QCM : Histoire du travail social (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société antique où des croyances religieuses inspirent l’organisation collective, quelles structures apparaissent pour soutenir les personnes vulnérables ?

Des réseaux familiaux sans lieux d’accueil collectifs
Des hôpitaux et des lieux d’asile pour les personnes démunies
Des communautés ecclésiales fondées sur l’amour du prochain
Des écoles professionnelles et des services sociaux spécialisés

Des hôpitaux et des lieux d’asile pour les personnes démunies

Explication

Les conceptions religieuses antiques fondent des formes de solidarité, dont les premiers hôpitaux et lieux d’asile pour les enfants abandonnés et les adultes sans ressources. Les communautés ecclésiales relèvent de l’avènement du Christ, les écoles professionnelles d’une période bien plus tardive, et l’aide ne se limite pas à la famille.

2. Dans la communauté chrétienne qui se constitue avec l’avènement du Christ, quel principe devient une base de l’Église et inspire l’aide aux autres ?

La protection religieuse, associée aux hôpitaux et aux lieux d’asile
La transmission de connaissances, associée à des pistes d’intervention
L’amour du prochain, associé à l’aide, à l’entraide et à la bienfaisance
La réglementation publique, associée à la création de diplômes sociaux

L’amour du prochain, associé à l’aide, à l’entraide et à la bienfaisance

Explication

Avec l’avènement du Christ, l’amour du prochain devient une base de l’Église et l’aide, l’entraide et la bienfaisance deviennent des principes majeurs. Les hôpitaux et lieux d’asile sont associés aux civilisations antiques, tandis que la transmission de connaissances et les diplômes relèvent de la professionnalisation.

3. Une équipe retrace les étapes de la formation des assistants de service social et doit situer la création du diplôme d’État correspondant. Quelle date doit-elle retenir ?

1932
1938
1949
Entre 1967 et 1980

1938

Explication

Le diplôme d’État d’assistant de service social (DEASS) est créé en 1938. 1949 correspond au diplôme de travailleuse familiale, la période 1967-1980 à sept nouveaux diplômes et 1932 à un brevet de capacité professionnelle.

4. Une responsable prépare la formation de futures travailleuses sociales et veut dépasser les seules qualités personnelles et institutionnelles. Quel apport des sciences sociales doit-elle intégrer ?

De nouveaux diplômes à créer pour chaque domaine d’intervention
Des règles institutionnelles à transmettre comme fondement de l’intervention
Des connaissances et des pistes d’intervention à transmettre aux futures professionnelles
Des qualités relationnelles spontanées à privilégier dans les interventions

Des connaissances et des pistes d’intervention à transmettre aux futures professionnelles

Explication

Les sciences sociales fournissent aux professionnels des connaissances et des pistes d’intervention à transmettre aux futures professionnelles, au-delà de la vocation, de l’institution et de l’instinct relationnel. La vocation et les règles institutionnelles ne remplacent pas cet apport, et la création de diplômes est un autre aspect de la professionnalisation.

5. Entre 1950 et 1980, quelle évolution caractérise les domaines d’intervention du travail social et les besoins en personnel ?

Les domaines se développent fortement et requièrent moins de travailleurs sociaux.
Les domaines se développent fortement et requièrent davantage de travailleurs sociaux.
Les domaines se rétrécissent fortement et requièrent davantage de travailleurs sociaux.
Les domaines restent stables et requièrent davantage de travailleurs sociaux.

Les domaines se développent fortement et requièrent davantage de travailleurs sociaux.

Explication

L’élargissement marqué des domaines d’intervention entre 1950 et 1980 entraîne une demande croissante de travailleurs sociaux. Le rétrécissement inverse l’évolution, la baisse des effectifs inverse le besoin, et la stabilité nie le développement constaté.

6. Un département met en place la coordination prévue par la loi du 4 août 1950. Quelle tâche relève notamment de son comité de liaison et de coordination ?

Créer un service social unique dans chaque département et en désigner les responsables.
Délimiter les circonscriptions selon le nombre d’habitants et organiser leur gestion.
Assurer la protection médico-sociale de la maternité, de l’enfance et de l’adolescence.
Gérer un fichier central des familles suivies et assurer une veille législative.

Gérer un fichier central des familles suivies et assurer une veille législative.

