QCM : Dynamique affective et performance sportive (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description distingue une émotion d’un état affectif durable ?

Un état durable, peu intense et sans objet précis
Un état bref, intense et dirigé vers un objet précis
Un état bref, peu intense et sans objet précis
Un état durable, intense et dirigé vers un objet précis

Un état bref, intense et dirigé vers un objet précis

Explication

Une émotion est brève, intense et orientée vers un objet précis. L’état durable reprend les caractéristiques d’une humeur, le manque d’intensité modifie la définition, et l’absence d’objet précis écarte également la notion d’émotion.

2. Une personne éprouve depuis plusieurs semaines un malaise diffus sans pouvoir le relier à un objet ou à un événement précis. Comment faut-il classer cet état ?

Un sentiment bref associé à une personne
Une émotion intense dirigée vers un objet
Un état durable qui n’est pas une émotion
Une émotion brève déclenchée par un événement

Un état durable qui n’est pas une émotion

Explication

Un état durable sans objet précis ne répond pas à la définition d’une émotion. Le malaise ressenti ne suffit pas à en faire une émotion, et les autres réponses supposent une brièveté ou un objet précis qui ne sont pas présents.

3. Dans quel courant historique classer une théorie des émotions formulée en 1892 ?

La renaissance
L’âge d’or
L’âge sombre
L’alliance contemporaine

L’âge d’or

Explication

La période de 1879 à 1900 correspond à l’âge d’or, et 1892 s’y situe. L’âge sombre commence en 1900, la renaissance en 1959, tandis que l’alliance est associée à la période contemporaine.

4. Une chercheuse étudie les théories des émotions apparues en 1935. À quelle période historique son sujet appartient-il ?

À la renaissance
À l’alliance contemporaine
À l’âge d’or
À l’âge sombre

À l’âge sombre

Explication

L’âge sombre couvre la période de 1900 à 1959, qui comprend 1935. L’âge d’or se termine en 1900, la renaissance commence en 1959 et l’alliance renvoie à la période actuelle.

5. Quels chercheurs sont cités en 2009 à propos de la recherche sur les émotions ?

James et Gendron
Gendron et Barrett
Darwin et James
Darwin et Barrett

Gendron et Barrett

Explication

La référence de 2009 associe Gendron et Barrett à la recherche sur les émotions. Darwin et James sont cités comme principaux auteurs de l’approche de l’âge d’or; les autres associations mélangent ces noms.

6. Une chercheuse explique que la peur aide à réagir à un danger et favorise ainsi la survie et les interactions. Quelle approche correspond à cette explication ?

La perspective de la variabilité émotionnelle
Le béhaviorisme
L’approche constructionniste des émotions
L’approche basique des émotions

L’approche basique des émotions

Explication

L’approche basique attribue aux émotions une fonction évolutive d’adaptation, notamment pour survivre et interagir. La construction contextuelle relève du constructionnisme, l’observation mesurable du béhaviorisme, et la variation des expressions d’une autre distinction.

7. Une personne aperçoit un prédateur et se met à fuir avant d’avoir consciemment analysé la situation. Quel mécanisme décrit cette réaction dans l’approche basique ?

Un objet déclenche un programme émotionnel biologiquement préparé et une réponse comportementale
Un apprentissage linguistique produit une émotion sans réponse comportementale préparée
Une interprétation consciente construit l’émotion à partir du contexte social
Une observation mesurable de la fuite constitue le programme émotionnel

Un objet déclenche un programme émotionnel biologiquement préparé et une réponse comportementale

Explication

Dans l’approche basique, un objet particulier peut déclencher automatiquement un programme émotionnel biologiquement préparé et une réponse comportementale. L’interprétation consciente et la construction sociale renvoient à d’autres explications, tandis qu’observer une réaction ne constitue pas le mécanisme qui la déclenche.

8. Deux personnes réagissent différemment à une même situation; une chercheuse explique leurs émotions par leur contexte social, leur langage, leur corps et leurs expériences. Quelle théorie soutient cette explication ?

Le constructionnisme
La théorie des expressions faciales fixes
L’approche basique des émotions
Le béhaviorisme

Le constructionnisme

Explication

Le constructionnisme explique les émotions par des facteurs sociaux, linguistiques, corporels et expérientiels, plutôt que par un programme cérébral distinct pour chaque émotion. Le programme préparé correspond à l’approche basique; le béhaviorisme privilégie les phénomènes mesurables, et les expressions prédéterminées ne rendent pas compte de cette explication contextuelle.

