Fiche de révision : Révision générale du transport aérien

Plan du Cours

  1. Organisations aéronautiques internationales
  2. Certification et documents aéronef
  3. Réglementation et personnel navigant
  4. Atmosphère et phénomènes météorologiques
  5. Mécanique de vol et systèmes avion
  6. Cabine, oxygène et évacuation
  7. Instruments et contrôle aérien
  8. Navigation et aides au sol
  9. Recherche et sauvetage aéronautiques

1. Organisations aéronautiques internationales

Notions clés & Définitions

  • IATA : Organisation qui regroupe les compagnies aériennes et les représente auprès de l’OACI.

★ À maîtriser

  • La Convention de Chicago date de 1944.

  • L’OACI a été créée en 1947.

📌 Pour faire partie de l’OACI, un État doit être souverain, membre de l’ONU et signataire de la Convention de Chicago.

  • L’OACI établit des normes et pratiques destinées à faciliter la navigation aérienne et élabore les textes régissant les transports aériens entre États.

Compléments

  • Les cinq libertés de l’air sont négociées sur une base réciproque par les ministères des transports des pays concernés ; deux sont non commerciales et trois commerciales.

📌 Le droit de cabotage ne fait pas partie des libertés de l’air.

  • Les accords intercompagnies peuvent porter sur : les moyens et services administratifs, les moyens et services techniques, les moyens d’utilisation des appareils d’une compagnie par une autre

2. Certification et documents aéronef

Notions clés & Définitions

  • Certification : La certification des aéronefs construits dans un pays est confiée par l’OACI à l’autorité qui la représente dans ce pays.
  • Bureau Verital : Organisme agréé par l’Agence nationale de l’aviation civile et composé d’experts aéronautiques, qui vérifie que les travaux respectent les normes recommandées par le constructeur.

★ À maîtriser

  • En Algérie, l’aviation civile locale délivre le certificat de navigabilité après une expertise de conformité technique réalisée par le bureau Verital.

  • Les documents nécessaires à l’exploitation d’un aéronef sont :

    • le certificat de navigabilité
    • le certificat d’immatriculation
    • la licence d’exploitation radio
    • le manuel avion
    • le devis de poids
    • la feuille de centrage
    • le manifeste passagers
    • la déclaration générale
    • le plan de vol
    • le dossier météo

Compléments

  • Sur le certificat de navigabilité, le symbole « V » matérialise l’aval du bureau Verital et le symbole « R » son refus.

📌 Le manuel avion comprend le manuel de vol, qui indique notamment le potentiel de l’avion en heures de vol, et le manuel d’entretien, qui décrit les interventions techniques.

3. Réglementation et personnel navigant

Notions clés & Définitions

  • Manuel d’exploitation : Document qui met à la disposition du personnel de l’entreprise les règles et procédures à suivre.

★ À maîtriser

  • Le MANEX comporte quatre parties :
    • A : généralités
    • B : utilisation
    • C : lignes
    • D : formation et maintien des compétences

📌 Chaque membre du PNC est responsable de la tenue à jour et de la validité de ses documents et doit être en règle auprès des autorités de chaque pays.

  • Les documents requis du PNC comprennent : un CSS valide 24 mois et le dernier compte rendu d’expertise médicale, le badge de compagnie, un passeport valide, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune valide 10 ans, un laisser-passer valide pour les zones réglementées, une carte récurrente

📌 Tout membre d’équipage doit s’abstenir d’exercer ses fonctions s’il ressent une déficience physique ou mentale compromettant la sécurité de ses tâches, ou s’il est sous l’influence d’alcool, de narcotiques ou de stupéfiants.

  • Le commandant de bord détient l’autorité absolue à bord en matière de sécurité et de sûreté aériennes.

📌 Le nombre réglementaire de PNC est de 1 pour 20 à 50 sièges passagers, de 2 pour 51 à 100 sièges, puis augmente d’un PNC par tranche complète ou incomplète de 50 sièges supplémentaires.

Compléments

📌 Le PNC assure la sécurité et la sûreté des occupants ; son premier groupe remplit les fonctions sécurité-sauvetage et sûreté-commerciale (CSS), tandis que son deuxième groupe assure une fonction commerciale ou complémentaire et comprend les stagiaires.

4. Atmosphère et phénomènes météorologiques

★ À maîtriser

  • La troposphère s’étend du sol à la tropopause, située vers 8 km aux pôles et 18 km à l’équateur, soit une altitude moyenne d’environ 11 000 m ou 35 000 ft ; elle concentre la quasi-totalité des phénomènes atmosphériques.

  • La composition de l’air sec est constante dans la troposphère et la stratosphère : 21 % d’oxygène, 78 % d’azote et 1 % de gaz rares.