Explication

La loi de 1950 confie notamment au comité la gestion d’un fichier central des familles suivies et la veille législative. Le découpage en circonscriptions relève de l’organisation territoriale, la protection médico-sociale est précisée en 1965, et le service social unique est lié à la circulaire de 1964.

7. Un service départemental répartit les missions prévues par la circulaire du 26 mars 1965. Laquelle correspond à cette circulaire ?

Découper le département en territoires de 40 000 à 50 000 habitants et coordonner leur gestion.
Centraliser les dossiers des familles suivies, tenir une veille législative et coordonner les services.
Protéger la maternité, l’enfance et l’adolescence, accompagner les familles et contribuer à la formation.
Créer les directions départementales et affecter un service social unique à chaque département.

Protéger la maternité, l’enfance et l’adolescence, accompagner les familles et contribuer à la formation.

Explication

La circulaire de 1965 confie aux services départementaux la protection médico-sociale et sociale de la maternité, de l’enfance et de l’adolescence, ainsi que l’accompagnement familial et la formation. Le fichier central relève de 1950, la création des directions de 1964 et le découpage territorial d’une autre mesure d’organisation.

8. Que révèlent certaines archives professionnelles sur les propos employés par des travailleurs sociaux envers les familles ?

Des propos jugeants et moralisateurs laissant peu d’espoir de réhabilitation.
Des propos valorisants et encourageants présentant les familles comme réhabilitées.
Des propos confiants et optimistes accordant une large place à la réhabilitation.
Des propos neutres et descriptifs évitant de porter un jugement sur les familles.

Des propos jugeants et moralisateurs laissant peu d’espoir de réhabilitation.

Explication

Les archives montrent que certains écrits étaient jugeants et moralisateurs, avec peu de place accordée à l’espoir de réhabilitation. La valorisation, l’optimisme et la neutralité décrivent des attitudes différentes de celles relevées.

9. En étudiant des rapports professionnels d’une époque, une chercheuse constate que les normes sociales dominantes transparaissent dans les écrits sur les familles. Quelle interprétation rend compte du rôle de contrôle social des travailleurs sociaux ?

Les écrits reflètent les normes de leur époque, et le contrôle social façonne le rapport aux familles.
Le contrôle social demeure sans effet sur la manière dont les travailleurs abordent les familles.
Les écrits expriment des normes intemporelles, sans rapport avec le contexte de leur époque.
Les écrits se limitent à des observations neutres, indépendantes des normes de l’époque.

Les écrits reflètent les normes de leur époque, et le contrôle social façonne le rapport aux familles.

Explication

Les écrits professionnels reflètent les normes dominantes de leur époque, tandis que la fonction de contrôle social influence le rapport des travailleurs sociaux aux familles. L’interprétation neutre efface ce lien, l’absence d’effet nie cette influence et l’idée de normes intemporelles néglige leur ancrage historique.

10. Une association héberge des personnes âgées et mène durablement des actions médico-sociales : à quelle catégorie la loi du 30 juin 1975 la rattache-t-elle ?

Aux établissements réservés aux personnes handicapées
Aux organismes d’hébergement relevant du secteur privé
Aux services sanitaires publics chargés des soins
Aux organismes sociaux ou médico-sociaux publics ou privés

Aux organismes sociaux ou médico-sociaux publics ou privés

Explication

La loi inclut les organismes publics comme privés qui conduisent durablement des actions sociales ou médico-sociales, notamment l’hébergement de personnes âgées. La restriction aux organismes publics, la réduction aux soins et la limitation au handicap ne correspondent pas à cette définition.

11. Quels droits fondamentaux la loi d’orientation du 30 juin 1975 affirme-t-elle en faveur des personnes handicapées ?

La formation, un salaire garanti et l’intégration professionnelle
Le travail, un minimum de ressources et l’intégration scolaire et sociale
Les soins, un emploi garanti et l’hébergement en établissement
Le travail, l’accès aux soins et l’hébergement en établissement

Le travail, un minimum de ressources et l’intégration scolaire et sociale

Explication

La loi affirme le droit au travail, le droit à un minimum de ressources et le droit à l’intégration scolaire et sociale. Les soins, la formation ou l’hébergement sont des domaines liés à l’accompagnement, mais ne remplacent pas ces trois droits.

12. Quelle critique du travail social se développe à la fin des années 1960 chez des intellectuels et des travailleurs sociaux ?