9. Une équipe veut étudier la psychologie en ne retenant que des phénomènes observables et mesurables, puis en examinant ce qui précède et suit un comportement. Quelle approche adopte-t-elle ?

Le constructionnisme
Le modèle de Russell
Le béhaviorisme
L’approche basique des émotions

Le béhaviorisme

Explication

Le béhaviorisme cherche à fonder la psychologie sur des phénomènes objectivement observables et mesurables, en étudiant les antécédents et les conséquences. Le constructionnisme met l’accent sur le contexte, l’approche basique sur des programmes émotionnels préparés, et Russell propose une méthode de placement du ressenti.

10. Dans une étude, plusieurs personnes disent ressentir de la colère, mais leurs réactions diffèrent selon leur situation et leur histoire. Quelle interprétation correspond à la perspective constructionniste ?

Des réponses différentes prouvent que les personnes ne peuvent partager aucune catégorie émotionnelle
Une même catégorie émotionnelle impose une réponse identique à toutes les personnes
Une même catégorie émotionnelle peut s’exprimer différemment selon les personnes et les situations
Chaque catégorie émotionnelle déclenche un programme fixe indépendant de la situation

Une même catégorie émotionnelle peut s’exprimer différemment selon les personnes et les situations

Explication

Dans la perspective constructionniste, une même catégorie émotionnelle peut s’exprimer par des réponses différentes selon les individus et les situations. Une réponse identique ou un programme fixe correspond à une conception rigide, tandis que la variation n’implique pas l’absence de catégories partagées.

11. Quelle définition de l’émotion correspond à celle proposée par Lazarus ?

Une préparation comportementale organisée en réponse aux exigences de l’environnement
Une évaluation continue de l’importance de l’environnement pour l’individu
Une modification corporelle indépendante des relations de l’individu à l’environnement
Une réaction psychophysiologique organisée en rapport avec les relations de l’individu à l’environnement

Une réaction psychophysiologique organisée en rapport avec les relations de l’individu à l’environnement

Explication

Pour Lazarus, une émotion est une réaction psychophysiologique organisée en rapport avec les relations permanentes de l’individu à l’environnement, souvent interpersonnelles ou sociales. L’évaluation de la situation désigne l’appraisal; une réaction corporelle isolée omet le caractère organisé et relationnel; la préparation à agir ne suffit pas à définir l’émotion.

12. Une personne juge qu’une compétition est importante et qu’elle la concerne, puis examine ses ressources pour y faire face, qui est responsable et ce qui pourrait arriver ensuite. Comment ces évaluations se répartissent-elles dans l’appraisal ?

L’importance et les attentes futures relèvent de l’évaluation primaire; les ressources, l’implication et le blâme relèvent de la secondaire
Les ressources et le blâme relèvent de l’évaluation primaire; l’importance, l’implication et les attentes futures relèvent de la secondaire
L’importance et l’implication relèvent de l’évaluation primaire; les ressources, le blâme ou crédit et les attentes futures relèvent de la secondaire
L’implication et le blâme relèvent de l’évaluation primaire; l’importance, les ressources et les attentes futures relèvent de la secondaire

L’importance et l’implication relèvent de l’évaluation primaire; les ressources, le blâme ou crédit et les attentes futures relèvent de la secondaire

Explication

L’évaluation primaire porte sur l’importance de la situation et l’implication de la personne; l’évaluation secondaire examine les ressources de coping, le blâme ou le crédit et les attentes futures. L’inversion des deux évaluations confond leurs fonctions; placer blâme et attentes dans l’évaluation primaire les attribue au mauvais processus; placer importance et implication dans la secondaire fait l’erreur inverse.

13. En construisant une roue des émotions selon Plutchik, quelle organisation faut-il représenter au centre ?

Des variations composites, avec des oppositions et des gradations d’intensité
Huit émotions centrales, sans oppositions ni gradations d’intensité
Des variations composites, sans oppositions ni gradations d’intensité
Huit émotions centrales, avec des oppositions et des gradations d’intensité

Huit émotions centrales, avec des oppositions et des gradations d’intensité

Explication

La roue de Plutchik place huit émotions au centre et représente leurs oppositions ainsi que des gradations d’intensité. Les variations composites, comme la nostalgie, ne remplacent pas les émotions centrales; supprimer les oppositions omet un élément de la roue; supprimer les gradations confond l’organisation centrale avec une représentation sans intensité.

