leur adéquation et choisit l’intensité du contact, de façon consciente ou inconsciente. Les autres réponses renvoient à l’émergence du Ça, à la fonction Personnalité ou au processus de construction des croyances limitantes.

34. Quels éléments sont rassemblés par la fonction Personnalité ?

Les frustrations et les angoisses qui empêchent un besoin exprimé d’être accueilli
Les choix d’intensité du contact effectués face aux désirs et aux pulsions
Les besoins corporels et les émotions qui émergent avant leur mise en mots
Les expériences, croyances, goûts, ressources et représentations qui construisent l’identité

Les expériences, croyances, goûts, ressources et représentations qui construisent l’identité

Explication

La fonction Personnalité rassemble les éléments biographiques et représentatifs qui participent à l’identité et à l’image de soi. Les besoins émergents appartiennent au Ça, les choix de contact au Je, et les frustrations peuvent contribuer au développement de croyances limitantes sans définir la Personnalité.

35. Pourquoi deux personnes peuvent-elles ressentir des émotions différentes face à une même circonstance ?

Parce que les émotions apparaissent avant toute interprétation personnelle
Parce qu’elles peuvent interpréter différemment cette circonstance
Parce que les pensées décrivent toujours fidèlement la réalité
Parce que les circonstances déterminent directement la même émotion

Parce qu’elles peuvent interpréter différemment cette circonstance

Explication

Une pensée constitue une interprétation de la réalité, et les émotions dépendent notamment de cette interprétation. L’idée selon laquelle la circonstance produirait directement la même émotion néglige le rôle des pensées.

36. Quelle démarche permet de se désidentifier d’une pensée qui suscite une émotion intense ?

La demander à l’autre de confirmer l’interprétation avant de l’observer soi-même
La considérer comme une vérité personnelle afin de protéger son point de vue
La reconnaître, envisager qu’elle puisse être fausse et vérifier son interprétation
La remplacer rapidement par une pensée opposée sans examiner la situation

La reconnaître, envisager qu’elle puisse être fausse et vérifier son interprétation

Explication

La désidentification consiste à observer une pensée comme une interprétation, à admettre qu’elle puisse être erronée et à la confronter à l’échange. La prendre pour une vérité revient au contraire à s’y identifier.

37. Comment définir une croyance à propos de soi, des autres ou du monde ?

Une pensée tenue pour vraie, même si elle peut être fausse ou partielle
Une émotion passagère provoquée par une circonstance extérieure particulière
Une réaction comportementale produite par une situation difficile à modifier
Une observation vérifiée qui correspond nécessairement à une réalité complète

Une pensée tenue pour vraie, même si elle peut être fausse ou partielle

Explication

Une croyance est une pensée que l’on considère comme vraie, sans que cette conviction garantisse son exactitude ou sa complétude. Une observation vérifiée ne correspond donc pas à la définition générale d’une croyance.

38. Après une décision ancienne dont les conséquences sont encore présentes, sur quoi une personne peut-elle exercer sa responsabilité actuelle ?

Sur la décision passée afin d’en modifier directement les conséquences
Sur son état intérieur et sa manière de réagir à la situation
Sur les événements extérieurs pour empêcher leur évolution ultérieure
Sur les réactions des autres afin d’obtenir une issue plus favorable

Sur son état intérieur et sa manière de réagir à la situation

Explication

La responsabilité porte sur le choix de son état intérieur et de sa réaction, même lorsqu’un événement ou un choix ancien ne peut plus être contrôlé. Modifier directement la décision passée dépasse la possibilité d’action actuelle.

39. Lequel de ces éléments appartient à la zone d’influence d’une personne ?

Le déroulement imprévisible d’une crise dans son environnement extérieur
La façon dont elle observe ses pensées et régule son état intérieur
La décision prise autrefois par une autre personne à son sujet
L’opinion spontanée d’un collègue sur ses compétences professionnelles

La façon dont elle observe ses pensées et régule son état intérieur

Explication

La zone d’influence regroupe ce sur quoi la personne peut agir directement, notamment ses pensées, ses émotions et son état intérieur. Les décisions, événements ou opinions d’autrui relèvent plutôt de ce qu’elle ne contrôle pas directement.