  • Dans la troposphère, la température diminue de 2 °C par 1 000 ft, soit 6 °C par 1 000 m, jusqu’à la tropopause, puis se stabilise à −56,5 °C vers 20 km.

📌 Les nuages stratiformes sont stables et ne provoquent pas de turbulences, tandis que les cumulonimbus sont des nuages à développement vertical très dangereux, à éviter lorsqu’ils sont isolés et associés à des turbulences très sévères lorsqu’ils sont continus.

  • Le givrage forme du givre ou de la glace sur les ailes ou les empennages, augmente le poids de l’avion et en modifie la géométrie ; tout dépôt constaté doit être signalé immédiatement au commandant de bord.

📌 L’antigivrage prévient l’apparition du givre en vol, tandis que le dégivrage supprime le givre déjà formé, notamment avant le décollage.

  • Un hectopascal équivaut à 100 pascals et à un millibar, et la pression standard au niveau de la mer est de 1 013,2 hPa.

Compléments

  • La stratosphère s’étend de la tropopause à la stratopause, située vers 55 km du sol, et est aussi appelée ozonosphère en raison de la présence importante d’ozone.

  • Au-dessus de la tropopause, la température augmente jusqu’à atteindre 0 °C à la stratopause.

  • Dans un cumulonimbus, les vents peuvent atteindre 20 à 200 km/h et le nuage présente souvent une tour bourgeonnante surmontée d’une enclume.

  • Les parties sensibles au givrage sont :

    • les bords d’attaque des ailes
    • les empennages
    • les entrées d’air des réacteurs
    • les sondes
    • le pare-brise
  • Les turbulences peuvent être dues :

    • au relief
    • aux échanges thermiques entre masses d’air
    • aux nuages cumuliformes
    • aux vents forts en rafales irrégulières
    • à une inversion de température en ciel clair

Astuce mémo

L’antigivrage empêche la formation ; le dégivrage supprime le givre déjà formé.

5. Mécanique de vol et systèmes avion

Notions clés & Définitions

  • Circuit hydraulique : Circuit qui utilise un liquide pour transmettre des efforts à distance et comprend généralement un circuit normal et un circuit de secours.

★ À maîtriser

  • Les quatre forces de vol sont :

    • le poids
    • la portance
    • la traction
    • la traînée
  • Les volets abaissés de 20° à 30° augmentent la portance et les performances au décollage, tandis qu’une courbure de 70° à 80° augmente la traînée et les performances à l’atterrissage.

  • L’avion possède trois mouvements : le roulis autour de l’axe longitudinal, le tangage autour de l’axe transversal et le lacet autour de l’axe vertical.

📌 Un avion de plus de 9 sièges passagers effectuant des vols IFR doit disposer d’un éclairage de secours indépendant du système principal, capable de fournir de l’électricité pendant au moins 10 minutes.

Compléments

  • Les spoilers se dressent perpendiculairement à l’extrados, détruisent de la portance et augmentent la traînée ; ils freinent l’avion et contribuent aux performances à l’atterrissage.

  • Les winglets, situés au bout des ailes, facilitent l’écoulement de l’air, réduisent les tourbillons marginaux et diminuent la consommation en réduisant la traînée.

  • L’APU, installé dans la queue de l’avion, fournit de l’électricité et de l’air sous pression au sol ou en vol, notamment en cas de défaillance des systèmes électriques ou pneumatiques des moteurs.

  • Les eaux usées des éviers et des offices sont évacuées par-dessus bord au moyen de mâts de vidange extérieurs chauffés électriquement.

  • L’enregistreur de vol restitue en fonction du temps des paramètres de vol et, selon le dispositif, les conversations et alarmes sonores du poste de pilotage.

6. Cabine, oxygène et évacuation

★ À maîtriser

  • Le conditionnement d’air assure la ventilation et la climatisation de tous les avions ; les packs de climatisation ramènent la température à une valeur confortable pour les passagers.

  • Au-dessus du niveau 150, soit 4 500 m, un avion doit être pressurisé de manière à maintenir l’altitude-pression cabine à 3 000 m ou moins à tous les niveaux de vol prévus.

  • Un avion pressurisé doit avertir l’équipage de conduite lorsque l’altitude-pression cabine dépasse 3 000 m, soit 10 000 ft.

  • Les avions volant au-dessus de 25 000 ft doivent disposer d’un système fixe d’oxygène en cabine et au poste de pilotage pour alimenter les occupants en cas de décompression.

  • La certification des issues doit permettre l’évacuation de tous les occupants en moins de 90 secondes par les issues situées d’un seul côté de l’avion.

Compléments

  • La pressurisation permet l’exploitation à haute altitude en conservant le confort des passagers et en favorisant la rentabilité grâce à la consommation de carburant, à la vitesse et à une moindre exposition aux problèmes météorologiques.