14. Une athlète ressent une émotion forte et envisage une action qui pourrait soit l’aider à s’adapter, soit aggraver la situation. Quelle conclusion correspond au rôle des émotions fortes ?

Elle éprouve une émotion forte, mais celle-ci ne peut orienter son action
Elle peut être poussée à agir, et cette tendance peut être fonctionnelle ou dysfonctionnelle
Elle peut être poussée à agir, et cette tendance est nécessairement fonctionnelle
Elle peut être poussée à agir, et cette tendance est nécessairement dysfonctionnelle

Elle peut être poussée à agir, et cette tendance peut être fonctionnelle ou dysfonctionnelle

Explication

Les émotions fortes peuvent pousser l’individu à agir, et leur tendance à l’action peut être fonctionnelle ou dysfonctionnelle selon ses effets. Dire qu’elle est nécessairement fonctionnelle ou nécessairement dysfonctionnelle impose une issue unique; nier qu’elle puisse orienter l’action confond l’émotion forte avec une absence de tendance à agir.

15. Dans une équipe, Léa se sent fortement liée à son groupe et juge la crédibilité de ses membres ainsi que celle d’une équipe rivale. Quel effet de son identité sociale est le plus probable ?

Elle évalue les deux équipes sans que son appartenance influence son jugement.
Elle ressent de la confiance envers les deux équipes en fonction de leur proximité.
Elle tend à faire davantage confiance aux membres de son groupe et à se méfier davantage de l’autre équipe.
Elle fait davantage confiance à l’équipe rivale qu’aux membres de son propre groupe.

Elle tend à faire davantage confiance aux membres de son groupe et à se méfier davantage de l’autre équipe.

Explication

Quand l’appartenance à un groupe est importante pour soi, elle peut accroître la confiance envers ses membres et la méfiance envers les autres groupes. Une évaluation purement individuelle néglige cet effet, tandis qu’une confiance supérieure envers le groupe extérieur inverse la tendance décrite.

16. Après avoir bien joué une finale, Samir est fier de sa performance, mais triste parce que son équipe a perdu. Quelle interprétation de ses émotions convient ?

La tristesse liée à la défaite exclut la joie liée à sa performance.
La joie liée à sa performance implique qu’il soit satisfait du résultat collectif.
La tristesse liée à la défaite indique que sa performance personnelle était mauvaise.
La joie liée à sa performance et la tristesse liée à la défaite peuvent coexister.

La joie liée à sa performance et la tristesse liée à la défaite peuvent coexister.

Explication

Une même situation peut susciter simultanément des émotions différentes, comme la joie d’avoir bien joué et la tristesse d’avoir perdu. L’idée d’une émotion unique confond les deux aspects de l’expérience, et la défaite ne détermine pas à elle seule l’évaluation de la performance individuelle.

17. Avant une compétition, une joueuse pense que son objectif est menacé et qu’elle ne dispose pas des ressources nécessaires pour y faire face. Quelle expérience correspond à cette évaluation ?

Une réaction d’homéostasie sans interprétation de la menace pour ses buts.
Une activation somatique dépourvue de pensées sur ses capacités à faire face.
Un stress défini par la seule réponse psychophysiologique de l’organisme.
Une anxiété liée à des buts menacés et à un coping perçu comme faible.

Une anxiété liée à des buts menacés et à un coping perçu comme faible.

Explication

L’anxiété est une émotion issue de l’évaluation cognitive de buts menacés et d’un potentiel de coping perçu comme faible. La réponse psychophysiologique correspond au stress, tandis qu’une activation corporelle seule ne rend pas compte de cette évaluation.

18. Lors d’un effort inhabituel, le corps d’un athlète réagit pour répondre à une demande et maintenir son équilibre interne. Comment désigne-t-on cette réaction ?

Le stress, réaction psychophysiologique face à une demande ou à un déséquilibre de l’homéostasie.
L’anxiété, émotion produite par l’évaluation cognitive de buts menacés.
L’anxiété somatique, évaluation d’un potentiel de coping jugé faible.
L’anxiété cognitive, ensemble de pensées négatives concernant la situation.

Le stress, réaction psychophysiologique face à une demande ou à un déséquilibre de l’homéostasie.

Explication

Le stress est une réaction psychophysiologique de l’organisme face à une demande imposée ou à un déséquilibre de l’homéostasie. L’anxiété relève d’une évaluation cognitive, et ses dimensions cognitive et somatique ne se confondent pas avec la définition générale du stress.

