QCM : Théorie de l’attachement (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que remarque Konrad Lorenz chez les oisillons au moment de l’éclosion ?

Ils identifient comme leur mère le premier objet mobile qu’ils voient.
Ils s’attachent à l’objet qui reste le plus longtemps près du nid.
Ils choisissent leur mère après avoir observé plusieurs oiseaux adultes.
Ils reconnaissent comme leur mère l’oiseau qui leur apporte de la nourriture.

Ils identifient comme leur mère le premier objet mobile qu’ils voient.

Explication

Lorenz observe que l’oisillon identifie dès l’éclosion le premier objet mobile aperçu comme sa mère. L’apport de nourriture n’est pas le critère décrit dans cette observation.

2. Quelle caractéristique distingue l’empreinte observée chez l’oiseau ?

Elle apparaît après plusieurs interactions alimentaires avec un adulte et reste facilement modifiable.
Elle correspond à un attachement précoce au premier objet mobile rencontré et demeure irréversible.
Elle désigne un isolement social prolongé qui empêche les contacts avec les congénères.
Elle se forme lorsque l’oiseau choisit un objet immobile associé à son environnement familier.

Elle correspond à un attachement précoce au premier objet mobile rencontré et demeure irréversible.

Explication

L’empreinte est un attachement précoce au premier objet mobile qui se présente à l’oiseau, et cet attachement est irréversible. L’isolement social relève de la privation maternelle étudiée chez les singes, non de l’empreinte.

3. Quel phénomène Harry Harlow étudie-t-il chez les singes rhésus ?

Les effets de l’apprentissage par observation des gestes de la mère.
Les effets de l’empreinte sur le choix du premier objet mobile rencontré.
Les effets de l’isolement total et de la privation de contacts sociaux.
Les effets d’une séparation brève suivie d’un retour régulier de la mère.

Les effets de l’isolement total et de la privation de contacts sociaux.

Explication

Harlow étudie chez les singes rhésus les effets de l’isolement total et de la privation des contacts sociaux, désignés comme privation maternelle. L’empreinte concerne les observations de Lorenz sur les oiseaux.

4. Dans les expériences de Harlow, quel substitut maternel les singes préfèrent-ils ?

La marionnette en tissu, qui leur apporte principalement de la nourriture.
La marionnette en tissu, qui leur procure du réconfort.
La structure en fil de fer, qui leur procure une sensation de douceur.
La structure en fil de fer, qui leur fournit du lait.

La marionnette en tissu, qui leur procure du réconfort.

Explication

Les singes préfèrent la marionnette en tissu au substitut en fil de fer muni d’un biberon, ce qui met en évidence son rôle réconfortant. La structure en fil de fer porte le biberon, mais elle n’est pas leur substitut préféré.

5. Que filme René Spitz dans les années 1930 ?

Des bébés privés de leur mère en orphelinat ou à l’hôpital, alors que leurs soins physiologiques sont assurés.
Des singes élevés en isolement afin de comparer leur alimentation à celle de leurs congénères.
Des nourrissons élevés auprès de leur mère dans des foyers où les soins physiologiques sont insuffisants.
Des enfants séparés brièvement de leur mère dans un cadre où les contacts affectifs sont maintenus.

Des bébés privés de leur mère en orphelinat ou à l’hôpital, alors que leurs soins physiologiques sont assurés.

Explication

Spitz filme des bébés privés de leur mère en orphelinat ou à l’hôpital, malgré la prise en charge de leurs besoins physiologiques. Il ne s’agit pas d’une étude de singes ni d’une comparaison de régimes alimentaires.

6. Quels signes caractérisent l’hospitalisme ?

Un retard physique lié à des soins médicaux insuffisants, sans signes affectifs ou comportementaux associés.
Un retard psychomoteur et langagier, un état dépressif et de la passivité liés au manque d’interactions et de chaleur affective.
Une accélération du développement langagier, une forte activité et une recherche accrue de stimulations sociales.
Une réaction de protestation brève, suivie d’un retour rapide aux activités d’exploration habituelles.

Un retard psychomoteur et langagier, un état dépressif et de la passivité liés au manque d’interactions et de chaleur affective.