40. Quelle chaîne décrit correctement le passage des pensées à l’expression dans l’environnement ?

L’environnement détermine les réactions, qui construisent les pensées puis l’état intérieur
Les pensées génèrent des émotions, qui contribuent à l’état intérieur influençant l’expression
Les émotions produisent les pensées, qui modifient ensuite directement les événements extérieurs
L’état intérieur crée les pensées, qui suppriment les émotions avant toute expression

Les pensées génèrent des émotions, qui contribuent à l’état intérieur influençant l’expression

Explication

Le processus suit une chaîne dans laquelle les pensées génèrent des émotions, les émotions contribuent à l’état intérieur et celui-ci influence ce qui est exprimé. Les autres propositions inversent ou déforment l’ordre des relations.

41. Quelle distinction décrit correctement l’amour inconditionnel et le soutien conditionnel envers un enfant ?

L’amour dépend de ses actes, tandis que le soutien concerne son être indépendamment de ceux-ci
L’amour porte sur ses résultats, tandis que le soutien exprime une acceptation générale de son être
L’amour et le soutien concernent tous deux la réussite observable de ses comportements
L’amour concerne son être, tandis que le soutien peut dépendre de ses comportements

L’amour concerne son être, tandis que le soutien peut dépendre de ses comportements

Explication

L’amour inconditionnel s’adresse à l’être de l’enfant, alors que le soutien conditionnel peut être accordé en fonction de ses comportements et de ses actes. Confondre ces deux dimensions revient à faire dépendre l’amour de la conduite.

42. De quelles dimensions l’estime de soi résulte-t-elle ?

De l’apparence physique, des compétences acquises et de l’approbation familiale
De l’identité objective, du regard subjectif sur soi et de l’amour de soi
De la maîtrise émotionnelle, de la popularité et de la réussite professionnelle
De la réputation sociale, des réussites visibles et de la comparaison avec autrui

De l’identité objective, du regard subjectif sur soi et de l’amour de soi

Explication

L’estime de soi se construit dans la tension entre ce que l’on est objectivement, le regard que l’on porte sur soi et l’amour que l’on se porte. Les autres ensembles regroupent des facteurs possibles, mais ils ne définissent pas cette structure.

43. Une personne reconnaît qu’elle a mal agi, mais continue à se considérer digne d’amour : quelle distinction cela illustre-t-il ?

L’amour de soi évalue ses comportements, tandis que l’appréciation protège son identité
L’amour de soi dépend de ses actes, tandis que l’appréciation concerne sa valeur personnelle
L’amour de soi et l’appréciation désignent deux jugements identiques sur sa personne
L’amour de soi concerne son être, tandis que l’appréciation porte sur ses actes

L’amour de soi concerne son être, tandis que l’appréciation porte sur ses actes

Explication

L’amour de soi permet de s’aimer en tant qu’être malgré des comportements inadaptés, tandis que l’appréciation évalue les faits et les comportements. Assimiler l’amour de soi à l’évaluation des actes confond ces deux niveaux.

44. Quelle association entre les formes d’estime de soi et leur caractéristique est correcte ?

L’estime métabolisée renvoie à l’insignifiance, tandis que l’hyper-estime renvoie au respect de soi
L’hyper-estime renvoie à l’intégration d’un enjeu, tandis que l’hypo-estime renvoie à la supériorité
L’hypo-estime renvoie à l’insignifiance, tandis que l’hyper-estime renvoie à la supériorité
L’hypo-estime renvoie à la supériorité, tandis que l’hyper-estime renvoie à l’insignifiance

L’hypo-estime renvoie à l’insignifiance, tandis que l’hyper-estime renvoie à la supériorité

Explication

Les trois formes distinguent l’estime métabolisée, l’hypo-estime associée au sentiment d’insignifiance et l’hyper-estime associée au sentiment de supériorité. Les autres associations inversent ou attribuent incorrectement ces caractéristiques.

