QCM : Éthique et travail social (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Face à une crise économique et sociale, quelle tension collective est mise en évidence ?

Une tension entre repli individualiste et besoins de solidarité
Une préférence générale pour le repli plutôt que pour l’entraide
Une opposition entre solidarité collective et autonomie personnelle
Une disparition des besoins de solidarité au profit de l’individualisme

Une tension entre repli individualiste et besoins de solidarité

Explication

Les crises opposent des dynamiques de repli et d’individualisme à des besoins de solidarité. La préférence pour le repli réduit cette tension à un seul mouvement, tandis que l’opposition entre solidarité et autonomie ou la disparition des besoins de solidarité déforme le constat.

2. Une personne doit quitter son pays de force, connaît une grande instabilité économique et perd progressivement son autonomie. Comment caractériser ces difficultés dans l’analyse des vulnérabilités ?

Un développement de vulnérabilités sous plusieurs formes
Une remise en question du vivre-ensemble sans vulnérabilité
Une crise démocratique sans vulnérabilité individuelle
Une précarité économique sans autre forme de vulnérabilité

Un développement de vulnérabilités sous plusieurs formes

Explication

Les vulnérabilités peuvent associer précarités économiques, migrations forcées et pertes d’autonomie. Réduire le cas à la précarité économique écarte les autres formes, tandis que la crise démocratique et la cohésion sociale ne caractérisent pas ces difficultés individuelles.

3. Une intervenante doit décider comment agir dans une situation singulière, alors que plusieurs normes générales semblent mal adaptées. Quel repère relève de l’éthique plutôt que de la morale ?

Le choix d’une conviction individuelle comme règle commune
L’application d’un devoir-être universel à toute situation
La poursuite d’un idéal collectif sans examen du contexte
L’ajustement de la pratique aux particularités de la situation

L’ajustement de la pratique aux particularités de la situation

Explication

La morale renvoie à un devoir-être conçu comme total et universel, tandis que l’éthique ajuste la pratique aux situations. L’application uniforme relève de la morale; une conviction individuelle ou un idéal collectif ne désigne pas cet ajustement éthique.

4. Dans un projet d’accompagnement, une équipe retient la liberté comme but à promouvoir et la tolérance comme manière de conduire les échanges. Quelle classification convient à ces deux valeurs ?

La liberté et la tolérance sont toutes deux des finalités
La liberté est une finalité et la tolérance une manière d’agir
La liberté et la tolérance sont toutes deux des manières d’agir
La liberté est une manière d’agir et la tolérance une finalité

La liberté est une finalité et la tolérance une manière d’agir

Explication

Les finalités désignent des buts comme la liberté, alors que les manières d’agir désignent des modalités comme la tolérance. Inverser les catégories, ou ranger les deux valeurs dans une seule catégorie, confond ces fonctions distinctes.

5. Que désigne l’individuation selon Cynthia Fleury ?

Une dynamique d’isolement qui fige l’individu et réduit ses liens avec les autres
Un processus continu de subjectivation qui ouvre aux autres et rend chacun singulier et irremplaçable
Une démarche d’appropriation des valeurs professionnelles par leur mise en pratique quotidienne
Une construction identitaire déterminée par les attentes que la société impose à chacun

Un processus continu de subjectivation qui ouvre aux autres et rend chacun singulier et irremplaçable

Explication

L’individuation est un processus continu de subjectivation qui permet à chacun de devenir singulier tout en s’ouvrant aux autres. À l’inverse, l’isolement et la fixation de l’individu caractérisent l’individualisme dans cette distinction.

6. Quel objectif fondamental le travail social poursuit-il en développant la capacité des personnes à agir sur leur propre situation et leur environnement ?

Réserver l’action sur leur environnement aux collectivités locales
Prioriser leur adaptation aux attentes des professionnels
Renforcer leur pouvoir d’agir dans leur vie et leur environnement
Remplacer leurs décisions par des réponses institutionnelles uniformes

Renforcer leur pouvoir d’agir dans leur vie et leur environnement

Explication

Le travail social contribue au développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement. Une réponse uniforme décidée par les institutions contredit cette finalité, car elle ne soutient pas leur pouvoir d’agir.