Explication

L’hospitalisme est associé à la privation d’interactions et de chaleur affective et se manifeste notamment par des retards psychomoteur et langagier, un état dépressif et de la passivité. Des soins physiologiques insuffisants ne définissent pas le syndrome décrit.

7. Quelle évolution peut suivre une séparation prolongée entre un enfant et sa figure d’attachement ?

L’enfant peut d’abord protester et rechercher le contact, puis connaître un arrêt du développement avant de se retirer et de devenir indifférent.
L’enfant peut d’abord se retirer et devenir indifférent, puis protester et rechercher le contact à mesure que la séparation dure.
L’enfant peut d’abord cesser de se développer, puis retrouver spontanément le contact sans passer par une phase de protestation.
L’enfant peut d’abord explorer davantage, puis manifester une activité accrue avant de reprendre ses échanges habituels.

L’enfant peut d’abord protester et rechercher le contact, puis connaître un arrêt du développement avant de se retirer et de devenir indifférent.

Explication

La séparation prolongée peut conduire de la protestation avec recherche de contact à un arrêt du développement, puis au retrait et à l’indifférence. Le retrait ne correspond pas à une recherche accrue de contact, contrairement à la phase initiale de protestation.

8. Un enfant inquiet est rassuré par sa figure d’attachement ; que peut-il alors se passer ?

Ses deux systèmes restent désactivés jusqu’à ce que l’adulte dirige son activité.
Son système d’attachement se désactive et son exploration autonome reprend.
Son système d’exploration se désactive et son besoin de proximité augmente.
Son système d’attachement reste activé et son exploration autonome demeure suspendue.

Son système d’attachement se désactive et son exploration autonome reprend.

Explication

Lorsque la figure d’attachement répond et rassure l’enfant, le système d’attachement se désactive et l’exploration autonome peut reprendre. La confusion consiste à croire que l’exploration prend le relais lorsque l’enfant est en insécurité, alors qu’elle reprend après le rétablissement du sentiment de sécurité.

9. Comment la disponibilité affective de l’adulte contribue-t-elle au développement de l’enfant ?

Elle remplace le besoin de sécurité par une autonomie obtenue sous contrainte.
Elle accroît la dépendance de l’enfant en limitant ses occasions d’exploration.
Elle soutient la sécurité de l’enfant et favorise son exploration autonome.
Elle encourage l’exploration en réduisant la présence affective de l’adulte.

Elle soutient la sécurité de l’enfant et favorise son exploration autonome.

Explication

La sécurité et l’autonomie sont indissociables : la disponibilité affective de l’adulte favorise l’exploration plutôt que la dépendance. Forcer l’autonomie avant que l’enfant se sente en sécurité ne produit pas naturellement cette autonomie.

10. Comment définir le modèle interne opérant en théorie de l’attachement ?

Une représentation des relations actuelles formée principalement par les interactions entre pairs à l’âge adulte
Une mémoire qui conserve fidèlement les épisodes vécus auprès des figures d’attachement sans les interpréter
Un ensemble de comportements innés qui détermine les réactions à toute séparation dès la naissance
Un système de croyances, de principes, d’anticipations et de styles relationnels façonné par les premières expériences avec les figures d’attachement

Un système de croyances, de principes, d’anticipations et de styles relationnels façonné par les premières expériences avec les figures d’attachement

Explication

Le modèle interne opérant rassemble des croyances et des anticipations relationnelles issues des premières expériences avec les figures d’attachement. Il ne correspond pas à un simple enregistrement fidèle des épisodes vécus, qui relève plutôt de la mémoire des événements.

11. Quel effet Bowlby attribue-t-il aux premières expériences de sécurité de l’attachement ?

Elles fixent les réactions affectives sans influer sur les relations futures.
Elles modifient principalement les relations avec les pairs durant l’enfance.
Elles influencent la compréhension de soi et les relations intimes ultérieures.
Elles déterminent la mémoire des faits généraux et des apprentissages scolaires.

Elles influencent la compréhension de soi et les relations intimes ultérieures.