📌 En cabine, l’oxygène de subsistance est chimique et distribué par des masques reliés à des générateurs ; au poste de pilotage, l’oxygène est gazeux et distribué par des masques à pose rapide.

  • Les sièges à bord comprennent : les sièges du poste de pilotage avec harnais à fourche, les sièges PNC avec harnais, les sièges passagers

  • Une issue est inutilisable si l’un des éléments suivants est défectueux : le mécanisme d’ouverture et de fermeture, le dispositif d’évacuation d’urgence, le dispositif d’assistance à l’ouverture en urgence, le système de verrouillage en position ouverte

  • Une issue de type A donne de plain-pied sur la cabine, permet le passage de deux passagers de front et correspond à une capacité d’évacuation de 110 passagers en 90 secondes.

  • Une issue de type 3 se trouve sur :

    • l’extrados de l’aile

    • oblige les passagers à enjamber un obstacle

    • correspond à l’évacuation de 15 ou 35 passagers en 90 secondes

  • Sur un avion à réacteurs, les inverseurs de poussée orientent le jet vers l’avant pour freiner l’avion au sol après l’atterrissage.

📌 Sur un avion à hélices, la mise au pas zéro sert au freinage, tandis que la mise en drapeau en vol évite la traînée lorsque le turbopropulseur est arrêté à la suite d’un problème technique.

7. Instruments et contrôle aérien

Notions clés & Définitions

  • FIR : Région d’information de vol généralement vaste, placée sous la responsabilité d’un CCR/CIV qui y assure les services aux aéronefs et subdivisée en espaces contrôlés et non contrôlés.

★ À maîtriser

  • Les instruments de bord indiquent :

    • l’altimètre : l’altitude
    • le variomètre : la vitesse verticale en pieds par minute
    • l’anémomètre : la vitesse par rapport à l’air en nœuds
    • le compas : le cap par rapport au nord magnétique
    • l’horizon artificiel : l’assiette et l’inclinaison par rapport à l’horizon
  • Les organismes de contrôle sont : la tour de contrôle, le contrôle d’approche, le centre de contrôle régional ou centre d’information en vol

  • Les organismes de circulation aérienne préviennent les abordages entre aéronefs, les collisions au sol avec les obstacles, règlent et accélèrent le trafic, communiquent les informations utiles aux vols et alertent les services de sécurité et de recherche.

📌 Le contrôle d’approche assure le contrôle, l’information et l’alerte pendant les phases de départ et d’arrivée, tandis que la tour prend en charge les aéronefs dans le circuit d’aérodrome, jusqu’au décollage ou du posé jusqu’au parking.

Compléments

  • Les services offerts aux équipages sont :

    • le service de contrôle
    • le service d’information
    • le service d’alerte
  • Un vol peut être effectué selon les règles de vol à vue ou selon les règles de vol aux instruments.

8. Navigation et aides au sol

Notions clés & Définitions

  • Voie aérienne : Couloir reliant des aérodromes.
  • Taxiway : Voie de circulation reliant le tarmac et une piste de décollage ou permettant les déplacements entre les aires de stationnement et les pistes.

★ À maîtriser

  • Le VOR indique la position de l’avion, tandis que le DME indique la distance vers ou depuis une balise VOR.

Compléments

  • L’ILS fournit une assistance pour l’atterrissage.

  • Les catégories mentionnées sont :

    • les espaces aériens non contrôlés
    • les zones réglementées
    • les zones dangereuses
    • les zones interdites
    • les régions inhospitalières

9. Recherche et sauvetage aéronautiques

Notions clés & Définitions

  • Centre de coordination et de sauvetage : Organisme qui coordonne les opérations de recherche et de sauvetage, établit leur plan dans sa région et déclenche l’intervention des services de l’État concernés.

★ À maîtriser

  • La notification des cas d’urgence progresse dans l’ordre INCERFA, ALERFA puis DETRESFA.

  • Un message radio « MAYDAY – MAYDAY – MAYDAY » lancé par un pilote signale que son avion est en difficulté, donne une priorité radio et déclenche immédiatement la phase DETRESFA.

Compléments

  • Le CCS est informé d’un cas d’urgence par l’intermédiaire des services CCR ou CIV, et les CCS d’un même État sont placés sous le contrôle du service SAR.

Astuce mémo

INCERFA → ALERFA → DETRESFA : l’urgence progresse par phases.

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1. En quelle année la Convention de Chicago a-t-elle été adoptée ?

2. En quelle année l’OACI a-t-elle été créée ?

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En quelle année la Convention de Chicago a-t-elle été conclue ?

En 1944.

En quelle année l’OACI a-t-elle été créée ?

En 1947.

Quelles conditions un État doit-il remplir pour adhérer à l’OACI ?

Être souverain, membre de l’ONU et signataire de la Convention de Chicago.

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