45. Quelle distinction décrit correctement les facteurs de risque et les facteurs de résilience chez l’enfant ?

Les premiers renforcent les ressources, tandis que les seconds augmentent l’exposition aux difficultés.
Les premiers apparaissent après une difficulté, tandis que les seconds la rendent nécessairement prévisible.
Les premiers exposent aux difficultés, tandis que les seconds soutiennent la capacité d’y résister.
Les premiers concernent le tempérament, tandis que les seconds concernent les acquisitions sociales.

Les premiers exposent aux difficultés, tandis que les seconds soutiennent la capacité d’y résister.

Explication

Les facteurs de risque constituent des obstacles potentiels, alors que les facteurs de résilience apportent un soutien permettant à l’enfant de développer ses ressources. Confondre ces catégories revient à attribuer aux facteurs de résilience un rôle aggravant qu’ils n’ont pas.

46. Laquelle de ces situations représente un facteur de risque pour l’estime de soi d’un enfant ?

Un parent souligne les progrès de l’enfant même lorsque la réussite reste partielle.
Un parent compare régulièrement l’enfant à ses camarades pour évaluer ses résultats.
Un parent accueille l’émotion de l’enfant avant de l’aider à comprendre la situation.
Un parent pose une limite claire tout en maintenant une relation sécurisante.

Un parent compare régulièrement l’enfant à ses camarades pour évaluer ses résultats.

Explication

La comparaison parentale fait partie des facteurs susceptibles de fragiliser l’estime de soi, avec les critiques non bienveillantes et le rejet des émotions. Les autres situations décrivent plutôt des attitudes de soutien ou de structuration.

47. Que peut-on envisager lorsque les facteurs de risque sont nettement plus nombreux ou plus puissants que les facteurs de résilience ?

Une évolution déterminée par le tempérament.
L’apparition possible d’un trouble.
La formation probable d’un simple trait.
Un équilibre dont l’effet dépend des facteurs.

L’apparition possible d’un trouble.

Explication

Un écart net en faveur des facteurs de risque peut conduire à l’apparition d’un trouble. Le simple trait correspond plutôt à une légère supériorité des risques, tandis que l’équilibre appelle une analyse de l’impact propre de chaque facteur.

48. Quelle proposition distingue correctement le tempérament du caractère ?

Le tempérament désigne les règles apprises, tandis que le caractère décrit les réactions à la douleur.
Le tempérament renvoie aux sensibilités innées, tandis que le caractère se construit dans les interactions.
Le tempérament se construit dans l’environnement, tandis que le caractère correspond aux sensibilités innées.
Le tempérament résulte des relations familiales, tandis que le caractère précède les expériences vécues.

Le tempérament renvoie aux sensibilités innées, tandis que le caractère se construit dans les interactions.

Explication

Le tempérament correspond aux sensibilités innées, notamment face à la récompense ou à la douleur, tandis que le caractère résulte des acquisitions et de l’environnement. La confusion fréquente consiste à inverser l’origine innée du tempérament et l’origine acquise du caractère.

49. Comment se caractérise un père suffisamment juste dans sa relation avec l’enfant ?

Il évite les limites afin de maintenir une relation sans opposition.
Il pose des limites fermes tout en préservant le lien avec l’enfant.
Il impose le cadre par la peur et réduit les possibilités de négociation.
Il se retire des décisions familiales pour laisser l’enfant développer son autonomie.

Il pose des limites fermes tout en préservant le lien avec l’enfant.

Explication

Le père suffisamment juste sait dire non et réguler son agressivité, mais met le cadre au service du lien. Le recours à la peur et la priorité donnée au cadre sur la relation caractérisent plutôt une figure autoritaire ou tyrannique.

50. Quelle situation correspond à la figure du père effacé ou démissionnaire ?

Il impose des règles rigides et fait respecter l’autorité par la peur.
Il ne prend pas sa place et n’incarne pas suffisamment la sécurité pour l’enfant.
Il ajuste les limites aux besoins de l’enfant tout en restant présent psychiquement.
Il régule son agressivité et maintient le lien malgré les désaccords.

Il ne prend pas sa place et n’incarne pas suffisamment la sécurité pour l’enfant.