Explication

Pour Bowlby, les premières expériences de sécurité de l’attachement influencent la manière de se comprendre soi-même et les relations intimes ultérieures. Elles n’agissent pas principalement sur les apprentissages scolaires, qui ne sont pas l’effet décrit ici.

12. Une personne raconte une scène précise de son enfance dans un lieu et à un moment donnés. Quel type de mémoire mobilise-t-elle ?

La mémoire épisodique, qui porte sur des souvenirs et des épisodes de vie construits
La mémoire sémantique, qui généralise des expériences et des informations reçues
La mémoire procédurale, qui conserve des gestes appris et des habitudes motrices
La mémoire de travail, qui maintient temporairement des informations en cours de traitement

La mémoire épisodique, qui porte sur des souvenirs et des épisodes de vie construits

Explication

Le récit d’une scène particulière de la vie relève de la mémoire épisodique, qui concerne les souvenirs et les épisodes vécus. La mémoire sémantique, distracteur plausible, généralise plutôt les expériences et les informations.

13. Quelle caractéristique distingue la mémoire sémantique ?

Elle abstrait et généralise des expériences, des apprentissages et des informations reçues.
Elle conserve le souvenir détaillé d’un épisode vécu à un moment précis.
Elle organise les gestes moteurs acquis par la répétition d’une action.
Elle maintient brièvement les éléments nécessaires à une tâche en cours.

Elle abstrait et généralise des expériences, des apprentissages et des informations reçues.

Explication

La mémoire sémantique est abstraite et généralise les expériences, les apprentissages et les informations reçues. Le souvenir détaillé d’un épisode précis correspond plutôt à la mémoire épisodique.

14. Dans un récit sur un parent, quel signe indique une cohérence entre mémoire épisodique et mémoire sémantique ?

Les souvenirs précis portent sur le parent, mais le discours général concerne un autre proche.
Le discours général sur le parent concorde avec les souvenirs précis évoqués.
Le discours général sur le parent remplace les souvenirs précis par des faits appris.
Le discours général sur le parent demeure distinct des épisodes racontés.

Le discours général sur le parent concorde avec les souvenirs précis évoqués.

Explication

La cohérence apparaît lorsque ce qui est dit généralement au sujet du parent s’accorde avec les souvenirs précis racontés. Un décalage entre le discours général et les épisodes évoqués ne manifeste pas cette concordance.

15. Comment des expériences relationnelles ultérieures positives peuvent-elles influer sur un modèle interne opérant ?

Elles transforment les épisodes autobiographiques en informations générales.
Elles orientent les comportements selon le modèle déjà présent sans le faire évoluer.
Elles confirment nécessairement les croyances initiales sans les modifier.
Elles peuvent contribuer à rendre le modèle plus sécure.

Elles peuvent contribuer à rendre le modèle plus sécure.

Explication

Des expériences relationnelles positives vécues ultérieurement peuvent faire évoluer le modèle interne opérant vers davantage de sécurité. Le fait d’agir selon un modèle préexistant décrit plutôt l’orientation des expériences par le modèle, pas sa modification par de nouvelles expériences.

16. Une personne croit que les autres finiront par la rejeter et adopte des comportements qui contribuent à provoquer ce rejet. Quel processus illustre cette situation ?

Une révision du modèle, où une expérience positive ultérieure rend les attentes plus sécurisantes
Une prophétie réalisatrice, où une croyance influence les comportements et contribue à produire l’expérience anticipée
Une cohérence autobiographique, où le discours général concorde avec des souvenirs précis
Une généralisation sémantique, où plusieurs épisodes sont résumés en une information abstraite

Une prophétie réalisatrice, où une croyance influence les comportements et contribue à produire l’expérience anticipée

Explication

La prophétie réalisatrice désigne le processus par lequel une croyance influe sur les comportements et contribue à produire l’expérience anticipée. Une évolution du modèle par expérience positive est un mécanisme distinct, qui ne décrit pas ici l’action de la croyance sur les conduites.