19. Avant une épreuve, Hugo rumine des pensées d’échec, tandis que Nora remarque surtout une accélération de son rythme cardiaque. Quelle distinction s’applique à leurs symptômes ?

Hugo manifeste une anxiété liée au coping et Nora une émotion sans activation.
Hugo manifeste une anxiété somatique et Nora une anxiété cognitive.
Hugo manifeste du stress physiologique et Nora une anxiété cognitive.
Hugo manifeste une anxiété cognitive et Nora une anxiété somatique.

Hugo manifeste une anxiété cognitive et Nora une anxiété somatique.

Explication

L’anxiété cognitive concerne les pensées négatives, tandis que l’anxiété somatique concerne l’activation physiologique. L’inversion des deux dimensions attribue à tort les ruminations au corps et l’accélération cardiaque aux pensées.

20. Quelle relation entre activation et performance caractérise la loi du U inversé de Yerkes-Dodson ?

La performance atteint un optimum à un niveau intermédiaire d’activation.
La performance augmente à mesure que l’activation augmente.
La performance optimale dépend du sport pratiqué, sans niveau intermédiaire.
La performance est maximale lorsque l’activation est minimale.

La performance atteint un optimum à un niveau intermédiaire d’activation.

Explication

La loi du U inversé prévoit un optimum intermédiaire d’activation, même si ce modèle est jugé trop simple. La hausse continue confond cette loi avec la théorie des pulsions, l’activation minimale inverse le modèle, et la différence entre les sports renvoie à l’hypothèse d’Oxendine.

21. Deux athlètes pratiquent le même sport, mais leurs niveaux d’activation optimaux diffèrent. Quelle interprétation correspond à la ZOF de Hanin ?

La différence révèle une chute liée à une forte anxiété cognitive.
La zone optimale d’activation est propre à chaque athlète.
La zone optimale d’activation est déterminée par le sport pratiqué.
La performance augmente continuellement avec l’activation de chacun.

La zone optimale d’activation est propre à chaque athlète.

Explication

La ZOF de Hanin situe la zone optimale d’activation propre à chaque individu, et non à chaque sport. L’attribution au sport confond la ZOF avec l’hypothèse d’Oxendine, la hausse continue évoque la théorie des pulsions, et la chute brutale relève de la théorie de la catastrophe.

22. Un athlète présente une activation élevée et une anxiété cognitive importante; quelle évolution de performance prévoit la théorie de la catastrophe ?

Une baisse progressive après un optimum intermédiaire.
Une amélioration continue de la performance.
Une chute brutale de la performance.
Un déplacement de la zone optimale selon le sport.

Une chute brutale de la performance.

Explication

La théorie de la catastrophe prévoit qu’une activation élevée associée à une anxiété cognitive élevée peut provoquer une chute brutale de performance. L’amélioration continue correspond aux pulsions, l’optimum intermédiaire au U inversé, et le déplacement selon le sport à l’hypothèse d’Oxendine.

23. Quel est l’objectif de l’IZOF proposée par Hanin ?

Mesurer l’activation et la performance à différents moments.
Établir un profil général des états d’humeur de la personne.
Identifier les affects présents lorsque la personne performe.
Repérer les émotions désagréables associées à la compétition.

Identifier les affects présents lorsque la personne performe.

Explication

L’IZOF vise à identifier les affects présents lorsque la personne est performante. La mesure répétée de l’activation et de la performance est une méthode de détermination d’une zone optimale, le profil général renvoie à une autre approche, et le repérage des seules émotions désagréables réduit indûment les affects étudiés.

24. Une équipe compare les émotions rapportées dans des situations de performance et de non-performance. Quelle démarche permet d’analyser les affects liés à la performance ?

Lister les émotions par situation, fusionner les listes, retirer les doublons, puis repérer les affects les plus discriminants.
Lister les émotions par situation, conserver les doublons, puis retenir les affects les plus fréquents.
Fusionner les listes, retirer les affects répétés, puis privilégier ceux présents dans toutes les situations.
Comparer les listes séparément, puis retenir les affects les moins distinctifs entre les situations.

Lister les émotions par situation, fusionner les listes, retirer les doublons, puis repérer les affects les plus discriminants.

