★ À maîtriser
📌 L’analyse quantitative encode les réponses et les synthétise sur un psychogramme comparé aux normes, tandis que l’analyse qualitative étudie les dynamiques entre et au sein des planches, les chocs, les contenus latents et les mécanismes de défense.
Compléments
📌 L’axe narcissique-identitaire concerne la représentation de soi et de l’image corporelle, notamment aux planches compactes I, IV, V, VI et IX, tandis que l’axe objectal-identificatoire concerne les relations d’objet et la bilatéralité, notamment aux planches II, III, VII et VIII.
★ À maîtriser
La passation spontanée présente les planches une à une à l’endroit, dans l’ordre I à X, tandis que le clinicien note les orientations, les temps de latence et les temps totaux par planche.
La consigne actuelle de C. Chabert (1983) demande au sujet de dire tout ce que les dix planches lui font penser et tout ce qu’il peut imaginer à partir d’elles, équilibrant perception et projection tout en posant une limite rassurante.
L’enquête, phase systématique qui suit la passation spontanée, réinterroge chaque réponse sur sa localisation (où), ses déterminants (comment ou pourquoi) et son contenu (quoi).
Compléments
📌 Le clinicien s’installe de préférence à côté du sujet afin de désamorcer une posture d’évaluation de performance, et son intervention reste minimale pendant la passation.
La prise de notes retranscrit :
La consigne originelle de H. Rorschach est « Qu’est-ce que ça pourrait être ? », tandis que D. Anzieu propose « Dites tout ce qu’on pourrait voir dans ces taches ».
📌 À l’enquête, un mouvement progrédient correspond à une élaboration qui s’améliore, tandis qu’un mouvement régrédient correspond à une élaboration qui se dégrade.
L’enquête aux limites cherche à déterminer si le sujet peut percevoir les banalités qu’il n’a pas données spontanément.
À l’épreuve des choix, le clinicien étale les dix planches à l’endroit et le sujet désigne les deux qu’il a le plus aimées et les deux qu’il a le moins aimées pour explorer ses investissements affectifs et défensifs.
Passation spontanée → enquête → épreuve des choix
★ À maîtriser
Chaque réponse est cotée selon quatre composantes :
G désigne une réponse portant sur toute la tache, alors que G barré désigne une réponse qui traite l’ensemble en excluant explicitement une petite partie.
Gbl embrasse toute la tache en incluant au moins un espace blanc, tandis que Dbl porte uniquement sur une grande zone blanche.
D désigne un grand détail usuel répertorié, Dd un petit détail rare ou non répertorié, et Di une partie d’un tout habituellement perçu en entier.
F+ indique une bonne adéquation perceptive, F− une inadéquation entre la réponse et la forme du stimulus, et F+/− une forme vague ou mal délimitée.
Compléments
📌 Les contenus sont cotés notamment H pour un humain réel, (H) pour un humain imaginaire ou surnaturel, Hd pour une partie humaine, A pour un animal réel, (A) pour un animal imaginaire et Ad pour une partie animale.
★ À maîtriser
📌 FC indique que la forme nette domine et que la couleur la précise, CF que la couleur domine avec une forme vague ou secondaire, et C que la couleur détermine seule la réponse.
📌 Une kinesthésie inclut déjà la forme, donc la lettre F ne se cote jamais à côté de K, kan, kob ou kp ; la kinesthésie est directement qualifiée en positive, négative ou floue.
📌 Clob, ClobF et FClob renvoient à l’angoisse, à la menace ou à la peur suscitées par l’effet sombre et massif, tandis que l’estompage E traduit des nuances, du relief, une texture ou une transparence.
Compléments
📌 C’, C’F et FC’ désignent des réponses déterminées par le noir, le blanc ou le gris, tandis que E, EF et FE renvoient aux nuances, au dégradé, à la texture, au relief ou à la perspective.
Ban désigne une réponse à très haute fréquence statistique dans la population de référence, comme le papillon en planche I ou V.
Une persévération est la répétition d’une même réponse au moins trois fois dans le protocole, souvent associée à F−.
FC : la forme domine ; CF : la couleur domine
📌 Le contenu manifeste désigne les caractéristiques visuelles et physiques d’une planche, tandis que le contenu latent désigne la problématique psychique et la résonance fantasmatique ou relationnelle qu’elle sollicite, sans être une interprétation automatique du sujet.
La planche I, noire et compacte avec des encoches blanches, sollicite l’entrée dans l’épreuve, l’adaptation au matériel inconnu, la relation au premier objet et l’image corporelle ; ses banalités comprennent l’oiseau, la chauve-souris ou le papillon en G.
La planche II, rouge et noire avec une lacune blanche centrale, sollicite l’émergence pulsionnelle, la faille corporelle, l’angoisse de castration et des thématiques féminines comme les règles et la naissance ; les animaux entiers dans le D noir sont une banalité.
La planche III, rouge et noire, bilatérale et figurative, sollicite la relation d’objet socialisée, les identifications sexuelles et la bisexualité psychique ; les banalités comprennent un humain entier intégré dans le D noir et un papillon ou nœud papillon dans le rouge central.
La planche IV est noire, compacte, massive et sombre ; elle sollicite la toute-puissance phallique, l’autorité et l’imago paternelle ou maternelle phallique, sans banalité.
La planche V, noire, compacte et symétrique, sollicite l’épreuve de réalité fondamentale et l’intégrité narcissique et corporelle ; l’oiseau, la chauve-souris ou le papillon en G sont des banalités.
La planche VI, noire, compacte, avec une partie supérieure effilée et une partie inférieure massive ainsi que des dégradés, sollicite la bisexualité psychique, le symbolisme sexuel et la sensibilité tactile ; la peau d’animal en G ou D est une banalité.
La planche VII, gris clair et bilatérale autour d’une grande lacune centrale, est la planche maternelle par excellence et sollicite l’espace d’accueil, les limites dedans-dehors et la relation précoce, sans banalité.
La planche VIII, première planche pastel, sollicite le contact avec le monde extérieur et la socialisation des émotions ; deux animaux, sauf un poisson ou un oiseau, dans le D rose latéral constituent une banalité.
La planche IX, pastel et complexe, avec des couleurs intriquées et une forme en creux, sollicite la régression archaïque, les relations prégénitales ou utérines et les limites du corps et de l’environnement, sans banalité.
La planche X, pastel et dispersée en petites taches colorées, sollicite le morcellement, la capacité de synthèse, l’unité corporelle et l’angoisse de séparation ou d’individuation ; les banalités comprennent le crabe, l’araignée ou la pieuvre en D1 bleu, la tête de lapin en D5 vert et deux animaux en D8 gris.
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1. Une planche noire, compacte, massive et sombre sollicite notamment l’autorité et l’imago parentale phallique ; de quelle planche s’agit-il ?
2. Dans une réponse où la forme est nette et la couleur vient la préciser, quelle cotation convient ?
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Combien de planches de taches d’encre comprend le Rorschach ?
Dix planches.
Quelle est la nature projective du Rorschach ?
Les réponses relèvent de la projection plutôt que d’une simple perception objective.
Quel rôle le Rorschach joue-t-il dans la relation entre sujet et clinicien ?
Il sert de médiateur dans la relation triangulaire sujet-test-clinicien.
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