Il est vu comme un dispositif médical qui remplace les institutions sociales
Il est vu comme une formation technique qui entrave le développement des institutions
Il est vu comme une pratique neutre qui protège les usagers de l’ordre social
Il est vu comme un produit bourgeois qui contribue au maintien de l’ordre social

Il est vu comme un produit bourgeois qui contribue au maintien de l’ordre social

Explication

Cette critique associe le travail social à un produit de la bourgeoisie et souligne sa participation au maintien de l’ordre social. La neutralité, la médicalisation et la contestation de la formation ne rendent pas compte de cette critique.

13. Après 1968, une équipe remet en cause des pratiques autoritaires et un établissement replié sur lui-même : quelle évolution de la pensée professionnelle cela illustre-t-il ?

La réaffirmation des institutions fermées comme modèle d’intervention
La contestation des pratiques rigides et des institutions enfermantes
Le renforcement des pratiques autoritaires dans les institutions sociales
L’abandon de l’accompagnement au profit d’une action administrative

La contestation des pratiques rigides et des institutions enfermantes

Explication

Après 1968, de jeunes et nouveaux travailleurs sociaux contestent les pratiques rigides et autoritaires et remettent en question les institutions repliées sur elles-mêmes. Renforcer l’autorité ou l’enfermement inverse cette évolution, tandis que l’abandon de l’accompagnement n’en découle pas.

14. Un service accompagne un jeune dans son cadre de vie, sans le placer dans une institution fermée : à quel type de pratique ce suivi correspond-il ?

À une prise en charge psychiatrique en établissement
À une pratique d’enfermement en institution spécialisée
À une pratique en milieu ouvert, comme l’AEMO
À une intervention administrative en institution fermée

À une pratique en milieu ouvert, comme l’AEMO

Explication

Le milieu ouvert désigne une intervention hors de l’institution fermée, comme l’AEMO ou la prévention spécialisée. Le placement institutionnel, l’hospitalisation et l’intervention en institution fermée relèvent d’un cadre différent.

15. Quel changement majeur les lois du secteur social et médico-social des années 2000 introduisent-elles dans la manière de considérer les personnes accompagnées ?

Le renforcement de leurs droits et de leur participation
Le maintien des décisions entre les mains des professionnels
La priorité accordée à l’évaluation de leurs déficiences
La réorganisation des services autour des établissements

Le renforcement de leurs droits et de leur participation

Explication

Les lois des années 2000 renforcent les droits des personnes accompagnées et leur participation. L’évaluation des déficiences renvoie à l’approche antérieure, tandis que la décision professionnelle maintenue et la réorganisation des établissements ne caractérisent pas ce changement.

16. Une équipe prépare un accompagnement et veut aider une personne à construire sa propre réponse à une difficulté. Quelle démarche correspond à l’approche contemporaine ?

Partir de ses ressources, de ses envies et de ses capacités
Partir des règles du service et fixer son projet
Partir de ses difficultés et choisir la réponse pour elle
Partir de ses déficiences et définir ses objectifs

Partir de ses ressources, de ses envies et de ses capacités

Explication

L’approche contemporaine s’appuie sur les ressources, les envies et les capacités de la personne afin qu’elle construise ses propres réponses. Choisir pour elle, privilégier les règles du service ou partir des déficiences reproduit une logique centrée sur l’institution ou les problèmes.

17. Que désigne la capacité d’agir, aussi appelée empowerment, pour une personne accompagnée ?

La possibilité de participer aux activités de la collectivité
La possibilité de laisser les professionnels définir ses choix
La possibilité d’accéder aux prestations décidées pour elle
La possibilité de participer à ses choix et d’agir sur son destin

La possibilité de participer à ses choix et d’agir sur son destin

Explication

L’empowerment désigne la possibilité pour la personne de participer à ses choix et d’agir sur son propre destin. La décision professionnelle, l’accès aux prestations et la participation à des activités collectives ne définissent pas à eux seuls cette capacité d’agir.

18. Un établissement veut mettre en œuvre la désinstitutionnalisation pour une personne accompagnée. Quelle orientation doit-il privilégier ?

Renforcer l’accompagnement au sein des services de l’établissement
Développer les activités sociales au sein de l’établissement
Orienter vers un autre établissement du secteur spécialisé
Favoriser l’accès au droit commun et l’inclusion dans la vie locale

Favoriser l’accès au droit commun et l’inclusion dans la vie locale

Explication

La désinstitutionnalisation conduit les établissements à intervenir au-delà de leurs murs et à favoriser l’accès au droit commun ainsi que l’inclusion locale. Le recentrage sur les services internes ou les activités de l’établissement maintient une logique centrée sur l’institution.