7. Quel est le rôle de la délibération collective dans une démarche éthique ?

Appliquer une norme professionnelle afin de déterminer la conduite attendue
Confronter les valeurs pour rechercher une solution solidaire et créative
Remplacer le choix de la personne par une décision prise par l’équipe
Établir un diagnostic individuel en cartographiant les dimensions du contexte

Confronter les valeurs pour rechercher une solution solidaire et créative

Explication

La délibération collective met en discussion les valeurs en présence pour élaborer une réponse solidaire et créative. Le diagnostic individuel sert plutôt à objectiver la situation et à en cartographier les dimensions.

8. Dans l’architecture du bien agir, quel ensemble correspond à la visée téléologique ?

Une relation d’aide, associée au consentement et aux micro-décisions
Une vie partagée, associée à l’empathie et à la solidarité
Des institutions justes, associées à la responsabilité sociale
Une vie bonne, associée à l’estime de soi et à la dignité

Une vie bonne, associée à l’estime de soi et à la dignité

Explication

La visée téléologique renvoie à une vie bonne, qui comprend notamment l’estime de soi et la dignité. L’empathie et la solidarité relèvent plutôt de la vie avec et pour les autres.

9. En quoi le rôle de facilitateur diffère-t-il de celui de médiateur dans le travail social vert ?

Le facilitateur promeut la justice climatique, tandis que le médiateur développe l’économie circulaire locale et les réseaux d’entraide.
Le facilitateur relie durablement usagers et institutions, tandis que le médiateur anime des espaces de participation citoyenne.
Le facilitateur expérimente des formes hybrides d’accompagnement, tandis que le médiateur infléchit les politiques publiques par la sensibilisation.
Le facilitateur stimule l’intelligence collective et la participation citoyenne, tandis que le médiateur construit des liens durables entre acteurs et territoires.

Le facilitateur stimule l’intelligence collective et la participation citoyenne, tandis que le médiateur construit des liens durables entre acteurs et territoires.

Explication

Le facilitateur crée des espaces d’intelligence collective et encourage la participation citoyenne, alors que le médiateur tisse des liens durables entre les usagers, les associations, les institutions et les territoires. L’animation d’espaces participatifs correspond au facilitateur, et non au rôle de médiateur décrit ici.

10. Pourquoi l’inclusion des marges peut-elle enrichir l’action collective face aux situations de vulnérabilité ?

Parce qu’elle confie aux spécialistes la définition des besoins et facilite l’application de réponses uniformes.
Parce qu’elle sépare les communautés locales des professionnels afin de préserver leur autonomie d’action.
Parce qu’elle reconnaît aux personnes exclues une expertise de la résilience et favorise leur participation.
Parce qu’elle remplace les savoirs des usagers par des connaissances élaborées dans le milieu académique.

Parce qu’elle reconnaît aux personnes exclues une expertise de la résilience et favorise leur participation.

Explication

Considérer les personnes exclues comme expertes de la résilience permet de mobiliser leur expérience dans la construction de l’action collective. Une réponse définie par les seuls spécialistes ne reconnaîtrait pas cette expertise ni cette participation.

11. Une équipe veut inscrire son action dans l’éducation populaire : quelle démarche correspond le mieux à cette racine du métier social ?

Analyser les inégalités à partir de la lutte entre les classes sociales
Organiser une aide charitable qui répond aux besoins matériels immédiats
Proposer des apprentissages qui favorisent l’émancipation des personnes
Renforcer la cohésion sociale en étudiant les liens entre les individus et leur milieu

Proposer des apprentissages qui favorisent l’émancipation des personnes

Explication

L’éducation populaire vise à apporter une éducation en vue de l’émancipation. L’aide charitable peut évoquer le catholicisme social, mais elle ne définit pas l’objectif propre de cette racine.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Éthique et travail social.

À quels besoins les crises économiques, environnementales, humanitaires, sociales et démocratiques s’opposent-elles ?

À des besoins de solidarité.

Comment la morale est-elle conçue pour permettre le vivre-ensemble ?

Comme la logique du devoir-être, totale et universelle.

À quoi les valeurs se répartissent-elles entre finalités et manières d’agir ?

Les finalités comprennent la liberté et la solidarité ; les manières d’agir comprennent la tolérance, la créativité et la responsabilité.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Éthique et travail social.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM