QCM : Risques psychosociaux au travail (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une entreprise, des horaires imposés et des relations professionnelles dégradées interagissent avec le fonctionnement mental des salariés. Comment ces facteurs sont-ils qualifiés lorsqu’ils présentent un risque pour leur santé mentale, physique et sociale ?

Des troubles psychosociaux constituant les conséquences des facteurs de risque
Des vulnérabilités personnelles indépendantes de l’organisation du travail
Des manifestations cliniques qui caractérisent l’état de santé des salariés
Des risques psychosociaux liés aux conditions d’emploi et aux facteurs organisationnels ou relationnels

Des risques psychosociaux liés aux conditions d’emploi et aux facteurs organisationnels ou relationnels

Explication

Les risques psychosociaux désignent des risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par les conditions d’emploi ainsi que par des facteurs organisationnels et relationnels. Les troubles psychosociaux sont les conséquences, les manifestations cliniques décrivent des effets et les vulnérabilités personnelles ne définissent pas l’origine liée au travail.

2. Une salariée développe un burn-out après une exposition prolongée à plusieurs facteurs de risque au travail. Quelle distinction entre le burn-out et les RPS convient-il de faire ?

Le burn-out est une conséquence possible, tandis que les RPS désignent l’origine possible
Le burn-out est un facteur organisationnel, tandis que les RPS désignent un symptôme
Le burn-out et les RPS désignent deux conséquences du même facteur de risque
Le burn-out est l’origine du risque, tandis que les RPS désignent sa conséquence

Le burn-out est une conséquence possible, tandis que les RPS désignent l’origine possible

Explication

Le burn-out est un trouble psychosocial pouvant résulter de facteurs de risque multivariés, alors que les RPS renvoient à l’origine possible de ces troubles. L’inversion origine-conséquence, la confusion entre facteur et trouble et l’assimilation des deux notions à des conséquences sont donc erronées.

3. Une équipe doit concevoir un dispositif national sur les RPS qui permette aussi de suivre leurs effets au fil des années. Quel objectif correspond à celui du rapport d’expertise ?

Décrire les causes des RPS sans mesurer leur ampleur ni suivre leurs effets
Diagnostiquer les troubles de chaque salarié et déterminer leur traitement adapté
Évaluer l’ampleur et la nature des RPS à l’échelle nationale, puis observer leurs répercussions dans le temps
Prévenir les RPS dans chaque entreprise par une intervention immédiate

Évaluer l’ampleur et la nature des RPS à l’échelle nationale, puis observer leurs répercussions dans le temps

Explication

Le rapport vise à proposer un outil d’évaluation nationale de l’ampleur et de la nature des RPS, ainsi qu’à permettre d’en observer les répercussions dans le temps. Le diagnostic individuel, la description sans suivi et l’intervention directe ne correspondent pas à cet objectif.

4. À quels auteurs le rapport de référence sur les six familles de risques psychosociaux est-il attribué ?

Zarifian et Bodier, en 2011
Gollac et Bodier, en 2011
Gollac et Zarifian, en 2010
Peña-Jimenez et Gollac, en 2011

Gollac et Bodier, en 2011

Explication

Le rapport de référence sur les six familles de risques psychosociaux est attribué à Gollac et Bodier en 2011. Zarifian est associé à la notion de productivité débit, tandis que les autres propositions mélangent ou remplacent les auteurs de référence.

5. Dans un atelier, une salariée doit réaliser 48 opérations en 2 heures. Quelle mesure décrit directement l’intensité de son travail ?

La durée totale de la période de travail
Le nombre de tâches différentes effectuées
Le nombre total d’opérations à réaliser
Le nombre d’opérations par unité de temps

Le nombre d’opérations par unité de temps

Explication

L’intensité se mesure en opérations par unité de temps, ce qui rend compte des contraintes pesant sur le rythme de travail. Le nombre total d’opérations omet le temps, la durée totale ne mesure pas le rythme et le nombre de tâches concerne la variété du travail.

6. Une équipe doit produire le même volume qu’auparavant, mais dispose de moins de temps pour le faire. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

Une baisse de la charge de travail
Une intensification par réduction du temps disponible
Une augmentation du volume de production
Une diminution du rythme de production

Une intensification par réduction du temps disponible

Explication

L’intensification correspond à une augmentation du rythme de production, qui peut résulter d’une diminution du temps disponible pour produire le même volume. Une baisse du rythme ou de la charge inverse le mécanisme, tandis qu’un volume accru n’est pas nécessaire pour qu’il y ait intensification.