19. Un patient partage avec son médecin ce qu’il a appris sur sa santé et son parcours de guérison, puis échange avec lui sur sa prise en charge. Quel rôle exerce-t-il ?

Celui de patient expert collaborant avec le médecin
Celui de patient passif suivant les décisions médicales
Celui d’expert d’usage évaluant un dispositif de soins
Celui de patient expert se substituant au médecin

Celui de patient expert collaborant avec le médecin

Explication

Le patient expert mobilise ses connaissances de sa santé et de son parcours, participe activement à sa prise en charge et collabore avec le médecin sans le remplacer. Se substituer au médecin inverse cette relation, tandis que l’expertise d’usage porte sur l’expérience d’un dispositif.

20. Une personne ayant traversé un sevrage transmet ce qu’elle a appris sur les difficultés rencontrées et la gestion d’une rechute. De quel type de connaissances s’agit-il ?

De savoirs issus d’une participation aux politiques publiques
De recommandations médicales formulées par un professionnel
De savoirs expérientiels issus de son parcours
D’expertise d’usage issue d’un dispositif vécu

De savoirs expérientiels issus de son parcours

Explication

Les savoirs expérientiels proviennent du parcours d’une personne pour guérir ou sortir d’un état de vulnérabilité, y compris des étapes du sevrage et de la gestion des rechutes. L’expertise d’usage concerne plutôt l’expérience vécue au sein d’un dispositif et le regard critique porté sur celui-ci.

21. Une personne accompagnée décrit son expérience d’un dispositif social et formule un regard critique sur son fonctionnement. Comment caractériser les savoirs mobilisés ?

Une expertise de patient tirée d’une prise en charge médicale
Une expertise d’usage tirée d’un dispositif vécu
Une participation aux soins tirée d’un échange avec un médecin
Des savoirs expérientiels tirés d’un parcours de guérison

Une expertise d’usage tirée d’un dispositif vécu

Explication

L’expertise d’usage associe les savoirs tirés de l’expérience vécue au sein d’un dispositif au regard critique porté sur celui-ci. Les savoirs expérientiels concernent le parcours de la personne, tandis que le patient expert mobilise ses connaissances de santé et collabore avec un médecin.

22. Dans un service social, une nouvelle procédure impose davantage d’écrits et d’évaluations. Quel est son objectif principal ?

Vérifier les droits des usagers et leur capacité à décider
Réduire le temps consacré à chaque accompagnement
Rendre les pratiques plus transparentes et évaluer l’efficacité des actions
Garantir des résultats rapides pour chaque intervention

Rendre les pratiques plus transparentes et évaluer l’efficacité des actions

Explication

Ces procédures visent à rendre les pratiques plus transparentes et à évaluer l’efficacité des actions. Réduire le temps d’accompagnement, vérifier les droits ou garantir des résultats rapides ne correspond pas à cet objectif.

23. Une équipe doit produire des résultats rapides, mais une personne accompagnée a besoin de temps et d’un climat de confiance. Quel dilemme les travailleurs sociaux peuvent-ils rencontrer ?

Les résultats rapides donnent davantage de temps pour observer et comprendre la situation
Les exigences de résultats rapides risquent d’empiéter sur le temps nécessaire à la relation d’aide
L’observation de la situation permet de satisfaire immédiatement les exigences de résultats
Les procédures administratives renforcent automatiquement la confiance avec la personne

Les exigences de résultats rapides risquent d’empiéter sur le temps nécessaire à la relation d’aide

Explication

La relation d’aide peut nécessiter du temps, de l’observation, de la compréhension et l’instauration d’un climat de confiance, ce qui peut entrer en tension avec l’exigence de résultats rapides. Les résultats rapides ne dégagent pas automatiquement du temps, les procédures ne garantissent pas la confiance et l’observation ne supprime pas cette tension.

24. Une personne accompagnée est informée de ses droits, protégée par la loi et participe aux décisions concernant son projet. À quelle évolution cette situation correspond-elle ?