17. Quelle relation entre stabilité et évolution caractérise le modèle interne opérant ?

Il résiste au changement en orientant les expériences, ce qui empêche toute évolution ultérieure.
Il peut évoluer au fil des expériences tout en résistant au changement en orientant les expériences et leur interprétation.
Il demeure stable tant que les expériences changent, puis évolue lorsque celles-ci se répètent.
Il évolue avec les expériences, tandis que ses interprétations restent indépendantes des croyances antérieures.

Il peut évoluer au fil des expériences tout en résistant au changement en orientant les expériences et leur interprétation.

Explication

Le modèle interne opérant peut changer au fil des expériences, mais aussi résister à cette évolution en influençant les expériences et leur interprétation. L’idée qu’il empêcherait toute évolution transforme cette résistance en impossibilité de changer.

18. Comment les soins sont-ils organisés à Loczy pour favoriser la relation avec le bébé ?

Ils sont répartis entre les adultes selon les besoins du groupe, sans moments individualisés.
Ils sont donnés à un bébé à la fois, avec une attention particulière à la relation.
Ils sont centrés sur les gestes techniques, tandis que la relation se développe pendant les jeux.
Ils sont donnés à plusieurs bébés à la fois, avec une attention particulière à la routine.

Ils sont donnés à un bébé à la fois, avec une attention particulière à la relation.

Explication

Les soins individualisés, donnés à un bébé à la fois, permettent d’accorder une grande attention à la relation. Une organisation collective des soins ne correspond pas à cette pratique individualisée.

19. Quelle est la contribution d’Emmi Pikler à la puériculture ?

Elle dirige un service hospitalier à Budapest et y met au point une méthode de soins médicaux pour les nouveau-nés.
Elle crée à Budapest une formation de puériculture centrée sur l’évaluation des séparations parentales.
Elle fonde un laboratoire à Budapest où elle établit les catégories de comportements d’attachement infantile.
Elle dirige l’orphelinat Loczy à Budapest et y développe une pédagogie qui influence durablement la puériculture.

Elle dirige l’orphelinat Loczy à Budapest et y développe une pédagogie qui influence durablement la puériculture.

Explication

Emmi Pikler dirige l’orphelinat Loczy à Budapest et y développe une pédagogie dont l’influence sur les pratiques de puériculture est durable. L’évaluation des comportements d’attachement en laboratoire relève de la situation étrange de Mary Ainsworth, et non de cette contribution.

20. Quel groupe d’enfants et quel contexte la situation étrange de Mary Ainsworth permettent-ils d’évaluer ?

Des enfants de 12 à 18 mois observés en laboratoire pour évaluer leurs comportements d’attachement.
Des nouveau-nés observés à domicile pour évaluer leur adaptation aux soins quotidiens.
Des enfants d’âge préscolaire observés en groupe pour évaluer leurs relations avec leurs pairs.
Des nourrissons de 6 à 12 mois observés en laboratoire pour évaluer leurs capacités motrices.

Des enfants de 12 à 18 mois observés en laboratoire pour évaluer leurs comportements d’attachement.

Explication

La situation étrange évalue en laboratoire les comportements d’attachement d’enfants âgés de 12 à 18 mois. L’observation à domicile des soins quotidiens ne décrit pas le contexte de cette procédure.

21. Quelle description correspond à la durée et à la structure de la situation étrange ?

Environ 20 minutes et six étapes, avec une séparation et deux réunions entre l’enfant et sa figure d’attachement.
Environ 20 minutes et huit étapes, avec deux séparations et deux réunions entre l’enfant et sa figure d’attachement.
Environ 30 minutes et six étapes, avec trois séparations et trois réunions entre l’enfant et sa figure d’attachement.
Environ 30 minutes et huit étapes, avec deux séparations et une réunion entre l’enfant et sa figure d’attachement.

Environ 20 minutes et huit étapes, avec deux séparations et deux réunions entre l’enfant et sa figure d’attachement.

Explication

La procédure dure environ 20 minutes et comprend huit étapes, deux séparations et deux réunions avec la figure d’attachement. La description qui réduit le nombre d’étapes à six ne correspond donc pas à sa structure.

22. Lors d’une situation étrange, quel comportement caractérise l’enfant sécure au moment des retrouvailles avec sa mère ?

