QCM : Maîtrise d’œuvre réglementaire et technique — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement correspond aux phases usuelles de la maîtrise d’œuvre, de la conception à la réception ?

APS, ESQ, APD, PRO, PC, DCE, EXE/VISA, ACT, DET, AOR
ESQ, APS, PC, APD, PRO, ACT, DCE, EXE/VISA, AOR, DET
ESQ, APS, APD, PC, PRO, DCE, ACT, EXE/VISA, DET, AOR
ESQ, APD, APS, PC, DCE, PRO, ACT, DET, EXE/VISA, AOR

ESQ, APS, APD, PC, PRO, DCE, ACT, EXE/VISA, DET, AOR

Explication

Les phases suivent l’ordre ESQ, APS, APD, PC, PRO, DCE, ACT, EXE/VISA, DET et AOR. L’inversion de l’APS et de l’APD modifierait la progression normale des études de conception.

2. Quelle affirmation décrit correctement la mission de maîtrise d’œuvre ?

Elle se divise en phases normalisées produisant des pièces spécifiques et engageant la responsabilité du concepteur.
Elle intervient après la réception pour vérifier la conformité générale de l’ouvrage livré.
Elle regroupe les travaux des entreprises sans produire de documents propres à chaque étape.
Elle se limite à établir les plans initiaux sans responsabilité lors du suivi des travaux.

Elle se divise en phases normalisées produisant des pièces spécifiques et engageant la responsabilité du concepteur.

Explication

La maîtrise d’œuvre est structurée en phases normalisées, chacune donnant lieu à des pièces particulières et engageant la responsabilité du concepteur. Elle ne se réduit donc ni aux plans initiaux ni à une intervention postérieure à la réception.

3. Que prévoit la loi du 11 février 2005 en matière d’accessibilité ?

L’accessibilité des établissements recevant du public selon les possibilités du propriétaire
L’accessibilité des établissements recevant du public et des logements neufs
L’accessibilité des bâtiments administratifs sans application aux logements neufs
L’accessibilité des logements anciens avant toute mise en location

L’accessibilité des établissements recevant du public et des logements neufs

Explication

La loi du 11 février 2005 impose l’accessibilité des ERP et des logements neufs. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation de confort ni d’une obligation limitée aux bâtiments administratifs.

4. Lorsqu’un cheminement accessible est conçu, quelle combinaison respecte les exigences indiquées ?

Une largeur minimale de 1,20 m et une pente inférieure ou égale à 12 % sur tout le parcours
Une largeur minimale de 0,90 m et une pente inférieure ou égale à 5 %
Une largeur minimale de 1,40 m et une pente inférieure ou égale à 8 %
Une largeur minimale de 1,20 m et une pente inférieure ou égale à 5 %

Une largeur minimale de 1,20 m et une pente inférieure ou égale à 5 %

Explication

Le cheminement doit avoir une largeur minimale de 1,20 m et une pente ne dépassant pas 5 %, avec une tolérance jusqu’à 12 % sur de très courtes longueurs. Une largeur de 1,40 m relève d’une recommandation et non du minimum exigé.

5. Quelle disposition correspond à une porte accessible conforme aux règles indiquées ?

Un passage utile d’au moins 0,90 m et un espace de manœuvre de 1,50 m de diamètre
Un passage utile de 0,90 m et un espace de manœuvre de 1,20 m de diamètre
Un passage utile de 0,80 m et un espace de manœuvre de 1,20 m de diamètre
Un passage utile de 1,00 m et un ressaut admis jusqu’à 6 cm sans traitement

Un passage utile d’au moins 0,90 m et un espace de manœuvre de 1,50 m de diamètre

Explication

Une porte accessible offre au moins 0,90 m de passage utile et nécessite un espace de manœuvre de 1,50 m de diamètre. Le ressaut est limité à 2 cm, ou à 4 cm lorsqu’il est chanfreiné à 1/3, ce qui exclut un ressaut non traité de 6 cm.

6. Quelle distinction entre réaction au feu et résistance au feu est correcte ?

La réaction concerne les dégagements d’un bâtiment, tandis que la résistance concerne les moyens de secours disponibles.
La réaction concerne la durée de tenue d’une structure, tandis que la résistance concerne les fumées produites par un matériau.
La réaction classe les portes selon leur durée, tandis que la résistance classe les revêtements selon leur inflammabilité.
La réaction concerne la contribution d’un matériau à l’incendie, tandis que la résistance concerne la tenue dans le temps d’un élément de construction.