À l’accélération des interventions imposée par les résultats attendus
Au maintien du travailleur social comme décideur du projet de l’usager
À l’introduction de procédures visant à évaluer l’efficacité des actions
Au renforcement de la place de l’usager par les lois de 2002 et 2005

Au renforcement de la place de l’usager par les lois de 2002 et 2005

Explication

Les lois de 2002 et 2005 renforcent la place d’un usager informé de ses droits, protégé par la loi et acteur de son projet. Les procédures d’évaluation, le pouvoir de décision du professionnel et la pression des résultats rapides relèvent d’autres enjeux.

25. Combien de domaines le travail social distingue-t-il, et lesquels ?

Sept : aide et assistance, éducation spécialisée, accompagnement au domicile, encadrement, animation, médiation familiale et accueil des jeunes enfants
Sept : aide et assistance, éducation spécialisée, encadrement, animation, paramédical, accueil des jeunes enfants et soutien scolaire
Sept : aide et assistance, éducation spécialisée, accompagnement au domicile, médiation familiale, animation, paramédical et accueil des jeunes enfants
Sept : aide et assistance, éducation spécialisée, accompagnement au domicile, encadrement, animation, paramédical et accueil des jeunes enfants

Sept : aide et assistance, éducation spécialisée, accompagnement au domicile, encadrement, animation, paramédical et accueil des jeunes enfants

Explication

La classification comprend l’aide et l’assistance, l’éducation spécialisée, l’accompagnement au domicile, l’encadrement, l’animation, le paramédical et l’accueil des jeunes enfants. La médiation familiale est une profession du domaine de l’aide et de l’assistance, tandis que le soutien scolaire ne figure pas dans cette liste.

26. Un professionnel contribue à l’éducation d’une personne en tenant compte de son handicap ou de sa situation sociale. À quel domaine du travail social cette activité appartient-elle ?

À l’aide et à l’assistance
À l’accompagnement au domicile
À l’éducation spécialisée
À l’accueil des jeunes enfants

À l’éducation spécialisée

Explication

L’éducation spécialisée accompagne l’éducation des personnes en tenant compte de leur handicap ou de leur situation sociale. L’accompagnement au domicile concerne la prise en charge à domicile, l’aide et l’assistance vise notamment l’amélioration des conditions de vie, et l’accueil des jeunes enfants est un autre domaine.

27. À quels phénomènes les origines de la profession d’assistante sociale, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, sont-elles liées ?

À l’industrialisation et au protestantisme social
À l’exode rural et au syndicalisme ouvrier
À l’urbanisation et au féminisme organisé
À l’industrialisation et au catholicisme social

À l’industrialisation et au catholicisme social

Explication

L’émergence de la profession s’inscrit dans le contexte de l’industrialisation et du catholicisme social. Le protestantisme social substitue une autre tradition religieuse, le syndicalisme ouvrier et le féminisme renvoient à d’autres dynamiques.

28. Dans une entreprise du début du XXe siècle, la direction soutient la création d’un service social pour diffuser des règles d’hygiène et prévenir les conflits collectifs. Quelle logique correspond à cette initiative ?

Organiser les revendications collectives pour renforcer les syndicats
Distribuer une aide matérielle, sans agir sur les comportements ouvriers
Éduquer et prévenir, tout en fidélisant et en encadrant la main-d’œuvre
Favoriser l’émancipation politique des ouvriers face au patronat

Éduquer et prévenir, tout en fidélisant et en encadrant la main-d’œuvre

Explication

La classe dominante envisage cette fonction comme un moyen d’éduquer et de prévenir, mais aussi de fidéliser et d’encadrer les travailleurs et de contenir les revendications collectives. L’aide sans encadrement, l’organisation syndicale et l’émancipation politique correspondent à d’autres finalités.

29. Dans un quartier populaire, une assistante sociale enseigne les normes dominantes du foyer, promeut des pratiques sanitaires et cherche à limiter les risques de revendications collectives. Quels premiers rôles réunit cette intervention ?

Éducation, prévention sanitaire et domestique, et contrôle social
Instruction scolaire, surveillance policière et soins hospitaliers
Aide financière, défense juridique et organisation collective
Formation professionnelle, soins curatifs et médiation syndicale

Éducation, prévention sanitaire et domestique, et contrôle social

Explication

Les premiers rôles associent l’éducation de la classe ouvrière selon les normes dominantes, la prévention sanitaire et domestique, et le contrôle social visant à contenir les revendications collectives. La formation professionnelle, les soins curatifs ou la mobilisation syndicale ne décrivent pas cet ensemble.