Explication

Le père effacé ou démissionnaire ne prend pas suffisamment sa place et peut être absent physiquement ou psychiquement. L’imposition de règles par la peur renvoie plutôt au père autoritaire ou tyrannique.

51. Quels éléments appartiennent au self intégratif ?

Les limites parentales, les émotions accueillies, les progrès et la fierté ajustée.
Le corps-ça, la fonction personnalité, les formes du JE et le JE relié à l’Être.
L’actualisation, l’acceptation, l’appréciation et l’alignement de l’expérience.
Le tempérament, le caractère, les facteurs de risque et les facteurs de résilience.

Le corps-ça, la fonction personnalité, les formes du JE et le JE relié à l’Être.

Explication

Le self intégratif comprend le corps-ça, la fonction personnalité, le JE négatif, le JE positif et le JE aligné intuitif relié à l’Être. Les autres ensembles renvoient respectivement aux facteurs de personnalité, de résilience ou aux étapes du processus des quatre A.

52. Quelle différence oppose le JE positif au JE aligné intuitif ?

Le JE positif choisit après réflexion, tandis que le JE aligné intuitif éprouve une évidence sans décider.
Le JE positif agit par intuition, tandis que le JE aligné intuitif compare plusieurs possibilités avant de choisir.
Le JE positif accueille les émotions, tandis que le JE aligné intuitif identifie les croyances présentes.
Le JE positif impose une règle, tandis que le JE aligné intuitif maintient le lien malgré cette règle.

Le JE positif choisit après réflexion, tandis que le JE aligné intuitif éprouve une évidence sans décider.

Explication

Le JE positif délibère avant de choisir, alors que le JE aligné intuitif ne décide pas au sens délibératif et sait avec une certitude vécue comme évidente. Les autres propositions attribuent à ces deux instances des fonctions qui relèvent d’autres notions.

53. Dans quel ordre se déroulent les quatre étapes du processus d’alignement ?

Appréciation, alignement, actualisation, puis acceptation.
Alignement, appréciation, acceptation, puis actualisation.
Acceptation, actualisation, alignement, puis appréciation.
Actualisation, acceptation, appréciation, puis alignement.

Actualisation, acceptation, appréciation, puis alignement.

Explication

Le processus suit l’ordre actualisation, acceptation, appréciation et alignement. L’alignement intervient donc après l’exploration de l’expérience, son accueil et l’élargissement du regard.

54. Que fait une personne durant l’étape d’actualisation ?

Elle s’arrête dans le présent pour explorer sensations, émotions, pensées et croyances.
Elle cherche un élément apprécié afin d’élargir son regard sur la situation.
Elle détermine ce qu’elle doit accepter dans l’expérience émotionnelle vécue.
Elle remplace une pensée difficile par une formulation qu’elle juge plus bénéfique.

Elle s’arrête dans le présent pour explorer sensations, émotions, pensées et croyances.

Explication

L’actualisation consiste à observer ce qui est présent dans le self, notamment les sensations corporelles, les émotions, les pensées et les croyances. La recherche d’une pensée plus juste appartient à l’alignement, tandis que l’élément apprécié et l’accueil des émotions relèvent d’étapes différentes.

55. Comment s’effectue l’étape d’alignement dans le processus des quatre A ?

La personne accueille les émotions et repère ce qu’elle doit accepter dans la situation.
La personne reformule une pensée identifiée en une pensée plus juste qu’elle reconnaît comme bénéfique.
La personne s’appuie sur un élément apprécié pour élargir sa vision sans nier le problème.
La personne décrit les sensations corporelles et les croyances présentes dans son expérience.

La personne reformule une pensée identifiée en une pensée plus juste qu’elle reconnaît comme bénéfique.

Explication

L’alignement reprend une pensée déjà identifiée et cherche une formulation plus juste, validée par la personne comme bénéfique. L’exploration du présent relève de l’actualisation, l’accueil des émotions de l’acceptation et l’élargissement du regard de l’appréciation.