Il ne signale pas sa détresse à la séparation et poursuit son exploration sans changement.
Il évite le contact avec elle et maintient une expression émotionnelle contrôlée.
Il recherche le contact avec elle et retrouve rapidement son calme.
Il manifeste une forte détresse et résiste au réconfort qu’elle lui propose.

Il recherche le contact avec elle et retrouve rapidement son calme.

Explication

L’enfant sécure signale sa détresse lors de la séparation, recherche le contact aux retrouvailles et s’apaise rapidement. La faible recherche de proximité après la séparation caractérise plutôt le style évitant.

23. Quelle répartition distingue les catégories de la situation étrange selon leur caractère sécure ou insécure ?

Le groupe B est sécure, tandis que les groupes A, C et D sont des formes d’attachement insécure.
Le groupe A est sécure, tandis que les groupes B, C et D sont des formes d’attachement insécure.
Les groupes A et B sont sécures, tandis que les groupes C et D sont des formes d’attachement insécure.
Les groupes A, B et C sont sécures, tandis que le groupe D est une forme d’attachement insécure.

Le groupe A est sécure, tandis que les groupes B, C et D sont des formes d’attachement insécure.

Explication

Le groupe A correspond à l’attachement sécure, et les groupes B, C et D aux formes insécures. Considérer le groupe B comme sécure confond la catégorie évitante avec la catégorie sécure.

24. Quelles réponses parentales sont associées respectivement à l’attachement sécure et à l’attachement insécure ?

Des réponses adaptées et constantes sont associées au sécure, tandis que des réponses inadaptées ou incohérentes sont associées à l’insécure.
Des réponses centrées sur les besoins parentaux sont associées au sécure, tandis que des réponses prévisibles sont associées à l’insécure.
Des réponses distantes sont associées au sécure, tandis que des réponses sensibles aux signaux sont associées à l’insécure.
Des réponses changeantes sont associées au sécure, tandis que des réponses adaptées et constantes sont associées à l’insécure.

Des réponses adaptées et constantes sont associées au sécure, tandis que des réponses inadaptées ou incohérentes sont associées à l’insécure.

Explication

L’attachement sécure est associé à des réponses parentales adaptées et constantes aux signaux de l’enfant, tandis que l’insécure est lié à des réponses inadaptées ou incohérentes. Des réponses adaptées et constantes ne caractérisent donc pas l’attachement insécure.

25. Dans le pattern ambivalent, comment les besoins du bébé s’articulent-ils avec les réactions du parent ?

Les besoins du bébé sont négligés au profit de ceux du parent, dont les réactions peuvent être changeantes et décalées.
Les besoins du bébé sont suivis avec constance, tandis que le parent maintient un environnement prévisible et apaisant.
Les besoins du bébé sont satisfaits par des réponses sensibles, tandis que le parent favorise une exploration autonome.
Les besoins du bébé sont rejetés lors des contacts proches, tandis que le parent contient son irritation et s’ajuste de manière compulsive.

Les besoins du bébé sont négligés au profit de ceux du parent, dont les réactions peuvent être changeantes et décalées.

Explication

Dans le pattern ambivalent, les besoins de l’enfant sont délaissés au profit de ceux du parent, dont les réactions peuvent varier et être décalées. Le rejet du contact corporel proche évoque plutôt les soins associés au pattern évitant.

26. Quel est l’objectif principal de l’Adult Attachment Interview élaboré par Mary Main ?

Mesurer les comportements scolaires d’un enfant à partir des témoignages de ses enseignants.
Évaluer l’état d’esprit d’un adulte concernant son enfance, ses parents et ses souvenirs.
Diagnostiquer un trouble de l’attachement à partir des relations amoureuses d’un adulte.
Observer les réactions d’un jeune enfant lors d’une séparation en laboratoire.

Évaluer l’état d’esprit d’un adulte concernant son enfance, ses parents et ses souvenirs.

Explication

Cet entretien semi-directif explore la manière dont un adulte se représente son enfance, ses parents et ses souvenirs. L’observation en laboratoire concerne plutôt l’évaluation de l’attachement infantile.