La réaction concerne la contribution d’un matériau à l’incendie, tandis que la résistance concerne la tenue dans le temps d’un élément de construction.

Explication

La réaction au feu caractérise la contribution d’un matériau à l’incendie, avec des classements comme M0 à M4 ou A1 à F. La résistance au feu évalue la tenue dans le temps d’un élément de construction et s’exprime notamment par REI ou en degrés coupe-feu.

7. Quelles exigences correspondent généralement à un local à risques importants ?

Des parois REI 3 h et une porte pare-flammes de deux heures
Des parois REI 2 h et une porte coupe-feu d’une heure
Des parois REI 1 h et une porte pare-flammes d’une demi-heure
Des parois pare-flammes d’une demi-heure et une porte REI 1 h

Des parois REI 2 h et une porte coupe-feu d’une heure

Explication

Les locaux à risques importants exigent généralement des parois REI 2 h et une porte coupe-feu d’une heure. Les parois CF/REI 1 h et les portes PF 1/2 h correspondent plutôt aux locaux à risques courants.

8. Comment calcule-t-on la surface d’absorption équivalente totale d’un local comportant plusieurs éléments acoustiques ?

A=∑SiA = \sum S_i, en additionnant les surfaces géométriques des éléments
A=∑(Si+αi)A = \sum (S_i + \alpha_i), en additionnant surfaces et coefficients
A=∑(Si×αi)A = \sum (S_i \times \alpha_i), en pondérant chaque surface par son coefficient d’absorption
A=∑(Si÷αi)A = \sum (S_i \div \alpha_i), en rapportant chaque surface à son coefficient

$$A = \sum (S_i \times \alpha_i)$$, en pondérant chaque surface par son coefficient d’absorption

Explication

La surface d’absorption équivalente est une somme pondérée, calculée par A=∑(Si×αi)A = \sum (S_i \times \alpha_i). Une simple addition des surfaces négligerait l’efficacité acoustique propre à chaque matériau.

9. Dans quelle condition la surface d’absorption équivalente calculée respecte-t-elle l’exigence réglementaire d’un local ?

Elle est déterminée par le volume du local sans comparaison à un seuil
Elle correspond à la surface totale des parois indépendamment des matériaux
Elle reste inférieure au seuil réglementaire afin de limiter l’absorption
Elle est supérieure ou égale au seuil réglementaire correspondant au local

Elle est supérieure ou égale au seuil réglementaire correspondant au local

Explication

La valeur calculée doit atteindre ou dépasser le seuil réglementaire applicable au volume ou au type de local. Se limiter à la surface des parois ne tient pas compte de leurs coefficients d’absorption.

10. Quelle combinaison caractérise les exigences acoustiques entre deux logements ?

Un isolement aérien d’au moins 53 dB et un bruit de choc d’au plus 58 dB
Un isolement aérien d’au moins 58 dB et un bruit de choc d’au plus 53 dB
Un isolement aérien d’au plus 58 dB et un bruit de choc d’au moins 53 dB
Un isolement aérien d’au plus 53 dB et un bruit de choc d’au moins 58 dB

Un isolement aérien d’au moins 53 dB et un bruit de choc d’au plus 58 dB

Explication

L’isolement aux bruits aériens doit atteindre au moins 53 dB, tandis que le niveau de bruit de choc ne doit pas dépasser 58 dB. La confusion fréquente consiste à inverser le sens de ces deux exigences.

11. Quel est le rôle du CCTP dans un dossier de consultation des entreprises ?

Présenter les plans d’exécution établis après le lancement des travaux
Organiser le suivi quotidien du chantier et la diffusion des comptes rendus
Fixer principalement les clauses administratives et les modalités de paiement
Décrire, lot par lot, les prescriptions techniques et les ouvrages à réaliser

Décrire, lot par lot, les prescriptions techniques et les ouvrages à réaliser

Explication

Le CCTP est la pièce contractuelle qui précise les exigences techniques et les ouvrages prévus pour chaque lot. Les clauses administratives relèvent plutôt du CCAP, ce qui constitue la confusion principale.