56. Que désigne le champ 1 dans le cadre de la pratique thérapeutique ?

Ce qui concerne les expériences d’enfance et d’adolescence du client
Ce qui se déroule ici et maintenant entre le thérapeute et le client
Ce qui s’est déroulé dans les séances précédentes entre le thérapeute et le client
Ce qui concerne la vie adulte du client en dehors de la relation thérapeutique

Ce qui se déroule ici et maintenant entre le thérapeute et le client

Explication

Le champ 1 renvoie à la relation actuelle en séance, en distinguant notamment ce qui est exprimé de l’expérience interne du client. Le champ 4 concerne plutôt les expériences de l’enfance et de l’adolescence.

57. Quelle association entre les champs et les temporalités est correcte ?

Le champ 2 concerne l’enfance et le champ 5 la vie adulte actuelle
Le champ 2 concerne les séances précédentes et le champ 5 les possibilités futures
Le champ 2 concerne les possibilités futures et le champ 5 l’adolescence
Le champ 2 concerne la vie adulte extérieure et le champ 5 les séances précédentes

Le champ 2 concerne les séances précédentes et le champ 5 les possibilités futures

Explication

Le champ 2 porte sur ce qui s’est passé dans les séances précédentes, tandis que le champ 5 concerne les possibilités futures. Le champ 4 est associé à l’enfance et à l’adolescence, ce qui le distingue du champ 5.

58. Un praticien se sent fortement touché par le récit d’un client : quelle conduite est la plus appropriée ?

Prendre de la distance et poursuivre la séance sans reconnaître ce qui se passe
Partager longuement son propre vécu afin de créer une réciprocité
Interpréter immédiatement son émotion comme une information sur le client
Se réguler, respirer, revenir au contact et proposer un reflet empathique

Se réguler, respirer, revenir au contact et proposer un reflet empathique

Explication

Le praticien doit réguler sa propre réaction, revenir au contact et utiliser des reflets empathiques sans confondre son vécu avec celui du client. Partager ou interpréter impulsivement son émotion risque de déplacer l’attention vers lui-même.

59. Dans quel ordre les rôles interviennent-ils pendant un practicum thérapeutique ?

Le client conduit la séance, l’observateur intervient, puis le praticien évalue le client
L’observateur conduit la séance, le praticien observe, puis le client mène le débriefing
Le praticien conduit la séance, le client explore, puis le débriefing a lieu après son départ
Le praticien conduit la séance, l’observateur conseille, puis le client participe au débriefing

Le praticien conduit la séance, le client explore, puis le débriefing a lieu après son départ

Explication

Le praticien conduit la séance, le client explore son contenu et l’observateur reste silencieux avant un débriefing après le départ du client. L’observateur n’intervient donc pas activement pendant la séance.

60. Quelle séquence correspond à la stratégie de consultation ?

Commencer par les besoins profonds, imposer un rythme, puis revenir au motif de consultation
Analyser les relations, proposer une solution, puis vérifier brièvement le comportement observé
Partir du motif, observer la personne, ajuster la séance, puis favoriser progressivement sa conscientisation
Définir un diagnostic, appliquer une méthode fixe, puis demander à la personne de s’y conformer

Partir du motif, observer la personne, ajuster la séance, puis favoriser progressivement sa conscientisation

Explication

La stratégie consiste à partir du motif de consultation, observer l’expression et le comportement, ajuster la séance, puis aider progressivement la personne à conscientiser plusieurs dimensions de son expérience. Une méthode fixe ne respecte pas l’ajustement au contenu et au rythme de la personne.

61. Quelle situation relève principalement de la zone 3 des zones d’influence ?

Une pensée récurrente que la personne peut examiner dans son monde intérieur
Une émotion personnelle que la personne peut observer et moduler progressivement
Un événement réel dont la personne ne peut pas contrôler directement le déroulement
Une difficulté relationnelle que la personne peut travailler avec son interlocuteur

Un événement réel dont la personne ne peut pas contrôler directement le déroulement

Explication

La zone 3 concerne le réel et les événements incontrôlables. Les pensées et émotions relèvent de la zone 1, tandis que la relation à l’autre relève de la zone 2.

62. Une personne veut modifier un événement extérieur qu’elle ne maîtrise pas : sur quoi doit-elle davantage travailler ?