27. Lors d’un entretien d’attachement adulte, une personne décrit ses parents en termes très positifs, mais peine à fournir des exemples précis : quel état d’esprit ce discours évoque-t-il ?

Un état ambivalent, marqué par un discours foisonnant et digressif.
Un état évitant détaché, marqué par l’idéalisation sans illustrations précises.
Un état désorganisé, marqué par une rupture du discours face à une perte.
Un état autonome sécure, marqué par un récit cohérent et illustré.

Un état évitant détaché, marqué par l’idéalisation sans illustrations précises.

Explication

L’idéalisation des parents accompagnée d’une difficulté à l’étayer par des faits précis caractérise l’état évitant détaché. Un récit autonome sécure est cohérent et illustré par des éléments concrets.

28. Lorsqu’une personne évoque une perte et que son discours se désorganise, quelle catégorie de l’AAI cela indique-t-il ?

Un état autonome sécure, qui se traduit par un récit cohérent du passé.
Un état évitant détaché, qui associe idéalisation parentale et peu d’exemples précis.
Un état ambivalent, qui se manifeste surtout par des digressions abondantes.
Un état désorganisé, particulièrement manifeste à l’évocation d’une perte ou d’un trauma.

Un état désorganisé, particulièrement manifeste à l’évocation d’une perte ou d’un trauma.

Explication

La désorganisation du discours lors de l’évocation d’une perte ou d’un trauma est caractéristique de l’état désorganisé. Le discours ambivalent se distingue plutôt par son caractère foisonnant et digressif.

29. Quel dispositif permet d’étudier l’évolution de l’attachement et du développement sur une longue période ?

Interroger une seule fois les adultes sur leurs souvenirs et leurs relations actuelles.
Comparer les relations amoureuses d’adultes sans recueillir de données sur leur enfance.
Évaluer l’attachement infantile en laboratoire, puis suivre les enfants pendant plusieurs années.
Observer les enfants à l’école pendant une période brève, sans évaluation initiale.

Évaluer l’attachement infantile en laboratoire, puis suivre les enfants pendant plusieurs années.

Explication

Les études longitudinales évaluent d’abord l’attachement infantile en laboratoire, puis suivent le développement des enfants sur dix, quinze ou parfois vingt ans. Une entrevue ponctuelle ne permet pas d’observer cette évolution au fil du temps.

30. À l’âge scolaire, quel profil est associé à un attachement sécure plutôt qu’évitant ?

Davantage de dépendance et de recherche d’attention, plutôt que de difficultés de gestion émotionnelle.
Davantage d’agressivité et de comportements dissociatifs, plutôt que d’autonomie et d’empathie.
Davantage d’hostilité et de conduites antisociales, plutôt que de coopération et d’empathie.
Davantage de coopération, d’autonomie et d’empathie, plutôt que d’hostilité et de conduites antisociales.

Davantage de coopération, d’autonomie et d’empathie, plutôt que d’hostilité et de conduites antisociales.

Explication

À l’âge scolaire, la sécurité de l’attachement est associée à la coopération, à l’autonomie et à l’empathie. L’hostilité et les conduites antisociales sont plutôt associées à l’attachement évitant.

31. À l’âge scolaire, quel contraste distingue les profils associés à l’attachement ambivalent et à l’attachement désorganisé ?

L’ambivalent est associé à l’autonomie et à l’empathie, tandis que le désorganisé est associé à l’hostilité et aux conduites antisociales.
L’ambivalent est associé à la dépendance et à la frustration, tandis que le désorganisé est associé à l’agressivité et à la dissociation.
L’ambivalent est associé à l’évitement de l’intimité, tandis que le désorganisé est associé à la recherche d’autonomie.
L’ambivalent est associé à l’agressivité et à la dissociation, tandis que le désorganisé est associé à la dépendance et à la frustration.

L’ambivalent est associé à la dépendance et à la frustration, tandis que le désorganisé est associé à l’agressivité et à la dissociation.