30. Une résidence sociale inspirée des settlements anglais puis américains souhaite proposer des services typiques de ces lieux. Quel programme est le plus conforme à leur vocation ?

Ateliers professionnels, placement en usine et hébergement ouvrier
Garderie, causeries éducatives, conseils et formation ménagère
Allocations financières, défense juridique et représentation syndicale
Consultations hospitalières, soins spécialisés et hébergement médical

Garderie, causeries éducatives, conseils et formation ménagère

Explication

Les résidences sociales proposent notamment des garderies, des causeries éducatives, des conseils, des travaux à domicile et une formation ménagère. Les soins hospitaliers, le placement en usine et la représentation syndicale ne correspondent pas à ces services.

31. À quelle période les premières écoles de formation sociale ont-elles été créées ?

En 1946
Entre 1907 et 1913
En 1922
En 1917

Entre 1907 et 1913

Explication

Les premières écoles de formation sociale sont créées entre 1907 et 1913. La date de 1917 correspond à l’école des surintendantes, 1922 au brevet d’État infirmier et 1946 à la réglementation de la profession.

32. En quelle année l’État crée-t-il le brevet permettant de porter le titre d’assistante de service social diplômée d’État ?

En 1932
En 1944
En 1938
En 1946

En 1932

Explication

L’État crée ce brevet en 1932. L’année 1938 correspond à la fusion de diplômes, 1944 à la création de l’association nationale et 1946 à la loi réglementant la profession.

33. Une étudiante distingue les étapes de professionnalisation et cherche l’année où les diplômes d’infirmière visiteuse et d’assistante sociale ont fusionné. Quelle année doit-elle retenir ?

1944
1938
1932
1946

1938

Explication

La fusion des diplômes d’infirmière visiteuse et d’assistante sociale date de 1938. L’année 1932 correspond au brevet, 1944 à la création de l’association et 1946 à la loi réglementant l’exercice.

34. Après des dérives professionnelles constatées pendant la guerre, quelle mesure la loi du 8 avril 1946 met-elle en place ?

Fusionner les diplômes d’infirmière visiteuse et d’assistante sociale
Créer un brevet de capacité pour le titre d’assistante sociale diplômée
Fonder une association nationale d’assistantes sociales diplômées
Réglementer l’exercice, le secret professionnel et la protection du titre

Réglementer l’exercice, le secret professionnel et la protection du titre

Explication

La loi de 1946 réglemente l’exercice de la profession, le secret professionnel et la protection du titre afin de prévenir les dérives révélées pendant la guerre. Le brevet relève de 1932, la fusion des diplômes de 1938 et l’association de 1944.

35. Une personne rencontre des difficultés de logement et d’insertion ; l’assistant social prend en compte ses capacités et les ressources locales. Quelle intervention correspond à son rôle général ?

Diagnostiquer ses problèmes de santé et prescrire des soins
Accueillir, soutenir, orienter et accompagner la personne
Organiser son recrutement et assurer son insertion professionnelle
Attribuer une aide financière et gérer son budget

Accueillir, soutenir, orienter et accompagner la personne

Explication

L’assistant de service social accueille, soutient, oriente et accompagne les personnes en difficulté en tenant compte de leurs potentialités et des ressources de la collectivité. L’aide financière, le diagnostic médical et le recrutement ne définissent pas ce rôle général.

36. Lors d’une intervention, une assistante sociale évalue une situation, conseille la personne, l’accompagne dans un projet et contribue à une initiative collective locale. À quelle mission principale correspond cette dernière action ?

L’évaluation de la situation de la personne
La participation au développement social local
Le conseil et l’orientation de la personne
L’accompagnement selon un projet individuel

La participation au développement social local

Explication

La contribution à une initiative collective locale relève de la participation au développement social local, l’une des quatre missions principales. L’évaluation, le conseil et l’accompagnement selon un projet portent ici sur la situation ou le parcours de la personne.

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Quelles institutions apparaissent dans les civilisations antiques grâce aux conceptions religieuses ?

Les premiers hôpitaux et lieux d’asile.

À qui les lieux d’asile antiques offrent-ils un refuge ?

Aux enfants abandonnés et aux adultes sans ressources.

Quel principe devient une base de l’Église avec l’avènement du Christ ?

L’amour du prochain.

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