Explication

La démarche consiste à lister les émotions pour chaque situation, fusionner les listes, supprimer les doublons et repérer les affects qui différencient le plus performance et non-performance. Conserver les doublons fausse le regroupement, privilégier les affects communs néglige leur pouvoir discriminant, et analyser séparément les listes omet la comparaison requise.

25. Une équipe analyse une douleur persistante en tenant compte de ses effets physiques, des pensées du sportif et de ses relations avec ses coéquipiers. Quel modèle correspond à cette approche ?

Un modèle biomédical
Le modèle biopsychologique de Blascovich et Tomaka
Un modèle psychologique
Le modèle biopsychosocial

Le modèle biopsychosocial

Explication

Le modèle biopsychosocial met en interaction les dimensions biologique, psychologique et sociale. Le modèle biopsychologique de Blascovich et Tomaka ne comprend pas la dimension sociale, tandis que les réponses biomédicale et psychologique omettent plusieurs dimensions.

26. Quel modèle de Jones et ses collègues, publié en 2009, conceptualise les états de menace et de défi dans des situations d’accomplissement motivées ?

Le modèle biopsychosocial de Blascovich et Tomaka
Le Profile of Emotional Competence
Le modèle de coping de Lazarus et Folkman
La Theory of Threat / Challenge States in Athletes

La Theory of Threat / Challenge States in Athletes

Explication

Jones et ses collègues ont proposé en 2009 la Theory of Threat / Challenge States in Athletes pour conceptualiser la menace et le défi dans les situations d’accomplissement motivées. Blascovich et Tomaka sont associés au modèle biopsychologique, Lazarus et Folkman aux travaux sur le coping, et le Profile of Emotional Competence à Brasseur et ses collègues.

27. Une sportive apprend à reconnaître et à nommer ses émotions avant de travailler sur leur compréhension et leur régulation. Pourquoi cette étape initiale est-elle importante ?

Elle permet de mobiliser les autres compétences émotionnelles.
Elle permet d’exprimer correctement chaque émotion en groupe.
Elle permet de maîtriser directement l’intensité des émotions.
Elle permet de comprendre les causes sans repérer l’émotion.

Elle permet de mobiliser les autres compétences émotionnelles.

Explication

L’identification constitue la base des autres compétences émotionnelles, car elle permet de les mobiliser. La régulation concerne la gestion de l’émotion, l’expression sa manière de la manifester, et la compréhension l’examen de ses causes et conséquences.

28. Un joueur ressent légitimement de la colère après une erreur, mais insulte ses coéquipiers pendant le match. Quelle distinction aide le mieux l’entraîneur à analyser la situation ?

Le ressenti peut être légitime alors que son expression est inadaptée au collectif.
Le ressenti est inadapté dès que son expression perturbe le collectif.
L’identification est inadaptée dès que l’émotion est exprimée aux coéquipiers.
La régulation exige que le joueur ne ressente plus de colère.

Le ressenti peut être légitime alors que son expression est inadaptée au collectif.

Explication

La légitimité du ressenti n’implique pas que toute manière de l’exprimer convienne au contexte collectif. Assimiler ressenti et expression efface cette distinction, confondre expression et identification mélange deux compétences, et la régulation ne signifie pas nécessairement supprimer l’émotion.

29. Face à des demandes professionnelles qui dépassent ses ressources, quelle description correspond au coping ?

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants pour maîtriser ces demandes
Une réaction émotionnelle ponctuelle visant à réduire le stress ressenti
Une évaluation des ressources disponibles sans effort pour agir
Des processus qui influencent les émotions ressenties et leur expression

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants pour maîtriser ces demandes

Explication

Le coping désigne des efforts cognitifs et comportementaux qui évoluent pour gérer des demandes excédant les ressources de la personne. La régulation des émotions concerne l’influence exercée sur les émotions, la réaction ponctuelle confond effort et émotion, et l’évaluation seule ne constitue pas le coping.

30. Après une erreur décisive, une joueuse cherche d’abord à corriger son placement pour éviter qu’elle se reproduise, puis à apaiser sa frustration : à quoi correspondent ces deux démarches ?

Coping centré sur le problème, puis coping centré sur l’émotion
Coping centré sur le problème, puis coping centré sur le problème
Coping centré sur l’émotion, puis coping centré sur le problème
Coping centré sur l’émotion, puis coping centré sur l’émotion

Coping centré sur le problème, puis coping centré sur l’émotion

Explication

Corriger le placement vise la source du problème, tandis qu’apaiser la frustration vise ses conséquences émotionnelles. L’inversion des cibles confond les deux formes; classer les deux démarches dans une même forme néglige leur différence.