7. Dans un poste en contact avec le public, quelle situation correspond à la notion d’exigences émotionnelles ?

Appliquer une procédure technique sans interaction émotionnelle
Maîtriser ses émotions pour influencer celles d’autrui et parfois les cacher
Exprimer librement ses émotions pour faciliter l’échange
Maîtriser les émotions d’autrui sans réguler les siennes

Maîtriser ses émotions pour influencer celles d’autrui et parfois les cacher

Explication

Les exigences émotionnelles impliquent de maîtriser ses propres émotions pour influencer celles des personnes avec lesquelles on interagit, et peuvent aussi inclure le fait de cacher ses émotions. Maîtriser celles d’autrui, exprimer librement les siennes ou appliquer une procédure technique ne reprend pas cette définition.

8. Un agent d’accueil doit rester calme lorsqu’un usager lui adresse des propos insultants. À quelle exigence cette situation correspond-elle ?

Sourire au public lors d’un échange téléphonique
Accélérer la cadence pour respecter un délai
Faire face aux incivilités verbales d’un usager
Cacher son empathie devant la souffrance d’autrui

Faire face aux incivilités verbales d’un usager

Explication

Faire face aux conflits ou aux incivilités verbales des clients ou usagers constitue une exigence émotionnelle. Le sourire prescrit et la dissimulation de l’empathie sont d’autres exemples distincts, tandis que l’accélération de la cadence relève de l’intensité du travail.

9. Une salariée peut contribuer aux décisions concernant son activité et mettre en pratique ses compétences tout en les développant. Quelle notion cette situation illustre-t-elle ?

La flexibilité des horaires
L’autonomie au travail
La formation professionnelle externe
Le contrôle hiérarchique du travail

L’autonomie au travail

Explication

L’autonomie au travail comprend la participation aux décisions relatives au travail ainsi que l’utilisation ou le développement des compétences. La supervision accrue renvoie au contrôle hiérarchique, la maîtrise des horaires à la flexibilité et la formation externe ne décrit pas l’ensemble de cette notion.

10. Dans une situation de travail exigeante, une salariée peut choisir la manière dont elle s’organise pour y faire face. Dans le modèle de Karasek, quel aspect cette possibilité représente-t-elle ?

La réduction de la charge de travail
La latitude décisionnelle
Le développement des compétences
L’intensité des exigences

La latitude décisionnelle

Explication

Dans le modèle demands-control de Karasek, la latitude décisionnelle désigne l’étendue des choix du travailleur sur la manière de faire face aux exigences. L’intensité des exigences concerne la demande de travail, tandis que réduire la charge et développer ses compétences ne définit pas cette latitude.

11. Une responsable doit appliquer une procédure dont le but heurte ses convictions et qui contredit sa conscience professionnelle. Quelle notion décrit le mieux son expérience ?

Un désaccord sur l’organisation du travail
Un conflit interpersonnel avec des collègues
Un conflit de valeurs lié à la souffrance éthique
Une surcharge liée aux exigences professionnelles

Un conflit de valeurs lié à la souffrance éthique

Explication

Le conflit de valeurs, associé à la souffrance éthique, apparaît lorsqu’une action demandée ou l’effet du travail heurte les convictions ou la conscience professionnelle. Un désaccord organisationnel porte sur l’organisation, une surcharge sur le volume de travail et un conflit interpersonnel sur les relations entre personnes.

12. Quel pourcentage des actifs déclarait en 2013 ne pas pouvoir effectuer correctement son travail par manque d’effectifs, selon la DARES en 2016 ?

2016 %
69,5 %
30,5 %
25,2 %

30,5 %

Explication

La DARES indique que 30,5 % des actifs déclaraient en 2013 ne pas pouvoir effectuer correctement leur travail par manque d’effectifs. 25,2 % correspondait au manque de temps, 69,5 % inverse la proportion, et 2016 est l’année de publication de la référence.

13. Pour évaluer les rapports sociaux dans une équipe, quels aspects des relations avec les collègues et la hiérarchie faut-il examiner ?

Les objectifs de production, les effectifs et la répartition des tâches
La rémunération, la carrière et les perspectives d’évolution
La communication, le soutien social et la reconnaissance
L’intégration, l’équité de traitement et les procédures d’évaluation

La communication, le soutien social et la reconnaissance

Explication

Les rapports sociaux concernent la qualité des relations avec les collègues et la hiérarchie, notamment la communication, le soutien social et la reconnaissance. La carrière et la rémunération relèvent des rapports avec l’organisation, tandis que l’équité et l’évaluation sont des notions voisines mais distinctes.

14. Une salariée examine les règles de rémunération, ses possibilités d’avancement et la manière dont son travail est évalué. Sur quel aspect porte principalement son analyse ?