12. Quelle organisation correspond généralement au contenu d’un CCTP ?

Plans d’exécution, situations mensuelles, visas, puis ordres de service
Objet et généralités, prescriptions communes, ouvrages détaillés, puis annexes techniques
Clauses administratives, calendrier financier, pénalités, puis procès-verbaux de réception
Diagnostic initial, étude de sol, permis de construire, puis dossier de maintenance

Objet et généralités, prescriptions communes, ouvrages détaillés, puis annexes techniques

Explication

Un CCTP regroupe généralement l’objet du marché, les généralités, les prescriptions communes, la description détaillée des ouvrages et les annexes techniques. Les situations financières et les ordres de service appartiennent à la gestion contractuelle ou au suivi des travaux.

13. Quelle succession d’actions décrit correctement la procédure de VISA ?

Observer l’avancement des travaux, relever les retards, puis diriger quotidiennement les équipes
Établir les situations de paiement, contrôler les factures, puis proposer le règlement des entreprises
Réceptionner les ouvrages, dresser les réserves, puis organiser la levée des non-conformités
Vérifier la conformité et la coordination, contrôler la réglementation, puis tracer la réponse dans un tableau de suivi

Vérifier la conformité et la coordination, contrôler la réglementation, puis tracer la réponse dans un tableau de suivi

Explication

Le VISA porte sur les documents d’exécution avant les travaux : conformité au projet, cohérence entre corps d’état et respect des règles, avec traçabilité de la réponse. Le suivi de l’exécution sur le chantier relève de la DET, qui constitue le distracteur le plus proche.

14. Quelle réponse de VISA indique qu’un document peut être exécuté sous réserve de remarques à prendre en compte ?

À revoir et représenter après la réception des travaux
Bon pour exécution avec observations
Document transmis pour information sans portée de validation
Bon pour exécution sans examen complémentaire

Bon pour exécution avec observations

Explication

La mention « Bon pour exécution avec observations » autorise l’exécution tout en signalant des remarques à intégrer ou à suivre. « À revoir et représenter » signifie au contraire que le document doit être corrigé avant son exécution.

15. Quelle distinction décrit correctement le compte rendu de chantier et l’ordre de service ?

Le compte rendu est diffusé sous 48 h, tandis que l’ordre de service formalise une instruction ayant un impact sur le délai ou le coût
Le compte rendu modifie le délai contractuel, tandis que l’ordre de service résume les échanges de la réunion
Le compte rendu règle les paiements, tandis que l’ordre de service décrit les ouvrages prévus dans chaque lot
Le compte rendu valide les plans d’exécution, tandis que l’ordre de service constate la présence des entreprises

Le compte rendu est diffusé sous 48 h, tandis que l’ordre de service formalise une instruction ayant un impact sur le délai ou le coût

Explication

Le compte rendu rend compte de la réunion et doit être diffusé sous 48 heures, alors que l’ordre de service porte formellement les instructions à impact contractuel. La validation des plans relève du VISA, et non du compte rendu de chantier.

16. Que signifie une facturation des honoraires de maîtrise d’œuvre à l’avancement ?

Les honoraires sont facturés selon les dépenses engagées par le client
Les honoraires sont facturés au fur et à mesure de la réalisation des phases
Les honoraires sont facturés intégralement lors de la signature du contrat
Les honoraires sont facturés après la réception complète du bâtiment

Les honoraires sont facturés au fur et à mesure de la réalisation des phases

Explication

La facturation à l’avancement suit la réalisation successive des phases de la mission. Une facturation intégrale à la signature correspond au contraire à une facturation unique.

17. Quels éléments doivent figurer sur une facture de mission de maîtrise d’œuvre ?

Le relevé des quantités, les fiches techniques, les certificats de matériaux et les garanties
La description du projet, les plans d’exécution, le calendrier des travaux et les procès-verbaux
L’identité des parties, les références contractuelles, les montants fiscaux et les conditions de règlement
Les coordonnées des entreprises, les autorisations administratives, les métrés et les études géotechniques

L’identité des parties, les références contractuelles, les montants fiscaux et les conditions de règlement

Explication

Une facture doit notamment identifier le prestataire et le client, référencer le contrat et la facture, décrire la prestation, préciser les montants HT, TVA et TTC, ainsi que les conditions de règlement. Les plans et documents techniques relèvent du dossier de projet, pas des mentions essentielles de la facture.