Sur les réactions des autres afin d’obtenir rapidement leur coopération
Sur l’analyse du passé pour rendre l’événement présent plus prévisible
Sur son monde intérieur, notamment ses pensées et ses émotions ajustables
Sur les circonstances extérieures en augmentant la pression exercée

Sur son monde intérieur, notamment ses pensées et ses émotions ajustables

Explication

Plus une personne cherche à changer son environnement en zone 3, plus elle doit travailler sur son monde intérieur en zone 1. Les réactions des autres et les circonstances extérieures ne constituent pas directement son espace d’ajustement.

63. Quelle combinaison caractérise l’attitude parentale optimale ?

Affection conditionnelle, absence de règles, valorisation des réussites et contrôle des émotions
Règles strictes, distance affective, correction des échecs et dépendance à l’autorité
Affection, écoute des besoins, règles claires, soutien des efforts et relation sécurisante
Protection constante, décision à la place de l’enfant, évitement des limites et récompenses fréquentes

Affection, écoute des besoins, règles claires, soutien des efforts et relation sécurisante

Explication

L’attitude parentale optimale associe affection, attention, écoute, règles claires, soutien face aux efforts et aux échecs, ainsi qu’une relation stable et sécurisante. Elle ne se réduit ni à la protection ni à l’absence de cadre.

64. Quelle distinction entre les attitudes maternante et paternaliste est correcte ?

La première soutient la performance, tandis que la seconde accepte les forces et les limites personnelles
La première analyse les pensées, tandis que la seconde explore les expériences corporelles du client
La première impose des limites, tandis que la seconde privilégie l’écoute et la présence affective
La première privilégie l’empathie, tandis que la seconde structure par les limites et la responsabilité

La première privilégie l’empathie, tandis que la seconde structure par les limites et la responsabilité

Explication

L’attitude maternante repose sur la bienveillance, l’écoute, la présence et les reflets empathiques. L’attitude paternaliste apporte un cadrage, des limites et un rappel de la responsabilité.

65. Comment le thérapeute ajuste-t-il généralement sa posture au cours de l’accompagnement ?

Il alterne rapidement entre confrontation et silence pour provoquer une prise de conscience
Il commence avec empathie, puis alterne bienveillance et cadrage pour soutenir la responsabilité
Il commence par cadrer fermement, puis maintient cette position afin de stabiliser la relation
Il reste empathique durant toute la séance sans inviter le client à examiner sa responsabilité

Il commence avec empathie, puis alterne bienveillance et cadrage pour soutenir la responsabilité

Explication

Le thérapeute commence généralement par une position empathique, puis alterne bienveillance et cadrage selon les besoins de la situation. Une posture empathique peut donc être complétée par un rappel ajusté de la responsabilité.

66. Pourquoi la relation thérapeutique joue-t-elle un rôle essentiel dans l’accompagnement ?

Parce qu’elle remplace l’exploration personnelle lorsque le client bénéficie d’un cadre sécurisant
Parce que le client se sent entendu, ce qui favorise l’alliance et peut contribuer à une fonction réparatrice
Parce qu’elle permet au thérapeute de décider plus facilement des comportements à adopter par le client
Parce qu’elle garantit que les difficultés relationnelles disparaîtront dès les premières séances

Parce que le client se sent entendu, ce qui favorise l’alliance et peut contribuer à une fonction réparatrice

Explication

Le fait de se sentir entendu favorise l’alliance thérapeutique et peut donner à la relation une fonction réparatrice. Cette relation soutient le travail, mais elle ne remplace pas l’exploration personnelle et ne garantit pas une disparition rapide des difficultés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Attachement et pratique gestaltiste.

Quelle différence existe entre la Gestalt avec un grand et un petit « g » ?

Le grand « G » désigne la méthode et la théorie, le petit « g » une forme ou expérience.

Avec qui Fritz Perls a-t-il travaillé sur les émotions en 1930 ?

Wilhelm Reich.

En quelle année Fritz Perls est-il arrivé aux États-Unis ?

En 1946.

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Consultez la fiche de révision complète sur Attachement et pratique gestaltiste.

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