31. Un athlète ne peut pas éviter une compétition stressante et choisit de se concentrer sur les consignes de son entraîneur plutôt que sur le bruit du public : quelle stratégie de régulation émotionnelle utilise-t-il ?

La modification de la situation
La focalisation de l’attention
Le changement cognitif
La sélection de la situation

La focalisation de l’attention

Explication

Porter son attention sur les consignes plutôt que sur le bruit relève de la focalisation de l’attention. La sélection concerne le choix de s’engager ou non dans une situation, sa modification en transforme les déterminants, et le changement cognitif modifie son interprétation.

32. Une stratégie réduit efficacement l’anxiété d’un athlète avant un match, mais perturbe sa concentration pendant la rencontre : quelle conclusion est la plus juste ?

Son utilité dépend du fait qu’elle relève du coping plutôt que de l’émotion
Son utilité reste identique dès lors qu’elle réduit une émotion désagréable
Son utilité dépend de son efficacité avant le match, malgré ses effets en jeu
Son utilité dépend de ses conséquences et de son adaptation au contexte

Son utilité dépend de ses conséquences et de son adaptation au contexte

Explication

Une stratégie n’est ni bonne ni mauvaise en soi : son utilité s’évalue selon ses conséquences et son adéquation au contexte. Se fier à l’effet immédiat néglige les conséquences en jeu, généraliser à tous les contextes ignore l’adaptation, et opposer coping et émotion ne détermine pas l’utilité.

33. Avant une échéance, plusieurs membres d’une équipe qualifient la fatigue collective de « notre problème » et organisent ensemble une réponse : de quel type de coping s’agit-il ?

Du désengagement collectif
Du coping communal
De la régulation émotionnelle individuelle
Du coping individualiste

Du coping communal

Explication

Le coping communal apparaît lorsque le stresseur est évalué comme un problème partagé et qu’une réponse collaborative est mise en œuvre. Le coping individualiste traite le problème comme celui d’une personne, la régulation individuelle porte sur ses émotions, et le désengagement renvoie à une autre dimension du coping collectif.

34. Quelle dimension Leprince et ses collègues incluent-ils parmi les stratégies de coping collectif ?

L’humour
La régulation collective de l’émotion
Le maintien des relations
La communication

Le maintien des relations

Explication

Leprince et ses collègues identifient le maintien des relations parmi les dimensions du coping collectif. L’humour est présenté comme un remplacement dans des travaux plus récents, la communication est un facteur dont les stratégies dépendent, et la régulation collective de l’émotion est une autre dimension.

35. Après une défaite de son équipe, une personne veut que ses émotions soient davantage liées à ses objectifs personnels qu’aux objectifs du groupe. Quel changement peut-elle consciemment opérer ?

Dissocier ses émotions de tout objectif
Maintenir saillante son identité groupale
Rendre saillante son identité individuelle
Rendre saillante son identité groupale

Rendre saillante son identité individuelle

Explication

Rendre saillante l’identité individuelle oriente l’évaluation des émotions vers les objectifs personnels. L’identité groupale renvoie aux objectifs du groupe, tandis que l’absence de changement ou la dissociation des objectifs ne correspond pas au mécanisme décrit.

36. Dans une expérience, deux personnes reçoivent le même feedback individuel négatif. L’une se sent fortement membre de son groupe, tandis que l’autre évalue la situation à titre personnel. Quelle différence est attendue dans leur réaction émotionnelle ?

Le feedback peut toucher différemment la personne identifiée au groupe
Le feedback déclenche la même réaction chez les deux personnes
La personne évaluant individuellement rapporte ses émotions aux objectifs du groupe
La personne identifiée au groupe rapporte ses émotions à ses objectifs personnels

Le feedback peut toucher différemment la personne identifiée au groupe

Explication

Le niveau d’identité saillant modifie la manière dont la personne se sent concernée par le feedback, de sorte qu’un même retour négatif peut ne pas toucher les deux personnes de la même façon. Une réaction identique néglige cet effet; les deux autres réponses inversent les objectifs associés aux identités groupale et individuelle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Dynamique affective et performance sportive.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Un état bref, intense et dirigé vers un objet précis.

Quelle période correspond à l’âge d’or des théories des émotions ?

De 1879 à 1900.

Quelle période correspond à l’âge sombre des théories des émotions ?

De 1900 à 1959.

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