18. Que caractérise le classement UPEC d’un revêtement de sol ?

Son aptitude selon l’usure, le poinçonnement, l’eau et la résistance chimique
Son comportement selon la réaction au feu, la fumée, les flammes et la chaleur
Son exposition à l’humidité selon des ambiances sèches, humides ou extérieures
Son niveau d’absorption acoustique selon une échelle allant de A à E

Son aptitude selon l’usure, le poinçonnement, l’eau et la résistance chimique

Explication

Le classement UPEC évalue un revêtement de sol selon l’Usure, le Poinçonnement, l’Eau et la résistance Chimique, avec des indices liés à la sévérité. Le comportement au feu relève principalement des Euroclasses, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres classements.

19. Quel classement d’humidité correspond à une ambiance pouvant atteindre 85 % d’humidité relative avec une exposition ponctuelle à l’eau ?

Le classement UPEC
Le classement EB
Le classement EC
Le classement EA

Le classement EB

Explication

Le classement EB désigne une ambiance humide pouvant atteindre 85 % d’humidité relative et comportant une exposition ponctuelle à l’eau. EA correspond à une ambiance sèche, tandis qu’EC concerne une exposition directe aux intempéries.

20. Sur quels principes fondamentaux la RE2020 repose-t-elle ?

La réduction des coûts, la standardisation constructive et l’accélération des livraisons
L’augmentation des consommations, la mécanisation des usages et la climatisation généralisée
La protection contre l’incendie, l’isolation acoustique et l’accessibilité des bâtiments
La sobriété énergétique, la décarbonation et l’amélioration du confort d’été

La sobriété énergétique, la décarbonation et l’amélioration du confort d’été

Explication

La RE2020 s’appuie sur la sobriété énergétique, la décarbonation de l’énergie et des matériaux, ainsi que sur le confort d’été, notamment évalué par l’indicateur DH. La climatisation généralisée contredirait l’objectif de sobriété énergétique.

21. Que mesure l’indicateur Ic construction dans le cadre de la RE2020 ?

Les consommations énergétiques du bâtiment pendant l’ensemble de son cycle de vie
Les émissions liées aux matériaux, au transport, au chantier et à la fin de vie
La durée d’ensoleillement des pièces et le risque de surchauffe estivale
La quantité d’eau potable consommée pendant l’exploitation du bâtiment

Les émissions liées aux matériaux, au transport, au chantier et à la fin de vie

Explication

Ic construction comptabilise les émissions associées aux composants, à leur transport, au chantier et à la fin de vie selon une analyse du cycle de vie dynamique. Les consommations énergétiques relèvent de l’indicateur Ic énergie.

22. Quelle date détermine les seuils de RE2020 applicables à un projet de construction ?

La date de livraison du bâtiment
La date de commencement des travaux
La date d’achèvement du gros œuvre
La date de dépôt du permis de construire

La date de dépôt du permis de construire

Explication

Les seuils applicables sont ceux qui sont en vigueur à la date de dépôt du permis de construire. La date de livraison ne détermine donc pas le référentiel réglementaire applicable au projet.

23. Quelle approche correspond le mieux à une rénovation low-tech ?

Remplacer les matériaux locaux par des systèmes techniques à haut rendement
Multiplier les équipements connectés afin d’automatiser les usages du bâtiment
Installer des dispositifs complexes avant d’examiner les besoins réels des occupants
Réduire les besoins, privilégier des solutions simples et anticiper leur maintenance

Réduire les besoins, privilégier des solutions simples et anticiper leur maintenance

Explication

La rénovation low-tech cherche d’abord à réduire les besoins et privilégie des solutions simples, robustes, réparables et sobres en ressources. La multiplication d’équipements complexes et énergivores relève d’une approche high-tech contraire à cette logique.

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Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Maîtrise d’œuvre réglementaire et technique.

Qu'est-ce que la mission de maîtrise d’œuvre produit à chaque phase ?

Des pièces spécifiques.

Qu'engage la mission de maîtrise d’œuvre à chaque phase ?

La responsabilité du concepteur.

Quelles sont les phases usuelles de la maîtrise d’œuvre ?

ESQ, APS, APD, PC, PRO, DCE, ACT, EXE/VISA, DET et AOR.

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