Explication

Le profil ambivalent est notamment lié à la dépendance, à la recherche d’attention et à la frustration, tandis que le profil désorganisé est associé à l’agressivité, aux troubles du comportement et à la dissociation. L’agressivité et la dissociation ne caractérisent donc pas ici le profil ambivalent.

32. Dans une relation amoureuse, comment se distingue généralement un attachement sécure d’un attachement évitant ?

Le profil sécure favorise la confiance et le soutien mutuel, tandis que le profil évitant tend à esquiver l’intimité et à privilégier l’autonomie.
Le profil sécure tend à esquiver l’intimité, tandis que le profil évitant favorise la confiance et le soutien mutuel.
Le profil sécure associe l’anticipation du rejet, tandis que le profil évitant se caractérise par une intimité paisible.
Le profil sécure favorise la peur de l’abandon, tandis que le profil évitant recherche l’approbation et la réassurance.

Le profil sécure favorise la confiance et le soutien mutuel, tandis que le profil évitant tend à esquiver l’intimité et à privilégier l’autonomie.

Explication

Dans les relations amoureuses, la sécurité est liée à une intimité paisible, à la confiance et à la capacité de donner ou demander du soutien. Le profil évitant tend plutôt à limiter l’intimité et à rechercher l’autonomie.

33. Dans quelle situation un style d’attachement insécure peut-il être considéré comme un trouble ?

Lorsque le mode relationnel est constant et intense, et détériore profondément la qualité de vie.
Lorsque le style insécure concerne une part importante de la population.
Dès qu’un adulte ou un enfant manifeste un style relationnel différent de l’attachement sécure.
Lorsqu’une difficulté relationnelle apparaît ponctuellement dans une période de transition.

Lorsque le mode relationnel est constant et intense, et détériore profondément la qualité de vie.

Explication

Un style insécure n’est pas en soi pathologique ; il devient un trouble lorsque le mode relationnel est constant, intense et dégrade profondément la qualité de vie. La fréquence de ce style dans la population ne suffit donc pas à établir un trouble.

34. Quel ensemble d’éléments peut faire partie du profil clinique d’un enfant ayant un trouble de l’attachement ?

Des antécédents de négligence sévère, des difficultés de socialisation et des difficultés d’apprentissage.
Une attention soutenue, une identité stable et une capacité régulière à dépendre de l’adulte.
Une sensibilité réduite aux séparations, une confiance stable dans l’adulte et une socialisation aisée.
Une autonomie scolaire marquée, des relations sociales faciles et une identité bien définie.

Des antécédents de négligence sévère, des difficultés de socialisation et des difficultés d’apprentissage.

Explication

Le profil clinique peut inclure une négligence sévère, des difficultés de socialisation, une identité diffuse et des difficultés d’apprentissage. Une socialisation aisée et une identité bien définie ne correspondent pas aux difficultés décrites.

35. Un enfant accompagné réagit souvent par le rejet et la colère, et les transitions le déstabilisent : quelle approche correspond aux recommandations ?

Changer régulièrement d’éducateur et traiter les colères par des consignes imprévisibles.
Maintenir une stabilité émotionnelle, anticiper les réactions, installer des rituels et accompagner les transitions dans la durée.
Réduire les repères quotidiens et attendre que les réactions cessent avant de reprendre l’accompagnement.
Renforcer les punitions après chaque rejet et modifier fréquemment les routines pour favoriser l’adaptation.

Maintenir une stabilité émotionnelle, anticiper les réactions, installer des rituels et accompagner les transitions dans la durée.

Explication

L’accompagnement repose notamment sur la stabilité émotionnelle de l’éducateur, l’anticipation des rejets et des colères, des rituels constants et une attention aux transitions, dans un travail à long terme. Des routines fréquemment modifiées risquent au contraire de réduire la prévisibilité recherchée.

Révisez avec les flashcards

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Quel premier objet l’oisillon identifie-t-il comme sa mère selon Konrad Lorenz ?

Le premier objet mobile qu’il voit dès l’éclosion.

Qu’est-ce que l’empreinte chez l’oiseau ?

Une période d’attachement au premier objet mobile qui se présente à lui.

Quel caractère distingue l’attachement créé par l’empreinte ?

Il est irréversible.

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