Les relations interpersonnelles avec les collègues
Les relations avec la hiérarchie
L’intégration au collectif de travail
Les rapports avec l’organisation

Les rapports avec l’organisation

Explication

La rémunération, les perspectives de carrière et les procédures d’évaluation relèvent des rapports avec l’organisation. Les relations entre collègues ou avec la hiérarchie portent plutôt sur les rapports sociaux, et l’intégration concerne le collectif.

15. Dans une situation de travail, des agissements répétés dégradent les conditions de travail et sont susceptibles de nuire à la dignité d’un salarié. Quelle règle de droit du travail s’applique ?

L’interdiction des agissements répétés de harcèlement moral
L’interdiction des actes qui ont déjà compromis la carrière du salarié
La seule interdiction des conflits professionnels portant sur les méthodes de travail
La seule interdiction des atteintes ayant causé un dommage médical établi

L’interdiction des agissements répétés de harcèlement moral

Explication

L’article L. 1152-1 interdit les agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits ou à la dignité, à la santé ou à l’avenir professionnel. Une atteinte effective à la santé ou une carrière déjà compromise n’est pas exigée.

16. Dans un dossier de harcèlement moral, un seul des éléments pertinents est constaté. Quelle conclusion correspond à la règle retenue par la Cour de cassation sociale ?

La dégradation des conditions de travail doit être accompagnée d’une carrière compromise
Un seul élément constaté peut suffire à caractériser et sanctionner le harcèlement moral
Tous les éléments doivent être constatés pour caractériser le harcèlement moral
Les effets sur la santé doivent être établis avec les autres éléments

Un seul élément constaté peut suffire à caractériser et sanctionner le harcèlement moral

Explication

Les critères du harcèlement moral ne sont pas cumulatifs : un seul élément constaté peut suffire à le caractériser et à le sanctionner. Exiger tous les critères, ou imposer une atteinte à la santé et une carrière compromise, revient à les traiter à tort comme cumulatifs.

17. Des collègues exercent collectivement des pressions sur l’un des leurs, ce qui détourne l’attention des difficultés d’organisation du travail. Quelle forme de harcèlement cette situation illustre-t-elle ?

Le harcèlement transversal entre pairs ou collègues
Le harcèlement individuel vertical entre un salarié et son supérieur
Le harcèlement individuel vertical entre un supérieur et un salarié
Le harcèlement stratégique organisé au niveau d’un service

Le harcèlement transversal entre pairs ou collègues

Explication

Le harcèlement transversal se déroule entre pairs ou collègues et peut détourner l’attention des problèmes d’organisation en reportant la souffrance collective sur un bouc émissaire. Les formes verticales impliquent une relation hiérarchique, tandis que la forme stratégique se situe au niveau d’un service ou d’une organisation.

18. Quelle situation réunit les dimensions de l’insécurité du travail ?

Risque de perte d’emploi, incertitude sur l’avenir du poste et changement imposé des tâches
Changement des conditions de travail, perspectives de carrière bloquées et emploi garanti
Risque de perte d’emploi, baisse de revenu et perspectives de carrière limitées
Incertitude sur l’avenir du métier, évolution choisie des tâches et hausse du revenu

Risque de perte d’emploi, incertitude sur l’avenir du poste et changement imposé des tâches

Explication

L’insécurité du travail englobe les risques socio-économiques, l’incertitude sur l’avenir du métier, de la mission ou du poste, et les changements non maîtrisés des tâches ou des conditions. La perte d’emploi seule réduit la notion au risque socio-économique ; la baisse de revenu ne décrit pas l’incertitude sur l’avenir professionnel ; les changements des conditions doivent être non maîtrisés.

19. Une équipe découvre qu’un nouveau logiciel a été installé sans discussion et que son usage modifie ses tâches quotidiennes. Quel aspect de l’insécurité du travail cette situation illustre-t-elle ?

Un risque de perte d’emploi lié à l’instabilité de l’entreprise
Une perspective de carrière limitée ou bloquée dans l’organisation
Un changement non maîtrisé des tâches ou des conditions de travail
Une incertitude sur l’avenir du métier ou de la mission

Un changement non maîtrisé des tâches ou des conditions de travail

Explication

L’introduction non discutée d’un outil informatique qui modifie le travail illustre un changement non maîtrisé des tâches ou des conditions de travail. La perte d’emploi et les perspectives de carrière relèvent de l’insécurité socio-économique ; l’avenir du métier ou de la mission constitue une autre forme d’incertitude professionnelle.

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Quels risques les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels peuvent-ils engendrer ?

Des risques pour la santé mentale, physique et sociale.

Que désignent les RPS par rapport aux troubles psychosociaux ?

L’origine possible des troubles psychosociaux.

Quelles conséquences peuvent avoir les facteurs de risques multivariés ?

Des troubles psychosociaux.

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